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À l'écoute du disque, la première impression ressentie est la mélancolie, bien à l'image de sa pochette d'une infinie tristesse. Ici, rien de morbide, comme c'est souvent le cas dans le metal, la couleur globale étant plus atmosphérique, un peu comme si Anathema, avec ce
A Fine Day To Exit dans la lignée du précédent
Crestfallen, jouait en état d'apesanteur, ce qu'accentue encore la production signée par Nick Griffiths. Finalement, on pense plus au meilleur des groupes progressifs des années 70, voire au
Kid A de Radiohead, qu'à un groupe de hard rock traditionnel. C'est tout à l'honneur de la formation britannique, servie par la voix délicieusement éthérée de Vinnie Cavanagh, qui n'est pas non plus sans évoquer les ambiances de quelques productions des années 80 du label 4AD. Magique.
--Hervé Comte
Compact
Longue errance douloureuse. Enfin une formation qui pratique un rock certes lourd et pesant, mais qui a compris quelle était là pour faire de la musique, pas un vacarme assourdissant ! Le moral est au plus bas parmi les membres dAnathema - rejoignant en cela tous les Disturbed, Staind et autres Headswim de la Terre - mais leur façon de le démontrer est passionnante de bout en bout : les chansons rampent, grondent, agressant le moindre mollet qui se pointe à lhorizon et pourtant, on en redemande, tant pis pour le jean acheté dimanche ! Décrire leur style relève de la mission impossible - cela marrange rudement bien - tant il est profondément original, loin des airs faussement méchants et des anneaux dans les sourcils