Trondheim nous avait laissé sur un album terrible avec sa série des Lapinots, le seul que je n'ai jamais été capable de relire. Il revient ici sans son héros mais avec un Richard en personnage principal. On retrouve la bande de potes avec enthousiasme et l'idée derrière cet album est plutôt bonne (une concept de l'ordre du fantastique mais qui curieusement ne choque pas le moins du monde dans cet univers) mais malheureusement la mayonnaise ne prend pas aussi bien qu'on aurait pu l'espérer. Difficile de voir ce qui cloche vraiment. Richard n'est plus le faire-valoir gaffeur qu'il était. Au contraire, tout semble lui sourire étrangement. C'est assez déroutant et il devient du coup plus difficile de s'identifier à lui. A côté, Patrick et Vincent sont un peu trop effacés et le personnage, aux obsessions pourtant fascinantes, peine à s'imposer en tant que second rôle consistant.
Un album qu'on risque d'oublier bien plus facilement que les autres de la série.