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29 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Epique et grandiose, 15 juin 2004
Jethro Tull est un cas à part dans l'histoire de la musique contemporaine. C'est en effet le premier groupe à avoir réussi le mélange de genres aussi différents que le hard rock, le blues, le folk, le jazz et même la musique classique ! C'est aussi le premier groupe britannique de rock progressif à obtenir une reconnaissance massive outre Atlantique, supérieure d'ailleurs à celle de son pays d'origine. Si leur précédent opus, le célèbre "Aqualung", fut même classé septième des ventes là-bas en 1971, "Thick As A Brick", leur quatrième album, atteindra directement la première place dès sa sortie en avril 1972. C'est une gageure quand on sait que ce disque est le plus influencé par la vague progressive sévissant alors et beaucoup plus difficile d'accès que ses aînés...En effet, le groupe mené par le charismatique Ian Anderson et sa légendaire flûte traversière rompt ici avec une tradition plus « directe » pour titiller les maîtres du genre que sont King Crimson ou Soft Machine à l'époque ("Close To The Edge" de Yes ne sortira que six mois plus tard) avec un album composé d'un seul titre divisé en deux parties seulement. Ces deux pièces monumentales d'une vingtaine de minutes chacune sont résolument épiques et leurs textes écrits par le chanteur/compositeur traitent notamment de longues chevauchées et de sanglantes batailles médiévales, vues par une sorte de bouffon qui, bien que n'étant « pas très futé » (traduction littéraire de « thick as a brick »), observe le tout avec beaucoup de cynisme teinté d'un certain réalisme. On découvre alors que cette société féodale, telle qu'elle est dépeinte au travers des yeux de ce bouffon, n'est finalement pas si lointaine de la nôtre... Malgré leur longueur, ces deux parties sont d'une grande richesse musicalement, incroyablement distrayantes, drôles et variées, enchaînant les interventions de Ian Anderson à la flûte (devenues la marque de fabrique du groupe) avec la guitare ébouriffante de Martin Barre ou des parties orchestrales qui s'intègrent tour à tour d'une manière surprenante dans l'ensemble. Le refrain initial réapparaît sporadiquement à plusieurs reprises dans l'album dans la plus pure tradition progressive et les constructions à tiroirs de l'ensemble en font incontestablement un des ambassadeurs du genre. Représentant la couverture du journal local d'une bourgade anglaise (« The St Cleve Chronicle ») et composée de plusieurs pages co-rédigées dans un esprit très inspiré par les « Monty Pythons », la pochette du disque est à la fois surréaliste, bigarrée et totalement décalée. Le contenant est d'ailleurs complètement à l'image du contenu dont ce sont quelques uns des qualificatifs les plus adéquats ! Si l'ensemble peut paraître un peu suranné aujourd'hui, il faut reconnaître à cet album son extraordinaire originalité à l'époque et le fait qu'il réussissait l'exploit d'être à la fois long et complexe sans jamais devenir rébarbatif grâce, notamment, à la richesse de ses mélodies et de ses arrangements. La production de Terry Jones est surprenante d'efficacité, même plus de trente ans après. Elle met parfaitement en valeur chacun des nombreux instruments présents sur ce disque et ne laisse à aucun moment ce bouillonnement instrumental devenir la cacophonie qu'il aurait aisément pu devenir sinon.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Premier disque que j'ai acheté !, 13 janvier 2007
J'ai acheté ce disque par hasard : la pochette m'intriguait, et il n'y avait que deux morceaux dessus ! Cela fait déjà 15 ans que je l'ai, et j'écoute toujours cet album .
C'est un album concept riche ,intéressant et il y deux longs morceaux dont la musique atteint souvent des sommets de beauté et de virtuosité : ce disque est devenu un classique instantané du rock progressif, même si le groupe n'est pas habitué à ce genre (en fait, Jethro Tull fait du Jethro Tull ce groupe n'entre dans aucune catégorie).
Les morceaux sont équilibrés ,il n'y a pas de remplissage et les mélodies accrochent tout de suite .Les musiciens se répondent avec virtuosité et le tout sans démonstration masturbatrice .Tout ce petit monde est dirigé par le maître de cérémonie Mr Ian Anderson célèbre flûtiste sur mono-jambe !
Enfin le disque est plutôt bien remasterisé.
Seul bémol : le packaging ,car le vinyle d'origine était inséré dans un vrai journal d'une vingtaine de pages ( Mr Anderson dira plus tard qu'il a mis plus de temps à faire celui ci que le disque lui même !) .Mais bon la musique reste et c'est ce qu'il y a de plus important non ?
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23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Très drôle et virtuose, 9 octobre 2003
Jethro Tull était déja un phénomène lorsque ce 33 tours est sorti, mais c'est la première fois que le groupe londonien va atteindre la première place du hit américain. Les raisons? Cet album est composé d'un unique morceau incroyablement distrayant, drôle, varié, enchainant des solos d'Ian Anderson à la flûte par des riffs de Martin Barre à la guitare absolument éblouissants. Ecoutez ce CD et vous aurez saisi d'un coup l'univers de Jethro Tull, un groupe en nul point parfait mais qui a excellé, pendant sa période 1968-1978, à créer une atmosphère teintée de folk, de blues et de musique médiévale à la fois. Jamais répétitif, toujours bondissant, rythmé, la flûte traversière de Ian Anderson et sa voix narquoise vous enchanteront! Un must à tous points de vue, surtout pour les ceux qui voudraient s'initier à la magie du prog-rock sans pour autant s'obliger à écouter un CD 20 fois pour l'aimer.
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