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15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le Village Vert, 10 février 2005
Récemment, une pub pour la photo numérique a utilisé la chanson "People Take Pictures of Each Other" pour vanter le mérite de ses produits ... sans prêter plus d'attention aux paroles pleines d'ironie de Ray Davies, qui raillent précisément ce tic moderne des gens qui se photographient : "People take pictures of each other, just to prove that they really existed". Le cas des Kinks est justement là : des mélodies colorées, à la séduction pop imparable, et des textes presque toujours à double sens, noirs et cinglants. Mais les clichés d'une Angleterre de souvenirs ici rassemblés dans cet album somptueux, n'ont jamais vraiment existé : tout a été fabriqué par l'esprit génial et tordu de son créateur, Ray Davies, alors au sommet de son écriture et saisi soudainement d'une sorte de nostalgie compensatoire car, alors que les temps changent à toute vitesse (on est en 68!), les Kinks au contraire se replient vers ce qu'ils savent faire le mieux : de la Pop avec une majuscule. Et tandis que des révolutionnaires s'agitent en ville, les Kinks prennent le thé au jardin et s'extasient des derniers parfums du soir, des ombres mauves et bleues sur la pelouse, du charme bucolique de la campagne anglaise. Davies se souvient de son pote Walter ("Do You Remember Walter ?") avec qui il fumait en cachette derrière le préau de l'école, et de Daisy, son premier amour ... mais voilà, Walter n'a plus rien d'un ami et Daisy a finalement épousé l'épicier du Village Vert. Et quand Davies évoque un train à vapeur (dans le rock& roll "Last of The Steam-Powered Train"), on comprend que cette suite de pop songs nostalgiques est aussi une suite anachronique de sketches, à l'ironie cinglante. Et plutôt désespérée. Ce disque magnifique mais déconnecté de son temps, ne rencontrera guère le succès escompté. Seul le single "Days", ici inclus en bonus-track de rêve (avec "Mr Songbird"), se classera alors dans les charts. C'est d'ailleurs l'une des chansons les plus poignantes de Ray : dédiée à sa femme, qui est alors sur le point de le quitter, elle joue encore plus que l'album sur la corde nostalgique : "I won't forget a single day, believe me / And though you're gone / You're with me every single day, believe me".
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le chef d'oeuvre de la Pop, 3 septembre 2000
cet album est absolument indispensable pour tout amateur de la pop des années 60 qui se respecte: chaque chanson est un véritable bonheur. Ray Davies brille de tous ses éclats: des mélodies superbes, des textes hilarants: bref, tout ce qui fait des Kinks une véritable légende. De plus, on retrouve en bonus tracks la quasi-totalité de l'album en stéréo; mais ce qui fait vraiment le charme de cette version, ce sont les chansons "Days" et "Mr Songbird" que je trouve aussi géniales que "Waterloo Sunset" (Something else by the Kinks). Cet album qui était un vrai pari en 1968 - alors que tout le monde faisait l'apologie du LSD et de l'amour communautaire, c'était tout de même osé de chanter la nostalgie et ses copains d'enfance ("Do you remember Walter?) - est devenu l'un des piliers de la musique des sixties. Je recommande aussi tous les albums des Kinks de 1964 jusqu'à 1970 (surtout "Face to face", "Something else", "Arthur" et "Lola"). Que dire de plus si ce n'est: merci les Kinks.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
L'album culte, 9 octobre 2009
The village green preservation society, un album concept qui milite pour l'Angleterre traditionnelle de la bière au pub et des jeunes filles pudiques. Un petit bijou de grâce et d'harmonies musicales tout de douceur et de suavité. Deux exceptions, le menaçant Wicked Anabella et l'étrange Picture book. Sinon tout le reste est nostalgique mais gai, une ode à la douceur passée, le temps où l'herbe était verte, les trains à vapeur et Walter un bon copain, qu'est il d'ailleurs devenu ? remember Walter. Tout cela a t il vraiment existé ? mais oui, d'ailleurs les gens prennent des photos " just to prove it really existed".
Quant à la musique, toute en gaieté et en demi teintes, riches en harmonies subtiles, enfin, un régal.
Un succès d'estime plus que commercial, cela date de 1968, année où tout le monde avait autre chose à faire, se créer un futur nouveau, plutôt que se remémorer un passé désuet. Pas de tube non plus sur ce disque, mais étrangement le Kinks deuxième période, entre le rock de la première période et l'inqualifiable de la troisième, c'est Village green, allez savoir pourquoi !
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