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5.0 étoiles sur 5
Historique, 25 mai 2006
Avec ce troisième album sorti en 1980, PG trouve en fin sa voie, et va influencer 20 ans de l'histoire du rock, de la new wave à Bjork. Un album que les britanniques ont classé parmi les 100 plus importants de l'histoire du rock. Un album sombre et torturé, aux rythmes secs, lacéré de stridences et de cris. Magicien des sons, alchimiste de studio, Gabriel va passer des mois entouré des meilleurs (Tony Levin, Robert Fripp, Paul Weller, Phil Collins -hé oui !, Kate Bush) à peaufiner un album qui n'a pas pris une ride et dont le "son" inoui marquera. Les 70's se terminent : c'est la fin de l'ére des guitar héros et des longues envolées lyriques. Dans une démarche obstinée de novation qui n'est pas sans rappeler celle de Bjork presque 20 ans plus tard, Gabriel cherche, bidouille et trouve : Intruder donne le ton, avec son tempo et sa batterie écrasante qui préfigure les années 80 et les rythmes secs de la new wave. L'album est aussi l'un des premiers, si ce n'est le tout premier, à utiliser le Fairlight, ce synthé révolutionnaire qui fut le premier à échantillonage (sampling). Gabriel, toujours à la recherche de nouveaux sons, en a été un des premiers acquéreurs et a en deviner les possibilités. Enfin, avec plusieurs longueurs d'avance, Gabriel revendique sa fascination pour la world music et assume son influence : cet assimilation et ce metissage avec une pop-rock très sophistiquée deviendront plus tard sa marque de fabrique. Mais ici, le résultat donne Biko, hommage au poête noir sud-africain assassiné lors des plus sombres heures de l'apartheid : titre phare qui clot l'album et devenu quasimment un hymne en Afrique du Sud. Emblématique de la lutte contre l'apartheid, cette chanson fut reprise à l'époque par de nombreux artistes, et pas des moindres (Joan Baez, Robert Wyatt...). Peter Gabriel put la chanter pour la première fois en Afrique du Sud devant Nelson Mandela enfin libre : ce fut le clou du concert célébrant cette libération et la fin du régime de Prétoria. Historique, on vous dit !
Enfin, pour ceux qui avaient l'ancienne édition cd de ce chef d'oeuvre qui a sévi dans les bacs jusqu'en 2002, reinvestir dans cette édition remasterisée s'impose, tant l'ancienne était fade, grise et sans relief. Ici, le remastering donne toute leur mesure aux trouvailles sonores et aux audaces de Gabriel, et le restitue dans toute sa vigueur, toujours aussi stimulante 25 ans après.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Historique !, 24 juin 2004
Avec ce troisième album sorti en 1980, PG trouve en fin sa voie, et va influencer 20 ans de l'histoire du rock, de la new wave à Bjork. Un album que les britanniques ont classé parmi les 100 plus importants de l'histoire du rock. Magicien des sons, alchimiste de studio, Gabriel va passer des mois entouré des meilleurs (Tony Levin, Robert Fripp, Paul Weller, Phil Collins -hé oui !, Kate Bush) à peaufiner un album qui n'a pas pris une ride et dont le "son" inoui marquera. Les 70's se terminent : c'est la fin de l'ére des guitar héros et des longues envolées lyriques. Dans une démarche obstinée de novation qui n'est pas sans rappeler celle de Bjork presque 20 ans plus tard, Gabriel cherche, bidouille et trouve : Intruder donne le ton, avec son tempo et sa batterie écrasante qui préfigure les années 80 et les rythmes secs de la new wave. L'album est aussi l'un des premiers, si ce n'est le tout premier, à utiliser le Fairlight, ce synthé révolutionnaire qui fut le premier à échantillonage (sampling). Gabriel, toujours à la recherche de nouveaux sons, en a été un des premiers acquéreurs et a en deviner les possibilités. Enfin, avec plusieurs longueurs d'avance, Gabriel assume son influence et revendique sa fascination pour la world music : cet assimilation et ce metissage avec une pop-rock très sophistiquée deviendront plus tard sa marque de fabrique. Mais ici, le résultat donne Biko, hommage au poête noir sud-africain assassiné lors des plus sombres heures de l'apartheid : titre phare qui clot l'album et devenu quasimment un hymne en Afrique du Sud. Historique, on vous dit ! Le SACD donne enfin la pleine mesure de cet album, dont le traitement sonore fourmille de détails et d'inventions. Le disque acquiert une clarté et une dynamique à couper le souffle. A noter qu'il est uniquement stéréo et on peut regretter l'absence d'un mix multichannels, tant les trouvailles de l'album s'y prêtent.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur album de Peter Gabriel, 16 mars 2006
Par Un client
Ce 3ème opus paru en 1980 et produit par Steve Lillywhite est LE JOYAU dans la discographie de Peter Gabriel. Pas un seul morceau à jeter au panier et pour ne rien gâcher, les habituels participants (Tony Levin, Larry Fast David Rhodes & Jerry Marotta) sont ici entourés de prestigieux invités tels que Kate Bush, Phil Collins, Robert Fripp, Paul Weller (à l'époque encore avec The Jam), Dave Gregory (qui venait d'intégrer XTC) ainsi que 2 membres du groupe Brand X: John Giblin et Morris Pert. Bref, un festival de trouvailles sonores et de surprises en tout genre! Vivement conseillé!!!
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