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Contenu rédigé par Michel LONCIN
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Michel LONCIN

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Louis XI, le pouvoir fracassé
Louis XI, le pouvoir fracassé
DVD ~ Jacques Perrin
Prix : EUR 14,70

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une CARICATURE de l'Histoire !!!, 1 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Louis XI, le pouvoir fracassé (DVD)
D'aucuns, à la vision de ce film, se féliciteront de "comprendre l'histoire"... Il n’est, en fait, qu’une caricature de l'Histoire, la VRAIE !!! L'intrigue (si l'on peut appeler "intrigue" ce produit d'une invention grossière) se déroule à l'été 1483, en Touraine (Louis XI est effectivement décédé le 30 août 1483 à Plessis-lez-Tours). Un mystérieux messager se présente au château. Affaibli par la maladie (dans ses dernières années, il a été victime d'au moins trois attaques d'apoplexie, la première, en mars 1479, au témoignage de Philippe de Commynes), mais toujours méfiant et tyrannique, le vieux roi (il vient d'avoir 60 ans, âge avancé pour l'époque) accepte de le recevoir et apprend l'existence d'un complot : le souverain va être assassiné le jour même. Ce sont ses propres ministres qui exécuteront le plan mis au point par Louis d'Orléans, son gendre. La raison : la volonté de Louis XI d'unifier le royaume de France se heurte toujours aux grands féodaux, qui n'acceptent plus d'être dépossédés de leurs biens et de leurs privilèges.

Rien que le fait d'un "complot" fomenté par le premier prince du sang (Louis II d'Orléans - futur Louis XII -, cousin germain du roi, est le deuxième successible après le Dauphin Charles, futur Charles VIII) dirigé contre le roi est ABSURDISSIME au regard de l'Epoque !!! La personne du roi, oint par un ministre de Dieu, était alors considérée comme SACREE : ainsi que l'a proclamé Jean Gerson dans son célèbre discours "Vivat Rex" du 07 novembre 1405 : le roi a "vie naturelle ou corporelle, vie espirituelle, vie civile et universelle". Provisoire possesseur d’une dignité qui est "comme sacerdotale ou pontificale dignité", le roi sait qu’il doit "sousmettre tout à Dieu qui est le roy des roys », gouverner « soy et son royaulme à l’honneur de Dieu". L’Antiquité avait assimilé la société politique à une grande famille et proclamé le prince, "pater populi" ; le Moyen-Âge n’a pas oublié cette image : l’obéissance du "sujet" et la vertu du chrétien sont consubstantiels (impossible, évidemment, en notre XXIème siècle qui s'est totalement coupé de la spiritualité, de seulement comprendre - encore moins envisager - cette authentique "RELIGION" royale !!!). Pour tout "sujet" du roi (et Louis II d'Orléans, premier prince du sang, en était le premier), attenter à la vie "naturelle ou corporelle" du roi, reflet de Dieu sur la Terre, eût équivalu à commettre un SACRILEGE !!!

Si le personnage de Louis XI transmis par le film (magistralement interprété par Jacques Perrin) correspond à la personnalité de ce grand roi (un des plus grands que la France ait eu ... en cela, le film rend pleinement témoignage, dans l'expression avouée de la Raison d'Etat, incompatible avec le sentiment), celui de Louis II d'Orléans, noirci à plaisir, relève de la plus grossière caricature !!! Certes, Louis avait bien des griefs à alléguer, le moindre n'étant pas le mariage qu'il a été CONTRAINT de contracter à quatorze ans (!) avec la malheureuse Jeanne de France (elle-même âgée de 12 ans !), difforme, physiquement estropiée (boiteuse), incapable d'assurer une descendance ... Mariage "politique" s'il en était (la promesse en avait été signée à la naissance de Jeanne, lors que Louis n'avait que deux ans !!!), Louis XI entendant ainsi s'assurer de l'extinction de la branche d'Orléans, immédiatement successible au trône si le Dauphin Charles venait à manquer ("pour ce qu'il me semble que les enfants qu'ils auront ensemble ne leur coûteront point cher à nourrir" aurait-il confié cyniquement à un de ses confidents ...). Mariage consanguin (leurs bisaïeuls, Charles VI et Louis Ier d'Orléans étaient frères) ayant nécessité une dispense papale qui s'était fait quelque peu attendre ... "Mariage" qui aura fait le dégoût de Louis et le malheur de Jeanne (ainsi qu'en témoigne la scène émouvante entre elle et son père) ...

Et les erreurs et "arrangements" avec l’Histoire de fourmiller … Quand le scénario suppose une "faiblesse" d'Anne de Beaujeu à l'égard de son cousin d'Orléans, il méconnaît la réputation de cette princesse "masculinisée" ... "la moins folle des filles de France, car de sage il n'y en a point" selon le jugement de son père, et qui lui ressemblait étonnement ...

Quand le scénario fait accroire qu'Anne a été immédiatement intronisée Régente sur le lit de mort de Louis XI, il anticipe sur les Etats-généraux de Tours de 1484 qui entérineront cette volonté royale contre les prétentions légitimes de Louis II d'Orléans ... en tant que premier prince du sang, conformément à la "coutume" et, plus encore, à la réputation de la loi salique (laquelle jouera pleinement en 1498, à la mort de Charles VIII, en faveur de Louis) ...

Quand le scénario fait dire à Louis XI que "le duché d'Orléans appartiendra au royaume de France, que Louis le veuille ou non", il ne fait que démontrer l'ignorance ou la mésestimation, par ses auteurs, du fait féodal : le duché faisait DEJA partie du royaume ; il n'était dévolu au duc qu'en tant qu'apanage sous condition "d'hommage" (ou serment de fidélité) prêté au roi (ce qui supposait confiscation en cas de félonie telle, par exemple, qu'un pareil "complot") ...

Quand le scénario fait dire que "l'archevêque de Bellême" a été condamné à être enfermé dans une cage de fer (à l'exemple du cardinal La Balue, VRAI traître, lui, et enfermé onze ans) pour un prêche appelant à la mort du roi, il ne fait que démontrer l'ignorance ou la méconnaissance de cette "religion royale" qui, alors, protégeait les rois : JAMAIS un prélat n'eût osé agir publiquement comme tel ...

Quand le scénario charge Louis d’une telle ambition obtenue par un assassinat, il fait "bon marché" de l’histoire tragique dont il est héritier en tant que petit-fils de Louis Ier d’Orléans, ignoblement assassiné le 23 novembre 1407 sur ordre de JeanSans Peur et fils de Charles d’Orléans, prisonnier des Anglais pendant 25 ans …

Outre Louis (le "Coq de basse-cour"), la liste des supposés "comploteurs" fait s'écrouler de rire tout qui connaît un tant soit peu l'Histoire (la VRAIE) ... Pierre de Rohan sera et restera jusqu'à la mort de Louis XI, d’une indéfectible fidélité (au point d'être admis le troisième à signer le Testament politique du roi !) ... Tristan l'Hermitte, décédé en 1479 (quatre ans avant ce supposé "complot", aura été avec Olivier Le Daim (pendu à Montfaucon, le 21 mai 1484 ... "concession" accordée par Anne de Beaujeu aux grands du royaume pour se les conclier), tout aussi fidèle serviteur et des plus fermes exécuteurs de la politique royale ... Richard de Bérulles semble être sorti de l'imagination des auteurs ... De même que le prétendu "Philippe d'Anjou" (en ce mois d'août 1483, il n'y plus de duc d'Anjou, Charles V, dernier descendant de Louis Ier d'Anjou, étant décédé deux ans plus tôt et le duché ayant dès lors été ratttaché à la Couronne ... ainsi qu'il est dit plus avant, de la bouche même du roi) ... De même que ce "Jean de Champagne" ... inconnu au "bataillon" des comtes de Champagne dont la lignée s’était éteinte deux siècles avant !!!

Film caricatural … et qui ne vaut certes pas un autre film, autrement véridique, et que je n’ai vu qu’une fois, au début des années ’80 ("Louis XI ou le pouvoir central" avec Denis Manuel dans le rôle du roi et Bernard Giraudeau dans celui de Philippe de Commynes) … Film qui, LUI, serait à rééditer d’URGENCE !!!


