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Contenu rédigé par Oni
Classement des meilleurs critiques: 1.426.474
Votes utiles : 186

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Commentaires écrits par
Oni (Paris)

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Du bout des doigts
Du bout des doigts
par Sarah Waters
Edition : Poche
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Elle était comme le lait, trop pâle, trop pure, trop simple. Sa vie était faite pour être gâchée.", 16 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du bout des doigts (Poche)
Malheureusement "Du Bout des Doigts" fait parti de ces romans incroyables dont on ne peut parler sans trop en dévoiler au futur lecteur ! J''ai eu la chance de le lire sans rien en savoir et je ne peux vous donner meilleur conseil que de vous plonger dans cette histoire le plus innocemment possible. En restant à la surface des choses on dira que l''intrigue, magistralement construite, s''articule autour de deux jeunes filles que tout oppose. L''une ayant grandi dans le Borough, quartier des voleurs et pickpockets du Londres des années 1860, l''autre élevée telle une lady à l''écart du monde dans un sinistre manoir de la campagne anglaise. Une escroquerie à l''héritage aux ressorts machiavéliques, pervers et déroutants lie tragiquement le destin de ces attachantes héroïnes.

L''imagerie est inspirée de Dickens, certains aspects de l''intrigue sont empruntés à Wilkie Collins ("la Dame en Blanc") et le tout dégage une maîtrise virtuose du suspense, de la psychologie des personnages et des descriptions réalistes. La plongée dans l''époque victorienne est totale et dérangeante, avec une approche particulièrement fouillée et documentée des différents milieux où se déroule l''action, tant du point de vue des motivations des protagonistes que de l'âpreté des conditions de vie. Une autre des forces de ce roman réside en partie dans sa capacité à allier plusieurs styles littéraires (roman à intrigue, roman social, psychologique, d''amour, d''aventure) avec crédibilité et dextérité de la première à la dernière ligne. De plus tous les thèmes chers à l''auteure sont ici réunis, mais je n''en ferais pas l''étalage sous peine de trop en dire.

Au niveau du style, l''écriture, élégante et délicate, s''attache avec précisions aux détails, tout en restant fluide et claire. Se révèle alors une réelle sensation de proximité avec les personnages, leurs pensées, leurs actions, leurs états d''âme. Sous la plume de Sarah Waters, les non dits, les regards, les gestes en apparence anodins de la vie quotidienne, sont aussi puissants et expressifs que mille exubérances et prennent une ampleur insoupçonnée. Tout est travaillé, comme ciselé avec haute précision, en bref un vrai travail d'orfèvre.

Si vous n'êtes pas tout rabougri et desséché de l'intérieur les pages de ce roman vous brûleront assurément le bout des doigts (sans mauvais jeu de mots), vous dévorerez les chapitres avidement jusqu''au bout de la nuit, et une fois votre lecture achevée, vous reposerez ce livre pour mieux le relire dans la foulée. Je compte ce roman au nombre restreint de mes livres de chevet, ceux que je garde sous la main et dont je relis avec grand plaisir des passages piochés au hasard.

A noter Du bout des doigts - Coffret 2 DVD l''adaptation très réussie de la BBC en une mini série de 3 heures (avec Elaine Cassidy et Sally Hawkins), qui vous permettra de replonger avec délectation dans l''univers dickensien de cette intrigue particulièrement bien ficelée.


