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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Gênant, 6 septembre 2008
Delpy connaît bien les États-Unis où elle habite, certes avec des interruptions, mais depuis ses études (ce qui doit faire une petite vingtaine d'années). Elle est donc très bien placée pour faire un film sur un Gringo découvrant les Français. C'est bien mené, bien vu et drôle pendant la première moitié du film. Malheureusement ensuite le film s'embrouille et perd de sa substance et donc de son intérêt. En effet, la personnalité de cette jeune femme (au demeurant fort bonne actrice) n'est pas assez dense et il est dommage qu'elle imprègne tout le film : Delpy a fait le film, l'a monté, a fait une partie de la musique et y fait jouer ses parents. Même si on ne sait rien de sa vie privée et de ce qu'elle a vraiment mis de ses expériences dans le film, elle se montre trop pour qu'on ne sache pas séparer Delpy de son personnage Marion. Le seul intérêt du film est ce qu'une expatriée voit de la France et la réalisatrice aurait dû se limiter à cet aspect, surtout que son acteur, Adam Goldberg, est crédible (sans plus cependant ; habitué des séries télévisées qui ont fait connaître son visage, il essaye de s'en sortir en jouant un personnage de sous-Woody Allen auquel on a la charité de croire). Le petit monde parisien est bien croqué, malgré les clichés bobos sur les chauffeurs de taxi ; ils sont la cible d'un étonnant « racisme de classe », très courant à Paris il faut le dire. Ce qui est moins bien vu est tout ce qui a trait au couple et comme l'histoire à ce propos prend beaucoup de place à la fin et qu'elle n'est pas assez structurée, la dynamique du film en pâtit. Deux moments désagréables sont un chauffeur de taxi qui n'aimant personne ne peut être qu'antisémite et un bourgeois expatrié qui, étant cadre, ne peut être qu'amateur d'adolescentes thaïlandaises (bons et mauvais expatriés ? on a deviné qui faisait partie du premier groupe).
Les bonus posent un autre genre de problème car elle commente des scènes et elle dialogue avec une journaliste (une adepte de la manie ridicule de parsemer de termes anglais ses questions en français). Première chose, Delpy ne mesure pas les enjeux de l'exercice et la discipline linguistique qui devrait en découler : des fautes de structure (quelque chose de très importante, je leur fait rire), des anglicismes (connecter avec quelqu'un, objectifier, le sexe, être romantique), des chevilles qui ont traîné partout (quelque part, en même temps), une prononciation relâchée (chuis, queqchose) et une accumulation de grossièretés qui montre une conscience limitée des niveaux de langue (couille, putain, salope, cul). Si ne pas savoir dans quel contexte on peut dire des gros mots est une des expressions de la vulgarité, nous sommes là en pleine vulgarité. Qu'elle soit ordurière est étonnant car comme elle le dit, « j'aime pas la vulgarité » ; elle répète d'ailleurs quatre fois le mot vulgaire en une demi-heure d'entretien. Apparemment elle s'en préoccupe. À ce propos, elle aurait peut-être dû être plus vigilante en ce qui concerne les sous-titres de ce que dit Jack, le personnage anglophone. Celui-ci s'exprime dans un anglais très neutre mais les sous-titres traduisent systématiquement un cran en dessous et tirent tout ce qu'il dit vers un registre grossier ou ordurier, alors qu'il ne l'est absolument pas dans sa langue. Il est cependant possible que la réalisatrice le sache mais estime que cela ne pose aucun problème : elle fait par exemple dialoguer ses parents avec beaucoup de gros mots de manière très gratuite. Il est finalement étonnant de voir que quelqu'un de bilingue ait un rapport si superficiel avec la langue : la vérité des gens se trouve dans leur rapport à la langue.
En bref, elle n'aurait pas dû s'exposer ainsi.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un choc des cultures drôle et incisif, 17 juillet 2008
De retour de Venise, Marion et Jack s'arrêtent deux jours à Paris. Marion, photographe française installée aux Etats-Unis, veut présenter à Jack, architecte américain, ses parents, Jeannot et Anna...
Second film de Julie DELPY derrière la caméra, cette comédie repose principalement sur des dialogues savoureux et durs (les 2 amants ne se font pas de cadeaux) ainsi que sur une interprétation trés juste, qui laisse parfois penser que les comédiens improvisent.
Bravo à Julie DELPY qui, outre la réalisation et le rôle principal a commis le scénario et la musique.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Déçue!, 4 août 2008
La bande annonce m'avait donné l'impression d'une comédie sympa. En fait, il n'y a qu'un moment où ce film est marrant, quand les 2 acteurs font la queue pour un taxi et que le gars indique à des touristes où se trouve soi-disant l'endoit qu'elles cherchent.
A part cette scène, on s'ennuie à cse des stéréotypes qui ne tiennent pas la route, du manque d'action... Bref, je n'ai fait que soupirer et j'ai bien failli éteindre avant la fin...
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