Amazon.fr
Alors que d'autres groupes s'entêtent à persister dans la même voie et restent immobiles, Clawfinger évolue sans cesse, poussant toujours plus loin sa musique dans de nouvelles directions. Alors que les deux premiers albums,
Deaf, Dumb And Blind et
Use Your Brain étaient ce qui se fait de mieux dans le hardcore européen, le troisième,
Clawfinger, était le parfait mélange entre la fureur du hardcore et un son typiquement industriel. On n'est donc pas étonné que ce quatrième album continue l'évolution d'un groupe toujours en perpétuelle mutation. Dès les premières minutes, on se rend compte que cet album est, de loin, le plus éclectique que Clawfinger ait jamais composé. On va de morceaux carrément pop-rock comme "Evolution" à des morceaux fortement teintés hip-hop comme "Confrontation", en passant par des morceaux plus proches du style des deux premiers albums comme "Burn In Hell" qui ravira les fans de longue date. Le tout est parfaitement servi par un son 100 % industriel, précis comme une lame de rasoir. Malheureusement, l'album est loin d'être parfait. Là ou le précédent avait trouvé le parfait mix entre deux tendances opposées,
A Whole Lot Of Nothing manque cruellement de pêche, certains morceaux sont même mous ! Là où certains apprécieront la diversité des inspirations, d'autres regretteront l'énergie sacrifiée dans cette quête de l'éclectisme musical. En clair un disque qui présente beaucoup de qualités mais qui risque de rebuter les fans des précédents albums.
--Fabrice Tayot
Compact
Néo metal. Parmi les représentants du néo metal, il y a, il faut le dire, une sacrée bande de fumistes qui ne font que plagier plus ou moins vulgairement les meilleurs du lot, et parfois ça marche ! Clawfinger, lui, mérite le respect car il est travailleur. A Whole Lot of Nothing a de la personnalité et du style. Avec un son poussé à saturation, des guitares toutes dents en avant qui mordent bien les tympans, des tempos syncopés parfois limite rap et du bidouillage électronique quand le besoin s'en fait sentir, l'auditeur ne se sent pas devant un abîme nihiliste mais presque devant un trop plein de décibels. À force de bosser, Clawfinger devient parfois besogneux et c'est bien le seul reproche que l'on puisse lui faire. Mais il existe bel et bien. - 15 titres, 55m21s -