Platine
Après trois ans d'absence, et ayant définitivement consommé sa rupture professionnelle avec sa maison de disques BMG comme avec Félix Gray, le maître d'uvre de son premier album, l'acteur-chanteur franco-américain découvert dans
Alerte à Malibu revient avec un nouvel album, dans l'écriture duquel il s'est cette fois davantage impliqué, au niveau tant des paroles que des musiques. Conçu, paraît-il, dans une grande effervescence créative entre New York et Londres, ce
Leap of Faith n'aurait pas vu le jour sans l'appui de David Rose, directeur artistique d'Universal à Londres, lequel a eu la bonne idée de présenter le jeune chanteur à Ollé Romo, futur réalisateur de l'album (Shania Twain, Elton John, Pulp).
Effectivement soigné dans la production très pop-rock à l'américaine, efficace sur le plan mélodique (même si on s'ennuie un peu sur la longueur...), plutôt appliqué au niveau de l'interprétation (le point faible de David sur le précédent album), joliment illustré et packagé, ce nouvel opus a tout pour conférer au jeune homme, en France comme sur le plan international, la crédibilité artistique tant convoitée et à laquelle son physique de surfeur l'a longtemps empêché d'accéder.
Sa sincérité évidente et son implication personnelle dans ce nouveau départ y sont sans doute aussi pour quelque chose. Si on peut désormais objectivement le comparer à un Bryan Adams, toujours est-il qu'on pouvait s'attendre à davantage que deux titres en français ("Jusqu'au bout" et "Apprendre à aimer") et à un soupçon d'originalité supplémentaire côté textes...