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Commentaires écrits par
Michel LONCIN

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Henri de Navarre
Henri de Navarre
DVD ~ Julien Boisselier
Prix : EUR 8,57

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Caricature d'une caricature !!!, 21 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Henri de Navarre (DVD)
Un film à "grand spectacle", qui fait "illusion" par la violence de ses scènes de meurtres et de guerre et qui, caricature d'une caricature, s'inscrit dans la TRES MAUVAISE descendance de "La Reine Margot" de Patrice Chéreau (elle-même; s'emparant du TRES MAUVAIS roman d'Alexandre Dumas - voir mon commentaire -) !!! Un film BOURRE de clichés, d'invraisemblances ... PLUS ENCORE : de faussetés historiques !!!

1° Ainsi des "clichés" classiques de la Saint Barthélemy (s'efforçant d'en rajouter sur Chéreau) et d'une Margot soit disant "amoureuse" d'Henri de Navarre (lors qu'elle n'a fait en réalité fait que le sauver non pour "ses beaux yeux" - elle le méprisait - mais ... par révolte envers sa famille qui avait contrarié ses amours avec le duc de Guise et forcée à ce mariage politique) ...

2° Ainsi du "cliché" d'un Charles IX bourrelé de remords et trépassant transpirant de sang ... en expiation du massacre (assertion directement issue d'Alexandre Dumas, reprise par Patrice Chéreau ... lors qu'il est attesté qu'il est mort d'une "banale" tuberculose) ...

3° Ainsi d'un Henri III dont on fait ressortir à plaisir la pluri séculaire réputation de minable ... quand, en fait, il se sacrifia pour sauver la France d'elle-même !!! A son propos, deux TRES grossières FAUSSETES historiques :

a) "l'assassinat" (en fait, l'exécution) du duc de Guise après une scène avec Margot (lors que cette dernière était depuis longtemps exilée en Navarre) ;
b) son propre assassinat ... présenté AVANT qu'a pu avoir eu lieu la réconciliation avec Henri de Navarre (on voit le cadavre de Jacques Clément balancé par une fenêtre au moment où Henri de Navarre arrive au rendez-vous fixé) ... FAUX ... ARCHI FAUX, la réconciliation (30 avril 1589, à Plessis-lez-Tours) ayant précédé de plus de trois mois l'assassinat à Saint-Cloud (02 août 1589) ;

4° le du de Mayenne (frère cadet du duc de Guise) prêtant aussitôt serment de fidélité à Henri IV ... ARCHI FAUX, la VERITE se trouvant à l'EXACT OPPOSE : Mayenne sera le plus farouche adversaire d'Henri IV (batailles d'Arques et d'Ivry ... sièges de Paris ... bataille de Fontaine-Française ... autant de défaites de sa part) ... avant que la définitive victoire d'Henri, sa conversion et son sacre ne le convainque à une "soumission" politique ... assortie d'une solide "pension" ...

5° ainsi du fameux mot, "Paris vaut bien" une messe", prononcé par Henri IV ... et non par un de ses conseillers ...

6° ainsi du père de Gabrielle d'Estrées, "bombardé" Grand maître de l'artillerie !!! En fait, s'il y eut une proximité entre Henri IV et le père d'une de ses maîtresses, ce fut avec le père d'Henriette d'Entragues .. lequel, conspirateur, fut ondamné à mort et ... grâcié ;

7° ainsi de Ravaillac, présenté se situant dans l'entourage de Marie de Médicis et côtoyant le dauphin futur Louis XIII) peu de temps avant l'assassinat d'Henri IV : ABSURDITE et FASSUETE historiques à nulle autre pareille !!!

En résumé, un film profondément décevant, prenant d'inexcusables "libertés" avec l'Histoire ... Les costumes et les coiffures sont de l'espèce "clochard" (lors que l'on sait que la Cour des derniers Valois fut une des plus fastueuse de l'Histoire de France) ... Et ce n'est pas la musique de Hans Zimmer (dont on vante la qualité de compositeur du très médiatique "Gladiator") qui le sauve !!!


Le grand Charles
Le grand Charles
DVD ~ Bernard Farcy
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 9,90

5.0 étoiles sur 5 Le GRAND Charles ou ... la "traversée du désert" sous les projecteurs !!!, 5 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le grand Charles (DVD)
REMARQUABLE téléfilm (comme quoi, avec des moyens si manifestement réduits, la télévision est encore capable de réalisations émérites) !!! Son objet ? Les DOUZE années les moins connues de la vie politique (et intime) du général De Gaulle, passées dans l'Histoire en tant que "traversée du désert" ... On peut le diviser en trois parties saillantes :

1° les années de guerre, évoquées avec la rédaction des "Mémoires de guerre" rédigés pendant la période la plus retirée de ladite "traversée ... Sont mis en lumière le schisme entre la "France libre" gaulliste et la France "officielle" (dont on ne dira jamais assez qu'elle fut instaurée le plus LEGALEMENT du monde par la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940) déterminant le divorce entre De Gaulle et l'armée la rivalité avec Giraud (potiche politique des Américains) ... les relations plus qu'ambiguës et les humiliations qu'il essuya de la part de son "protecteur" Churchill, lequel, par delà la criminelle TRAÎTRISE de Mers El-Kébir, a pleinement profité de l'abaissement de la France pour rafler tout ce qu'il pouvait dans le Levant (Liban et Syrie) ... Le téléfilm prête à De Gaulle les mots définissant de ces années de guerre : "Ce fut épouvantable" ... tout particulièrement à partir de 1942 quand Churchill et Roosevelt, ayant compris que De Gaulle était réellement LA France, l'ont "combattu avec acharnement" !!!

