Ce n'est pas forcément facile de faire la critique d'un livre, qu'on l'ai aimé ou pas. Pas évident, tout simplement parce qu'il est très difficile de retranscrire le chamboulement que des écrits peuvent nous provoquer. Et avec "J'ai failli te dire je t'aime", j'ai encore plus de mal que d'habitude. Je garde une grande nostalgie de mes années romaines et l'intrigue se déroulant dans la Cité éternelle, je ne cache pas que ce recueil est avant tout pour moi, synonyme de retour dans les rues de ma chères villes, les endroits que j'ai fréquentés, l'ambiance si particulière. A certains moments, ce n'était plus Nikki la protagoniste principale qui chevauchait son scooter au milieu de la circulation chaotique mais bien moi.
Néanmoins, j'ai apprécié cette histoire d'amour insolite qui ne tombe jamais dans la mièvrerie. Ce n'est pas forcément de la grande littérature mais on prend plaisir à côtoyer ce groupe d'amis, à partager avec eux des histoires de couple pas toujours faciles.
C'est exactement le livre qu'il faut pour accompagner ces nuits d'hiver qui s'étirent jour après jour un peu plus. Méfiez-vous du titre ultra gnan-gnan et surtout de la couverture hideuse : il ne s'agit ni de chick litt ni d'histoire à l'eau de rose mais bel et bien d'un vrai roman.