L'Etrange histoire de Benjamin Button
L'Etrange histoire de Benjamin Button
DVD ~ Brad Pitt
Proposé par cinebox
Prix : EUR 5,40

8 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Beaucoup de bruit pour rien, 11 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Etrange histoire de Benjamin Button (DVD)
Une véritable déception ! Difficile de comprendre l'engouement qui entoure ce film que je qualifierai de laborieux à presque tous les niveaux. L'histoire d'amour en pointillé n'est pas crédible une seconde, en grande partie à cause des clichés enfilés comme des perles. Le jeu de Brad Pitt est plat, sans aucune aspérité, en un mot insipide. Aucun sentiment ne transparaît, y compris dans les moments qui se veulent émouvants. Tout est abordé de manière superficielle et calculée et la vie de Benjamin Button s'avère particulièrement soporifique. Pas de dialogues marquants, pas d'interactions, beaucoup de longueurs et des personnages dont on se soucie comme d'une guigne. Et à rajouter à tout ça, une forte impression de déjà-vu... Les seules réussites du film résident dans les effets spéciaux à couper le souffle, la photographie très réussie et les décors. En bref, une fresque hollywoodienne qui ne fait absolument pas rêver, ni pleurer, ni rire, ni réfléchir...


A Book Like This
A Book Like This

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Oz Folk..., 18 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Book Like This (CD)
Angus & Julia Stone sont australiens, frère et soeur, compositeur, interprète et multi-instrumentiste. "A Book Like This" est leur deuxième album après "Chocolate & Cigarettes" paru en 2006. Peu connus en France, ils s'affirment pourtant comme un des groupes prometteurs de la scène australienne, avec une folk accoustique mélodieuse et sans crânerie. Les arrangements servent la musique (et non pas seulement les voix comme c'est trop souvent le cas), et ces deux complices nous ouvrent grand les portes sur leur univers enfantin, fait d'harmonica, de trompette et d'histoires d'amours naissants. Le tout avec une aisance candide. Surprenant.

Ecoutez leur premier album et surtout ne les loupez pas en concert (ils viennent de loin, ce serait dommage)... Julia est aussi pétillante qu'Angus est ténébreux et la force de leur musique et de leur lien ressort formidablement sur scène.

Mon Top 5 : Paper aeroplane, Mango Tree, Private Lawns, Bella, Just a Boy


Pirate's Gospel
Pirate's Gospel
Proposé par Giant Entertainment
Prix : EUR 37,98

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "The deeper parts of the river", 30 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pirate's Gospel (CD)
Deux accords de guitare, une voix limpide au décroché naturel, quelques notes de banjo et des choeurs empruntés au plus primitif des blues... Avec "Pirate's Gospel", Alela Diane nous offre une folk dépouillée et austère, évoquant en toute simplicité une époque lointaine et révolue, celle des chercheurs d'or, des pionniers et des hobos.

Etrangement, c'est au cours d'un voyage en solitaire à travers notre Europe ancestrale qu'Alela Diane imagine et compose ces petits moments musicaux totalement empreints de l'imaginaire américain des siècles derniers. L'album est ensuite enregistré modestement dans le studio amateur de son père (également musicien), gravé à 600 expemplaires et distribué à la famille et aux amis. Il faudra attendre 2 ans pour que le bouche à oreille parvienne jusqu'en France. L'album est réédité par l'excellent petit label Fargo, et permet à cette jeune californienne d'enthousiasmer l'hexagone avec modestie. En ces temps de hype bling bling où le look prévaut sur le talent et la sincérité, la musique d'Alela Diane s'apparente à une douce parenthèse pour le coup réellement roots. Embarquez sereinement pour cet envoûtant voyage vers l'Ouest, en pleine terre indienne.


The Pirate'S Gospel
The Pirate'S Gospel
Proposé par Meganet France
Prix : EUR 19,08

46 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "The deeper parts of the river", 21 mai 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Pirate'S Gospel (CD)
Deux accords de guitare, une voix limpide au décroché naturel, quelques notes de banjo et des choeurs empruntés au plus primitif des blues... Avec "Pirate's Gospel", Alela Diane nous offre une folk dépouillée et austère, évoquant en toute simplicité une époque lointaine et révolue, celle des chercheurs d'or, des pionniers et des hobos.

