Un Essentiel amazon.fr
Un générique de rêve : Jacques Prévert au dialogue et au scénario, Paul Grimault à l'animation, Joseph Kosma à la musique, Pierre Brasseur, Anouk Aimée et Serge Reggiani aux voix tous ces talents au service d'un film d'animation... Eh bien, ce dessin animé-là a failli rester lettre morte : entamé dès 1947 sous la houlette de Paul Grimault, il est sorti, mutilé, en 1953, sous le titre
La Bergère et le Ramoneur, suite à un conflit entre le producteur et l'équipe de réalisateurs. Il faut attendre 1979 pour que l'uvre voie finalement le jour, et obtienne cette année-là cas unique pour un film d'animation le prix Louis-Delluc. Poésie, humour, anticipation, tel est le cocktail de cette fable animée, inspirée d'un conte d'Andersen. Que ce soit le lieu, le royaume de Takicardie , les personnages un roi tyrannique, baptisé Charles V-et-III-font-VIII-et-VIII-font-XVI ; un couple d'amoureux, pourchassé par le roi ; un oiseau, taquin et symbole de liberté ; un robot géant à la solde du roi, sans oublier les lions subjugués par les discours de l'oiseau ou la population opprimée de la Ville Basse tout se mêle harmonieusement au graphisme aérien et flamboyant de Paul Grimault et à la thématique chère à Prévert l'amour opprimé et libérateur, la force de l'art contre la tyrannie, l'hymne à la liberté et à la jeunesse. Conte pour enfants, fable pour adultes,
Le Roi et l'Oiseau constitue une date capitale dans l'histoire de l'animation.
--Sylvain Lefort
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Un générique de rêve : Jacques Prévert au dialogue et au scénario, Paul Grimault à l'animation, Joseph Kosma à la musique, Pierre Brasseur, Anouk Aimée et Serge Reggiani aux voix – tous ces talents au service d'un film d'animation... Eh bien, ce dessin animé-là a failli rester feuille morte : entamé dès 1947 sous la houlette de Paul Grimault, il est sorti, mutilé, en 1953, sous le titre
La Bergère et le Ramoneur, suite à un conflit entre le producteur et l'équipe de réalisateurs. Il faut attendre 1979 pour que l'uvre voie finalement le jour, et obtienne cette année-là – cas unique pour un film d'animation – le prix Louis-Delluc. Poésie, humour, anticipation, tel est le cocktail de cette fable animée, inspirée d'un conte d'Andersen. Que ce soit le lieu, – le royaume de Takicardie –, les personnages – un roi tyrannique, baptisé Charles V-et-III-font-VIII-et-VIII-font-XVI ; un couple d'amoureux, pourchassé par le roi ; un oiseau, taquin et symbole de liberté ; un robot géant à la solde du roi, sans oublier les lions subjugués par les discours de l'oiseau ou la population opprimée de la Ville Basse – tout se mêle harmonieusement au graphisme aérien et flamboyant de Paul Grimault et à la thématique chère à Prévert – l'amour opprimé et libérateur, la force de l'art contre la tyrannie, l'hymne à la liberté et à la jeunesse. Conte pour enfants, fable pour adultes,
Le Roi et l'Oiseau constitue une date capitale dans l'histoire de l'animation. --
Sylvain Lefort