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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
un magnifique duo d'acteurs, 18 septembre 2002
Hunsecker (Burt Lancaster) est un critique d’art new-yorkais tout puissant. Il a le pouvoir de faire et défaire des artistes. Il va charger son attaché de presse Falco (Tony Curtis), un gagne petit à sa dévotion, de discréditer un musicien de jazz qui cherche à épouser sa sœur. Un malentendu va convaincre Hunsecker que Falco à tenté de violer cette dernière... Le film est noir, brutal sur fond d’un new-york nocturne. Le tandem Burt Lancaster et Tony Curtis qui avait déjà bien fonctionné deux ans plus tôt pour le film trapèze donne toute sa dimension entre l’implacable Hunsecker qui possède le pouvoir et Falco qui rêve d’en retirer quelques miettes. Ce film, à la frontière entre le film noir et le drame psychologique reste un chef d’œuvre qui s’interroge sur le pouvoir médiatique et son abus.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
J'adore cette ville dégueulasse, 16 octobre 2009
J.J. Hunsecker est chroniqueur à New York, et il a beaucoup d'influence. Possessif, il voit d'un mauvais oeil le rapprochement entre sa soeur et un musicien de jazz très propre sur lui. Il fait donc appel à Sidney Falco, un agent de presse, pour salir la réputation du musicien dans les journaux.
Un thème musical fort, urbain, nous met dans l'ambiance. J'insiste d'ailleurs, car comme l'écrit quelques fois l'Amazonien Ouhman, les musiques des vieux films vieillissent en général assez mal.
Deux couples s'opposent ; on a d'un côté le puissant, froid et cruel Burt Lancaster avec à sa botte un sous-fifre sans morale ni scrupule (ça va souvent ensemble) en la personne de Tony Curtis, et de l'autre le musicien intègre et combattif amoureux d'une jeune femme aux airs de biche innocente (y'en a-t-il de coupable d'ailleurs ?). Et, d'abord en passant par le mensonge, l'hypocrisie et la manipulation, on finit peu à peu par aboutir aux confrontations finales d'où personne ne ressort indemne.
Le film est surtout centré sur Sidney Falco au départ. Rêvant d'être un jour un J.J. Hunsecker, il est prêt à toutes les bassesses pour entrer dans les bonnes grâces de son patron, ce qui rend très triste sa secrétaire. Il se démène comme un diable, joue les indignés, élabore des plans machiavéliques. Sur certains aspects de sa personnalité, Colin Farrell dans Phone Game lui ressemble beaucoup.
Peu à peu, on découvre J.J. Hunsecker, pas vraiment plus recommandable, sorte de Gordon Gecko du monde de la presse. Il règne sur la ville car il en connaît les secrets inavouables. Il "adore cette ville dégueulasse". Seulement, le musicien n'ayant rien à cacher, il va falloir lui inventer une histoire pour le salir.
En bref ; j'ai adoré.
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4.0 étoiles sur 5
LE CYNISME A L'ETAT PUR, 30 juillet 2009
Alexander Mackendrick est un réalisateur très doué, même si on a pu lui reprocher d'être parfois trop perfectionniste. Dans Le grand chantage (Sweet Smell of Success), il dépeint le monde impitoyable de la presse écrite, sans concession, à travers un puissant éditorialiste (J. J. Hunsecker - Burt Lancaster, glacial et terrifiant de cynisme et de manipulation) et son homme-lige (Sydney Falco - Tony Curtis, fou de pouvoir et d'ambition, prêt aux bassesses les plus monstrueuses, au point d'effrayer même son assitante). Désireux d'empêcher l'idylle de sa soeur avec un jeune et brillant jazzman, pour la maintenir sous sa coupe, Hunsecker qui confond amour fraternel et possession maladive, charge Falco d'inventer un stratagème pour les désunir en compromettant le jazzman. JJ Hunsecker fait miroiter en échange à Falco la possibilité d'écrire les éditoriaux de son journal. Arriveront-ils à leur fin? Le spectateur est tenu en haleine tout au long du film dans une atmosphère angoissante même si le réalisateur y introduit de temps en temps une touche d'humour (Falco est pris deux fois à son propre piège). Surtout, Burt Lancaster et Tony Curtis sont parfaitement dirigés et jouent à la perfection des personnages habités par une absence totale de scrupules avec une intensité rarement atteinte. La ville de New York est également filmée de façon très sombre, traduisant la dureté de la ville et des rapports humains, ainsi que les compromissions, même si au sein de toute cette dureté peut émerger la simple recherche du bonheur de deux amoureux et la fraternité des musiciens de jazz. Si le film était à refaire aujourd'hui, Mackendrick opterait sans doute pour le monde de la télévision plutôt que celui de la presse écrite.
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