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La petite princesse de la teenage pop – elle fut quand même aux années 87- 91 ce que Britney Spears fut aux années 98
sqq – s'est, le temps de quelques albums oubliés (
Kylie Minogue,
Impossible Princess) et de collaborations intelligentes (Nick Cave), transformée en disco queen, régnant avec malice et fraîcheur sur le dancefloor.
Light Years déborde de chansons pop festives, exulte et jubile, invite à la danse, à la bonne humeur communicative et charmante. Pour réussir dans son entreprise d'illumination et d'égaiement de la pop, Kylie a su aller chercher aux sources, dans les trésors disco de toutes époques, de Diana Ross période Studio 54 ("So Now Goodbye") à Donna Summer ("Light Years"), aux Pet Shop Boys ("Your Disco Needs You") ou à Pulp version extra-light ("DiscoDown"), en passant par Barry White dont elle reprend avec grâce le sublime "Under The Influence Of Love".
--Elsa Forget
Platine
Difficile d'échapper à son passé et à son image : ce doit être le triste constat qui a conduit l'actrice-chanteuse australienne, Kylie Minogue, à revenir à ses premières amours, après l'échec de ses deux derniers albums pop (1994 et 1997), plus ambitieux, et ce malgré le succès de "Confide in Me" et du magnifique duo avec Nick Cave, "Where The Wild Roses Grow". Bref, voilà la blondinette, chérie de tous les gays de la planète, revenue à une pop-dance très sucrée et commercialement formatée pour enflammer les discos de Londres, Paris ou Ibiza, à l'instar de ses tubes mondiaux des années 80, signés par le trio de légende Stock-Aitken-Waterman (cf. Jason Donovan, Sonia, Rick Astley, Samantha Fox...). La différence aujourd'hui, c'est que, l'expérience et la maturité aidant, Kylie est la première à se jouer de son personnage un peu nunuche, de Bimbo en toc devenue popstar. À commencer par la sublime pochette de ce huitième album (très inspirée de l'esprit Ibiza
Café Del Mar...), qui témoigne de son sex-appeal et de sa plastique parfaite (le mini-poster intérieur est encore plus hot...). Mais aussi et surtout dans le contenu très efficace, riche en singles potentiels, impeccablement produit et porteur de clins d'œil fort réjouissants, signes d'un humour auquel elle n'est pas étrangère puisqu'elle a signé l'essentiel des textes : "Spinning Around" (premier single), "Love Boat" (un désopilant pastiche du célèbre feuilleton américain, rebaptisé
La Croisière s'amuse), "Your Disco Needs You" (rappelant la production des Pet Shop Boys sur Go West), deux titres truffés de paroles en français, histoire d'apporter cette fameuse
french touch très en vogue en Angleterre... Sans oublier "Kids", un duo tubesque avec son équivalent masculin, le facétieux Robbie Williams. Une vraie réussite et une renaissance aussi inattendue qu'intelligemment négociée.
--E.C.