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Le succès de "Notre-Dame de Paris" a servi de tremplin à certains de ses interprètes. Il était donc naturel que Julie Zenatti (la Fleur de Lys de "Notre-Dame") emprunte le chemin déjà tout tracé de ses aînés, avec ce premier opus dont les chansons ont été signées notamment par Patrick Fiori, Zazie et Luck Melvil. De
Fragile, la jeune artiste dira : "Ma fragilité, c'est l'adolescence : être encore enfant, mais avec des envies d'adulte". Un sentiment que l'on éprouve à l'écoute de cet album qui impressionne par sa maturité et sa couleur grave. À peine sortie de l'adolescence, Julie Zenatti y interprète des thèmes de vraies femmes, s'attache aux mots et en extrait toute l'émotion. Au gré des textes, sa voix se fait tour à tour caressante ("Tout s'en va"), triomphante ("Si je m'en sors"), ou mélancolique ("Pour y croire encore"). Un album convaincant.
--Valérie Dupouy
Platine
Derrière un sticker pour le moins prétentieux ("Cet album est somptueux !") et un visuel plutôt fade, se niche heureusement un album qui l'est beaucoup moins. Révélée par le rôle de Fleur de Lys dans
Notre-Dame de Paris, Juile Zenatti courait le risque de jouer les éternelles cadettes d'Hélène Ségara. Par bonheur, ce premier opus lui offre tous les atouts pour se positionner plutôt en amicale concurrente d'Esméralda. Tout d'abord, par le choix judicieux des chansons (des ballades pour la plupart d'une grande qualité mélodique), empreintes de gravité et de simplicité dans les thèmes choisis, l'ensemble étant impeccablement réalisé par Thierry Rogen. Au tableau des auteurs-compositeurs, rien que du beau monde : Patrick Fiori et Luck Mervil (ses partenaires de
Notre-Dame), les Calogero Bros (cf. Fiori, Pagny, Segara), le tandem Vincent-Marie Bouvot/Zazie (sur "Ce qu'il me reste de toi", un des plus jolis titres), Noham Kaniel (qui s'avère être un mélodiste subtil à surveiller de près...), le très en vogue Michel Jourdan (cf. Kyo, Segara...), Marie-Jo Zarb ou Julie d'Aimé aux textes, sans oublier un intrus dans cet univers finalement très variété, le facétieux Passi. En signant le duo "Le Couloir de la vie", celui-ci démontre son ouverture d'esprit et permet à Julie de s'essayer avec succès à des rythmes rap/hip-hop, réveillant un peu l'ensemble de l'album plutôt mélancolique. Au final, on en vient à se dire qu'avec sa voix douce et nuancée, par moment très voisine de celle d'Elsa, cette nouvelle Mademoiselle Julie nous en donne bien davantage qu'une chanteuse à voix ordinaire, comme un petit supplément d'âme (cf. "Si je m'en sors", premier single). À dix-neuf ans, c'est rare.