Marquise de Pompadour - l'Integrale
Marquise de Pompadour - l'Integrale
DVD ~ Hélène de Fougerolles
Proposé par __The_Best_on_DVD__
Prix : EUR 9,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une Pompadour ... à la "sauce" XXIème siècle !!!, 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marquise de Pompadour - l'Integrale (DVD)
Un téléfilm très agréable ... mise en scène, images, costumes, décors (au sein même du château de Versailles !) somptueux, musique solaire, jeux des acteurs ... Un téléfilm distrayant dont il convient néanmoins de dénoncer une énième manifestation de féminisme outrancier (et son inévitable corollaire d'abaissement et/ou de dénonciation du mâle … "macho"). Car le scénario procède à un révisionnisme, une réécriture de l'Histoire, exaltant la vie et les actions d’une femme assez bassement vilipendée de son vivant mais ensuite objet de polémiques historiographiques après sa mort, et dont il convient de mesurer hors de tout parti pris "sexiste" à la "sauce" XXIème siècle le degré de responsabilité dans la déliquescence de la royauté française en tant qu'ayant occupé une place éminente au sommet de l'Etat aux côtés du dépositaire de siècles de tradition monarchique !!!

Tout n'est pas faux dans le scénario ... Ainsi de la première rencontre, "romantique" entre celle qui n'était encore que Mme d'Etioles, et qui se déroula de fait telle que décrite, au cours de l'été 1743, aux abords du château d'Etioles près de Sénart, au sein de cette forêt royale où Louis XV venait souvent chasser ... rencontre préméditée par un lieutenant de la vénerie royale avec la complicité du maréchal de Richelieu ... Ainsi de sa culture et de son intelligence la situant dans le siècle en tant qu'esprit ... "éclairé" ... Ainsi des multiples "poissonnades", ces pamphlets infects ainsi nommés pour rappeler à l'intéressée sa condition de roturière (elle est née Jeanne-Antoinette Poisson) ... Ainsi de l'amour passionné du roi puis de l'amitié qu'il ne cessera de lui témoigner jusqu'à sa mort (il lui permettra de mourir chrétiennement dans ce Versailles, au mépris de "l’étiquette" de Cour) ... Ainsi de la constante animosité des enfants royaux (le téléfilm ne craint pas alors de procéder à une caricature éhontée du Dauphin, présenté sous les dehors les plus "noirs" lors que, profondément chrétien - ce qui interdit les complots et desseins meurtriers qui lui sont prêtés -, homme d'études et de Cabinet, il fut surtout attaché au conservatisme monarchique l’opposant à une politique louisquiziène procédant du "style Pompadour") ... Ainsi de l'hostilité d'une Cour versaillaise enragée à l'égard de l'élévation de celle qui n'était pas du "Monde" ... Ainsi aussi de son "talent" de régente des "plaisirs" du roi, une fois que leurs relations seront devenues platoniques sous la pression du "parti dévôt" ... C'est que, FRIGIDE et incapable de satisfaire la torrentielle sexualité de son amant mais craignant d'y perdre sa position de "Premier ministre" de sérail, elle promouvra des "petites maîtresses" jusqu'à organiser, à partir d'un réseau de rabatteurs, un véritable système de prostitution clandestine dans le cadre du célèbre lupanar du "Parc-aux-cerfs" auquel est associé une légende … sardanapalesque !!!

Le téléfilm en ferait presqu'une égale de Richelieu ... Dessein impossible au regard des graves erreurs de sa "politique" !!! Egerie des prétendues "Lumières", elle accorda un crédit exagéré aux écrivains, "philosophes" et encyclopédistes ... Montesquieu, D'Alembert, Diderot furent ses obligés et Voltaire, l'auteur favori et choyé ... au point de recevoir du roi une charge d'historiographe et d'être élevé à l'Académie française lors que, chassé de Berlin par Frédéric II, ses écrits sapaient les fondements mêmes de la monarchie et de la société !!! Cette alliance avec "l'esprit éclairé du temps" aboutira à l'expulsion des Jésuites ... Grave erreur qui privera la monarchie de l’indispensable contrepoids à la puissance des Parlements, ces cours de "Justice" réactionnaires, jansénistes par opposition à la monarchie !!! D'où la Fronde parlementaire des dernières années du règne qui discréditeront plus encore un Louis XV se consolant de la mort de la marquise avec une nouvelle roturière, la comtesse du Barry ...

Même si la fameuse missive de l'Impératrice Marie-Thérèse adressée à "Ma chère Amie" relève sans doute du domaine de la légende (et de la propagande), la marquise doit cependant être tenue pour responsable du "Renversement des Alliances" faisant de la France l’auxiliaire de l'Autriche et lui interdisant de se doter d’une marine de guerre capable de tenir l'Angleterre en respect ... Il en résultera le DESASTRE de la guerre de Sept ans ... Ne parlons pas de la valse des ministères et la procession des ministres, promus puis exilés par sa toute puissante volonté et dont fait à peine état le téléfilm en les seules personnes de Maurepas et du cardinal de Bernis !!! C'est pourtant elle qui favorisera la carrière de Choiseul, promoteur avec elle, en tant qu'ambassadeur à Vienne, du "Renversement des Alliances" et, plus tard, allié des Parlements ...

Saluons néanmoins laz performance des acteurs … Hélène de Fougerolles, Vincent Pérez (déjà partenaires dans "Fanfan la Tulipe"), remarquables recréateurs des personnalités de la marquise et de Louis XV !!! Charlotte de Turckheim dans le rôle de la reine Marie Leczinska (la vision des relations "cordiales" entre les deux femmes est exacte) … Damien Jouillerot à qui est confiée la très difficile tâche d'incarner un apoplectique, caricatural et historiquement faux Dauphin (une autre fausseté réside dans la naissance du futur Louis XVI, bombardé successeur dès sa naissance - 1754 - lors qu'il n'était alors que le troisième petit fils de France) ...

Je dédie à ce téléfilm deux étoiles ... J'en aime la beauté cinématographique et j’en récuse le parti-pris souvent pseudo historique ...


Marquise de Pompadour
Marquise de Pompadour
DVD ~ Hélène de Fougerolles
Proposé par DVD_EN_STOCK
Prix : EUR 49,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un XVIIIème siècle recomposé à la "sauce" XXIème !!!, 29 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marquise de Pompadour (DVD)
Une Pompadour ... à la "sauce" XXIème siècle !!!

Un téléfilm très agréable ... mise en scène, images, costumes, décors (au sein même du château de Versailles !) somptueux, musique solaire, jeux des acteurs ... Un téléfilm distrayant dont il convient néanmoins de dénoncer une énième manifestation de féminisme outrancier (et son inévitable corollaire d'abaissement et/ou de dénonciation du mâle ... "macho"). Car le scénario procède à un révisionnisme, une réécriture de l'Histoire, exaltant la vie et les actions d'une femme assez bassement vilipendée de son vivant mais ensuite objet de polémiques historiographiques après sa mort, et dont il convient de mesurer hors de tout parti pris "sexiste" à la "sauce" XXIème siècle le degré de responsabilité dans la déliquescence de la royauté française en tant qu'ayant occupé une place éminente au sommet de l'Etat aux côtés du dépositaire de siècles de tradition monarchique !!!

Tout n'est pas faux dans le scénario ... Ainsi de la première rencontre, "romantique" entre celle qui n'était encore que Mme d'Etioles, et qui se déroula de fait telle que décrite, au cours de l'été 1743, aux abords du château d'Etioles près de Sénart, au sein de cette forêt royale où Louis XV venait souvent chasser ... rencontre préméditée par un lieutenant de la vénerie royale avec la complicité du maréchal de Richelieu ... Ainsi de sa culture et de son intelligence la situant dans le siècle en tant qu'esprit ... "éclairé" ... Ainsi des multiples "poissonnades", ces pamphlets infects ainsi nommés pour rappeler à l'intéressée sa condition de roturière (elle est née Jeanne-Antoinette Poisson) ... Ainsi de l'amour passionné du roi puis de l'amitié qu'il ne cessera de lui témoigner jusqu'à sa mort (il lui permettra de mourir chrétiennement dans ce Versailles, au mépris de "l'étiquette" de Cour) ... Ainsi de la constante animosité des enfants royaux (le téléfilm ne craint pas alors de procéder à une caricature éhontée du Dauphin, présenté sous les dehors les plus "noirs" lors que, profondément chrétien - ce qui interdit les complots et desseins meurtriers qui lui sont prêtés -, homme d'études et de Cabinet, il fut surtout attaché au conservatisme monarchique l'opposant à une politique louisquiziène procédant du "style Pompadour") ... Ainsi de l'hostilité d'une Cour versaillaise enragée à l'égard de l'élévation de celle qui n'était pas du "Monde" ... Ainsi aussi de son "talent" de régente des "plaisirs" du roi, une fois que leurs relations seront devenues platoniques sous la pression du "parti dévôt" ... C'est que, FRIGIDE et incapable de satisfaire la torrentielle sexualité de son amant mais craignant d'y perdre sa position de "Premier ministre" de sérail, elle promouvra des "petites maîtresses" jusqu'à organiser, à partir d'un réseau de rabatteurs, un véritable système de prostitution clandestine dans le cadre du célèbre lupanar du "Parc-aux-cerfs" auquel est associé une légende ... sardanapalesque !!!

