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Survivant à l'
Anarchy désordonnée de son opus précédent, Busta Rhymes alias Trevor Smith, renaît avec
Genesis. Imposant son célèbre style rap & ragga hérité de ses origines jamaïquaines, Busta Rhymes renoue avec l'humour et l'insouciance des Leaders Of The New School, le crew de ses débuts. Méticuleusement encadré par Dr. Dre et The Neptunes, producteurs flamboyants du gratin hip-hop, le rappeur accouche d'un album funky et sexy, crachant claquements de doigts, samples de Curtis Mayfield ou des Red Hot Chili Peppers. Busta, dont le carnet d'adresses affiche les noms de Janet Jackson, DMX, Raekwon et même Lenny Kravitz, s'impose cette fois en compagnie des déesses de la nu soul, Mary J.Blidge, Jill Scott ou Kelis. Sans bouder pour autant la gente masculine, Busta s'offrant un duo avec Pete Rock (livrant une nouvelle version du classique de Public Enemy, "Shut 'Em Down") ou P. Diddy et la famille Bad Boy. Bref, Busta, le prodige partagé entre un label (Flip! mode), une ligne de vêtements et quelques apparitions cinématographiques (aux cotés de Samuel L. Jackson dans
Shaft), signe avec
Genesis son meilleur album solo.
--Sabrina Silamo
Technikart.com
Mais où est passé Phil Collins ?Le rapper Busta Rhymes replonge dans la folie avec le secouant Genesis
Busta Rhymes est le rapper au flow le plus rapide de l'Ouest. Au bord de l'internement psychiatrique, ce génie excentrique traîne depuis dix ans l'image d'un artiste visionnaire dont les délires soniques provoquent de violentes ondes de choc. Révélé en 1996 avec le titre "Woo-Hah! Got you All in Check", l'ancien vocaliste des Leaders Of The New School s'est forgé un style puissant et original. Pendant masculin d'une Missy Elliott, acteur de luxe chez John Singleton, Busta s'est imposé en quatre albums comme une valeurs sûres de la culture urbaine américaine. Statut qu'il confirme avec "Genesis", cinquième effort solo aussi foutraque qu'ambitieux.
Minimaliste et rugueux, ce nouvel album ressemble à une offensive de grande envergure. Sacrément remonté par le semi-échec de Anarchy, Busta Rhymes a décidé de mettre la gomme. Beats dépouillés, rugissements féroces et infrabasses lourdes à faire trembler les murs rehaussent un flow plus syncopé que jamais. Niveau production, la liste des participants est impressionnante : Dr Dre, Neptunes, Diamond D et Pete Rock se relayent derrière la console. Résultat : fantastique. Des titres comme "What It Is", enregistré avec Kelis, ou le single "Break Ya Neck", produit par Dre, sonnent comme des rafales d'AK 47 lâchées dans le ciel de Kandahar. Le disque s'intitule Genesis, et ce n'est pas un hasard. Dans la Bible, il est inscrit que la genèse succède au chaos. --Ivan Essindi