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27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La révélation début 2005, 26 mars 2005
Merveilleux, splendide, angoissant, onirique, sombre, reposant, etc... Les qualificatifs ne suffisent plus pour ce magnifique 2éme opus de "Antony and the Johnson", où le chant, entre lyrisme et soul, sublime les mélodies, conférant à l'ensemble de l'oeuvre, très homogène, l'étrange pouvoir de nous faire basculer tantôt dans la béatitude, tantôt dans l'angoisse ou la dépression. On notera comme sus-cité la participation de quelques pointures. "I am a bird now" EST l'album à se procurer en se début d'année. Ne serait-ce que pour nous rappeler ce que chanter signifie depuis la disparition du regretté Jeff buckley.Si vous avez aimez "Antony and the johnson" pourquoi ne pas essayer "Micah P.Hinson and the gospel of progress"?
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21 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Antony est un oiseau maintenant, 1 octobre 2005
Antony , c'est le petit gros du fond de la classe auquel personne ne faisait attention, sauf quand la maîtresse l'interrogeait et qu'il répondait avec sa drôle de voix de fausset. Quelques uns remarquaient pourtant que depuis que Culture Club avait sorti son premier album, le petit Antony était devenu franchement bizarre, s'habillant en fille les dimanches et rêvant longuement dans sa chambre ... pas étonnant que le premier à l'accueillir ait été l'ésotériste David Tibet (Current 93), sur son label « Durtro », pour un premier album éponyme qui planait déjà au-dessus des autres. Aujourd'hui, Antony revient et il est devenu un oiseau. Drôle d'oiseau quand même, à la fois corbeau dans ses évocations de l'amour déçu, de la mélancolie ou de la mort, et Phénix par sa capacité à renaître de tant de petites morts, de tant de déceptions que l'on devine dans le chevrotement profondément émouvant de sa voix androgyne. S'accompagnant sobrement au piano, Antony donne envie de pleurer et de sourire à la fois. Soutenu ici et là par des Johnsons mystérieux ou célèbres, par des cordes fragiles, par des guitares maigrelettes, Antony invite justement son idole d'enfance, le trublion déchu Boy George, à pousser d'étonnantes vocalises sur le troublant « You Are My Sister », tandis que Rufus Wainwright, épouse cet univers unique (à la fois noir et blanc) sur le définitif « What Can I Do ? » (une méditation languide sur la mort), que Devendra Banhart participe à « Spiraling » et que Lou Reed en personne, le « transformer » d'un autre temps, vient réciter un poème en s'accompagnant à la guitare (il y produit un solo qui, autrefois, aurait fait gratter des pages et des pages au fameux Lester Bangs) sur le tube underground « Fistful of Love », superbe. Malgré ces invités étonnants, Antony garde une emprise totale sur ce disque magnifique, toujours juste, chancelant mais ne tombant jamais. Antony est un oiseau maintenant : il est posé en équilibre sur un fil tendu ... regardez-le, écoutez-le, il va bien bientôt s'envoler ! PS-1 : Un Ep contenant deux titres inédits (+ « Fistful of Love ») : « The Lake », une adaptation d'un poème d'Edgar Poe avec un accompagnement superbe au violoncelle et au piano, et « The Horror Has Gone ». PS-2 : Antony & The Johnsons viennent de remporter le prestigieux Mercury Prize 2005 pour ceet album, battant au passage des nominés comme Bloc Party, KT Tunstall, Maximö Park ...
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25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
bird on a wire, 21 mars 2005
Dans ses chansons, Antony aurait voulu être au choix : un enfant, une très jolie femme, un oiseau. Mais dans la vraie vie, Antony est une icône gay et accessoirement un formidable chanteur dont la voix, plaintive et originale rappelle dans sa tonalité le chanteur d'Erasure (tiens tiens...). Ses chansons sont d'extraordinaires ballades poignantes et larmoyantes ou le piano est l'instrument principal, accompagné parfois par de doux violons ou des trompettes maussades. Coté, Antony connait la crème de la crème new yorkaise : Lou Reed (et oui) qui vient poser sa voix rugueues au début de "first full of love", Boy George en choriste de luxe sur "for today im a boy", Rufus Wrainwright sur "man is a baby" (dont la musique de ce dernier est voisine) et "spiralling" avec Denevdra Banhart (compagnon de label), ce que j'adore, c'est que tous les invités rentrent dans le cadre austère des chansons ce qui confère au disque une belle unité. On trouve même une citation de Marc Almond ( dont la musique est très proche) à la suite des crédits. Si vous aimez les chanteurs cité plus haut, la grande (pop) musique orchestrale et que vous aimez vous entourer quelquefois d'une atmosphère mélancolique, je vous recommande ce disque magnifique.
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