Le téléfilm en ferait presqu'une égale de Richelieu ... Dessein impossible au regard des graves erreurs de sa "politique" !!! Egerie des prétendues "Lumières", elle accorda un crédit exagéré aux écrivains, "philosophes" et encyclopédistes ... Montesquieu, D'Alembert, Diderot furent ses obligés et Voltaire, l'auteur favori et choyé ... au point de recevoir du roi une charge d'historiographe et d'être élevé à l'Académie française lors que, chassé de Berlin par Frédéric II, ses écrits sapaient les fondements mêmes de la monarchie et de la société !!! Cette alliance avec "l'esprit éclairé du temps" aboutira à l'expulsion des Jésuites ... Grave erreur qui privera la monarchie de l'indispensable contrepoids à la puissance des Parlements, ces cours de "Justice" réactionnaires, jansénistes par opposition à la monarchie !!! D'où la Fronde parlementaire des dernières années du règne qui discréditeront plus encore un Louis XV se consolant de la mort de la marquise avec une nouvelle roturière, la comtesse du Barry ...

Même si la fameuse missive de l'Impératrice Marie-Thérèse adressée à "Ma chère Amie" relève sans doute du domaine de la légende (et de la propagande), la marquise doit cependant être tenue pour responsable du "Renversement des Alliances" faisant de la France l'auxiliaire de l'Autriche et lui interdisant de se doter d'une marine de guerre capable de tenir l'Angleterre en respect ... Il en résultera le DESASTRE de la guerre de Sept ans ... Ne parlons pas de la valse des ministères et la procession des ministres, promus puis exilés par sa toute puissante volonté et dont fait à peine état le téléfilm en les seules personnes de Maurepas et du cardinal de Bernis !!! C'est pourtant elle qui favorisera la carrière de Choiseul, promoteur avec elle, en tant qu'ambassadeur à Vienne, du "Renversement des Alliances" et, plus tard, allié des Parlements ...

Saluons néanmoins laz performance des acteurs ... Hélène de Fougerolles, Vincent Pérez (déjà partenaires dans "Fanfan la Tulipe"), remarquables recréateurs des personnalités de la marquise et de Louis XV !!! Charlotte de Turckheim dans le rôle de la reine Marie Leczinska (la vision des relations "cordiales" entre les deux femmes est exacte) ... Damien Jouillerot à qui est confiée la très difficile tâche d'incarner un apoplectique, caricatural et historiquement faux Dauphin (une autre fausseté réside dans la naissance du futur Louis XVI, bombardé successeur dès sa naissance - 1754 - lors qu'il n'était alors que le troisième petit fils de France) ...

Je dédie à ce téléfilm deux étoiles ... J'en aime la beauté cinématographique et j'en récuse le parti-pris souvent pseudo historique ...


Louis XV - le soleil noir
Louis XV - le soleil noir
DVD ~ Féodor Atkine

5.0 étoiles sur 5 Le Soleil Noir" ou l'éclipse de cette monarchie qui "fit la France" ... avant la profonde NUIT !!!, 24 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Louis XV - le soleil noir (DVD)
Un film remarquable !!! Son sous-titre, se voulant antinomique avec la titulature "officielle" du "Roi Soleil" est tout à fait approprié s’agissant du destin de celui qui, de "Louis le Bien-Aimé", deviendra, au fil du temps, des échecs, des déceptions, des capitulations et de la vie privée jugée "scandaleuse" (avant tout par cette "Cour" AVILIE qui n'admettait pas que des maîtresses de "basse extraction" supplantent les "bien-nées"), le monarque le plus haï de l'Histoire de France !!! D'emblée, le ton est donné, en cette lueur équivoque d'une éclipse de soleil (empruntée probablement à celle du 11 août 1999) pour suggérer cinématographiquement celle de la monarchie solaire et qui ne fut que TROP vraie au fur et à mesure que se déroulait l'anti-règne de ce successeur de Louis XIV qui n'avait QUE TROP sous les yeux "l'exemple" écrasant du "GRAND" roi (exposé en maintes scènes d'auto dévalorisation "louisquinziènne") pour savoir résister au progressif isolement de la monarchie, close en la prison dorée de Versailles, devenue l'OTAGE d'une aristocratie revancharde, exilée de la réalité de la France profonde !!!

C'est qu'alors le pouvoir monarchique, en parfaite contradiction avec son essence étymologique, prend une forme bicéphale d’autant plus dangereuse que Louis XV, pour monarque absolu qu’il prétend être, va, en dépit d'un courage personnel (sa conduite lors de la guerre de Succession d'Autriche jusqu'au triomphe de Fontenoy), révéler peu à peu sa répugnance à porter le formidable poids d’une Monarchie pourtant rajeunie et réincarnée à son avènement !!! Cette "monarchie", en effet, n’a plus "d’absolu" que le nom, à l’heure où se développe la nouvelle force, "l’opinion publique", revanche de Paris sur Versailles et réceptacle de l’œuvre pamphlétaire des prétendues "Lumières". Rien que le pluriel de l’expression, suffit à indiquer … pour qui OSE voir, la fausseté fondamentale : "LA" Lumière n’a besoin que d’elle même pour briller ; la prétention prométhéenne "DES" lumières ne fait qu’en diffracter les rayons en vue d’une œuvre d’erreurs et bientôt de ténèbres, celle qui, "déiste", va conduire l’humanité, à travers la TRAGEDIE de la Révolution française, du prisme de la "raison" scientiste et du matérialisme athée du XIXème siècle à la dissolution des valeurs, rançon du XXème (et, plus que jamais, de ce début du XXIème) !!!

C'est que Louis XV, intérieurement miné par une force subversive et cette pente neurasthénique de son caractère paralysant son "vouloir être roi" dont le film se fait plus que l'écho, cède la place à "plus fort que lui" (d'où le "règne" de la Pompadour - qu'il aimât profondément -, cette Egérie des funestes "Lumières", faisant et défaisant les ministres mais aussi créatrice du "style Louis XV" en Art) et (plus encore) à plus indigne (ces "filles"du lupanar du Parc au Cerf). Au souverain impuissant à régner réplique en effet l’incontinence sexuelle de l'homme ... En lui se livre un va-et-vient entre deux instances opposées qui le troublent jusqu'à la mort : l'appel du plaisir, véritable despotisme érotique jusqu'à la lassitude (voire le dégout de lui-même) et le remords d'une nature taciturne, morose, encline à l'amertue et au regret, au repentir religieux par peur du châtiment divin et de la damnation !!! Seule consolation : sa préférence pour une existence intime, en ses "petits appartements", parmi les siens (il fut un père aimant, affectueux, attentionné, compensant de la sorte les frustrations de son enfance désolée de très précoce orphelin), loin de la réalité du pouvoir, fuite annonçant, préparant la venue d'une crise profonde de la monarchie ...

Film terrible aussi, d'une accablante noirceur (les scènes déchirantes de la mort du Dauphin et de la conversation du roi avec l'astronome Cassini), exposant sans fard, lucidement, l'abaissement, l'auto-capitulation du roi ("les choses comme elles sont dureront bien autant que moi", paraphrase du fameux "Après moi, le Déluge" qu'on lui a prêté) !!! De la fronde des Parlements, il n'est cependant pas originairement responsable (ni non plus le Régent Philippe d'Orléans, ainsi que l'on tant dit) mais bien ... Louis XIV lui-même, "praticien et artiste de la Monarchie absolue" (François Furet), "ayant fait pour la royauté plus qu’aucun roi de France" et qui fut aussi, selon le jugement d'Auguste Bailly, "de tous nos rois celui qui contribua le plus à sa ruine" en tant qu'auteur d'un Testament funeste dont l'abolition a été précisément payée du rétablissement de la puissance de ces Cours réactionnaires !!! Eclipse totale de soleil, le "Soleil noir" louisquinzien ne pouvait générer aucune lumière ... Le Discours de la Flagellation (1766), la Réforme Maupeau (1771), autant de "Coups de majesté", seront considérés comme autant de preuves de despotisme par ceux-là mêmes qui auraient dû les soutenir !!!

"Le Soleil Noir" ... soit dans le thème astrologique de Louis XV, le Soleil "en exil" en Verseau, à la double opposition de la conjonction d'Uranus (lui-même "en exil") - Pluton en Lion (signe de la France royale), cette funeste "signature" des "Lumières" !!!

"Ayez en pitié mon peuple et mon royaume ... Ne permettez pas qu'il tombe jamais dans l'Erreur" fait dire le scénario à Louis XV agonisant (MAGISTRALEMENT interprété par un Stanley Weber de toute grande classe, effrayant d'auto-identification à son rôle) ... C'est pourtant ce qui arrivera en 1789 ... Et il n'est que de d'embrasser du regard les deux siècles de républicanisme qui ont suivi et les multiples calamités qui ont accablé la France pour mesurer l'essence diabolique de cette Erreur !!!


