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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Still life, non pas un simple cd mais une oeuvre d'art, 1 mai 2004
Cet opus est un pur chef d'oeuvre. La mélodie des guitares claires se marie à merveille avec le son des guitares saturés. Le tout est très technique et très poussé. L'écoute du cd est vraiment un plongeon dans une ambiance planante. En gros ce CD est un vrai paradoxe entre lumière et obscurité; bien représenté par la voie du chanteur pouvant passer d'une voix claire magnifique à une voix guturale sortant d'outre tombe.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Du grand art . , 27 septembre 2008
Opeth aura vraiment été la grande révélation métal de la fin du siècle dernier . Ce groupe est toujours aussi bon à l'heure actuelle mais j'en reviens très souvent à cet album dont je ne me lasse pas .
De l'excellent "The moor" à la longue intro acoustique au torturé "serenity painted death" en passant par les superbes "benighted" et "Face of Melinda" dont la première partie semble sortir tout droit du "More" de Pink Floyd , il n'y a que du haut de gamme sur cet album .
Peut-être pas le meilleur pour tout le monde ( on peut aussi lui préférer le suivant "blackwater park" ) mais il l'est pour moi .
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5.0 étoiles sur 5
Lueur Sombre, 10 avril 2009
Un visuel étrange. Partout ce rouge. Envahissant. Au premier plan, une femme qui semble désespérée. Souffre-t-elle ? Espère-t-elle encore un signe du destin ou a-t-elle déjà abandonné tout espoir ? Et cette croix juste derrière ? Ce calvaire dont le reflet nous renvoie à l'image de la Sainte Vierge. Est-il symbolique d'une foi égarée ? Difficile à dire d'un simple coup d'aeil. A la première impression. Tout aussi délicat, également, l'exercice consistant à mettre une étiquette définitive sur cet album d'Opeth, tant son contenu balaye tous les arguments contraires. En effet, dans Still Life, plus que l'histoire de cet homme revenant d'exil, ce qui domine tout au long du récit, c'est l'évidence d'une rencontre entre musique brillante et textes au vocabulaire choisit. Personnage singulier, toujours égal à lui-même, Mikael Arkerfeldt reste un marginal dans son approche du Death et, ici encore, on flirte heavy, folk, progressif, voire jazz, sans aucune autre arrière pensée que de sublimer l'instant présent.
Particulièrement à l'aise dans le rôle du créateur solitaire, Arkerfeldt aime défier l'inattendu. Le prendre au mot pour mieux le séduire. Aussi, magnifique d'audace, d'inspiration, le voilà nous proposant une oeuvre allant au-delà du simple tissu d'ambiances : faisant de ce disque un objet intemporel. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, d'une rencontre hors norme. D'un rendez-vous avec une matière dans laquelle, arpèges cristallins et riffs mangeurs d'homme se font révérence. Un lieu où voix aériennes, presque éthérées, jouent à armes égales avec l'indicible. On l'aura comprit, dans cet album tout est question de contrastes, de changements de rythmes, d'atmosphères. Et si tous les morceaux peuvent sembler long sur le papier, à l'écoute il n'en parait rien, tant les alliages qui les composent en renouvellent constamment la respiration. C'est beau. Sombre. Habité. Violent sans être agressif. Une aeuvre d'art, en somme.
Foncièrement death mélodique. Teinté d'expressionnisme. Éclairé, tantôt à la lueur de bougies acoustiques, tantôt par des voix posées sur des guitares en altitude, Still Life est en fait un phénomène qui frise l'excellence. Le genre de chapitre dans lequel, derrière chaque enchaînement, se cachent un nouveau vertige, un nouveau frisson. Aussi, dans un tel contexte, si Mikael fait plus que nous convaincre dans son rôle d'esthète, on aurait tort de négliger l'apport, comme l'extrême maîtrise des musiciens qui l'accompagnent. Effectivement, car plus que d'un homme, cet album est l'expression d'un collectif. Conséquence : impossible de se soustraire à son charme en clair-obscur, dès lors que l'on en franchit les premiers accords. D'ailleurs, à ce sujet, si tous les morceaux peuvent se vanter d'éviter la surenchère pour mieux s'attarder sur la cohérence, la créativité. Ce sera, entre autres, avec White Cluster et son étonnant final que l'on restera longuement interdit, une fois le retour au silence.
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