Commentaires client les plus utiles
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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Incontournable, 30 octobre 2005
Inutile d'être un amateur de grosses cylindrés pour apprécier ce film. Plus qu'une simple balade, Easy Rider est un hymne à la liberté. Liberté de deux amis qui aprés un deal de cocaine lucratif s'achetent deux magnifiques chopers pour partir, tel des cowboys modernes, sur les routes magnifiques du grand sud américain. Cette excursion qui doit leur faire rallier Los Angeles à la Nouvelle Orléans est l'occasion de peindre l'amérique des années 60, celle des hippis adeptes du Sex drogs et rock and roll ,que nos deux héros représente parfaitement, mais aussi l'amérique conservatrice et intolérente. Mais ce qui fait la froce de Easy rider ce n'est pas tant ce scénario finalement assez simple, que la mise en scène superbe de Dennis Hopper. Ainsi des images splendides et une bande son tout à fait représentative de la contre-culture de ces années, sont au service d'un film militant et dont le propos est toujours valable de nos jours.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
UN VENT DE CONTESTATION SOUFFLE SUR HOLLYWOOD, 20 mai 2008
EASY RIDER est un film important dans l'Histoire, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il soit réussi. Il marque le renouveau d'un cinéma américain sclérosé, bâti encore autour de quelques stars vieillissantes (John Wayne, James Stewart) par des directeurs de Studio tout puissants. A l'instar de la Nouvelle Vague française, de jeune comédiens ou réalisateurs vont défier les studios, en achetant les droits de scénarios, adaptant, produisant eux mêmes leurs films. Parmi eux, Warren Beatty, Jack Nicholson, Peter Bogdanovich... Inspiré par Godard, notamment, il vont faire un cinéma plus léger, moins cher, plus libre, et surtout attaquer de front la bonne moralité américaine. Ces films vont immédiatement rencontrés le public, et deviendront des succès. Fatalement, les Studios ne se laisseront croquer les mollets par ces jeunes coqs ! Ils vont rapidement mettre fin à la rébellion, et cette génération de nouveaux réalisateurs rentrera dans rang.
EASY RIDER est le prototype même du road movie. Deux motards, après un deal de coke, traversent les Etats Unis à moto. Ils vont croiser un certain nombres d'individus, et tenter des expériences hallucinatoires et sexuelles. Ce film est le produit type de la contre culture des années 60, sur fond de musique psychédélique, de robe à fleurs, et d'Amérique profonde, hermétique au changement et à cette nouvelle jeunesse.
Co réalisé par Peter Fonda et Dennis Hopper, EASY RIDER a beaucoup souffert de la rivalité des deux hommes. On est peut être artiste, libres penseurs, on n'en reste pas moins producteur et homme d'affaires ! Bataille d'égo et de fric furent le quotidien du tournage, que les shoots à répétitions ne devaient pas rendre très clair ! Le scénario est minimaliste, la mise en scène s'empêtre dans des effets visuels très datés (la scène du cimetière), et le rythme est peu soutenu. Reste une bande son d'anthologie, et surtout quelques moments cultes, comme la rencontre en prison avec Nicholson, et bien sûr la scène finale. Reste surtout le souffle d'une aventure, un vent de liberté et de contestation salutaire, une oeuuvre rafraîchissante, inédite, qui inspirera toute une génération.
Dans un genre similaire, je préfère un film de 1970, proprement stupéfiant (c'est le cas de le dire !), doté d'une vrai mise en scène sans faille, et qui n'a rien perdu de sa virulence : POINT LIMITE ZERO de Richard Sarafian. Film rare, culte, à voir absolument !
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Sur la route, 29 novembre 2006
Road-movie peut-être fondateur du genre, bande-son excellente voila vraiement un film qui fait partie de la légende du cinéma.
Curieuse ballade pas tranquille du tout où nos deux marginaux prennent de façe une certaine Amérique pas forcément disparue - suivez mon regard - .
Paysages magnifiques qui justifient l'évasion, rencontres d'un "acheteur" joué par le producteur Phil Spector, un avocat passablement à coté - la présence du débutant Jack Nicholson - une communauté quelque peu éteinte à la recherche d'autre chose pour bien avant la fin se rendre compte de l'échec.
La bêtise, un drame, un trip, la haine, the end, c'est dans l'air du temps.
C'est aussi : The weight (The Band), Born to be wild (Steppenwolf) If six was night (Hendrix) et les Byrds notamment deux fois avec "I was not born to follow" ( sans commentaire ! ).
Le film est magnifique, la quête l'est aussi dans une situation perdue, peut-être d'avance.
L'america !
P.S. : On peut comprendre que Crosby, Stills and Nash prévus pour la musique se soient déclarés inaptes à faire mieux que l'ensemble des morçeaux selectionnés, de même que le duo interprêté par Fonda et Hopper fait penser caractériellement à Mc Guinn et Crosby des Byrds mais il y aussi dans tout cela l'univers de Morisson et des Doors, toute une époque donc !.
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