Nannerl, la soeur de mozart
Nannerl, la soeur de mozart
DVD ~ Marie Féret
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 5,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Triste déchet !!!, 17 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nannerl, la soeur de mozart (DVD)
Un navet de l'espèce devenu "classique" de l'ultra féminisme revanchard et/ou castrateur prévalant désormais dans le 7ème Art !!! Passons sur la plastique du film, les décors et les costumes de l'espèce "Pompadour" agréables à regarder (comme pour tout film s'emparant du siècle des prétendues "Lumières") ... Passons sur l'interprète/fille de son père ... tellement "coincée" qu'on dirait presque qu'elle a un balai à la place de la colonne vertébrale (le fait participerait-il à la "thèse" défendue ?) ... Passons sur le "scénario" (si l'on peut dire) prenant d'inexplicables "libertés" avec l'Histoire (la VRAIE !), faisant de l'héroïne-ingénue l'amie du Dauphin et de Louise de France, fille de Louis XV, soit-disant reléguée au couvent (manière d'en remettre une couche sur la prétendue mysogynie d'une époque qui vit, au contraire, les femmes dominer comme jamais - et pour le malheur de la France - la société française des allées du pouvoir de Versailles aux salons littéraires parisiens, en y surajoutant l'anticléricalisme) lors qu'il est notoirement historique que, disgraciée (elle était légèrement bossue) au point d'accentuer ce défaut pour faire échouer les projets de mariage, la princesse cherchera refuge dans la religion, entendant de la sorte "racheter" les péchés de son père ... Passons ... et abordons le "vif du sujet" : la dénonciation du prétendu "sacrifice" de dons inestimables de Nannerl sur l'autel de la gloire de son frère par la volonté du père (à qui, historiquement, la VRAIE Nannerl ressemblait étonnamment tant psychologiquement que caractériellement) ... un "macho" (pardon pour cet emploi anachronique au regard du XVIIIème siècle d'un vocable INSULTANT forgé au XXème) !!!

Cette dénonciation est rien moins que FAUSSE, Nannerl, pour éminente claviériste qu'elle fut et remarquable pédagogue (elle enseigna pendant des années à Salzbourg), ne saurait se comparer au GENIE flamboyant de son frère (totalement dépourvu de charisme dans le film) !!! C'est pourtant ce père "castrateur" qui écrivit quelque jour : "Dieu [leur] a donné de tels talents que je serais contraint, même si ce n'était mon devoir paternel, de tout sacrifier à leur bonne éducation. Chaque instant perdu l'est à jamais". C'est que, formant sa fille, Léopold, éminent pédagogue lui-même, a immédiatement repéré les dons ECLATANTS de son fils de cinq ans : non seulement en tant que claviériste et violoniste mais comme compositeur .. dons que ne manifestera jamais Nannerl ... Ce sont précisément ces dons , ce génie à l'état pur qui, progressivement, va éloigner la soeur du frère ... De cet éloignement, il est notoirement historique que la faute en échoie surtout à elle qui ne lui pardonnera jamais la mort de leur mère à Paris lors de la tournée désastreuse de 1777 non plus que la précoce vie amoureuse et son mariage avec Constance ... lors qu'elle même, en dépit des encouragements de Wolgang, sacrifiera un amour (Franz Armand d'Ippold, officier impérial) pour "obéir à son père" (de fait, là, Léopold est coupable). De se libérer (comme son frère) de la prison de Salzbourg, il n'a, en fait, tenu qu'à elle ... De même que de partager, même de loin, la vie de Wolgang (qui lui écrivait des lettres touchantes et lui envoyait des partitions) ... Ils ne se verront plus après 1783 ... On ne peut que partager le "diagnostic" de Jérôme Bastianelli dans son "Tout Mozart - Encyclopédie de A à Z" quand il écrit : "l'incompréhension était devenue presque aussi importante que la complicité musicale des débuts".

En fait de "démonstration", le film de René Féret ne fait que participer (et renchérir à qui mieux mieux) à cette dénonciation de femmes musiciennes sacrifiées sur l'autel du "grand macho" ... dénonciation prévalant depuis une bonne vingtaine d'années ... De Fanny Mendelssohn ... Clara Schumann ... Alma Mahler ... lors que les oeuvres que ces dernières ont laissées, pour très habiles qu'elles soient, ne sauraient rivaliser EN RIEN avec le GENIE de leur frère ou époux (!!! C'est que, si l'on peut devenir habile technicien par l'étude, on ne s'improvise pas "génie" lequel résulte d'un DON (soit dit en passant, le mot génie" est issu du latin "genius" désignant clairement une force ... mâle") !!! Il se situe AUSSI dans la descendance de Marie-Paule Belle qui, dans "Wolgang et moi", s'autorise à faire du frère rien moins qu'un plagiaire lors qu'on ne connaît de Nannerl aucune composition digne de ce nom ... Le temps et l'occasion ne lui ont pourtant pas manqué ... belle-mère de cinq enfants et mère de trois ou pas !!!

Ce film ne mérite même pas une étoile !!!


Henri de Navarre
Henri de Navarre
DVD ~ Julien Boisselier
Prix : EUR 14,99

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Caricature d'une caricature !!!, 21 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Henri de Navarre (DVD)
Un film à "grand spectacle", qui fait "illusion" par la violence de ses scènes de meurtres et de guerre et qui, caricature d'une caricature, s'inscrit dans la TRES MAUVAISE descendance de "La Reine Margot" de Patrice Chéreau (elle-même; s'emparant du TRES MAUVAIS roman d'Alexandre Dumas - voir mon commentaire -) !!! Un film BOURRE de clichés, d'invraisemblances ... PLUS ENCORE : de faussetés historiques !!!

1° Ainsi des "clichés" classiques de la Saint Barthélemy (s'efforçant d'en rajouter sur Chéreau) et d'une Margot soit disant "amoureuse" d'Henri de Navarre (lors qu'elle n'a fait en réalité fait que le sauver non pour "ses beaux yeux" - elle le méprisait - mais ... par révolte envers sa famille qui avait contrarié ses amours avec le duc de Guise et forcée à ce mariage politique) ...

2° Ainsi du "cliché" d'un Charles IX bourrelé de remords et trépassant transpirant de sang ... en expiation du massacre (assertion directement issue d'Alexandre Dumas, reprise par Patrice Chéreau ... lors qu'il est attesté qu'il est mort d'une "banale" tuberculose) ...

3° Ainsi d'un Henri III dont on fait ressortir à plaisir la pluri séculaire réputation de minable ... quand, en fait, il se sacrifia pour sauver la France d'elle-même !!! A son propos, deux TRES grossières FAUSSETES historiques :

a) "l'assassinat" (en fait, l'exécution) du duc de Guise après une scène avec Margot (lors que cette dernière était depuis longtemps exilée en Navarre) ;
b) son propre assassinat ... présenté AVANT qu'a pu avoir eu lieu la réconciliation avec Henri de Navarre (on voit le cadavre de Jacques Clément balancé par une fenêtre au moment où Henri de Navarre arrive au rendez-vous fixé) ... FAUX ... ARCHI FAUX, la réconciliation (30 avril 1589, à Plessis-lez-Tours) ayant précédé de plus de trois mois l'assassinat à Saint-Cloud (02 août 1589) ;

4° le du de Mayenne (frère cadet du duc de Guise) prêtant aussitôt serment de fidélité à Henri IV ... ARCHI FAUX, la VERITE se trouvant à l'EXACT OPPOSE : Mayenne sera le plus farouche adversaire d'Henri IV (batailles d'Arques et d'Ivry ... sièges de Paris ... bataille de Fontaine-Française ... autant de défaites de sa part) ... avant que la définitive victoire d'Henri, sa conversion et son sacre ne le convainque à une "soumission" politique ... assortie d'une solide "pension" ...

5° ainsi du fameux mot, "Paris vaut bien" une messe", prononcé par Henri IV ... et non par un de ses conseillers ...

6° ainsi du père de Gabrielle d'Estrées, "bombardé" Grand maître de l'artillerie !!! En fait, s'il y eut une proximité entre Henri IV et le père d'une de ses maîtresses, ce fut avec le père d'Henriette d'Entragues .. lequel, conspirateur, fut ondamné à mort et ... grâcié ;

7° ainsi de Ravaillac, présenté se situant dans l'entourage de Marie de Médicis et côtoyant le dauphin futur Louis XIII) peu de temps avant l'assassinat d'Henri IV : ABSURDITE et FASSUETE historiques à nulle autre pareille !!!

