Outre qu'il partage les mêmes initiales que celles de mon prénom, là n'est pas le sujet :)), ,je suis quasi un inconditionnel de cet auteur. Au même titre que John Connolly, Michael Connelly ou encore Richard Montanari, je dévore ses livres.
Et ce quatrième opus de la série du WMC, Women's Murder Club, ne me déçoit pas.
Mise à pied ou en congés forcés pour une sordide histoire de bavure policière supposée qui a abouti à la mort d'une jeune femme et à la tétraplégie définitive de son jeune frêre, Lindsay Boxer panse ses propres blessures suite à cette fusillade. Elle et son coéquipier ont en effet été plus que sérieusement blessés au cour de l'affrontement avec les deux adolescents.
Point de départ de ce roman, cette affaire va être assez vite éclipsée par une série de meurtres sanglants qui touche la petite station balnéaire ou Lindsay a élu domicile pour passer le temps de sa mise à l'écart. Et pendant que son rôle dans la fusillade est monté en épingle par les médias et les avocats des jeunes, pendant qu'elle est clouée au pilori sur l'autel d'une débauche de haine à l'égard des policiers fous de la détente, elle va s'impliquer dans la résolution des meurtres. Bientôt prise pour cible, son intérêt n'en sera que décuplé et c'est là que le WMC fait son entrée. La jeune avocate qui défend Linsay dans l'affaire de la fusillade mortelle rejoint bientôt les rangs de leur petite association et se met en chasse du meurtrier. La défunte Jill, membre originel du WMC est désormais remplacée mais les trois amies n'en ont pas effacé le souvenir pour autant.
J. Patterson est toujours aussi efficace dans son récit et sur la montée graduelle du suspense. Ce roman est encore un de ces livres qu'on répugne à reposer et interrompre ainsi sa lecture. Le style est facile, coulé, fluide.
Le dénouement final est cohérent, bien construit mais peut être deviné, ce qui coûte la 5ème étoile de cette note à ce quatrième opus de la série du WMC
Laissez vous néanmoins tenter, vous n'aurez pas de regrets.
Cordialement
JP