2° les "années du RPF" (1947-1953) soit, à la suite de cette "sortie qui ne manque pas de grandeur" - dixit Maurice Thorez - du 20 janvier 1946, la tentative de conquérir le peuple (et ses suffrages) ... Soit, une contradiction essentielle de la part de l'homme ENNEMI de tout parti et que définira en ces termes Maurice Schuman, gaulliste convaincu qui, alors, ne l'a pas rejoint :

"Parce que gaulliste, j’étais convaincu que le général ne reviendrait jamais au pouvoir comme chef d’un parti politique ou d’un rassemblement qui ne voulait pas être appelé un parti. J’ai toujours été convaincu qu’il ne pouvait être que soit l’homme d’une avant-garde, soit l’homme de la réconciliation nationale authentique".

3° le retour aux affaires (1955-58) ... C'est la meilleure partie du téléfilm, mettant en lumière le CHEF d'OEUVRE de stratégie et de tactique politiques qu'il sut édifier pour éviter à la France la guerre civile tout en se gardant d'être accusé d'avoir fomenté un Coup d'Etat (en l'occurrence, il fut incomparablement plus adroit que Bonaparte au 18-19 Brumaire !!!), s'étant toujours tenu en retrait des agents gaullistes (Massu, Chaban Delmas, Delbecque, Debré, Soustelle) qui agissaient en son nom !!! Car, de l'insurrection du 13 mai 1958 à l'Opération "Résurrection" programmée par son allocution du 19 mai (et qu'il saura retenir), c'est lui qui, dans l'ombre, tire les ficelles, se jouant tous ensembles de l'armée, de ses féaux, de Pierre Pfimlin, de René Coty, des députés !!! Il n'aura dès lors pas à lâcher les paras de Massu sur la capitale (comme, en son temps, Bonaparte, chargeant les grenadiers de Leclerc et Murat de "foutre ces gens - les députés - dehors" !!!

Et il achève son chef d'oeuvre à Alger, le 03 juin, du haut du balcon du Gouvernement général avec son fameux "JE VOUS AI COMPRIS" !!! C'est qu'il parvient à calmer la meute en ... ne "disant rien" ... en ne "promettant rien" ... en se gardant de s'engager explicitement pour l'avenir ... Performance donnant lieu à la leçon de réalisme politique qu'il donne à son gendre, le futur général de Boissieu, que s'achève le téléfilm ...

Bernard Farcy est un TOUT GRAND De Gaulle !!! Que dis-je ... il EST "De Gaulle", étant le SEUL acteur à avoir jamais incarné d'une manière aussi PARFAITE ce GEANT de l'Histoire !!! Comment y parvient-il ? Tout simplement en demeurant LUI-MÊME et en ne cherchant SURTOUT PAS à "singer" De Gaulle ainsi que TOUS ses prédécesseurs l'ont fait avant lui !!! De la sorte, De Gaulle apparaît en filigrane DERRIERE lui ... Sous un éclairage différent (ayant eu à restituer une personnalité très différente), c'est d'une manière analogue que Bruno Ganz a réussi à "entrer dans la peau d'Adolf Hitler" dans "Der Untergang" - La Chute") ... A ses côtés, saluons la performance de Danièle Lebrun dans le rôle inattendu pour elle d'Yvonne De Gaulle ... Aussi retirée, discrète en "tante Yvonne" qu'elle avait été flamboyante, un demi siècle auparavant, en tant que Joséphine de Beauharnais !!!


Mensonges et désinformation, aout 1914, comment on vend une guerre
Mensonges et désinformation, aout 1914, comment on vend une guerre
par Léon Schirmann
Edition : Broché
Prix : EUR 19,30

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des RARISSIMES FONDAMENTAUX !!!, 13 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mensonges et désinformation, aout 1914, comment on vend une guerre (Broché)
Livre FONDAMENTAL (et NON SUSPECT d'engagement "politiquement INcorrect") qui apprend à tout qui OSE accepter d'ouvrir les yeux à QUI en fait doit être attribuée la RESPONSABILITE du déclenchement de la "Grande Guerre", première partie de cette "Seconde Guerre de Trente Ans" (1914-1945), colossale et absurde guerre civile entre nations européennes et dont l'Europe ne s'est JAMAIS relevée !!! Il n'est pas le seul ... Par exemple en l'ouvrage d'Henri POZZI intitulé "La guerre revient", publié dès 1933 (et qui fit SCANDALE !) ou l'impressionnante somme de ... Léon DEGRELLE, "Le Siècle de Hitler" en ses volumes "Le Traquenard de Sarajevo" et "La pseudo guerre du droit 1914-1918" ...