En résumé, un film profondément décevant, prenant d'inexcusables "libertés" avec l'Histoire ... Les costumes et les coiffures sont de l'espèce "clochard" (lors que l'on sait que la Cour des derniers Valois fut une des plus fastueuse de l'Histoire de France) ... Et ce n'est pas la musique de Hans Zimmer (dont on vante la qualité de compositeur du très médiatique "Gladiator") qui le sauve !!!


Le grand Charles
Le grand Charles
DVD ~ Bernard Farcy
Proposé par videophil95
Prix : EUR 9,49

5.0 étoiles sur 5 Le GRAND Charles ou ... la "traversée du désert" sous les projecteurs !!!, 5 février 2014
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REMARQUABLE téléfilm (comme quoi, avec des moyens si manifestement réduits, la télévision est encore capable de réalisations émérites) !!! Son objet ? Les DOUZE années les moins connues de la vie politique (et intime) du général De Gaulle, passées dans l'Histoire en tant que "traversée du désert" ... On peut le diviser en trois parties saillantes :

1° les années de guerre, évoquées avec la rédaction des "Mémoires de guerre" rédigés pendant la période la plus retirée de ladite "traversée ... Sont mis en lumière le schisme entre la "France libre" gaulliste et la France "officielle" (dont on ne dira jamais assez qu'elle fut instaurée le plus LEGALEMENT du monde par la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940) déterminant le divorce entre De Gaulle et l'armée la rivalité avec Giraud (potiche politique des Américains) ... les relations plus qu'ambiguës et les humiliations qu'il essuya de la part de son "protecteur" Churchill, lequel, par delà la criminelle TRAÎTRISE de Mers El-Kébir, a pleinement profité de l'abaissement de la France pour rafler tout ce qu'il pouvait dans le Levant (Liban et Syrie) ... Le téléfilm prête à De Gaulle les mots définissant de ces années de guerre : "Ce fut épouvantable" ... tout particulièrement à partir de 1942 quand Churchill et Roosevelt, ayant compris que De Gaulle était réellement LA France, l'ont "combattu avec acharnement" !!!

2° les "années du RPF" (1947-1953) soit, à la suite de cette "sortie qui ne manque pas de grandeur" - dixit Maurice Thorez - du 20 janvier 1946, la tentative de conquérir le peuple (et ses suffrages) ... Soit, une contradiction essentielle de la part de l'homme ENNEMI de tout parti et que définira en ces termes Maurice Schuman, gaulliste convaincu qui, alors, ne l'a pas rejoint :

"Parce que gaulliste, j’étais convaincu que le général ne reviendrait jamais au pouvoir comme chef d’un parti politique ou d’un rassemblement qui ne voulait pas être appelé un parti. J’ai toujours été convaincu qu’il ne pouvait être que soit l’homme d’une avant-garde, soit l’homme de la réconciliation nationale authentique".

3° le retour aux affaires (1955-58) ... C'est la meilleure partie du téléfilm, mettant en lumière le CHEF d'OEUVRE de stratégie et de tactique politiques qu'il sut édifier pour éviter à la France la guerre civile tout en se gardant d'être accusé d'avoir fomenté un Coup d'Etat (en l'occurrence, il fut incomparablement plus adroit que Bonaparte au 18-19 Brumaire !!!), s'étant toujours tenu en retrait des agents gaullistes (Massu, Chaban Delmas, Delbecque, Debré, Soustelle) qui agissaient en son nom !!! Car, de l'insurrection du 13 mai 1958 à l'Opération "Résurrection" programmée par son allocution du 19 mai (et qu'il saura retenir), c'est lui qui, dans l'ombre, tire les ficelles, se jouant tous ensembles de l'armée, de ses féaux, de Pierre Pfimlin, de René Coty, des députés !!! Il n'aura dès lors pas à lâcher les paras de Massu sur la capitale (comme, en son temps, Bonaparte, chargeant les grenadiers de Leclerc et Murat de "foutre ces gens - les députés - dehors" !!!

Et il achève son chef d'oeuvre à Alger, le 03 juin, du haut du balcon du Gouvernement général avec son fameux "JE VOUS AI COMPRIS" !!! C'est qu'il parvient à calmer la meute en ... ne "disant rien" ... en ne "promettant rien" ... en se gardant de s'engager explicitement pour l'avenir ... Performance donnant lieu à la leçon de réalisme politique qu'il donne à son gendre, le futur général de Boissieu, que s'achève le téléfilm ...

Bernard Farcy est un TOUT GRAND De Gaulle !!! Que dis-je ... il EST "De Gaulle", étant le SEUL acteur à avoir jamais incarné d'une manière aussi PARFAITE ce GEANT de l'Histoire !!! Comment y parvient-il ? Tout simplement en demeurant LUI-MÊME et en ne cherchant SURTOUT PAS à "singer" De Gaulle ainsi que TOUS ses prédécesseurs l'ont fait avant lui !!! De la sorte, De Gaulle apparaît en filigrane DERRIERE lui ... Sous un éclairage différent (ayant eu à restituer une personnalité très différente), c'est d'une manière analogue que Bruno Ganz a réussi à "entrer dans la peau d'Adolf Hitler" dans "Der Untergang" - La Chute") ... A ses côtés, saluons la performance de Danièle Lebrun dans le rôle inattendu pour elle d'Yvonne De Gaulle ... Aussi retirée, discrète en "tante Yvonne" qu'elle avait été flamboyante, un demi siècle auparavant, en tant que Joséphine de Beauharnais !!!


Mensonges et désinformation, aout 1914, comment on vend une guerre
Mensonges et désinformation, aout 1914, comment on vend une guerre
par Léon Schirmann
Edition : Broché

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des RARISSIMES FONDAMENTAUX !!!, 13 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mensonges et désinformation, aout 1914, comment on vend une guerre (Broché)
Livre FONDAMENTAL (et NON SUSPECT d'engagement "politiquement INcorrect") qui apprend à tout qui OSE accepter d'ouvrir les yeux à QUI en fait doit être attribuée la RESPONSABILITE du déclenchement de la "Grande Guerre", première partie de cette "Seconde Guerre de Trente Ans" (1914-1945), colossale et absurde guerre civile entre nations européennes et dont l'Europe ne s'est JAMAIS relevée !!! Il n'est pas le seul ... Par exemple en l'ouvrage d'Henri POZZI intitulé "La guerre revient", publié dès 1933 (et qui fit SCANDALE !) ou l'impressionnante somme de ... Léon DEGRELLE, "Le Siècle de Hitler" en ses volumes "Le Traquenard de Sarajevo" et "La pseudo guerre du droit 1914-1918" ...

Comment expliquer qu'un crime que "tout le monde réprouve" (officiellement du moins) - l'attentat de Sarajevo du 28 juin 1914 - a pu aboutir à un crime que "tout le monde approuve" : la GUERRE ... ? La guerre ne devient fatale que PARCE QUE TOUS les gouvernement la souhaite ... "Fatale" parce que la Russie ne voit plus que cette solution "facile" pour résoudre ses graves problèmes intérieurs ... "Fatale" parce que l'Autriche ne voit plus comment maintenir en place son empire disparate ...
"Fatale" parce que les Allemands sont pris de panique devant leur encerclement ... "Fatale" parce les Anglais redoutent l'expansion maritime et coloniale allemande ... "Fatale" parce que les Français ont misé sur la Russie pour assurer la "revanche" ... pour reprendre l'Alsace-Lorraine ...

Léon SCHIRMANN démontre cependant, références archivistiques INDISCUTABLES à l'appui que, dans le même temps où gouvernements russes et français, manipulant l'opinion et falsifiant systématiquement et avec une cynisme éhonté documents et dépêches diplomatiques, "vendaient" la guerre à ceux qui allaient devoir la faire (et la subir), l'Allemagne de Guillaume II s'attachait au contraire à "sauver la paix" ... Démonstration qui, assurément, bouleverse de fond en comble une acception à la source de l'iniquité du traité de Versailles (*) et demeurée canonique pendant des dizaines d'années ... grâce non seulement à l'ECRASEMENT final de l'Allemagne en 1945, à une diabolisation PIRE ENCORE que celle de 1918-19 mais aussi à l'auto-accusation d'un peuple allemand perclus d'auto-pénitence, traumatisé et égaré par des historiens ... allemand (par exemple, "l'école de Fisher" qui conclut à la "primauté de la responsabilité allemande" ou, plus mitigée mais aussi accablante, à la thèse du "risuqe calculé" ...)

(*) l'article 231 consacrera la "Kriegsschuldfrage" - littéralement la "question de la responsabilité dans la guerre" - imputée à la seule Allemagne ... et qui "justifiera" le "DIKTATT" qui lui sera imposé ... le couteau sur la gorge (et les armes belgo-françaises, lors de l'occupation de la Ruhr en 1923) ...

