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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Death in the City, 31 janvier 2006
Georgia Lass a 18 ans et ne trouve pas son existence intéressante : boulots ennuyeux, vie sentimentale inexistante, etc. Jusqu'au jour où elle meurt, brutalement. Georgia devient alors Faucheuse (ou Reaper en VO) : elle a pour tâche de libérer l'âme du corps d'une personne qui va ou qui vient de mourir afin de la guider vers la "lumière bleue". Son existence prend dès lors un sens et ses yeux s'ouvrent peu à peu sur ce qui fait le prix de la vie.Les interventions en voix off de Georgia à propos du sens de la vie, en début et en fin de chaque épisode, rappellent les chroniques de la journaliste de Sex And The City, si on remplace le sexe par la mort. Ce n’est pas le seul point commun entre ces deux séries : ici aussi, les hommes ont le mauvais rôle ; tous (Rube, le chef des Reapers, excepté) sont bavards, lâches, obsédés, en un mot primitifs, tandis que les femmes sont taciturnes, cyniques et intelligentes. Avec son héroïne au visage ingrat et à la voix monocorde, héritière de Daria (dessin animé des années 90), Dead Like Me est avant tout une série pour les adolescents amateurs d’humour noir frôlant le mauvais goût. Pourtant, les adultes y trouveront aussi leur compte, grâce à des dialogues drôles, une réalisation inventive (digne de Caro et Jeunet) et aussi des critiques parfois pertinentes du monde du travail ou de la difficulté à être parents. A noter cependant que les derniers épisodes de cette saison 1 ne sont pas au niveau des premiers : le ton se dramatise, le rythme ralentit … c’est un peu inquiétant pour la suite. Cette série originale atteint assez bien son but : divertir tout en dédramatisant ce tabou de nos sociétés occidentales. Ici les gens morts sont heureux de l’être ; ceux qui souffrent sont les vivants restés derrière. Après avoir visionné les 14 épisodes de ce coffret, vous risquez de ressentir une certaine légèreté. Un pansement sur une blessure existentielle en quelque sorte …
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Caustique, attachant, drôle, en un mot...Inevitable, 1 novembre 2005
Dans la veine des séries les plus inspirées du moment, vous y trouverez en plus une alchimie entre les personnages que l'on ne retrouve que dans les meileures d'entre elles. Il est triste d'apprendre que la troisième saison ne verra certainement jamais le jour mais fort heureusement, le dernier épisode de la deuxième saison apporte quelques réponses. Si vous aimez les séries ovni type desperate housewives, vous ne serez pas déçus et vous serez surpris de voir le ton et les commentaires de la voix off de l'actrice principale, toujours cynique, qui commente chaque épisode.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Death And The City, 17 mars 2006
Admettez qu'il existe trois sortes de gens : les vivants, les morts et les faucheurs (reapers), un faucheur étant quelqu'un de décédé, d'apparence normale, dont la fonction est d'accompagner les âmes des morts pour les guider vers la « lumière bleue ».
Georgia Lass, une citadine de 18 ans, devient faucheuse après avoir reçu sur la tête la cuvette des WC de la station Mir. Maintenant spectatrice de la vie des autres, notamment des membres de sa famille, elle comprend peu à peu l'importance de ce qu'elle a perdu.
Humour noir à la limite du mauvais goût, cynisme, héroïne au visage ingrat et à la voix monocorde : le public visé est manifestement adolescent. Pourtant Dead Like Me peut s'apprécier à n'importe quel âge pour sa critique du monde adulte, sa réalisation dynamique, ses dialogues travaillés ainsi que par les scénarios souvent drôles.
Comme c'est la tendance dans les séries américaines actuelles, les femmes tirent les ficelles tandis que les hommes sont en majorité guidés par leurs instincts premiers. En cela et aussi à cause des interventions en voix off de Georgia en début et en fin de chaque épisode, la série fait penser à Sex And The City, ou encore à Desperate Housewives, en ajoutant le côté science-fiction.
Il n'y a pas de message ouvertement religieux dans Dead Like Me mais les morts sont présentés comme heureux de leur état et dans l'ensemble assez indifférents à la peine de ceux qu'ils laissent derrière eux. Même si les derniers des 14 épisodes de la saison trahissent un certain essoufflement, on peut dire que la série atteint dans l'ensemble son but : divertir, dédramatiser la mort, le tout en effleurant des sujets tels que le libre-arbitre ou le sens de la vie. Un petit pansement sur une blessure existentielle, en quelque sorte.
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