Un Essentiel amazon.fr
Ozzy Osbourne frappa un grand coup après son départ houleux de Black Sabbath, et l'accueil chaleureux que le public réserva à
Blizzard Of Ozz, son premier album solo, lui monta un peu au ciboulot. Il s'ensuivit une misérable petite guéguerre au cours de laquelle les deux belligérants, Black Sabbath avec Ronnie James Dio d'un côté, et Ozzy Osbourne de l'autre, se disputèrent la légitimité héritée du Black Sabbath originel. C'est donc dans une atmosphère propice aux excès en tout genre que sortit
Diary Of A Madman, dont le titre fait référence au
Diary Of A Drug Fiend d'Aleister Crowley, dans lequel le fameux occultiste anglais relatait ses expériences sur les drogues. Ozzy arracha la tête d'une colombe avec les dents lors d'une réunion avec les pontes de son label, puis d'une chauve-souris lors d'un concert à Des Moines (Iowa, USA), et urina sur les ruines de Fort Alamo (ce qui lui valut des ennuis avec la justice américaine). Tout était bon pour faire parler de lui - sans compter qu'il continuait à faire usage de gimmicks empruntés à la magie noire. Malheureusement, la musique était reléguée au second plan et on ne trouve pas de morceaux de la trempe de "Mr Crowley" ou "Crazy Train" qui firent la gloire de
Blizzard Of Ozz, sur
Diary Of A Madman. Il est triste de dire que ce qui sauve le disque est qu'il constitue en quelque sorte le testament du guitariste prodige Randy Rhoads, qui périra quelques mois plus tard dans un accident d'avion.
--Hervé SK Guégano
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Sur la lancée du succès de
Blizzard Of Ozz, l'ex-leader de Black Sabbath, Ozzy Osbourne, délivre un an après, en 1981, un album en hommage à Aleister Crowley, une de ses marottes en commun avec Led Zeppelin,
Diary Of A Madman, est d'ailleurs le titre de son autobiographie. Plus que le précédent encore, ce disque est en grande partie celui du guitariste Randy Rhoads, ex-Quiet Riot, qui malheureusement disparaîtra en 1982 dans un stupide accident d'avion, à l'âge de vingt-cinq ans. Jack E. Lee le remplacera mais les choses ne seront jamais plus comme avant. Les collectionneurs acquerront surtout cette réédition pour les bonus tracks, tout en sachant que la section rythmique originelle formée par Bob Daisley et Lee Kerslake a été remplacée par Robert Trujilo et Mike Bordin sur cette remasterisation.
--Hervé Comte