Il y a deux types de "Lapinot" : ceux qui racontent une même histoire avec les mêmes personnages ("slaloms", "pichenettes", "amour et intérim", "pour de vrai", "la couleur de l'enfer" et "la vie comme elle vient") et ceux qui se situent à une autre époque, qui sont totalement indépendants de tout le reste et qui imitent/parodient un genre ("Blacktown", "Walter", "vacances de printemps", "l'accélérateur atomique" plus des œuvres plus anciennes, "Mildiou", etc.) "Walter" est une histoire d'espionnage/policière/science-fiction.
Lapinot, étudiant en médecine, Richard, journaliste, et Thierry, inspecteur de police, senfuient devant un monstre crocodiliforme. Quand ils se font tirer dessus, arrêter par la police et kidnapper par les sbires de puissances étrangères, on s'étonne à peine. Comme dit Lapinot "aujourdhui c'est la première fois de plein de choses". Sans parler de la machine à remonter le temps.
Bref c'est compliqué. Personne n'y comprend rien mais tout le monde a une théorie pour expliquer ce qui se passe. Ce qui fait que, bombardé de théories aussi invraisemblables que contradictoires, on s'y retrouve encore moins. C'est peut-être le point faible de cet album, au lieu de parodier le genre Trondheim tend à tomber dans ses travers. Et on est tellement occupé à tenter de démêler cette histoire emberlificotée qu'on n'a pas le temps de prendre plaisir à lire cet album.