Futuribles
Dans cet ouvrage, l'historien suisse Jean-François Mayer invite le lecteur à une réflexion serrée autour du terme même de " fondamentalisme ". Spécialiste des mouvements religieux contemporains, plus précisément des sectes, il élargit ici son champ de recherche aux rapports entre le politique et le religieux.
À l'origine, le fondamentalisme est un courant du protestantisme américain qui apparaît entre la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Il se caractérise essentiellement par son opposition au modernisme au sein des Églises, ainsi qu'à la tendance à la sécularisation de l'ensemble de la société. Pour autant, les fondamentalistes ne renient pas toute forme de progrès et empruntent largement à la technologie. Les fondamentalistes s'inscrivent donc dans la modernité.
Aujourd'hui, le terme de fondamentalisme est appliqué à des mouvements qui excèdent ces données géographiques et religieuses premières. Il est utilisé pour qualifier des groupes qui ne sont pas issus de la tradition chrétienne - ainsi pour certains courants de l'hindouisme. L'auteur relève l'aspect " fourre-tout " et polémique de l'usage qui peut en être fait. Ainsi, le passage au pluriel du terme apparaît nécessaire. Il ne s'agit plus " d'un seul et unique phénomène ", mais bien d'une diversité de courants dont il convient d'apprécier le contexte d'émergence.
Dans un deuxième temps, l'auteur met en perspective les rapports qu'entretiennent fondamentalisme et politique, puis fondamentalisme et violence, afin d'évaluer l'avenir des fondamentalismes dans nos sociétés contemporaines.
À l'heure où le terme de " fondamentalisme " continue à susciter craintes et fantasmes, Jean-François Mayer nous met en garde contre l'usage abusif des mots. --Stéphanie Buttay
À l'origine, le fondamentalisme est un courant du protestantisme américain qui apparaît entre la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Il se caractérise essentiellement par son opposition au modernisme au sein des Églises, ainsi qu'à la tendance à la sécularisation de l'ensemble de la société. Pour autant, les fondamentalistes ne renient pas toute forme de progrès et empruntent largement à la technologie. Les fondamentalistes s'inscrivent donc dans la modernité.
Aujourd'hui, le terme de fondamentalisme est appliqué à des mouvements qui excèdent ces données géographiques et religieuses premières. Il est utilisé pour qualifier des groupes qui ne sont pas issus de la tradition chrétienne - ainsi pour certains courants de l'hindouisme. L'auteur relève l'aspect " fourre-tout " et polémique de l'usage qui peut en être fait. Ainsi, le passage au pluriel du terme apparaît nécessaire. Il ne s'agit plus " d'un seul et unique phénomène ", mais bien d'une diversité de courants dont il convient d'apprécier le contexte d'émergence.
Dans un deuxième temps, l'auteur met en perspective les rapports qu'entretiennent fondamentalisme et politique, puis fondamentalisme et violence, afin d'évaluer l'avenir des fondamentalismes dans nos sociétés contemporaines.
À l'heure où le terme de " fondamentalisme " continue à susciter craintes et fantasmes, Jean-François Mayer nous met en garde contre l'usage abusif des mots. --Stéphanie Buttay