Commentaires client les plus utiles
|
|
13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Ultime, 1 février 2008
De la trilogie "Godbluff/Still life/World record", Still life est mon préféré (d'un courte tête...). Typique chez VDGG, violence et recueillement alternent selon un cycle d'une évidente logique. Peter Hammill, un des plus grands compositeurs, tous styles confondus, du XX siècle a toujours su jouer de cette dualité/alternance. Les sax de Jackson, très présents, jouent un rôle parfois purement rythmique; pulsation organique sur laquelle s'agencent les compositions et leur développement. Le souffle nécessaire qui influe la respiration même de cette musique parfois torturée, parfois sereine.
Tout s'articule dans une logique implacable mais l'émotion l'emporte toujours. Un disque d'écorché vif mais qui sait prendre la distance nécessaire pour affirmer -justifier?- son dire.
Oeuvre absolue.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Les punks du rock progressif?, 9 janvier 2010
Le chanteur des Sex Pistols revendiquait l'influence de Peter Hammill (l'âme de VDGG). De nombreux fanatiques du "progressif" se sont senti obligés de mentionner cette caution afin de défendre leur musique chérie... Mais je n'utiliserai pas cet odieux stratagème pour vous faire découvrir ce sublime album.
Van der Graaf Generator, c'est comme le caviar, si vous n'aimez pas eh bien il faut vous forcer! Après vous pourrez toujours dire: " c'était super, mais je vais quand même reprendre du saucisson!")
Aussi surprenant que cela puisse paraître, je trouve que ce groupe a un certain cousinage avec les Doors: même incroyable chanteur, totalement inspiré (expression qui à y bien réfléchir ne veut pas dire grand chose!) et absence de bassiste (au moins sur scène) dont la partie est jouée aux pédales par l'organiste. Bien sûr le jeu de Hugh Banton est assez différent de celui de Ray Manzarek, mais cela mérite d'être mentionné.
Si VDGG emprunte au jazz un peu de sa finesse et de son phrasé ( jeu puissant mais subtil de Guy Evans à la batterie et sax parfois limite free-jazz de David Jackson), l'harmonie tient plus de la musique européenne. Donc pas ou peu d'accords de 6ème,9ème,7ème (ah non,je me trompe,ça c'est les accords de Matignon!).
"Still Life" doit s'écouter religieusement,sans rien faire , ou en lisant Edgar Poe, mais c'est tout! Sûr que la longueur des morceaux (entre 7 et 12 minutes) pourra décontenancer au premier ras-bord les fan des Ramones. Mais avec un peu de patience vous aurez comme l'impression d'avoir découvert une nouvelle couleur.
Apparemment plus calme que son prédécesseur (Godbluff,très bon au demeurant) Still Life a gardé toute sa fraîcheur et sa force (les premiers albums de VDGG ont aujourd'hui un son un peu daté).
Il est finalement assez difficile de décrire cette musique,à la fois romantique, violente, sereine ou chaotique, noire mais lumineuse, insidieuse, lancinante, cela ne ressemble à rien d'autre, Van der Graaf Generator est un style à lui tout seul.
Mais avec "Still Life",Peter Hammill et ses disciples prouvent qu'une musique peut être belle et rebelle, contrairement au Punk qui est moche et remoche!*
*dixit Lucien Ginsburg.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le plus beau Van der Graaf Generator, 28 mars 2009
"Still Life" paraît être l'œuvre la plus aboutie de VDGG, dans la mesure où un plus large panel d'ambiances et d'émotions nous est proposé. Moins péchu que "Godbluff" (ce qui ne signifie pas que VDGG s'est subitement ramolli), moins théâtral que "Pawn Hearts", "Still Life" se distingue cependant par plus de profondeur et d'intimité. L'album de la maturité? Quoiqu'il en soit, on peut se féliciter que VDGG aie pondu une œuvre de cette qualité, surtout après une tournée italienne très difficile qui n'invitait pas à la sérénité.
L'album commence par "Pilgrim", dont le style (qui rappelle un peu Genesis) et le propos (une invitation à garder l'espoir) emportent immédiatement l'adhésion. Puis il enchaîne sur "Still Life", dans lequel H. Banton (excellent organiste et bassiste) et P. Hammill (chanteur extraordinaire) font preuve d'une grande prouesse. Mention spéciale également pour "My Room (Waiting for Wonderland)" (pour son intimisme sombre) et "Childlike Faith in Childhood's End" (le meilleur morceaux de l'album).
Bref un excellent opus pour un groupe qui mérite un très grand intérêt. A noter enfin que cet œuvre paraît à une année (1976) où se forme un autre (grand) groupe, et fortement influencé par VDGG (comme de nombreux groupes de cold wave): Joy Division.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
Commentaires client les plus récents
|