Comment expliquer qu'un crime que "tout le monde réprouve" (officiellement du moins) - l'attentat de Sarajevo du 28 juin 1914 - a pu aboutir à un crime que "tout le monde approuve" : la GUERRE ... ? La guerre ne devient fatale que PARCE QUE TOUS les gouvernement la souhaite ... "Fatale" parce que la Russie ne voit plus que cette solution "facile" pour résoudre ses graves problèmes intérieurs ... "Fatale" parce que l'Autriche ne voit plus comment maintenir en place son empire disparate ...
"Fatale" parce que les Allemands sont pris de panique devant leur encerclement ... "Fatale" parce les Anglais redoutent l'expansion maritime et coloniale allemande ... "Fatale" parce que les Français ont misé sur la Russie pour assurer la "revanche" ... pour reprendre l'Alsace-Lorraine ...

Léon SCHIRMANN démontre cependant, références archivistiques INDISCUTABLES à l'appui que, dans le même temps où gouvernements russes et français, manipulant l'opinion et falsifiant systématiquement et avec une cynisme éhonté documents et dépêches diplomatiques, "vendaient" la guerre à ceux qui allaient devoir la faire (et la subir), l'Allemagne de Guillaume II s'attachait au contraire à "sauver la paix" ... Démonstration qui, assurément, bouleverse de fond en comble une acception à la source de l'iniquité du traité de Versailles (*) et demeurée canonique pendant des dizaines d'années ... grâce non seulement à l'ECRASEMENT final de l'Allemagne en 1945, à une diabolisation PIRE ENCORE que celle de 1918-19 mais aussi à l'auto-accusation d'un peuple allemand perclus d'auto-pénitence, traumatisé et égaré par des historiens ... allemand (par exemple, "l'école de Fisher" qui conclut à la "primauté de la responsabilité allemande" ou, plus mitigée mais aussi accablante, à la thèse du "risuqe calculé" ...)

(*) l'article 231 consacrera la "Kriegsschuldfrage" - littéralement la "question de la responsabilité dans la guerre" - imputée à la seule Allemagne ... et qui "justifiera" le "DIKTATT" qui lui sera imposé ... le couteau sur la gorge (et les armes belgo-françaises, lors de l'occupation de la Ruhr en 1923) ...

C'est que provoquer une guerre et la légitimer politiquement de partie intégrante de "l'Art de gouverner" qu'elle ait toujours été, s'est muée, à partir de la Révolution française, en savante diabolisation de l'ennemi à qui, du fait de sa défaite, l'on fait endosser l'entière responsabilité du conflit ...

Voici, résumé dans sa REALITE et repris de cette inestimable étude, l'enchaînement des événements menant inévitablement aux "canons d'août 1914" :

28 juin 1914 : assassinat à Sarajevo de l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie et de sa femme par des partisans de la Grande Serbie.
05 juillet : l'Allemagne promet son appui à son alliée l'Autriche en cas d'intervention russe dans le conflit austro-serbe.
23 juillet, 18 heures : Remise par l'Autriche-Hongrie au gouvernement serbe d'un ultimatum très exigeant.
25 juillet : Communiqué du gouvernement russe :"L'évolution du conflit serbo-autrichien ne peut laisser la Russie indifférente."
25 juillet, 15 heures 30' : Mobilisation générale serbe.
25 juillet, 18 heures : Réponse serbe à l'ultimatum, positive en grande partie, mais non en totalité.
25 juillet, peu après 18 heures : L'Autriche rompt les relations diplomatiques avec la Serbie.
25 juillet au soir : Début, dans les villes françaises et allemandes, de manifestations "patriotiques" d'une part, pacifiques d'autre part.
25 juillet, au soir : Ordre de mobilisation partielle en Autriche contre la Serbie (début de cette mobilisation le 28 juillet.
26 juillet : Mesures de "prémobilisation" en Russie.
27 juillet : Première mise en garde allemande contre toute éventuelle mobilisation russe à la frontière allemande.
28 juillet : Déclaration de guerre de l'Autriche à la Serbie.
Nuit du 28 au 29 juillet : Début du dialogue télégraphique Kaiser-tsar pour préserver la paix.
29 juillet, au soir : La Russie annonce pour le 30 juillet la mobilisation (partielle) au sud (contre l'Autriche) de treize corps d'armée.
30 juillet, à l'aube : Début de cette mobilisation partielle de la Russie.
30 juillet, après-midi : La Russie décide (pour l'aube du 31 juillet) la mobilisation générale, donc également au nord, contre l'Allemagne (décision secrète).
31 juillet : Début de la mobilisation générale russe.
31 juillet, vers midi : Proclamation de l'"état de danger de guerre" en Allemagne, en réponse à la mobilisation général russe.
31 juillet, 12 heures 30' : Proclamation de la mobilisation générale autrichienne.
31 juillet, 14 heures : Le Kaiser envie au tsar un télégramme demandant l'arrêt de la mobilisation russe.
31 juillet, mi-journée : Le tsar déclare verbalement à l'ambassadeur d'Allemagne que l'arrêt de la mobilisation russe est techniquement impossible. Idem par télégramme adressé au Kaiser à 14 heures 45'.
31 juillet, 19 heures : Ultimatum allemand à la France : dix-huit heures pour se déclarer neutre.
31 juillet, minuit : Remise à Pétersbourg d'un ultimatum allemand exigeant, dans les douze heures, l'arrêt de la mobilisation russe.
1er août, vers 16 heures : Mobilisation générale en Allemagne et en France.
1er août, vers 19 heures : Déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie.
03 août, 19 heures : Déclaration de guerre de l'Allemagne à la France.
04 août : Séances du Reichtag et de la Chambre des députés pour le vote des crédits de guerre et autres mesures.

