Revue de presse
« Je n’arrive pas… à le regarder. Alors qu’avant… il brillait si fort. »
George Asakura nous surprend totalement. Ce volume, qui se lit d’un seul trait, est une véritable course à la montre. Natsume, en danger, est au cœur des préoccupations. Alors que le tome précédent était calme, trop même, l’auteure nous transporte dans une chasse à l’homme haletante, qui nous coupe parfois le souffle. De surprise en surprise, on ne sait pas jusqu’où la perversion de l’agresseur ira. Page après page, la situation de Natsume devient de plus en plus dangereuse, mais ne perd pas pour autant de sa cohérence. La mangaka rappelle à ses lectrices qu’elles vivent dans un monde plus ou moins dangereux, où les inconnus ne sont parfois pas aussi bons qu’on le penserait. La violence, la dureté de certaines scènes, et de nos pensées qui dépassent parfois le texte et les images nous touchent.
La relation entre Natsume et Kô ne sera peut-être plus la même. En tout cas, c’est l’impression que ce quatrième tome nous laisse. Les séquelles physiques et psychologiques obsèdent notre héroïne, qui se bat du mieux qu’elle peut. C’est sans en faire trop que George Asakura nous expose la situation. Elle met en avant le courage de Natsume, ses doutes concernant ses sentiments envers Kô, mais aussi, le fait qu’ils ne sont que des adolescents impuissants et sans défenses.
Enfin, alors que les illustrations des trois tomes précédents étaient réussis, particulièrement bien pour certains, ici, nous voilà tout simplement ébahis par ce manque de beauté. Néanmoins, le travail graphique de l’auteure, de la première à la dernière page, est un délice. Emprunt d’émotion, eux seuls suffisent à atteindre le lecteur, pour le toucher et s’emparer de son attention jusqu’à la fin.
lovehina
(Critique de www.manga-news.com )
Biographie de l'auteur
Elle commence sa carrière en 1995, dans le magazine Bessatsu Friend (Peach Girl, Life...) de Kodansha, avec une nouvelle intitulée Punky Cake Junkie. Commençant par dessiner des histoires courtes, elle se forge très vite une réputation de « vériatable génie ». En 2001, elle commence sa première série, Koibumi Byori, qui est très vite adaptée en film live, en 2004. En 2002, elle commence à dessiner pour le très féminin Feel Young (Mari Okazaki, Yumi Unita...). En 2005, Koibumi Byori reçoit le prix de meilleur shôjo manga, décerné par l’éditeur Kodansha. Dès lors, sa carrière explose, littéralement. Contactée par Shogakukan, elle lance une série intitulée Heibon Punch dans le magazine culte Ikki (qui publie des auteurs tels que Taiyou Matsumoto). Ce manga sera également adapté au cinéma en 2008. Vedette parmi les auteures de mangas, la simple évocation de son nom fait rêver lecteurs et éditeurs. En 2007, suite à la naissance de son premier enfant, elle met sa carrière en pause pendant quelques temps. C’est finalement en 2009 qu’elle fait son grand retour. En grande forme, elle reprend activement la publication de Oboreru Knife (sa série, à ce jour, la plus longue), tout en commençant à dessiner un nouveau manga, Teke Teke Rendez-vous, dans la revue de mode Zipper... un privilège réservé à des auteurs particulièrement réputées, telle qu’Ai Yazawa (qui y avait dessiné Paradise Kiss) ! Plus que jamais, George Asakura est une auteure qui a le vent en poupe. (Akata)