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Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même.
L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi --Ce texte fait référence à lédition Broché .
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Au névrosé de Freud, dont les désirs et les fantasmes entrent en conflit avec la loi et la morale de son temps, a succédé un homme pour lequel plus rien n'est interdit, pour qui tout est possible. Tout ce qu'il ne réalisera pas s'inscrira donc à son passif. Ses échecs, il doit les assumer seul. La dépression devient une pathologie de l'insuffisance. Ce livre finalement chaleureux, qui explore plus qu'il ne juge, très informé et très concret, est une bonne boussole pour comprendre l'époque. --Psychonet.fr