L'objet de ce livre se limite en la démontration des reponsabilités françaises dans l'affaire. Il n'évoque donc pas les origines encore plus profondes (et inavouables) ayant mené à la catastrophe ... Il n'évoque donc pas des faits demeurés INCONNUS pendant des dizaines d'années, à savoir qu'EN FAIT la mobilisation russe ayant entraîné en riposte celle de l'Allemagne ne date pas du 30 juillet (uniquement pour répondre à celle de l'Autriche-Hongrie ... soutenue par l'Allemagne) mais bien du 24 juillet quand est décrétée la double mobilisation SECRETE des deux flottes russes de la Baltique et de la mer Noire de amnière à provoquer à la fois la riposte allemande et à faire jouer l'alliance française. La France ne s'y précipitera que trop "allégrement", son opinion (aussi FOLLE que celle de juuillet 1870), trompée par l'ambassadeur français à Moscou Paléologue ET le Président de la république Poincare et le Président du Conseil Viviani, s'y précipitant tête baissée ...

En cette année 2014, vont être célébré les tristes fastes du centenaire du déclenchement de cette guerre ... S'agissant de la VERITE des responsabilités, on en subodore déjà le ton, "classique", "officiel" ... Par exemple, en l'émission diffusée hier soir sur Arte ... avec les ménagements qui conviennent à l'égard d'une Allemagne "pénitente" et "rédimée" dans le sens politiquement "correct" !!!


Mélancolie française
Mélancolie française
par Eric Zemmour
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un FONDAMENTAL appelé à devenir un CLASSIQUE du "politiquement INCORRECT" !!!, 3 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mélancolie française (Poche)
"Si vous n’êtes romain, soyez digne de l’être" (Corneille)

De la philosophie de ce vers du grand classique français, Eric ZEMMOUR a édifié une GENIALE synthétique de l’Histoire de France (quelle érudition !) et OSE dresser l’acte d’ECHEC de la vocation de la France : reprendre le sceptre de l’ancienne Rome (qui a gouverné le Monde "connu" pendant plusieurs siècles) en imposant à l’Europe son principe monarchique universel, ses lois, sa langue, sa civilisation et, dès lors, une "Pax Gallica" !!! "Mélancolie française" retentit de la première à la dernière page et - forcément - de plus en en plus au fur et à mesure que l'on s’approche de la conclusion, de la déploration de cet échec … pour le plus grand malheur de la France et de l’Europe !!!

C’est que, de même que Rome lors des trois guerres puniques, le Destin, la Fatalité lui ont matérialisé, SA "Carthage" … En l’occurrence, l’ANGLETERRE … Mais, à la différence de Rome, la France n’a pu abattre l’Angleterre … "Delenda Britannia" … Jean Herold-Paquis l’appelait de ses vœux sur les antennes de Radio Paris durant la dernière guerre … Pour que s’accomplisse la vocation de la France, il eût fallu que ce souhait se matérialisât … Hélas, la France, de par sa situation, est écartelée entre la terre et la mer. C’est ce qu’illustre la poétique de Maurice Druon dans "Les Rois maudits" :

"Adossé de toutes parts à une réalité naturelle - mers, fleuves ou montagnes -, le royaume, par la plaine de Flandre et les forêts d'Ardenne, est grand ouvert au malheur. C'est dans cette brèche de brume et d'hiver où se forment les mauvais rêves, que la France prend ses rendez-vous avec l'Histoire"

Cela, l’Angleterre, une fois sortie de ses mirages continentaux (qu’elle devait à ses rois franco-normands), initiée à sa vocation maritime sous Elisabeth Ière et confortée en son unité à la suite de ses deux Révolutions, l’a parfaitement compris … Et agi en conséquence en suscitant à la France des coalitions continentales sans cesse renaissantes au cours de la "Seconde Guerre de Cent Ans" (1689-1815).

