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37 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Maléfices en John Paul George majeurs !, 9 juin 2005
1 Back in the U.S.S.R. 2 Dear Prudence 3 Glass Onion 4 Ob-La-Di, Ob-La-Da 5 Wild Honey Pie 6 The Continuing Story of Bungalow Bill 7 While my guitar gently weeps 8 Martha My Dear 9 I'm so tired 10 Blackbird11 Piggies 12 Rocky Raccoon 13 Don't pass me by 14 Why don't we do it in the road ? 15 I will 16 Julia 17 Long Long Long 18 Everybody's got something to hide except me and my monkey 19 Sexy Sadie 20 Helter Skelter 21 Revolution 1 22 Honey Pie 23 Savoy Truffle 24 Good Night 25 Happiness is a warm gun 26 Birthday 27 Yer blues 28 Mother Nature's Son 29 Cry baby cry 30 Revolution 9 Cet ordre présenté par le label Apple - distribué par Electrola - en Allemagne sous l'appellation "White Double" donne un éclairage nouveau sur une ½uvre au sujet de laquelle on croit toujours avoir tout lu, tout entendu. De la même manière que la pochette d' « Abbey Road » a fourni matière à noircir plus de papier que n'importe quel album de rock, l'analyse à plusieurs niveaux de lecture s'impose pour ce chef-d'½uvre définitivement imputrescible. Ce disque a déclenché l'épouvantable tuerie d'Hollywood de l'été 1969, organisée par la bande de Charles Manson. Des maléfices fous-furieux se dégagent de ces rondelles. Comme si des entités étrangères aux Beatles avaient pris possession (ce mot est employé à dessein) du légendaire studio des Fab Four. C'est avec cet ½il aiguisé que nous devons décortiquer ce "blanc double". «Blanc double» comme ces bandes à l'envers que chérissait tant John Lennon et qui trouve ici son apogée avec « Revolution 9 ». Jamais plus jamais McCartney n'éructera de la sorte. Semblable au corbeau d'Edgar Allan Poe, le Paul qui faisait se pâmer les gamines du monde entier est devenu hirsute et noir et «Yesterday» est vraiment ici «Another Day». George glisse ça et là des perles vénéneuses qui ne vous lâchent plus... John, dans son « Yer Blues » annonce une couleur que le pâlichon Cobain reprendra à son compte un quart de siècle plus tard : «Wanna die ! Wanna die ! (Girl, you know the reason why !)». C'est un parfum stonien, sulfureux, infernal qui habite ce «double blanc». Vous verrez qu'un jour, l'horrible sticker noir « Parental Advisory » viendra défigurer le blanc immaculé d'une pochette restée vierge pour que chacun puisse davantage s'en imprégner, avec une lecture propre. Décidément, le disque double du siècle ! Evidemment. Eternellement.
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15 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Extraordinaire..., 4 avril 2006
Né en 1981, je suis bien loin d'avoir connu la folie qui a entouré les beatles alors qu'ils rayonnaient sur le paysage musicale. Je dois meme avouer que j'avais beaucoup d' a priori quant a ce groupe que je jugeais fade et beaucoup trop lisse, moi le jeune métalleux bercé au sons des korn, slayer, manson , smashing pumpkins et autres groupes bourrins qui ont éclairé les années 90 de leur talent. Mais force est de constater que cet album a véritablement ruiné mes certitudes quant aux beatles. Ce double blanc est une véritable merveille de créativité, avec des titres magnifiques tels "sexy sadie", "happiness is a warm gun", "long, long, long", "dear prudence" ou de véritables morceaux péchus tels le mythique "helter skelter" ou bien encore "yer blues". Seul petit bémol, l'enchainement des chansons qui laisse un peu a désirer selon moi. Enfin, a noter que cet album fut la source d'un début de polémique car considéré par le tueur en série/gourou Charles Manson comme un ralliement des beatles a la cause sataniste... Bref, ca reste un extraordinaire album, quoiqu'un peu cher, mais quoiqu'il en soit il vaut le prix que vous le paierez...
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33 internautes sur 51 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Rien n'est plus beau que cette magie-là !, 6 février 2003
Disque 1 1. Back In The Ussr 2. Dear Prudence 3. Glass Onion 4. Ob-La-Di, Ob-La-Da 5. Wild Honey Pie 6. The Continuing Story Of Bungalow Bill 7. While My Guitar Gently Weeps 8. Happiness Is A Warm Gun 9. Martha My Dear 10. I'm So Tired 11. Blackbird 12. Piggies 13. Rocky Raccoon 14. Don't Pass Me By 15. Why Don't We Do It In The Road 16. I Will 17. Julia Disque 2 1. Birthday 2. Yer Blues 3. Mother Nature's Son 4. Everybody's Got Something To Hide Except Me & My Monkey 5. Sexy Sadie 6. Helter Skelter 7. Long Long Long 8. Revolution 1 9. Honey Pie 10. Savor Truffle 11. Cry Baby Cry 12. Revolution 9 13. Good Night 30 titres pour les "gamins" de Liverpool, 30 titres pour quitter l'adolescence, 30 titres sous la houlette de George Martin... mais surtout 30 titres qui voient la fêlure apparaître entre Lennon et McCartney, avec la montée en puissance de George Harrison, venu ici avec Eric Clapton jouer "While my guitar gently weeps". (Et Patti ? Venue avec George, ... pa'tie avec Eric, ce qui nous vaudra le magistral et fulgurant "Layla" -classé meilleur 45Tours de tous les temps par les lecteurs du "New Musical Express"... en 1976 !). Et Yoko, qui s'insinuait en John comme de la poudre pure, ce qui nous vaut ici le déchiré "Yer Blues" ("... 'wanna die...") et le long "Number Nine... Number Nine... Number Nine" répété ad libitum par un ingénieur du son bouclé ici pour l'éternité et qui nous rassure : "Je n'suis pas un Numéro ! Je suis un homme libre !". Ringo est efficace comme jamais et "Don't pass me by" nous rappelle aussi qu'il chante encore. Quant à Paulo, avec l'écriture d'"Helter Skelter" qu'il éructe comme "Back in the USSR", il enterre à jamais "Yesterday" dont personne ne veut ici plus. Cet album à lui seul vaudrait tout un pensum, tant sa richesse est prodigieuse. L'Histoire du rock ne nous en a donné qu'un seul depuis : le "London Calling" des Clash. Ici Londres... Ici Londres... Décidément, LA capitale du Rock !
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