Commentaires client les plus utiles
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
pour mélomanes curieux..., 28 mars 2009
William Havergal BRIAN (1876-1972) est un des phénomènes les plus curieux de la musique Britannique : né dans un milieu on ne peut plus prolétarien, ayant quitté l'école à l'âge de douze ans mais manifestement surdoué (il apprit l'allemand tout seul et lisait Goethe dans le texte...)il était animé par un désir inextinguible de composer de la musique,mais il dut exercer toutes sortes de métiers pour gagner sa vie (dont celui de critique musical, et ce qu'on peut lire de ses travaux témoigne d'une perspicacité et d'une ouverture d'esprit phénoménales, qu'il commente Bach ou Varèse...) et il composa (entre autres ) 32 symphonies (la dernière, qui n'est pas la moins intéressante, à 92 ans)...c'est une musique difficile au premier abord, complexe, souvent rude et passablement dissonante,d'une grande densité événementielle qui impose une écoute très attentive (une sorte de "Schoenberg tonal", si je puis me permettre cette comparaison un peu surprenante) avec des ruptures assez déconcertantes en surface mais en réalité d'une grande cohérence en profondeur. une fois qu'on a réussi à entrer dans cet univers si particulier, on a envie d'en entendre encore et encore... ce double album représente une introduction idéale à l'oeuvre de ce musicien vraiment hors normes, dans des interprétations a priori parfaites : commencez par la septième symphonie, au langage encore assez proche du post romantisme (inspirée par le séjour de Goethe à Strasbourg), continuez avec la démoniaque huitième puis les deux autres dans l'ordre que vous voudrez (la neuvième évoque parfois le Vaughan Williams de la huitième symphonie, la 31ème, qui dure moins d'un quart d'heure est d'une densité et d'une concentration stupéfiantes) sans oublier la brillante ouverture qui complète l'album. si vous attrapez le virus comme moi, procurez vous l'enregistrement des symphonies n°6 et 16 récemment réédité chez Lyrita, puis intéressez vous aux enregistrements publiés chez Naxos, en particulier l'incroyable et limite monstrueuse "Symphonie Gothique".
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4.0 étoiles sur 5
Quatre symphonies d'Havergal Brian, très bien interprétées, 25 février 2009
Le vingtième siècle a vu la composition de plusieurs cycles de Symphonies de très grande qualité, depuis celui de Guy Ropartz (1864-1955) à celui de Péteris Vasks (né en 1946), en passant par celui de Carl Nielsen (1865-1931), d'Alexandre Glazunov (1865-1936), de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhelm Peterson-Berger (1867-1942), de Ralph Vaughan Williams (1872-1958), de Hugo Alfvén (1872-1960), de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950), d'Arnold Bax (1883-1953), d'Egon Wellesz (1885-1974), d'Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d'Ernst Toch (1887-1964), de Kurt Atterberg (1887-1974), de Bohuslav Martinu (1890-1959), de Serge Prokofiev (1891-1953), d'Arthur Honegger (1892-1955), de Darius Milhaud (1892-1974), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), de Boris Lyatoshinsky (1895-1968), d'Howard Hanson (1896-1931), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Roy Harris (1898-1979), de Carlos Chávez (1899-1978), Randall Thompson (1899-1984), d'Edmund Rubbra (1901-1986), de Gavriil Popov (1904-1972), de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), d'Eduard Tubin (1905-1982), de William Alwyn (1905-1985), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi d'Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), de Miloslav Kabelác (1908-1979), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d'Allan Pettersson (1911-1980), d'Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), d'Humphrey Searle (1915-1982), de David Diamond (1915-2005), d'Isang Yun (1917-1995), de George Rochberg (1918-2005), de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996), de Galina Ustvolskaya (1919-2006), de Robert Simpson (1921-1997), de Malcolm Arnold (1921-2006), d'Hans Werner Henze (né en 1926), d'Einojuhani Rautavaara (né en 1928), de John Davison (né en 1930), d'Aubert Lemeland (né en 1932), de Krzysztof Penderecki (né en 1933), d'Alfred Schnittke (1934-1998), de Valentin Silvestrov (né en 1937), de Leif Segerstam (né en 1944), ou bien encore de Jean-Claude Wolff (né en 1946), sans compter de nombreux chef-d'oeuvres isolés. Plusieurs des trente-deux symphonies que nous a laissé Havergal Brian (1876-1972) sont tout à fait intéressantes.
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