Je ne dirai cependant pas comme Eric Zemmour que le malheur de la France a été d’être à la fois "le seul pays d’Europe à la fois continental et maritime" mais de n’avoir pas compris suffisamment à temps que le destin de la terre, c’est la mer que, conformément à l’aphorisme, "qui domine sur mer domine sur terre" et appliqué constamment la stratégie que la Nature exigeait en conséquence. Certains le pressentaient … certains le pensaient … certains le savaient tels Philippe IV le Bel, François Ier, Richelieu, Louis XIV, Colbert, Choiseul et ... Louis XVI (à qui la France devra la dernière victoire française sur l'Angleterre ... victoire qui déterminera cependant la ruine des Finances - car les Américains se refuseront à honorer leurs dettes - et ... la Révolution !!!). AUSSI, l'amiral DARLAN, créateur de l'une des plus puissantes marine que la France ait jamais possédée (même si manquant des moyens d'une aéronavale) ... Pétain aurait même dit d'elle : "Enfin quelque chose qui marche" !!! Est-ce pour cela que CHURCHILL n'aura AUCUN SCRUPULE à la faire canonner à Mers El-Kébir et Dakar ... la condamnant dès lors implicitement à s'auto détruire à Toulon, le 27 novembre 1942 ... privant la France de son meilleur atout face à ses ... "alliés", l'Angleterre et aux Etats-Unis qui, en fait, ne songeaient qu'à profiter pleinement de son abaissement (De Gaulle en a su quelque chose ...) ?!!!

Un temps, la France a de fait été la première nation maritime … tout en tenant le continent en respect. Hélas, accaparée à conquérir ses frontières naturelles (un instant atteintes sous Napoléon), elle a "balancé" entre une stratégie terrestre et une stratégie maritime … lors qu’elle menaçait directement l’économie britannique en développant la tactique de la guerre de course ainsi que le démontre François Bluche dans son imposant "Louis XIV". Conduite qui eût pu réussir si elle avait été activement poursuivie, si l’Angleterre n’avait su se trouver des alliés en Europe et … que suivra et étendra l’Allemagne ("notre meilleur élève" distille subtilement Zemmour) wilhelminienne puis hitlérienne … se heurtant en conséquence à la même riposte anglaise. Car, en même temps que faisant sa force, le tendon d’Achille de l’Angleterre, c’est précisément son insularité !!! La SEULE fois où elle a perdu une guerre c’est précisément quand elle n’a pas su susciter une coalition continentale à son adversaire (en l’occurrence, la France, à l’occasion de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis) …

"La défaite de Waterloo, et le traité de Vienne, si admirables aux yeux germanophiles d'Henry Kissinger, nous conduisaient inéluctablement au déclin et à l'histoire tragique du XXème siècle. Seule la victoire de Napoléon aurait pu nous épargner ce désastre. Ou alors la victoire totale de l'Allemagne à l'été 1914. Dans ce contexte tragique, notre plus grave "erreur" fut sans doute notre victoire héroïque de la Marne. Alors, nous aurions économisé un million et demi de vies, sans oublier les 20.000 militaires et les 400.000 civils de la Seconde Guerre mondiale. En cas de défaite française dès 1914 (ou de victoire en 1815), pas de révolution russe, pas d'holocauste des juifs, pas d'intervention américaine en 1917 ni en 1944. La pax germanica aurait régné sur le continent. Une autre guerre aurait continué entre l'Empereur d'Allemagne et le roi d'Angleterre, son cousin germain ; une guerre qui aurait préfiguré celle de 1940 ; ce sempiternel affrontement entre la terre et la mer dont Napoléon et la France avaient cru sortir vainqueurs. Amère uchronie."

PRESQUE RIEN n’est à retrancher de ces lignes désenchantées (comme d’ailleurs de cet essai, lui-même désenchanté), cernant avec une impitoyable lucidité l’ECHEC de l’Histoire de France et l’ERREUR fondamentale des gouvernants français : n’avoir pas compris que l’Allemagne N’ETAIT PAS l’ennemie héréditaire … Que la SEULE ENNEMIE HEREDITAIRE de la France, c’était l’Angleterre !!! Quelle FOLIE alors (après avoir sacrifié ces quinze cents mille morts pour reconquérir l’Alsace-Lorraine) que d’avoir déclaré la guerre à l’Allemagne, le 03 septembre 1940 : la France, enregistrant le PIRE DESASTRE de son Histoire a, en outre arrêté son DEFINITIF recul des affaires mondiales ... pour le compte et le plus GRAND BONHEUR de l'Angleterre !!! - et, à présent, des Etats-Unis !!!

Elle en est désormais a sacrifier SA Souveraineté au bénéfice d’une impossible "Europe" ("L’avenir radieux qu’on lui présente est de constituer un Texas ou une Californie des Etats-Unis d’Europe" assène savoureusement Eric Zemmour à destination des "franco-européistes" !!! ) … l’espace économique continental demeurant cependant contrôlé (à travers les Etats-Unis) beaucoup plus par l’Angleterre que par l’Allemagne : à nouveau, Albion s’y entend pour dresser l’une contre l’autre la Gaule et la Germanie … la France et l’Allemagne, la première, nostalgique de son antique grandeur et feignant de l’être encore, la seconde, attelée à ressusciter une "Ostpolitik" à son bénéfice !!!