C'est que provoquer une guerre et la légitimer politiquement de partie intégrante de "l'Art de gouverner" qu'elle ait toujours été, s'est muée, à partir de la Révolution française, en savante diabolisation de l'ennemi à qui, du fait de sa défaite, l'on fait endosser l'entière responsabilité du conflit ...

Voici, résumé dans sa REALITE et repris de cette inestimable étude, l'enchaînement des événements menant inévitablement aux "canons d'août 1914" :

28 juin 1914 : assassinat à Sarajevo de l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie et de sa femme par des partisans de la Grande Serbie.
05 juillet : l'Allemagne promet son appui à son alliée l'Autriche en cas d'intervention russe dans le conflit austro-serbe.
23 juillet, 18 heures : Remise par l'Autriche-Hongrie au gouvernement serbe d'un ultimatum très exigeant.
25 juillet : Communiqué du gouvernement russe :"L'évolution du conflit serbo-autrichien ne peut laisser la Russie indifférente."
25 juillet, 15 heures 30' : Mobilisation générale serbe.
25 juillet, 18 heures : Réponse serbe à l'ultimatum, positive en grande partie, mais non en totalité.
25 juillet, peu après 18 heures : L'Autriche rompt les relations diplomatiques avec la Serbie.
25 juillet au soir : Début, dans les villes françaises et allemandes, de manifestations "patriotiques" d'une part, pacifiques d'autre part.
25 juillet, au soir : Ordre de mobilisation partielle en Autriche contre la Serbie (début de cette mobilisation le 28 juillet.
26 juillet : Mesures de "prémobilisation" en Russie.
27 juillet : Première mise en garde allemande contre toute éventuelle mobilisation russe à la frontière allemande.
28 juillet : Déclaration de guerre de l'Autriche à la Serbie.
Nuit du 28 au 29 juillet : Début du dialogue télégraphique Kaiser-tsar pour préserver la paix.
29 juillet, au soir : La Russie annonce pour le 30 juillet la mobilisation (partielle) au sud (contre l'Autriche) de treize corps d'armée.
30 juillet, à l'aube : Début de cette mobilisation partielle de la Russie.
30 juillet, après-midi : La Russie décide (pour l'aube du 31 juillet) la mobilisation générale, donc également au nord, contre l'Allemagne (décision secrète).
31 juillet : Début de la mobilisation générale russe.
31 juillet, vers midi : Proclamation de l'"état de danger de guerre" en Allemagne, en réponse à la mobilisation général russe.
31 juillet, 12 heures 30' : Proclamation de la mobilisation générale autrichienne.
31 juillet, 14 heures : Le Kaiser envie au tsar un télégramme demandant l'arrêt de la mobilisation russe.
31 juillet, mi-journée : Le tsar déclare verbalement à l'ambassadeur d'Allemagne que l'arrêt de la mobilisation russe est techniquement impossible. Idem par télégramme adressé au Kaiser à 14 heures 45'.
31 juillet, 19 heures : Ultimatum allemand à la France : dix-huit heures pour se déclarer neutre.
31 juillet, minuit : Remise à Pétersbourg d'un ultimatum allemand exigeant, dans les douze heures, l'arrêt de la mobilisation russe.
1er août, vers 16 heures : Mobilisation générale en Allemagne et en France.
1er août, vers 19 heures : Déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie.
03 août, 19 heures : Déclaration de guerre de l'Allemagne à la France.
04 août : Séances du Reichtag et de la Chambre des députés pour le vote des crédits de guerre et autres mesures.

L'objet de ce livre se limite en la démontration des reponsabilités françaises dans l'affaire. Il n'évoque donc pas les origines encore plus profondes (et inavouables) ayant mené à la catastrophe ... Il n'évoque donc pas des faits demeurés INCONNUS pendant des dizaines d'années, à savoir qu'EN FAIT la mobilisation russe ayant entraîné en riposte celle de l'Allemagne ne date pas du 30 juillet (uniquement pour répondre à celle de l'Autriche-Hongrie ... soutenue par l'Allemagne) mais bien du 24 juillet quand est décrétée la double mobilisation SECRETE des deux flottes russes de la Baltique et de la mer Noire de amnière à provoquer à la fois la riposte allemande et à faire jouer l'alliance française. La France ne s'y précipitera que trop "allégrement", son opinion (aussi FOLLE que celle de juuillet 1870), trompée par l'ambassadeur français à Moscou Paléologue ET le Président de la république Poincare et le Président du Conseil Viviani, s'y précipitant tête baissée ...

En cette année 2014, vont être célébré les tristes fastes du centenaire du déclenchement de cette guerre ... S'agissant de la VERITE des responsabilités, on en subodore déjà le ton, "classique", "officiel" ... Par exemple, en l'émission diffusée hier soir sur Arte ... avec les ménagements qui conviennent à l'égard d'une Allemagne "pénitente" et "rédimée" dans le sens politiquement "correct" !!!


Mélancolie française
Mélancolie française
par Eric Zemmour
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un FONDAMENTAL appelé à devenir un CLASSIQUE du "politiquement INCORRECT" !!!, 3 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mélancolie française (Poche)
"Si vous n’êtes romain, soyez digne de l’être" (Corneille)

De la philosophie de ce vers du grand classique français, Eric ZEMMOUR a édifié une GENIALE synthétique de l’Histoire de France (quelle érudition !) et OSE dresser l’acte d’ECHEC de la vocation de la France : reprendre le sceptre de l’ancienne Rome (qui a gouverné le Monde "connu" pendant plusieurs siècles) en imposant à l’Europe son principe monarchique universel, ses lois, sa langue, sa civilisation et, dès lors, une "Pax Gallica" !!! "Mélancolie française" retentit de la première à la dernière page et - forcément - de plus en en plus au fur et à mesure que l'on s’approche de la conclusion, de la déploration de cet échec … pour le plus grand malheur de la France et de l’Europe !!!

C’est que, de même que Rome lors des trois guerres puniques, le Destin, la Fatalité lui ont matérialisé, SA "Carthage" … En l’occurrence, l’ANGLETERRE … Mais, à la différence de Rome, la France n’a pu abattre l’Angleterre … "Delenda Britannia" … Jean Herold-Paquis l’appelait de ses vœux sur les antennes de Radio Paris durant la dernière guerre … Pour que s’accomplisse la vocation de la France, il eût fallu que ce souhait se matérialisât … Hélas, la France, de par sa situation, est écartelée entre la terre et la mer. C’est ce qu’illustre la poétique de Maurice Druon dans "Les Rois maudits" :

"Adossé de toutes parts à une réalité naturelle - mers, fleuves ou montagnes -, le royaume, par la plaine de Flandre et les forêts d'Ardenne, est grand ouvert au malheur. C'est dans cette brèche de brume et d'hiver où se forment les mauvais rêves, que la France prend ses rendez-vous avec l'Histoire"

Cela, l’Angleterre, une fois sortie de ses mirages continentaux (qu’elle devait à ses rois franco-normands), initiée à sa vocation maritime sous Elisabeth Ière et confortée en son unité à la suite de ses deux Révolutions, l’a parfaitement compris … Et agi en conséquence en suscitant à la France des coalitions continentales sans cesse renaissantes au cours de la "Seconde Guerre de Cent Ans" (1689-1815).

Je ne dirai cependant pas comme Eric Zemmour que le malheur de la France a été d’être à la fois "le seul pays d’Europe à la fois continental et maritime" mais de n’avoir pas compris suffisamment à temps que le destin de la terre, c’est la mer que, conformément à l’aphorisme, "qui domine sur mer domine sur terre" et appliqué constamment la stratégie que la Nature exigeait en conséquence. Certains le pressentaient … certains le pensaient … certains le savaient tels Philippe IV le Bel, François Ier, Richelieu, Louis XIV, Colbert, Choiseul et ... Louis XVI (à qui la France devra la dernière victoire française sur l'Angleterre ... victoire qui déterminera cependant la ruine des Finances - car les Américains se refuseront à honorer leurs dettes - et ... la Révolution !!!). AUSSI, l'amiral DARLAN, créateur de l'une des plus puissantes marine que la France ait jamais possédée (même si manquant des moyens d'une aéronavale) ... Pétain aurait même dit d'elle : "Enfin quelque chose qui marche" !!! Est-ce pour cela que CHURCHILL n'aura AUCUN SCRUPULE à la faire canonner à Mers El-Kébir et Dakar ... la condamnant dès lors implicitement à s'auto détruire à Toulon, le 27 novembre 1942 ... privant la France de son meilleur atout face à ses ... "alliés", l'Angleterre et aux Etats-Unis qui, en fait, ne songeaient qu'à profiter pleinement de son abaissement (De Gaulle en a su quelque chose ...) ?!!!