Etrangement, c'est au cours d'un voyage en solitaire à travers notre Europe ancestrale qu'Alela Diane imagine et compose ces petits moments musicaux totalement empreints de l'imaginaire américain des siècles derniers. L'album est ensuite enregistré modestement dans le studio amateur de son père (également musicien), gravé à 600 expemplaires et distribué à la famille et aux amis. Il faudra attendre 2 ans pour que le bouche à oreille parvienne jusqu'en France. L'album est réédité par l'excellent petit label Fargo, et permet à cette jeune californienne d'enthousiasmer l'hexagone avec modestie. En ces temps de hype bling bling où le look prévaut sur le talent et la sincérité, la musique d'Alela Diane s'apparente à une douce parenthèse pour le coup réellement roots. Embarquez sereinement pour cet envoûtant voyage vers l'Ouest, en pleine terre indienne.


The Sermon On Exposition Boulevard
The Sermon On Exposition Boulevard
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 9,90

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Planet Babylone, 15 septembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Sermon On Exposition Boulevard (CD)
Une certitude : "The Sermon On Exposition Bld" représente un virage serré en direction d'un son résolument rock, surprenant aux vues des précédents opus de Rickie Lee Jones, fondés sur de savoureux mélanges de jazz et de folk évanescents. Pour les auditeurs de la première heure, les repaires sont chamboulés et l'écoute initiale s'avère déroutante. Mais enivrante ! La voix de Rickie Lee Jones, reconnaissable entre mille, légère, ondulante et un brin nasale, comme éternellement enrhumée, se pose à la perfection sur les mélodies dominées par les steel guitars, les percussions "tambourineuses" et les tintements délicats des cymbales.

Harmonies légèrement déstructurées, mid-tempo allègres, longs monologues poétiques Pattismithiens, rocks bien sentis... Au fil des 13 titres de ce dernier-né se révèle une autre facette, rugueuse et exaltée, de cette chanteuse énigmatique, engagée et désormais mystique. « The Sermon... » est en effet un album concept, vaguant entre litanies et mélopées d'une homélie éclose sous le lourd soleil de Los Angeles.

A l'origine de ce projet, un homme : Lee Cantelon et son envie de transposer la parole du Christ dans notre société moderne. Rickie Lee Jones se greffe au projet et entourée de plusieurs musiciens, dans un esprit raw (enregistrement en une prise, improvisations, studio perméable aux bruits de la rue) cosigne la plupart des titres de l'album. Au final, se dessine un album à l'étourdissant parfum d'authenticité Lo-Fi, exprimant intelligemment et sans prosélytisme foi et croyance (tout en dénonçant l'hypocrisie des masses bigotes bien pensantes, pratiquant pour leur bonne conscience - « Where I Like it Best »).

En sus, un magnifique livret, illustrant le processus de création de l'album au travers des photos de Lee Cantelon et pour la version collector, un DVD dévoilant les coulisses des sessions d'enregistrements. Et quand d'autres bardent leur galette de systèmes anti-copie (voire anti-lecture...), ici vous trouverez l'intégralité des titres en mp3 haute fidélité.

A acheter d'urgence donc... Et pour ceux qui découvriraient Rickie Lee Jones, un petit détour par les albums « Pirates », « The Evening of My Best Day » et « Rickie Lee Jones » s'impose !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 18, 2009 5:44 AM CET


Dap-Dippin' With...
Dap-Dippin' With...
Proposé par capricorde
Prix : EUR 12,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lady Funk, 25 mai 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dap-Dippin' With... (CD)
Alors que les hits parades abritent un nombre impressionnant de musiques ressucées et indigentes, parfois simple sample bouclé de classiques consensuels (oups pléonasme), Sharon Jones s'impose comme une rafraichissante alternative, une sortie de secours quelque peu anachronique, en véritable survivante de l'âge d'or du Funk énergique et inspiré. Car c'est bien de revival Funk dont il est question ici, Sharon Jones poussant même le vice jusqu'à la pochette de l'album, d'inspiration cheap et kitsch digne des sixties.