"L’avenir radieux" de la France, c’est également de constituer la terre de colonisation … et bientôt de nouvelles luttes civiles inexpiables. C’est qu’ayant renié ses racines chrétiennes ("Heureux celui qui n’a pas honte de moi" a dit le Christ), elle se situe à l’orée "de la chute de l’empire", submergée qu’elle est "par des nouveaux barbares", ces peuples qu’elle a naguère dominé (en dépit et/ou avec "l’autorisation" de l’Angleterre) … presque TOUS musulmans c’est-à-dire signifiant le CONTRAIRE de sa spécificité originelle … De même qu’aux temps de sa décadence, Rome, face aux Germains et aux Parthes …

Eric Zemmour, trop brillant, trop politiquement "INcorrect" a été éjecté de certaine émission de France 2 … Désormais, c’est le gauchisme authentiquement ANTI français qui y prévaut … Soit tout ce qu’il annonce en fin d’ouvrage quand il dénonce (sans pour autant employer l’expression qui convient) le NAZISLAMISME …


Le bombardement de dresde
Le bombardement de dresde
Prix : EUR 17,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Objectivité ou larmes de crocodile couvrant un colossal mensonge historique ?, 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le bombardement de dresde (DVD)
On hésite en effet à définir ce documentaire sur le bombardement de Dresde de Robert Garofalo de 1997, d'inspiration manifestement britannique et américaine, débutant par l’inauguration controversée (c’est le moins que l’on en puisse dire !), le 31 mai 1992 (*) (et non 1994 comme il est dit), de la statue en bronze dédiée à l’Air Chief Marshall Sir Arthur Harris, commandant du Bomber Command, devant l’Eglise de la RAF (St Clement Danes). Inauguration rehaussée par la présence de la reine mère qui prononçait le discours "officiel" en dépit des protestations véhémentes d’une partie du public ("Mémorial à un meurtrier de masse" … "Rappelez-vous les victimes de la guerre sur tous les côtés" … "au nom de milliers de femmes et d’enfants incinérés" … "La population de Dresde nous pardonne !" peut-on lire sur de nombreux calicots) et d’arrestations "musclées" de ceux qui hurlaient "Murderer !" ("Assassin") … Il n’aura été consenti qu’une allusion à "toutes les victimes de tous les pays et de tous horizons de la Seconde guerre mondiale" à la fin du discours … En contraste avec le "faste" de cette inauguration, la dignité de la cérémonie ("d’une grande simplicité" nous dit le commentateur), organisée le même jour à Dresde à la mémoire des victimes des raids aériens.

(*) soit, à l’occasion du cinquantième anniversaire du premier raid "de mille avions" sur Cologne, le 31 mai 1942 à 0 heure 56’, qui portait pour nom de code "Opération Millenium" … ce qui, pour le moins, représentait une véritable provocation pour les survivants et une INSULTE à l'égard des victimes dudit bombardement qui fit entre 469 et 486 tués et 5027 blessés. On sait que les Britanniques n’ont jamais craint de choquer leurs anciens ennemis, qu’ils soient Français (célébration de la bataille de Trafalgar - bientôt, celle de Waterloo … -) ou Allemands (que je sache, ces derniers n’ont jamais célébré la tripotée de Dunkerque, la déroute britannique en Grèce, en Crète ou les victoires du maréchal Rommel à Gazala ou Tobrouk …) !!!

La relation du bombardement et de ses origines demeure, tout au long du documentaire, rigoureusement conforme aux strictes limites de la thèse "officielle" et de "l’historiquement correct" (je cite fidèlement les commentaires) :

1° "la misssion de Harris consistait à écraser le moral de la population civile allemande" ... ’"il a tué environ 600.000 personnes" …


a) le développement de l’offensive soviétique en Silésie nécessitait ( ?) une "assistance" des alliés occidentaux, l’armée soviétique craignant "un combat d’arrière-garde depuis des villes comme Dresde, Leipzig et Chemnitz" …
b) "Un important pilonnage de ces villes doit non seulement créer une grande confusion au sein des forces allemandes mais aussi bloquer tout mouvement de leurs troupes. En outre, les attaques sur ces villes engendreront un chaos d’autant plus important que leurs populations sont gonflées par des milliers de réfugiés".
c) Les populations affluant vers Dresde fuient les villes bombardées mais aussi les troupes soviétiques. La tactique des raids de terreur des alliés occidentaux, "c’est exactement ce que souhaite le haut commandement soviétique pour Dresde".
d) A la conférence de Yalta "les Soviétiques demandent une coopération dans les bombardements de tous les moyens de communication en Allemagne afin d’éviter tout renforcement de son front Est. Ils désirent que ces attaques soient réparties en zones définies pour maintenir les forces armées britanniques et américaines à l’écart des territoires qu’ils pourraient contrôler par la suite. Ils demandent en particulier les bombardements des villes de Berlin, Leipzig et Dresde, tous dans le cadre d’opérations anglo-américaines".
Dès lors, Berlin (03 février 1945) et Magdebourg et ses installations pétrolières constituent les premiers objectifs des raids diurnes effectués par les Américains.