Un temps, la France a de fait été la première nation maritime … tout en tenant le continent en respect. Hélas, accaparée à conquérir ses frontières naturelles (un instant atteintes sous Napoléon), elle a "balancé" entre une stratégie terrestre et une stratégie maritime … lors qu’elle menaçait directement l’économie britannique en développant la tactique de la guerre de course ainsi que le démontre François Bluche dans son imposant "Louis XIV". Conduite qui eût pu réussir si elle avait été activement poursuivie, si l’Angleterre n’avait su se trouver des alliés en Europe et … que suivra et étendra l’Allemagne ("notre meilleur élève" distille subtilement Zemmour) wilhelminienne puis hitlérienne … se heurtant en conséquence à la même riposte anglaise. Car, en même temps que faisant sa force, le tendon d’Achille de l’Angleterre, c’est précisément son insularité !!! La SEULE fois où elle a perdu une guerre c’est précisément quand elle n’a pas su susciter une coalition continentale à son adversaire (en l’occurrence, la France, à l’occasion de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis) …

"La défaite de Waterloo, et le traité de Vienne, si admirables aux yeux germanophiles d'Henry Kissinger, nous conduisaient inéluctablement au déclin et à l'histoire tragique du XXème siècle. Seule la victoire de Napoléon aurait pu nous épargner ce désastre. Ou alors la victoire totale de l'Allemagne à l'été 1914. Dans ce contexte tragique, notre plus grave "erreur" fut sans doute notre victoire héroïque de la Marne. Alors, nous aurions économisé un million et demi de vies, sans oublier les 20.000 militaires et les 400.000 civils de la Seconde Guerre mondiale. En cas de défaite française dès 1914 (ou de victoire en 1815), pas de révolution russe, pas d'holocauste des juifs, pas d'intervention américaine en 1917 ni en 1944. La pax germanica aurait régné sur le continent. Une autre guerre aurait continué entre l'Empereur d'Allemagne et le roi d'Angleterre, son cousin germain ; une guerre qui aurait préfiguré celle de 1940 ; ce sempiternel affrontement entre la terre et la mer dont Napoléon et la France avaient cru sortir vainqueurs. Amère uchronie."

PRESQUE RIEN n’est à retrancher de ces lignes désenchantées (comme d’ailleurs de cet essai, lui-même désenchanté), cernant avec une impitoyable lucidité l’ECHEC de l’Histoire de France et l’ERREUR fondamentale des gouvernants français : n’avoir pas compris que l’Allemagne N’ETAIT PAS l’ennemie héréditaire … Que la SEULE ENNEMIE HEREDITAIRE de la France, c’était l’Angleterre !!! Quelle FOLIE alors (après avoir sacrifié ces quinze cents mille morts pour reconquérir l’Alsace-Lorraine) que d’avoir déclaré la guerre à l’Allemagne, le 03 septembre 1940 : la France, enregistrant le PIRE DESASTRE de son Histoire a, en outre arrêté son DEFINITIF recul des affaires mondiales ... pour le compte et le plus GRAND BONHEUR de l'Angleterre !!! - et, à présent, des Etats-Unis !!!

Elle en est désormais a sacrifier SA Souveraineté au bénéfice d’une impossible "Europe" ("L’avenir radieux qu’on lui présente est de constituer un Texas ou une Californie des Etats-Unis d’Europe" assène savoureusement Eric Zemmour à destination des "franco-européistes" !!! ) … l’espace économique continental demeurant cependant contrôlé (à travers les Etats-Unis) beaucoup plus par l’Angleterre que par l’Allemagne : à nouveau, Albion s’y entend pour dresser l’une contre l’autre la Gaule et la Germanie … la France et l’Allemagne, la première, nostalgique de son antique grandeur et feignant de l’être encore, la seconde, attelée à ressusciter une "Ostpolitik" à son bénéfice !!!

"L’avenir radieux" de la France, c’est également de constituer la terre de colonisation … et bientôt de nouvelles luttes civiles inexpiables. C’est qu’ayant renié ses racines chrétiennes ("Heureux celui qui n’a pas honte de moi" a dit le Christ), elle se situe à l’orée "de la chute de l’empire", submergée qu’elle est "par des nouveaux barbares", ces peuples qu’elle a naguère dominé (en dépit et/ou avec "l’autorisation" de l’Angleterre) … presque TOUS musulmans c’est-à-dire signifiant le CONTRAIRE de sa spécificité originelle … De même qu’aux temps de sa décadence, Rome, face aux Germains et aux Parthes …

Eric Zemmour, trop brillant, trop politiquement "INcorrect" a été éjecté de certaine émission de France 2 … Désormais, c’est le gauchisme authentiquement ANTI français qui y prévaut … Soit tout ce qu’il annonce en fin d’ouvrage quand il dénonce (sans pour autant employer l’expression qui convient) le NAZISLAMISME …


Le bombardement de dresde
Le bombardement de dresde
Prix : EUR 17,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Objectivité ou larmes de crocodile couvrant un colossal mensonge historique ?, 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le bombardement de dresde (DVD)
On hésite en effet à définir ce documentaire sur le bombardement de Dresde de Robert Garofalo de 1997, d'inspiration manifestement britannique et américaine, débutant par l’inauguration controversée (c’est le moins que l’on en puisse dire !), le 31 mai 1992 (*) (et non 1994 comme il est dit), de la statue en bronze dédiée à l’Air Chief Marshall Sir Arthur Harris, commandant du Bomber Command, devant l’Eglise de la RAF (St Clement Danes). Inauguration rehaussée par la présence de la reine mère qui prononçait le discours "officiel" en dépit des protestations véhémentes d’une partie du public ("Mémorial à un meurtrier de masse" … "Rappelez-vous les victimes de la guerre sur tous les côtés" … "au nom de milliers de femmes et d’enfants incinérés" … "La population de Dresde nous pardonne !" peut-on lire sur de nombreux calicots) et d’arrestations "musclées" de ceux qui hurlaient "Murderer !" ("Assassin") … Il n’aura été consenti qu’une allusion à "toutes les victimes de tous les pays et de tous horizons de la Seconde guerre mondiale" à la fin du discours … En contraste avec le "faste" de cette inauguration, la dignité de la cérémonie ("d’une grande simplicité" nous dit le commentateur), organisée le même jour à Dresde à la mémoire des victimes des raids aériens.

(*) soit, à l’occasion du cinquantième anniversaire du premier raid "de mille avions" sur Cologne, le 31 mai 1942 à 0 heure 56’, qui portait pour nom de code "Opération Millenium" … ce qui, pour le moins, représentait une véritable provocation pour les survivants et une INSULTE à l'égard des victimes dudit bombardement qui fit entre 469 et 486 tués et 5027 blessés. On sait que les Britanniques n’ont jamais craint de choquer leurs anciens ennemis, qu’ils soient Français (célébration de la bataille de Trafalgar - bientôt, celle de Waterloo … -) ou Allemands (que je sache, ces derniers n’ont jamais célébré la tripotée de Dunkerque, la déroute britannique en Grèce, en Crète ou les victoires du maréchal Rommel à Gazala ou Tobrouk …) !!!

La relation du bombardement et de ses origines demeure, tout au long du documentaire, rigoureusement conforme aux strictes limites de la thèse "officielle" et de "l’historiquement correct" (je cite fidèlement les commentaires) :

1° "la misssion de Harris consistait à écraser le moral de la population civile allemande" ... ’"il a tué environ 600.000 personnes" …


a) le développement de l’offensive soviétique en Silésie nécessitait ( ?) une "assistance" des alliés occidentaux, l’armée soviétique craignant "un combat d’arrière-garde depuis des villes comme Dresde, Leipzig et Chemnitz" …
b) "Un important pilonnage de ces villes doit non seulement créer une grande confusion au sein des forces allemandes mais aussi bloquer tout mouvement de leurs troupes. En outre, les attaques sur ces villes engendreront un chaos d’autant plus important que leurs populations sont gonflées par des milliers de réfugiés".
c) Les populations affluant vers Dresde fuient les villes bombardées mais aussi les troupes soviétiques. La tactique des raids de terreur des alliés occidentaux, "c’est exactement ce que souhaite le haut commandement soviétique pour Dresde".
d) A la conférence de Yalta "les Soviétiques demandent une coopération dans les bombardements de tous les moyens de communication en Allemagne afin d’éviter tout renforcement de son front Est. Ils désirent que ces attaques soient réparties en zones définies pour maintenir les forces armées britanniques et américaines à l’écart des territoires qu’ils pourraient contrôler par la suite. Ils demandent en particulier les bombardements des villes de Berlin, Leipzig et Dresde, tous dans le cadre d’opérations anglo-américaines".
Dès lors, Berlin (03 février 1945) et Magdebourg et ses installations pétrolières constituent les premiers objectifs des raids diurnes effectués par les Américains.