C'est accompagnée du groupe "The Daps Kings" qu'elle enregistre "Dap Dippin' With..." (sorti en 2004), un album de funk incandescent et énergique à souhait. Opus qui délivre avec simplicité son quintal de cuivres, de basses grasses et de rythmes profanes dans une atmosphère live survoltée. Qu'on se le dise, cet album est une invitation à la transe joyeuse, nous faisant oublier que Miss Sharon Jones et ses compagnons musiciens sont bien de notre époque.

N'hésitez donc pas à entreprendre ce voyage dans le temps et à le prolonger avec délice en jetant une oreille (ou deux, c'est toujours mieux en stéréo) à "Naturally", plus accessible musicalement parlant. Ne ratez pas non plus Miss Jones en concert, un véritable phénomène. Bon voyage.


Sermon On Exposition Boulevard
Sermon On Exposition Boulevard
Prix : EUR 23,45

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Planet Babylon, 28 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sermon On Exposition Boulevard (CD)
Une certitude : "The Sermon On Exposition Bld" représente un virage serré en direction d'un son résolument rock, surprenant aux vues des précédents opus de Rickie Lee Jones, fondés sur de savoureux mélanges de jazz et de folk évanescents. Pour les auditeurs de la première heure, les repaires sont chamboulés et l'écoute initiale s'avère déroutante. Mais enivrante ! La voix de Rickie Lee Jones, reconnaissable entre mille, légère, ondulante et un brin nasale, comme éternellement enrhumée, se pose à la perfection sur les mélodies dominées par les steel guitars, les percussions "tambourineuses" et les tintements délicats des cymbales.

Harmonies légèrement déstructurées, mid-tempo allègres, longs monologues poétiques Pattismithiens, rocks bien sentis... Au fil des 13 titres de ce dernier-né se révèle une autre facette, rugueuse et exaltée, de cette chanteuse énigmatique, engagée et désormais mystique. « The Sermon... » est en effet un album concept, vaguant entre litanies et mélopées d'une homélie éclose sous le lourd soleil de Los Angeles.

A l'origine de ce projet, un homme : Lee Cantelon et son envie de transposer la parole du Christ dans notre société moderne. Rickie Lee Jones se greffe au projet et entourée de plusieurs musiciens, dans un esprit raw (enregistrement en une prise, improvisations, studio perméable aux bruits de la rue) cosigne la plupart des titres de l'album. Au final, se dessine un album à l'étourdissant parfum d'authenticité Lo-Fi, exprimant intelligemment et sans prosélytisme foi et croyance (tout en dénonçant l'hypocrisie des masses bigotes bien pensantes, pratiquant pour leur bonne conscience - « Where I Like it Best »).

En sus, un magnifique livret, illustrant le processus de création de l'album au travers des photos de Lee Cantelon et pour la version collector, un DVD dévoilant les coulisses des sessions d'enregistrements. Et quand d'autres bardent leur galette de systèmes anti-copie (voire anti-lecture...), ici vous trouverez l'intégralité des titres en mp3 haute fidélité.

A acheter d'urgence donc... Et pour ceux qui découvriraient Rickie Lee Jones, un petit détour par les albums « Pirates », « The Evening of My Best Day » et « Rickie Lee Jones » s'impose !


Une Femme Battante
Une Femme Battante
Prix : EUR 11,90

50 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Ce n'est pas de la Soul..., 25 mars 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une Femme Battante (CD)
Miss Dominique fait mal à nos oreilles et à la Soul qu'elle prétend savoir chanter mais qu'elle dénature et insulte par les reprises présentes sur son album. Tout est à revoir, son accent nasillard et ridicule qu'elle adopte aussi bien sur les compositions françaises qu'anglo-saxonnes, son vibrato chevrotant perpétuel et sa tendance à surjouer au niveau des décibels. La perruque, les lentilles de couleur, les faux cils, les robes à paillettes surannées et le maquillage à outrance ne sont pas pour arranger les choses et donne à Miss Dominique une allure de diva de pacotille, de chanteuse de cabaret louche, d'une risible icône en carton pâte.