3° Dresde constitue la prochaine cible … en trois vagues successives (deux britanniques et une américaine), les 13 et 14 février 1945 en quatorze heures (c’est la première fois que Britanniques et Américains agissent de concert, successivement). Tactique et stratégie du "commandement tactique aérien" conforme à ce qui s’est déjà passé, en juillet 1943, sur Hambourg où 40.000 personnes avaient péri dans une fournaise "scientifiquement" provoquée (voir à cet égard le livre de Jörg Friedrich "Der Brand" - "L’Incendie"). "INCENDIER LA VILLE EST BIEN PLUS EFFICACE QUE LA BOMBARDER" …
S’agissant de la part américaine, le commentaire souligne le fait que "distinguer la cible depuis les cockpits est difficile car la ville est recouverte d’une épaisse couche de fumée et de poussière" … ce qui revient à réduire subrepticement à néant (en se gardant bien de seulement les mentionner) l’authenticité des témoignages de survivants qui, maintes fois, ont assuré que les chasseurs américains s’en sont délibérément pris aux populations réfugiées le long des rives de l’Elbe ou qui fuyaient la ville et aux services de secours extérieurs qui s’y dirigeaient) …

4° la responsabilité "originelle" du drame est - à nouveau - conforme à l'historiquement "correct" : le documentaire prête significativement la parole à un des témoins, le Dr-Pasteur Karl Ludwig Hoch (auteur d’une saisissante photographie de la "Frauenkirche" cernée par les flammes et qui mériterait d’être anthologique puisque c’est la dernière avant l’effondrement du saint édifice), lequel rappelle "l’excuse" classique agitée depuis 70 ans : "c’est l’Allemagne qui avait entamé le processus de destruction" … "la destruction de la synagogue - incendiée par les nazis en 1938 – a(yan)t marqué le début de la destruction de Dresde." (avis de sa mère)

5° Le documentaire renchérit sur ce témoignage en rappelant que "c’est la RAF qui accompli la prédiction de sa mère. Elle ne détruit pas seulement les Eglises de Dresde mais la ville dans sa totalité. Elle compte plus de victimes qu’à Hisroshima ou Nagasaki … Peut-on justifier une telle destruction ou même un mémorial en l’honneur de l’homme qui en a donné l’ordre ?"

6° s'agissant de cette "responsabilité originelle" de l'Allemagne, un officier britannique, le Group Captain Ken Batchelor, compagnon d'armes de Harris, "en remet une couche", mentionnant le massacre de l'Insurrection de Varsovie d'août à octobre 1944 qui fit "250.000 morts" … sans oublier les quelques "11 millions de morts" de la terreur nazie en Europe occupée …

Que dire de cette argumentation développée dans le documentaire ?

1° que tous les moyens possibles ont été mobilisés pour charger le SEUL Harris … Manière d’empêcher la VERITE historique de se faire jour … A savoir qu’au-dessus de l’Air Chief Marshall Harris, il y avait une hiérarchie militaire et politique avec à son sommet UN Homme : Winston CHURCHILL … lequel, en la soirée du 25 janvier 1945, a donné l’ordre décisif de procéder à l’Opération Thunderclap (raids de terreur sur les villes de l’Allemagne de l’Est - dont Dresde -) et, par la suite, a entendu en faire retomber la responsabilité sur la SEULE RAF … conformément au prescrit de sa note "TOP SECRET" du 28 mars 1945. Harris qui, lui au moins, ne craindra jamais de justifier inlassablement la stratégie anti cité ("Toutes les villes allemandes encore debout ne valent pas le cadavre d'un seul fantassin britannique" !), rappelera souvent que "l’attaque de Dresde fut à l’époque, considérée comme une nécessité militaire par des personnages plus importants que moi". Pour l’opinion britannique comme pour l’historiquement "correct", Harris demeure le "BOUC EMISSAIRE IDEAL", Churchill, personna grata INVIOLABLE, ayant récolté les bénéfices de l’aveu d’un cynisme achevé : "L'Histoire me sera indulgente car j’ai l’intention de l’écrire" (il en recueillera un "Prix Nobel de littérature") !!!

2° qu’il convient de souligner la responsabilité presque aussi ECRASANTE de Clement ATTLEE et du Cabinet de guerre (présidé par CHURCHILL) ;

3° qu’il est ARCHI FAUX de clamer urbi et orbi que le bombardement de Dresde a été commandé par les Soviétiques à la Conférence de Yalta …

a) L’Opération Thenderclap était "dans les airs" (c’est le cas de la dire !) depuis l’été 1944 ;
b) l’ordre a bien été été donné par Churchill dans la soirée du 25 janvier 1945 au ministre de l’Air Sir Archibal Sinclair : des preuves historiques existent qui l'attestent sans aucun doute possible ;
c) RIEN par contre ne prouve le "souhait" soviétique sinon … le tapage opéré depuis des dizaines d’années par les auteurs britanniques ;

4° Sir Robert Saundby, collaborateur direct de Harris, témoignera après la guerre que :

"Ni Harris, ni moi, ne désirions cette attaque. Harris se fit mettre aussitôt en communication avec Churchill. Il lui dit très franchement que cette attaque contre Dresde était loin de nous plaire et il demanda quel en était le but. Il est nécessaire que nous le sachions, précisa-t-il, afin de choisir le point à viser. Le Premier ministre lui répondit qu’il voulait donner aux Russes une preuve de notre désir de les aider mais aussi leur faire une démonstration de notre force. Nous n’apprîmes rien de plus sur l’objet de notre attaque, mais l’ordre formel nous fut réitéré. Nous rebeller n’aurait servi à rien. Le coeur gros, j’inscrivis Dresde sur la liste des objectifs."

