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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un très bon disque hélas sans génie, 23 mars 2006
Il y a quelques années Mogwai a changé ma vision du rock. Grâce à une poignée de disques exceptionnels, au service d’une musique jusqu’ici inouïe, d’une beauté fulgurante, d’une mélancolie sans limites. J’aimais ces guitares sauvages, dignes héritières de Sonic Youth ou My Bloody Valentine, parfois caressantes, souvent rageuses et insoumises. J’aimais cette dynamique en montagne russe, qui malgré la rumeur ne cédait que rarement à la facilité, car elle se mettait au service d’idées formidables. Je ne me suis jamais vraiment remis de ‘Christmas Steps’ ou ‘Like Herod’ qu’aujourd’hui encore j’écoute avec une excitation intacte. Puis, fatalement, Mogwai a évolué, petit à petit, en enrichissant sa palette sonore, en réduisant la durée de ses morceaux, en renversant la dictature des guitares au profit d’autres sonorités, en devenant (un peu) plus banal en quelque sorte. Le plus souvent ce fut réalisé avec brio. Rock Action et Happy Songs For Happy People sont de bons disques. Mr Beast aussi. Mais tous en ont communs de ne plus avoir cette flamme, ce génie qui caractérisaient Come On Die Young et dans une moindre mesure Young Team. Mr Beast donc. Les morceaux sont plutôt courts dans l’échelle de Mogwai, dépassant à peine 5 minutes pour les plus longs. On est en terrain connu et on a parfois l’impression d’assister à une rétrospective à base d’inédits de la carrière du groupe. La musique est riche, mélodique, et variée, le groupe précis, le son excellent. Quelques morceaux se détachent du lot : Glasgow Mega-Snake puissant et metal, Folk Death ’95, où les guitares font à nouveau la loi pour mon plus grand plaisir, We’Re No Here et son crescendo apocalyptique, Acid Food ballade sur le fil illuminée par son refrain. Feriend Of The Night, le single, pâtit un peu de son piano trop joli tandis que sur I Chose Horses la déclamation en japonais par le chanteur d’Envy rehausse la partie instrumentale. Travel is Dangerous rappelle fortement Young Team, avec sa partie vocale submergée par les guitares, qui brillent par leur simplicité. Considérée individuellement chacune des chansons possède en réalité de nombreux atouts, mais leur assemblage dans un album ne fonctionne pas aussi parfaitement que l’on pourrait en rêver. J’avais sans doute placé trop d’attentes dans ce disque. Les fans de Mogwai comme moi y trouveront sans aucun doute leur compte et ceux qui découvrent le groupe pourraient fort bien être happés dans l’univers particulier des écossais. Malheureusement, on ne peut que constater qu’en dépit de toutes ses qualités Mr Beast n’a pas l’ampleur d’un Come On Die Young, même s’il tient sa place sans rougir à côté, voire au dessus, de tous les autres opus du groupe.
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5.0 étoiles sur 5
Le meilleur Mogwai, 28 septembre 2006
Le meilleur du combo écossais, et un des tout meilleurs albums de l'année. Tout à son "devoir de grisaille" et à sa modestie, il n'avait jamais jusqu'alors livré un album aussi cohérent, aussi lumineux. Rien à jeter dans ce recueil de mini-symphonies pour guitares saturées, piano, basse, synthé et batterie (et voix, parfois), et quelques sommets où s'impose enfin une patte, un vrai son Mogwai, transcendant les nombreuses influences du groupe (de Glen Branca à My Bloody Valentine jusqu'à Sigur Ros, en passant par toute la nébuleuse noisy et notamment le trop sous-estimé et pourtant séminal Swervedriver - grande cause perdue des années 90).
Les majestueux orages soniques (Glasgow Mega Snake, Travel Is Dangerous, We're No Here, le superbe Folk Death 95) alternent avec des titres plus apaisés (Acid Food, comme sorti d'un album de Air, Team Handed, Emergency Trap, I Chose Horses et sa voix parlée) et dessinent autant de vastes paysages mentaux, bande-son idéale de nos hivers intérieurs dont ils réchauffent les couleurs.
Au sommet, le sublime "Friend of the night" et ses entêtantes cadences ternaires, déclinées sur trois simplissimes arpèges de guitare et piano croisés, dont l'ampleur mélancolique évoque une "montée au calvaire" à vous fendre l'âme en deux.
Michael Mann, le plus brillant sculpteur d'ambiances du cinéma américain, ne s'y est pas trompé, puisque deux titres de "Mr Beast" se retrouvent en bonne place sur la BoF du très réussi "Miami Vice".
PS : l'album mérite de très nombreuses écoutes, car il se bonifie à chaque fois jusqu'à devenir indispensable.
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Le meilleur Mogwai, 28 septembre 2006
Le meilleur du combo écossais, et un des tout meilleurs albums de l'année. Tout à son "devoir de grisaille" et à sa modestie, il n'avait jamais jusqu'alors livré un album aussi cohérent, aussi lumineux. Rien à jeter dans ce recueil de mini-symphonies pour guitares saturées, piano, basse, synthé et batterie (et voix, parfois), et quelques sommets où s'impose enfin une patte, un vrai son Mogwai, transcendant les nombreuses influences du groupe (de Glen Branca à My Bloody Valentine jusqu'à Sigur Ros, en passant par toute la nébuleuse noisy et notamment le trop sous-estimé et pourtant séminal Swervedriver - grande cause perdue des années 90).
Les majestueux orages soniques (Glasgow Mega Snake, Travel Is Dangerous, We're No Here, le superbe Folk Death 95) alternent avec des titres plus apaisés (Acid Food, comme sorti d'un album de Air, Team Handed, Emergency Trap, I Chose Horses et sa voix parlée) et dessinent autant de vastes paysages mentaux, bande-son idéale de nos hivers intérieurs dont ils réchauffent les couleurs.
Au sommet, le sublime "Friend of the night" et ses entêtantes cadences ternaires, déclinées sur trois simplissimes arpèges de guitare et piano croisés, dont l'ampleur mélancolique évoque une "montée au calvaire" à vous fendre l'âme en deux.
Michael Mann, le plus brillant sculpteur d'ambiances du cinéma américain, ne s'y est pas trompé, puisque deux titres de "Mr Beast" se retrouvent en bonne place sur la BoF du très réussi "Miami Vice".
PS : l'album mérite de très nombreuses écoutes, car il se bonifie à chaque fois jusqu'à devenir indispensable.
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