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5.0 étoiles sur 5
Des oeuvres de musique de chambre de Krzysztof Penderecki, remarquablement interprétées, 20 juillet 2009
Krzysztof Penderecki est né à Debica, près de Cracovie (Pologne), en 1933. À 18 ans, il entreprend des études de composition avec Franciszek Skolyszewski au Conservatoire de Cracovie. En 1954, il suit l'enseignement d'Artur Malawski (1904-1957) à l'Ecole Supérieure de Musique de Cracovie, puis de Stanislas Wiechowicz, après la mort de Malawski. Il achève ses études musicales en 1958 et, en 1959, la création de « Strophes » au festival « L'Automne de Varsovie » et, surtout, du « Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima » l'année suivante, lui donne confèrent très rapidement une notoriété internationale. La même année, il commence à enseigner à l'École supérieure de musique de Cracovie, et en devient le recteur 1972. De 1973 à 1978, il fut professeur invité à la Yale University de New Haven. Krzysztof Penderecki fut initialement, tout comme György Ligeti (1923-2006), très mal compris ; souvent, à cette époque, classé à tort parmi les compositeurs de l'école néo-avantgardiste alors très à la mode, en particulier en Allemagne et en France, Penderecki se révéla rapidement être en réalité, non pas l'un des derniers représentants d'un académisme devenu sclérosé et de plus en plus stérile, mais, à l'instar de Ligeti, un formidable innovateur, un créateur authentique, ces deux compositeurs étant à la source, à la fois de la révolution musicale qui se produisit aux Etats-Unis vers la fin des années 1960 avec La Monte Young (nés en 1935), Terry Riley (né en 1935), Steve Reich (né en 1936) ou Philip Glass (né en 1937), puis de celle qui se produisit dans les pays bordants la Baltique dans le courant des années 1970 avec Henryk Górecki (né en 1933), Alfred Schnittke (1934-1998), Arvo Pärt (né en 1935), Peteris Vasks (né en 1946) ou Erkki-Sven Tüür (né en 1959), et qui aboutirent au renouvellement complet du langage musical que nous avons connu à partir des années 1980.
Parmi les oeuvres majeures qu'il a écrit à ce jour, on peut citer, outre « Strophes » et « Thrène », deux Sonates pour violon (1953 ; 1999), trois Quatuors à cordes (1960 ; 1968 ; 2008), « Drei Stücke im alten stil » (1963), une Sonate pour violoncelle et orchestre (1964), la « Passion selon Saint-Luc » (1965), « De natura sonoris », N° 1 (1966) et N° 2 (1971), le « Dies Irae » (1967), le Capriccio pour violon et orchestre (1967), quatre Opéras, « Les diables de Loudun » (1969), « Le Paradis Perdu (1978), « Le Masque Noir » (1986) et « Ubu Rex » (1991), deux Concertos pour violoncelle et orchestre (1972 ; 1982), deux Concertos pour violon, N°1 (1977, révision 1987) et N°2 « Metamorphosen » (1995), sept Symphonies numérotées de 1 à 8, la sixième étant à ce jour non écrite (1973, 1980, 1988-1995, 1989, 1992, 1996, 2005), « Le Rêve de Jacob » (1974), le « Magnificat » (1974), le Requiem polonais (1980-1984, révisions 1993 et 2006), un Concerto pour alto et orchestre de chambre (1983), « Per Slava » pour violoncelle seul, dédié à Mstislav Rostropovich (1986), un Trio à cordes (1991), un Concerto pour flûte et orchestre de chambre (1992), un Quatuor pour clarinettes (1993), un Sextuor (2000), un Concerto Grosso N° 1 pour trois violoncelles et orchestre (2001) et un Concerto Grosso N° 2 pour cinq clarinettes et orchestre (2004), un Concerto pour piano « Resurrection » (2002, révision 2007) ou bien encore un Concerto pour cor (2008).
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