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Voilà un groupe que l'on avait enterré un peu prématurément car, même si Iron Maiden conservait un noyau dur de fans irréductibles assez nombreux, force est de reconnaître que ses dernières productions en date n'avaient plus la verve d'antan. Quelles qu'aient pu être ses qualités dans Wolfsbane, Blaze Bayley se montra bien trop timoré pour faire oublier Bruce Dickinson, son prédécesseur qui, à défaut d'avoir été le premier chanteur d'Iron Maiden, reste celui qui a le plus marqué les esprits. Après seulement deux albums studio (très moyens),
The X Factoret
Virtual XI, c'en fut donc fini de Blaze, tandis que Bruce, dont la carrière solo n'avait guère été fructueuse, réconcilié avec ses anciens complices, rentrait au bercail. La tournée de "reformation" (Iron Maiden ayant récupéré également Adrian Smith, ce qui porte à trois le nombre de ses guitaristes !) qui s'ensuivit s'avéra dantesque et
Brave New World vient admirablement corroborer les espoirs que l'on avait placés en lui : on n'avait pas vu Iron Maiden aussi inspiré depuis l'excellent
Fear Of The Dark (1992), voire carrément le mythique
The Number Of The Beast (1982 !). Bruce n'a jamais aussi bien chanté, le son de l'album est monstrueux, et les compos, épiques à souhait, témoignent d'une grande maturité. Ce n'est pas encore aujourd'hui que cessera la domination qu'exerce Iron Maiden sur le monde du metal, et c'est désormais - de nouveau - pleinement justifié.
--Hervé SK Guégano
Compact
Heavy-mortel - Après quelques secondes qui laissent planer un léger doute sur le bon équilibre de la production (son sourd de la batterie, basse un peu forte) on rentre finalement dans ce nouvel album de la vierge de fer. Une vierge maintes fois déflorée mais toujours pétillante, avec ces changements de rythme si caractéristiques et ces guitares saccouplant sans aucune pudeur (trois gratteux, ça commence à se sentir). Malheureusement, Brave New World parait parfois laborieux, presque bâclé pour mieux renaître sur scène (pas de surprise mais gros concert à Bercy le 14 juin). Bref, pas le grand retour attendu, mais une très honnête et logique suite de laventure Maiden avec Dickinson. Ces types seraient sans doute réellement possédés par le pas-bô-cornu sils étaient capables de faire deux fois Killers et Number Of The Beast dans leur misérable vie ici-bas...