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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le roman des romans, 24 avril 2002
"La veuve de papier" est un livre où pratiquement tous les personnages, sauf le policier Harry, sont écrivains. Ça donne à Irving l’opportunité pour des considérations très importantes sur la nature, le fin et la technique du roman qui font part, pour moi, de la fascination d’un livre qui pourrait bien être décrit par ces mots d’un des personnages, Ruth : "Tout romancier digne de ce nom doit être capable d’inventer un personnage plus intéressant qu’une personne réelle" et aussi par la phrase "des personnages subtils et complexes, et des histoires déchirantes étaient des impératifs catégoriques pour tout roman digne de la postérité". C’est ainsi le cas de "La veuve de papier", un livre qui laisse au lecteur une impression de beauté tranquille et mélancolique. Tous les personnages sont en fait "subtils et complexes", et l’histoire est décidément "déchirante" (à voir la touchante histoire de la morte de Thomas et Timothy, les deux fils de Marion et Ted, dans un accident de la route). Pour moi, c’est un roman à la hauteur de "L’œuvre de Dieu, la part du Diable" et de "Le Monde selon Garp" et, comme on lisait sur la jaquette de édition américaine, "a joy to read". En plus, quelqu’un devrait réellement écrire les merveilleux contes pour enfants de Ted Cole, dont l’auteur nous présente seulement quelques morceaux exquises. Ils auraient un succès immédiat.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Roman inégal, 5 octobre 2007
Le contenu de l'ouvrage s'articule en deux parties assez distinctes qui auraient bien pu, à mon sens, faire deux ouvrages différents car la deuxième n 'est pas de la même veine que la première (enfin je trouve).
Première partie :
À la fin des années 50, Eddie, jeune étudiant de 16 ans, est engagé par Ted Cole pour lui venir en aide dans ses travaux de littérature. Écrivain renommé de contes pour la jeunesse, il n 'en est pas moins frivole, distrait et volage. Marion, son épouse, va de son côté faire endosser à Eddie le rôle d inhibiteur en l' invitant dans son lit et assouvir sans retenue ses pulsions libératrices espérant sans doute retrouver en lui la jeunesse de ses fils disparus tragiquement il y a quelques années dans un accident. Eddie pénètre ainsi petit à petit son univers blessé, torturé, rongé par la souffrance d 'un deuil inachevé. Ainsi, au c½ur de cette douleur tempétueuse liée à la mort de leurs enfants qui affecte plus ouvertement Marion, le jeune Eddie assiste à la désintégration du couple qui toutefois couvait depuis bien longtemps. Quant à Ruth, leur petite fille de quatre ans, elle n'a de cesse de tenter de se construire autour des souvenirs envahissants de ses frères défunts qu' elle n 'a pourtant pas connus.
Une première partie tout en émotions où la personnalité de chaque protagoniste est approchée avec minutie. Du Grand Irving, riche et subtil, à l' humour grinçant aussi parfois comme il sait si bien l' utiliser.
Deuxième partie :
Là, l' auteur nous entraîne dans une cavalcade d' événements qui demande au lecteur une certaine assiduité.
Dans les années 90, Ruth, en grandissant, a suivi les traces littéraires de son père, devenant elle aussi écrivain. Sa vie est à l 'image des tourments qu 'elle a connus dans son enfance. Envahie par des démons qui ne la lâchent pas à l 'instar des figures des contes écrits par son père et qui la poursuivent jusque dans son quotidien, Ruth ne parvient pas à aborder sa vie sereinement d 'autant qu 'elle rencontre des personnages qui s' avèrent assez proches symboliquement de ceux qui la hantent (plutôt caricaturaux). Et c' est là que j 'ai commencé à moins apprécier, d 'autant que l auteur réutilise ce procédé d 'histoires dans l' histoire comme il le fait dans bon nombre de ses ouvrages où ses protagonistes sont écrivains et comme je l 'ai déjà dit pour «Le Monde selon Garp», je n 'accroche pas vraiment à tous ces fragments insérés dans le texte. Certains passages m 'ont semblé à ce moment plutôt longs, voire superflus et éloignés pour beaucoup des sensations et des émotions pénétrantes de la première partie. De plus la fin est vraiment sans surprises et un peu facile à mon goût.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un des meilleurs Irving, 15 avril 2009
Ce roman m'a accroché dès la première phrase. Comme souvent avec John Irving, l'auteur arrive à mêler merveilleusement l'humour et le drame. On retrouve toujours avec plaisir un univers chaleureux et les personnages sont délicieusement détaillés. Ceux-ci sont d'ailleurs à mon sens le point fort du livre, tant ils sont crédibles et surtout attachants. La description de l'éclatement de la famille Cole est merveilleusement retranscrite.
S'il est vrai que la première partie de l'histoire est sans doute la plus réussie, la seconde partie, qui se déroule plus de 20 ans après, ne démérite pas loin s'en faut.
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