3° Dresde constitue la prochaine cible … en trois vagues successives (deux britanniques et une américaine), les 13 et 14 février 1945 en quatorze heures (c’est la première fois que Britanniques et Américains agissent de concert, successivement). Tactique et stratégie du "commandement tactique aérien" conforme à ce qui s’est déjà passé, en juillet 1943, sur Hambourg où 40.000 personnes avaient péri dans une fournaise "scientifiquement" provoquée (voir à cet égard le livre de Jörg Friedrich "Der Brand" - "L’Incendie"). "INCENDIER LA VILLE EST BIEN PLUS EFFICACE QUE LA BOMBARDER" …
S’agissant de la part américaine, le commentaire souligne le fait que "distinguer la cible depuis les cockpits est difficile car la ville est recouverte d’une épaisse couche de fumée et de poussière" … ce qui revient à réduire subrepticement à néant (en se gardant bien de seulement les mentionner) l’authenticité des témoignages de survivants qui, maintes fois, ont assuré que les chasseurs américains s’en sont délibérément pris aux populations réfugiées le long des rives de l’Elbe ou qui fuyaient la ville et aux services de secours extérieurs qui s’y dirigeaient) …

4° la responsabilité "originelle" du drame est - à nouveau - conforme à l'historiquement "correct" : le documentaire prête significativement la parole à un des témoins, le Dr-Pasteur Karl Ludwig Hoch (auteur d’une saisissante photographie de la "Frauenkirche" cernée par les flammes et qui mériterait d’être anthologique puisque c’est la dernière avant l’effondrement du saint édifice), lequel rappelle "l’excuse" classique agitée depuis 70 ans : "c’est l’Allemagne qui avait entamé le processus de destruction" … "la destruction de la synagogue - incendiée par les nazis en 1938 – a(yan)t marqué le début de la destruction de Dresde." (avis de sa mère)

5° Le documentaire renchérit sur ce témoignage en rappelant que "c’est la RAF qui accompli la prédiction de sa mère. Elle ne détruit pas seulement les Eglises de Dresde mais la ville dans sa totalité. Elle compte plus de victimes qu’à Hisroshima ou Nagasaki … Peut-on justifier une telle destruction ou même un mémorial en l’honneur de l’homme qui en a donné l’ordre ?"

6° s'agissant de cette "responsabilité originelle" de l'Allemagne, un officier britannique, le Group Captain Ken Batchelor, compagnon d'armes de Harris, "en remet une couche", mentionnant le massacre de l'Insurrection de Varsovie d'août à octobre 1944 qui fit "250.000 morts" … sans oublier les quelques "11 millions de morts" de la terreur nazie en Europe occupée …

Que dire de cette argumentation développée dans le documentaire ?

1° que tous les moyens possibles ont été mobilisés pour charger le SEUL Harris … Manière d’empêcher la VERITE historique de se faire jour … A savoir qu’au-dessus de l’Air Chief Marshall Harris, il y avait une hiérarchie militaire et politique avec à son sommet UN Homme : Winston CHURCHILL … lequel, en la soirée du 25 janvier 1945, a donné l’ordre décisif de procéder à l’Opération Thunderclap (raids de terreur sur les villes de l’Allemagne de l’Est - dont Dresde -) et, par la suite, a entendu en faire retomber la responsabilité sur la SEULE RAF … conformément au prescrit de sa note "TOP SECRET" du 28 mars 1945. Harris qui, lui au moins, ne craindra jamais de justifier inlassablement la stratégie anti cité ("Toutes les villes allemandes encore debout ne valent pas le cadavre d'un seul fantassin britannique" !), rappelera souvent que "l’attaque de Dresde fut à l’époque, considérée comme une nécessité militaire par des personnages plus importants que moi". Pour l’opinion britannique comme pour l’historiquement "correct", Harris demeure le "BOUC EMISSAIRE IDEAL", Churchill, personna grata INVIOLABLE, ayant récolté les bénéfices de l’aveu d’un cynisme achevé : "L'Histoire me sera indulgente car j’ai l’intention de l’écrire" (il en recueillera un "Prix Nobel de littérature") !!!

2° qu’il convient de souligner la responsabilité presque aussi ECRASANTE de Clement ATTLEE et du Cabinet de guerre (présidé par CHURCHILL) ;

3° qu’il est ARCHI FAUX de clamer urbi et orbi que le bombardement de Dresde a été commandé par les Soviétiques à la Conférence de Yalta …

a) L’Opération Thenderclap était "dans les airs" (c’est le cas de la dire !) depuis l’été 1944 ;
b) l’ordre a bien été été donné par Churchill dans la soirée du 25 janvier 1945 au ministre de l’Air Sir Archibal Sinclair : des preuves historiques existent qui l'attestent sans aucun doute possible ;
c) RIEN par contre ne prouve le "souhait" soviétique sinon … le tapage opéré depuis des dizaines d’années par les auteurs britanniques ;

4° Sir Robert Saundby, collaborateur direct de Harris, témoignera après la guerre que :

"Ni Harris, ni moi, ne désirions cette attaque. Harris se fit mettre aussitôt en communication avec Churchill. Il lui dit très franchement que cette attaque contre Dresde était loin de nous plaire et il demanda quel en était le but. Il est nécessaire que nous le sachions, précisa-t-il, afin de choisir le point à viser. Le Premier ministre lui répondit qu’il voulait donner aux Russes une preuve de notre désir de les aider mais aussi leur faire une démonstration de notre force. Nous n’apprîmes rien de plus sur l’objet de notre attaque, mais l’ordre formel nous fut réitéré. Nous rebeller n’aurait servi à rien. Le coeur gros, j’inscrivis Dresde sur la liste des objectifs."

En somme, la position de Churchill est de la même espèce CRIMINELLE que la destruction de la flotte française et le massacre de marins français à Mers El-Kébir …

5° le fait que, pour la première fois de la guerre, Britanniques et Américains agissent "de concert" relève des représentations de CHURCHILL auprès de ROOSEVELT ... Manière d'éviter que l'OPPROBRE de cette EXTERMINATION DE MASSE ne retombe quelque jour sur les SEULS Britanniques !!! Preuve aussi qu'une stratégie politico-militaire pré "Guerre froide" entre Britanniques et Américains était déjà en place ... Par son ampleur exceptionnelle, le bombardement de Dresde a été un manifeste et un avertissement à l'adresse des Soviétiques

6° s’agissant du massacre de Varsovie, il convient de ne JAMAIS oublier qu’il a été couvert par les Soviétiques, immobiles sur la rive gauche de la Vistule et trop heureux de laisser faire le "sale boulot" par les Allemands (sur le dos desquels tout l’opprobre continue de peser) et avec l'étonnante passivité de la RAF et de la politique américaine ... Le tout, pour des raisons politiques de part et d’autre : éliminer la Résistance polonaise anti communiste côté soviétique ; réduire à une défintive impuissance le gouvernement polonais en exil côté britannique considéré désormais comme très encombrant (*) (c’est qu’il convenait de sauvegarder l’alliance contre-nature avec Staline, le temps que le nazisme soit définitivement écrasé : souci constant de Churchill comme de Roosevelt) !!!
Sans oublier - forcément - la terreur nazie en Europe dont … la "Shoah" à l'encontre de laquelle PAS UNE des si "précieuses" BOMBES alliées n'a été dépensée ... Remarquable qu’en l'occurrence, il n'est pas question de rogner d’un IOTA les statistiques mortifères ... lors qu’on ne se gène pas pour le faire, s'agissant de Dresde et du total des civils allemands massacrés durant la guerre (bien plus que les quelques 600.000) ... "Normal" dira-t-on puisque ... "c'est la faute aux Allemands" ... ce qui reste à démontrer, l'Histoire - la VRAIE - des origines de la Seconde guerre mondiale restant à écrire ...

(*) il convient de noter que les Polonais aveuglés autant par leur sentiment de « supériorité », leur sous-estimation de l’armée allemande que par la fausse sécurité de la « garantie britannique », avaient refusé toute négociation avec Hitler en 1939 ; que maints pilotes polonais se sont dépensés d’héroïsme et sont morts au service de l’Angleterre en 1940 ; que d’autres s’efforcèrent de ravitailler la ville assiégée (ainsi que des sud-africains … plus indépendants de la politique churchillienne que les Anglais) … Il convient EGALEMENT de souligner que les prisonniers de l’armée insurgée obtinrent le statut de prisonniers de guerre et furent internés en Allemagne sur l’ordre exprès de Hitler !!!
Qu’est-ce en fait que l’HOLOCAUSTE de Dresde sinon le PREMIER acte de la Guerre froide !!!

Je recommande bien plus certainement le film-documentaire allemand de 2005 de Sebastian DEHNHARDT, "Das Drama vom DRESDEN" ("Dresde 1945 - Destin tragique"), produit par Guido Knopp et broadview.tv en collaboration avec la ZDF !!!


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