Platine
Un album d'Amanda, ça ne s'écoute jamais comme les autres albums. Ici, nulle question de vérifier si elle interprète bien (elle parle, plus qu'elle ne chante), ou si les mélodies tiennent la route (il n'y en a plus depuis longtemps sauf dans les reprises), ou encore si les textes ont un début et une fin (ça sert à quoi ?). Avec Amanda, mieux vaut se laisser entraîner et laisser intervenir sa passion plus que sa raison... De boucles en tourneries, la chanteuse nous entraîne dans 12 titres rock-lounge, house, dance, latino... et même acoustique (ça vient de sortir !) produits en France (fini le disco teuton ou rital) et interprété en cinq langues (Elle vise peut-être l'export...).
Quelques nouveautés cosignées et réalisées par FX Costello, notamment le très pétasse et génial – au deuxième degré – "Tendance". Ce dernier, en plus de "Vol de nuit" (qu'Amanda a enregistré également en anglais), a également mis en musique Baudelaire ("L'Invitation au voyage"), Paolo Coelho ("Manuel do guerreido da Luz") et même la comédienne Natacha Amal ("Porque me gusta" avec le violoniste de Faudel). "I Just Wanna Dance Again" (très Cher... dans l'idée) et "Do U Wanna See It" (sur sa foufounette...) sont en revanche signés d'un autre DJ, Laurent Wolf (remarqué dans la variété pour son travail sur Cloclo, Dalida).
Les reprises, elles, sont aussi diverses que surprenantes : le "Hier encore"/"Yesterday When I Was Young" d'Aznavour (qu'Amanda chante en bilingue), "The Look of Love" de David & Bacharach (chanté déjà par toutes les female vocalists, de Dionne Warwick à Petula Clark en passant par Dusty Springfield), "L'importante e finire" (créé par Mina) de Malglioglio (le dernier complice de Vartan en Italie)...
Pour finir, à signaler, comme titre locomotive, la reprise de "Love Boat", que la muse de Dali avait sorti en single l'été 2002. Sans oublier le mythique "Lili Marlène" qu'Amanda avait dépoussiéré durant les années disco et qui compte ici deux couplets en plus, écrits par l'auteur de "Marlène" lui-même, l'Allemand Schultze, retiré à Ibiza. Même si l'album est dispo en digipack, le livret est réduit au plus simple appareil. Mais c'est comme ça qu'on aime Amanda...