Un essentiel Amazon.fr
"Nom de Dieu de bordel de merde", quel film savoureux ! Oubliez sa réputation de film vulgaire, trivial ou grossier
Épicurien en diable, gouleyant comme un vin de pays, croquant comme
des galettes de Pont-Aven, voilà un film authentiquement rabelaisien. Ce road-movie au pays des Bigoudens nous permet de croiser des personnages hauts en couleur : un barde illuminé qui fait du stop – inénarrable Claude Piéplu – un peintre fort en gueule – le regretté Bernard Fresson – et bien sûr, les callipyges Andréa Ferréol et Dominique Lavanant, absolument stupéfiantes. Sans oublier la douce Jeanne Goupil, muse du héros, et compagne du cinéaste. Et puis Jean-Pierre Marielle
Dans le rôle dHenri Serin le bien nommé, voyageur de commerce représentant en parapluies, qui abandonne Saumur pour échouer à Pont-Aven et sadonner à la peinture, il est grandiose. Prince de la trivialité, empereur du pathétique, il domine de sa stature ce royaume de la paillardise et de la grivoiserie. Devenu culte pour ses répliques et son propos, à 1&160;000 lieues du politiquement correct qui sévit dans les comédies françaises contemporaines,
Les Galettes de Pont-Aven de Joël Séria annonce ces deux autres raretés de terroir que sont
Calmos de Bertrand Blier et
LEntourloupe de Gérard Pirès – tous deux également incarnés par Jean-Pierre Marielle. Mais au-delà de leurs vertus roboratives, ces
Galettes possèdent une légère pointe damertume, de pessimisme, voire de misanthropie
La patte indiscutable dun cinéaste un peu négligé, cousin germain du Maurice Pialat de
Nous ne vieillirons pas ensemble et du Pascal Thomas du
Chaud lapin. Le DVD propose également un documentaire d'une heure sur le film, et des interviews de ses fans. --
Sylvain Lefort
Synopsis
Henri Serin, un représentant en parapluie, mène une vie tranquille entre son travail, sa famille et sa peinture. Henri s'octroie, durant ses nombreux déplacements professionnels, quelques frasques amoureuses qui le changent du quotidien lassant dans lequel sa femme l'enferme. Un beau jour, Henri décide de tout laisser tomber pour vivre d'amour et d'eau fraîche. Il échoue à Pont-Aven et fait la connaissance d'Emile, un peintre local imitant Gauguin, et avec lequel il partage ses beuveries...