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34 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
« Mon manège à moi, c'est toi ! », 6 décembre 2007
Un album sublime, envoûtant, qui dévoile une sensibilité unique et un univers onirique atypique. J'ai découvert cet artiste par hasard, à travers un extrait du clip du titre "Le Manège", et le coup de foudre fut immédiat : une musique subtile, entre pop et classique, et en même temps le sentiment d'écouter quelque chose d'inédit, une ritournelle qui vous embarque dès les premières notes et vous entraîne dans un doux vertige aérien. Et l'âme légère, on se sent comme en apesanteur, tournoyant dans un carrousel qui vous chavire le coeur, un vent de liberté soufflant dans les cheveux, entre magie de l'enfance et tourbillon amoureux. Et l'on sent une grande sincérité, une grande fraîcheur aussi, un air vivifiant, un goût de fête comme une orange de Noël.
Une voix d'une pureté angélique alliée à une sensualité masculine de dandy romantique, qui vous enveloppe d'un halo étoilé et laisse après l'écoute un délicat sillage de musc et d'ambre. On a alors le sentiment que la magie est bien présente en ce monde.*.*.*.
Nul doute que STANISLAS est un artiste singulier, un poète funambule, qui réussit à merveille les mélanges : exubérance et intimité, joie et mélancolie, influences et univers propre, science et magie, bohème et tradition, classique et pop, amour et solitude... Bref un artiste à la croisée des chemins, qui a choisi pour son premier album un titre qui semble lui correspondre à merveille : L'ÉQUILIBRE INSTABLE, puissance poétique dans la juxtaposition de ces deux mots, une alliance entre Physique et Magie. "L'équilibre instable, c'est moi musicalement à 35 ans", nous dit le chanteur, chef d'orchestre, enseignant, compositeur, musicien et arrangeur, dont la personnalité et le parcours ne peuvent laisser indifférent. Un artiste à suivre!
Les thèmes abordés : amours perdues ou indécises, jalousie, doute, spleen, la Terre, les saisons de la Nature et du coeur... Un album plein de gaieté aussi, avec des titres plus festifs et joyeux, à l'image du titre "Ana quand bien même" qui use et abuse allègrement des jeux de mots.
Une grande densité musicale, des arrangements riches et aériens, et puis la présence divine des cordes, harpes et cors de l'orchestre de l'opéra de Massy ou du Paris Pop Orchestra, que STANISLAS dirige lui-même bien sûr, en artiste complet qu'il est, puisqu'il est également chef d'orchestre de métier et enseignant de gestique à l'École Normale de Musique de Paris. Cette dimension symphonique, mêlée à des sonorités pop et même rock, apporte une couleur unique à cet album.
À noter également la présence, entre autres, de CALOGERO, qui intervient vocalement sur "La Débâcle des sentiments", et en tant que musicien à la guitare basse sur le titre "Nouveau Big Bang", où il apporte son attaque de Son inimitable, selon les dires de STANISLAS.
Un album,enfin, qui fait voyager les sens et l'âme, avec ça et là des influences et des hommages à des personnalités allant de Serge GAINSBOURG à VIVALDI.
Je n'ai qu'une chose à ajouter :
"Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi.
La terre n'est pas assez ronde
Pour m'étourdir autant que toi...",
comme le chantait si bien la grande Edith Piaf.
Longue et belle route, STANISLAS, et merci pour cet enchantement, ce doux vertige du funambule, ce parfum étrange et envoûtant!
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