Tel est l'avertissement de ce roman aux inquiétants parfums d'Orient, où la violence du monde d'aujourd'hui croise, dans les bas-fonds du Caire, les fantômes des grands voyageurs littéraires d'autrefois.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Une bonne surprise...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fascination du pire - Prix Interallié 2004 (Broché)
'La fascination du pire' est un roman que j''ai beaucoup apprécié, écrit dans un style moderne, tranchant, qui sort un peu des sentiers battus. Pour autant, Florian Zeller ne se réclame pas de cette nouvelle vague hautaine et condescendante de jeunes auteurs qui déferle actuellement. Il utilise des mots simples, des phrases normales, et pour moi, ça c''est important ' il ne suffit pas d'écrire des phrases alambiquées et qui ne veulent rien dire. Il faut avoir quelque chose à dire, un message à faire passer, et avoir la technique et la sensibilité pour le délivrer.
'La fascination du pire', c''est cette capacité que nous avons à toujours envisager le pire, à toujours imaginer un scénario-catastrophe lorsqu''une absence se prolonge, lorsque quelqu''n qu'o'tn attendtend n'ar'ive pas, lorsqu'une lettre inattendue nous parvient. Le narrateur du roman, personnage principal de l'histoire, est un jeune écrivain français (tiens, tiens) invité au Caire, en Egypte, pour participer à un salon sur la littérature francophone. Là-bas, il découvrira en compagnie d'un autre auteur, Martin Millet, la façon dont l''Islam a modifié la vie quotidienne des gens, les difficultés à avoir des rapports humains normaux dans un pays codifié par la religion. Martin est un être étrange, trouble, perturbé, un rien instable, dont le destin sera à jamais marqué par ces quatre jours passés en Egypte (n''insistez pas, je ne vous révélerai pas la fin du livre'). Il tentera d''entraîner le narrateur dans ses délires et ses aventures, mais celui-ci, les pieds sur terre, saura rester à l''écart. Nos deux auteurs feront connaissance avec quelques expatriés français au Caire, passant quatre jours de découverte, d''échange, les 'locaux' leur faisant part des us et coutumes locales ' leurs avantages et leurs inconvénients. Vivant moi-même à l'étranger, j''ai forcément été touché par ce thème'. A partir d''un scénario simple, Florian Zeller montre toute sa maîtrise de la narration. Il en profite pour aborder, sans jamais verser dans le parti pris délibéré, les incohérences de l''Islam et leur effet sur une certaine tranche de la population. Au-delà de ce prétexte, de cette parabole, c''est la liberté de penser et la liberté d''expression que défend Florian Zeller. Voilà tout son art : aborder un thème compliqué, glissant, avec un tact intelligent. Les décors sont dépaysants ; on se sent de suite transporté en Egypte, on sent presque la chaleur et la torpeur nous envelopper. Les personnages sont complexes mais bien abordés ; Florian Zeller nous dresse leur portrait en petites touches, en petites révélations et suggestions' En conclusion, j''ai été agréablement surpris par ce roman ; je ne savais pas trop à quoi m''attendre et je suis loin d''avoir été déçu. Je tâcherai sans faute de me procurer d'autres romans de Florian Zeller, afin de continuer à explorer son univers' Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Brillant.,
Par Seb "seblacombe" (PARIS) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fascination du pire - Prix Interallié 2004 (Broché)
J'ai lu très attentivement ce roman, et je l'ai adoré. Il m'a beaucoup fait penser à du Houellebecq, évidemment, mais les références à Kundera sont très fortes. Notamment dans la réflexion sur la censure, sur les Temps Modernes, sur l'art du roman. Il est impossible de comprendre La Fascination du pire si l'on ne va pas jusqu'au dernier chapitre - qui est un vertige d'intelligence et de plaisirs.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Intéressant, instructif aussi..,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fascination du pire - Prix Interallié 2004 (Broché)
J'ai bien aimé ce roman parce que le style est clair et concis. La thèse du terrorisme islamique est à la fois assez ridicule pour ne pas être vraiment prise au sérieux et assez argumentée aussi pour permettre une certaine méditation. Ce livre est intéressant parce qu'il offre un point de vue assez original sur l'actualité liée à l'islam. Cependant il est à regretter la totale méprise des femmes là dedans, ehh oui soit la femme est un objet de désir lorsqu'elle est belle (Lamia) soit la femme essaie de se faire désirer par tous les moyens lorsqu'elle est moche (Mathilde), mais tout ça n'est que le point de vue d'un narrateur hyper prétentieux, (peut être de l'auteur aussi). Celui-ci voit des gens frustrés partout et prend bien soin de s'exclure de ces gens là à chaque fois en rappelant son confort de séducteur qui a déjà une copine, et en s'enfermant dans sa normalité. Ce qui m'a fait sourire c'est comment l'auteur se réfugie derrière une thèse dite par un autre (Martin) et encore racontée par un autre (le narrateur) pour enfin dire que tout est faux dans ce livre..il avait peut être peur de finir comme Martin à la fin. Mais bon ce livre est instructif, il y a quand même un peu de gavage culturel entre Kundera et cie.. C'est mon premier Zeller mais je veux bien lire les autres.
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