Tout ça pour nous faire oublier qu'elle n'est qu'un produit marketing lancé trop vite et qui risque de s'écraser tout aussi vite, emportée qu'elle est par le poids de sa victoire de la musique usurpée. Dommage que Miss Dominique écorne autant de magnifiques standards (James Brown doit se retourner dans sa tombe), car même si l'effort est louable, il n'en ressort rien de bon. Je conseille donc à Miss Dominique de revoir ses classiques (par exemple en écoutant Doris Duke pour comprendre ce qu'est un vibrato soul bien maîtrisé, en écoutant Millie Jackson pour comprendre ce qu'est une voix écorchée agréable, et en écoutant Etta James pour comprendre ce qu'est l'interprétation) et de s'alléger de toutes ces manières et accessoires qui musèlent sincérité et émotions.

Je précise que pour cet album, Miss Dominique ne semble pas avoir été aidée ni bien orientée dans les choix qui s'offraient à elle. Résultat : un album qui ne s'assume pas, mi-figue mi-raisin, toujours à l'orée de quelque chose sans jamais réellement s'engager. En témoigne la playlist, un véritable pot pourri de chansons françaises de variétés, de reprises de soul en anglais, de compositions personnelles pathétiques, déroutant à souhait ! Le tout plombé par des arrangement simplistes de karaoke.

La bonne nouvelle c'est que Miss Dominique ne peut que progresser ! Et par pitié, qu'on arrête de comparer Miss D. à Whitney Houston, Mariah Carey, Aretha Franklin ou qui sais-je encore !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2009 5:45 PM MEST


Come a Little Bit Closer
Come a Little Bit Closer
Prix : EUR 10,87

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 No Disco for Etta, 25 mars 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come a Little Bit Closer (CD)
Enregistré circa 1975, en pleine tourmente d'un Label à l'agonie et d'une chanteuse en prise avec ses démons, "Come a Little Closer" aurait pu ne jamais voir le jour. En outre, 1975 voyait se répandre un nouveau style musical, déferlant aussi bien sur les ondes que dans les clubs du monde entier: le disco. Un mouvement de grande ampleur qui éclipsa durablement la Soul et le RnB dont il se nourrissait pourtant goulûment. De nombreuses chanteuses de Soul (Diana Ross, Candi Staton, Chaka Khan, Esther Phillips etc.) trouvèrent un second souffle salvateur dans l'engouement joyeux que suscitait cette musique nouvelle. Mais contrairement à certaines de ces consoeurs, Etta James ne céda jamais à la mode du disco.

"Come a Little Closer" est donc naturellement centré sur la soul sévèrement teintée de funk-rock, avec de savoureuses échappées en direction du blues (St. Louis Blues), du jazz New Orleans (Gonna Have Some Fun Tonight) et du Rnb dans tout ce qu'il a de noble (Lovin' Arms, Come a Little Closer). Et au milieu, à cueillir avec délicatesse, une complainte inexprimable, gorgée de pleurs et de lamentations, reflétant au plus près la détresse d'Etta James en ces temps de bataille pour sa propre survie (Feeling Uneasy).

Certains des morceaux ont fait l'objet d'une seule prise ou à peine plus, conférant à l'album une spontanéité rafraîchissante et laissant apparaître de ci de là des aspérités et fissures inespérées dans d'autres conditions d'enregistrement. Etta James prouve ici encore ses incomparables talents d'interprète. A noter les excellentes compositions de Gabriel Mekler et de Trevor Lawrence et dont on aurait pu attendre un travail de moindre qualité concernant un album de commande comme celui-ci.

En conclusion, "Come a Little Closer" est un album extrêmement savoureux, qui s'écoute le sourire aux lèvres mais les poings serrés. Un des meilleures opus d'Etta James avec pour point d'orgue "You Give Me What I Want", "St. Louis Blues" et "Let's Burn Down the Cornfield".


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