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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un retour en forme, 12 novembre 2008
Ce concept-album narrant la vie sordide de Gilles de Raies et la légende qui a suivit me semble plus symphonique que Thornography, un peu dans la lignée de Nymphetamine, ce qui n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. On retrouve dans cet album, une certaine touche féminine par petites vocalises qui agrémente fort bien le tout. La voix de Dani Filth, toujours aussi gutturale tient aussi du succès de cette galette et cette musique entètante, qui s'ancre de suite en tete font de ce disque une réussite totale.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Résurrection, 18 décembre 2008
À la fois combattant de la foi, tueur en série et victime d'un groupe d'intérêt de son époque, Gilles de Rais continue d'être un puit de fantasmes pour tout spécialiste de la chose humaine. Aussi, lorsque le surnommé Barbe Bleue devient prétexte à un concept album relatant la vie du personnage sous copyright Cradle Of Filth, c'est avec curiosité, voire attention, que l'on se laisse une fois encore prendre au jeu d'une nouvelle chasse aux sorcières. Sur l'instant, si le propos de ce disque - le passage de la lumière à l'ombre d'un aristocrate dépravé - ne détonne pas dans le bestiaire auquel le groupe nous a habitué. On aura de cesse de s'interroger sur le but avoué de cette nouvelle grande production, tant les mécaniques dont elle abuse nous renvoient à un passé glorieux. Néanmoins, dans le cadre de la banalité du mal, bienvenue. Bienvenue dans un monde où en faire des tonnes, comme s'évertuer à remuer le passé, réussit la prouesse de renouveler l'inattendu d'un Cruelty And The Beast.
Exit la comtesse Bathory, nous voici plongé en plein XVème siècle. Et autant le souligner immédiatement, In Grandeur And Frankincense Devilment Stirs est une introduction instrumentale d'une majesté rare. Vampirisé par cette ombre froide et grandiloquente, sur le coup, l'impression est saisissante. D'ailleurs, ce sera avec quelques difficultés que l'on repoussera plusieurs succubes devenus un peu trop entreprenants. A première vue, nous sommes bien en terre à haute teneur en théâtralité et Shat Out Of Hell le confirme pleinement en ajoutant vitesse d'exécution. Immédiatement identifié, souligné par des guitares acérées, le travail à la batterie tout en blasts épileptiques met les pendules à l'heure : riche et survolté, sinon rien. Ainsi, sans pour autant céder sur l'aspect symphonique, Godspeed On the Devil's Thunder est avant tout le prétexte brutal d'une résurrection que la plupart n'espérait plus.
Encore une fois, alors que le batteur illumine l'extrême, tandis que chaeurs et cordes en apaisent la fureur, c'est sur l'aspect fouillé des morceaux que l'on portera toute son attention. De prime abord suffocantes. Pseudo répétitives. A la fois par leurs aspérités, autant que par cette volonté de nous entraîner dans l'hystérie la plus totale, si la plupart des compositions semblent céder à l'hermétisme. Que l'on ne s'y trompe pas, il s'agit simplement d'un judicieux enchaînement qui en parfait l'illusion. En effet, chez Cradle Of Filth, rappelons qu'il est autant question de séduction, que d'efficacité. Non pas de cette séduction classique connue de tous, mais d'un charme plus subversif, plus retors. Précisément à l'image de séquences aussi singulières que The 13th Caesar ou Ten Leagues Beneath Contempt, au travers desquelles, on en conviendra, l'heure n'est pas à l'euphorie sentimentale.
Basse et guitare plutôt inspirées, mid-tempo lancinant imprévu, tandis que la panoplie renvoie aux meilleures heures, niveau chant, le retour en force de Dani Filfh redonne à la musique du diable l'aspect frénétique, presque fanatique, qui lui sied le mieux. Toujours aussi malsaine, portée sur l'extrême, cette voix polymorphe envahie jusqu'à l'espace perdu entre chacune de nos respIrations. Cependant, limiter cet album au seul registre de la démesure serait un comble, tant les virgules narratives, les intentions mélodiques, les chants féminins masculins et autres claviers à texture ambiante le rendent captivant. Pouvant être perçu comme un retour aux sources ou la fin d'un cycle qui se cherche, quoi qu'il en soit Godspeed On the Devil's Thunder évite le pompeux pour mieux se retrouver au travers de vraies surprises. En la matière, The Death Of Love ne rate pas sa cible et devrait soulever nombre de commentaires des plus fidèles.Un doigt de black metal épique pour votre bûcher ?
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
DROITE LIGNEE, 16 octobre 2008
Autant l'avouer tout de suite : ce nouvel opus ne révolutionne pas le style de Craddle... CEPENDANT, avis aux fans : dans la droite lignée de ses prédecesseurs, cet album au titre alambiqué, dont la thématique moyen-ageuse est Gilles de Ray (mieux connu sous le pseudo de Barbe Bleue), envoie du gros, du gros, du gros... On revient à la recette qui a fait le succès du groupe, et c'est ainsi à double tranchant : si l'on a aimé avant, on aimera celà, mais si l'on est avide comme moi de recherche et d'évolution, on restera un peu sur sa faim... voilà pourquoi 4 étoiles et non 5.
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