Commentaires client les plus utiles
|
|
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
DUEL AU SOMMET, 1 mai 2007
Un polar dialogué par Audiard avec deux protagonistes hors normes : Philippe Noiret, dans un rôle d'un flic harceleur, pète-couilles et malin comme un singe, et Michel Serrault, dans le rôle d'un veuf banal, sympathique et déjanté. Ce polar où le chat-Noiret joue avec la souris-Serrault est un pur régal tant par la question posée : "la femme de Serrault est-elle tombée accidentellement par la fenêtre ou l'a t-on aidé" ?, la chute (c'est le cas de le dire) finale, le jeu de ces deux fabuleux acteurs et les dialogues de l'Homme à la Gapette.
Noiret,c'est une présence, une permanence, une occupation complète de l'écran. Serrault, c'est une sorte de volcan souterrain dont on sent bien que ça va finir par péter, qui le sait aussi, qui tente d'endiguer et qui, à la fin, sous l'effet de la pression, explose comme un bouchon volcanique et libère de la lave en fusion. la scène où Noiret et Serraul s'expliquent en est l'exemple le plus typique.
Enfin, il y a Audiard, ce sens étincelant des mots, ce rythme des dialogues, cette jouissance des répliques. Etre aussi bon depuis aussi longtemps, c'est tout simplement la marque de l'excellence, du brillant, du talent.
Pile ou Face, un grand moment de cinéma.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
un bon titre, 8 juin 2007
un bon titre pour un grand film : pile ou face pour une relation ambigue entre un poulet assasin et un assasin innocent : pile ou face pour un échangisme post mortem, Adrienne contre Louise.
Mais surtout pile ou face pour un couple Noiret / serrault complice, tour à tour chat et souris (la scène ou Morlaix / Serrault rend visite, et monnaie de sa pièce, à Baroni / Noiret).
Un grand film d'un grand Enrico et comme le dit M Lecerf, "quelle chute !"
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un bon polar français de 1980, 15 janvier 2010
Bordeaux. Dans la même journée, une femme meurt défenestrée et un jeune homme de bonne famille succombe à une overdose. Au mépris des injonctions de sa hiérarchie, l'inspecteur Baroni focalise son attention sur la première affaire et entreprend de persécuter le veuf afin qu'il avoue le meurtre de sa femme.
Le rôle écrit par Audiard pour Michel Serrault a des petits airs de Garde à vue sauf qu'ici, un Philippe Noiret faussement débonnaire remplace Lino Ventura dans le rôle du policier persécuteur. Les face-à-face entre les deux acteurs sont savoureux et, par chance, représentent la moitié du film ; malheur toutefois aux acteurs qui passent par là : ils ont vite fait de finir écrasés, à l'image de cette pauvre Dorothée qui montre pourtant ce qu'elle peut, ou de Pierre Arditi, peu imposant dans son rôle de jeune flic brutal et ambitieux.
Un film au rythme lent, aux teintes grises, à l'univers déprimant, dont les personnages désabusés rêvent de bonheur simple et d'îles dans le Pacifique. Le rapport entre les deux hommes, lutte intense mêlée de complicité, est d'autant plus fascinant qu'il échappe complètement à leur entourage. Deux types nés pour être amis qui se rencontrent dans des circonstances les condamnant à être ennemis, quelle idée intéressante ! Dommage que la mort d'une femme soit traitée ici avec un peu trop de légèreté. Ce n'est pas l'humour noir d'Audiard qui pose problème, mais son indifférence. Le crime n'est qu'un départ d'intrigue, et la rédemption, un rebondissement. Du coup, les personnages ne sont pas aussi profonds qu'on l'aurait cru, qu'on l'aurait voulu.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
|