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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Excellent, enfin presque, 20 juin 2004
Mike Skinners, rappelez-vous bien de ce nom car depuis 2002, il nous a gratifié d'un petit peu d'originalité dans la scène du hip hop anglais, et à plus grande échelle, dans le hip hop en général. Sans prétentions aucunes, cet artiste compose ses beats et écrit ses textes lui même, chez lui, comme un grand. Le résultat est fort impressionant, et ne fait que conforter l'idée que l'on avait après le premier album paru en 2002 "Original Pirate Material", à savoir que ce garçon a beaucoup de talent. Son flow est original, dévastateur et posé, ses morceaux bien composés (pour la plupart, à noter que certains peuvent devenir vite ennuyeux de part leur aspect répétitif, mais celà ne concerne que deux ou trois titres de l'album), et les thèmes abordés sont riches, et vont de la petite amie (qu'il semble aimer, puisqu'elle fait l'objet de 3 pistes de l'album), la galère dans la banlieue de Birmingham et les routines de la vie quotidienne... Bref au final, on se retrouve avec un album original mais de très haute qualité, dont les titres forts sont "It was supposed to be so easy", "addicted", "dry your eyes", ou "empty cans" qui vient cloturer l'album de fort belle façon car Mike joue des sons pour faire paraître la musique plus ou moins "optimiste" tout en gardant les mêmes beats matraquées du début à la fin du morceau. A se procurer donc.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
The Streets of Birmingham, 16 janvier 2005
Autant son précèdent album, Original Pirate Material semblait avoir été écrit sous speed, autant celui là est plutôt calme, mais totalement déchanté. Les beats sont moins rapides, mais le flow est toujours aussi bien posé voir même plus homogène que sur Original Pirate Material. Pour le style, on passe par tous les genres, voyant même des morceaux plus rock à certain instant, voir limite un peu punk. Il faut savoir que Mike Skinners (aka The Streets) fait tout lui-même dans son garage, ce qui donne à son album un air amateur avec ses samples répétés en boucle. Notons que du fait des mélodies assez répétitives, il est parfois dur de ne pas décrocher... mais l'intérêt du disque ne réside pas uniquement dans le son mais également dans les paroles. Une fois le très prononcé accents de Mike assimilé, on découvre une vraie perle. L'ensemble de l'album forme un roman. On suit la vie des paumés anglais de l'ère post-thatchérienne. Entre daube, shit, bière, pizza, DVD, amour manquée, coup dur,... la vie n'est pas rose tout les jours pour eux, et pourtant c'est la vie de The Streets et de ces potes. Les textes sont d'une finesse et d'une densité incroyable qui permettent leur lecture sur plusieurs niveaux... une grande œuvre ou le bonheur n'est pas totalement absent à l'instar des deux derniers titres de l'album qui essaye de concilier amour, émotion et semblant d'optimiste sur fond de beats lourds et obsédant, car quoi qu'il arrive, la vie continue.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
A écouter avant d'acheter., 22 septembre 2004
Abasourdi par l'originalité de "original private material" je me suis jeté sur cet album. Le tout est très bon mais assez inégal. Si "Fit but you know it" vous mets une claque d'enfer, certaines chansons sont un peu difficiles à écouter. La sauce beat furieux + textes mélodiques dans un accent anglais à couper au couteau ne prend pas toujours.
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