En somme, la position de Churchill est de la même espèce CRIMINELLE que la destruction de la flotte française et le massacre de marins français à Mers El-Kébir …

5° le fait que, pour la première fois de la guerre, Britanniques et Américains agissent "de concert" relève des représentations de CHURCHILL auprès de ROOSEVELT ... Manière d'éviter que l'OPPROBRE de cette EXTERMINATION DE MASSE ne retombe quelque jour sur les SEULS Britanniques !!! Preuve aussi qu'une stratégie politico-militaire pré "Guerre froide" entre Britanniques et Américains était déjà en place ... Par son ampleur exceptionnelle, le bombardement de Dresde a été un manifeste et un avertissement à l'adresse des Soviétiques

6° s’agissant du massacre de Varsovie, il convient de ne JAMAIS oublier qu’il a été couvert par les Soviétiques, immobiles sur la rive gauche de la Vistule et trop heureux de laisser faire le "sale boulot" par les Allemands (sur le dos desquels tout l’opprobre continue de peser) et avec l'étonnante passivité de la RAF et de la politique américaine ... Le tout, pour des raisons politiques de part et d’autre : éliminer la Résistance polonaise anti communiste côté soviétique ; réduire à une défintive impuissance le gouvernement polonais en exil côté britannique considéré désormais comme très encombrant (*) (c’est qu’il convenait de sauvegarder l’alliance contre-nature avec Staline, le temps que le nazisme soit définitivement écrasé : souci constant de Churchill comme de Roosevelt) !!!
Sans oublier - forcément - la terreur nazie en Europe dont … la "Shoah" à l'encontre de laquelle PAS UNE des si "précieuses" BOMBES alliées n'a été dépensée ... Remarquable qu’en l'occurrence, il n'est pas question de rogner d’un IOTA les statistiques mortifères ... lors qu’on ne se gène pas pour le faire, s'agissant de Dresde et du total des civils allemands massacrés durant la guerre (bien plus que les quelques 600.000) ... "Normal" dira-t-on puisque ... "c'est la faute aux Allemands" ... ce qui reste à démontrer, l'Histoire - la VRAIE - des origines de la Seconde guerre mondiale restant à écrire ...

(*) il convient de noter que les Polonais aveuglés autant par leur sentiment de « supériorité », leur sous-estimation de l’armée allemande que par la fausse sécurité de la « garantie britannique », avaient refusé toute négociation avec Hitler en 1939 ; que maints pilotes polonais se sont dépensés d’héroïsme et sont morts au service de l’Angleterre en 1940 ; que d’autres s’efforcèrent de ravitailler la ville assiégée (ainsi que des sud-africains … plus indépendants de la politique churchillienne que les Anglais) … Il convient EGALEMENT de souligner que les prisonniers de l’armée insurgée obtinrent le statut de prisonniers de guerre et furent internés en Allemagne sur l’ordre exprès de Hitler !!!
Qu’est-ce en fait que l’HOLOCAUSTE de Dresde sinon le PREMIER acte de la Guerre froide !!!

Je recommande bien plus certainement le film-documentaire allemand de 2005 de Sebastian DEHNHARDT, "Das Drama vom DRESDEN" ("Dresde 1945 - Destin tragique"), produit par Guido Knopp et broadview.tv en collaboration avec la ZDF !!!


tintin au tibet, edition originale B29
tintin au tibet, edition originale B29

5.0 étoiles sur 5 "Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" (Jean 15, 13) !!!, 14 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : tintin au tibet, edition originale B29
Le SOMMET ABSOLU de l'oeuvre d'Hergé !!! Trois ans plus tard, il fera autre chose de presque aussi bon (Les Bijoux de la Castafiore) puis espacera les derniers "Tintin" ("Vol 714 pour Sydney" - "Tintin et le Picaros" - "Tintin et l'Alph Art" hélas A JAMAIS inachevé) mais n'égalera JAMAIS cet hymne à l'Amitié, à la Fidélité et - disons-le - à l'AMOUR ... un Amour purifié et d'une élévation qui le sépare de toute limitation terrestre ... n'en déplaise aux grossières "démonstrations" et "interprétations" de l'espèce "psy" qui, de plus en plus, "foisonnent" (ce qui démontre dans quel cloaque gît NOTRE Temps) !!!

N'en déplaise aussi - et SURTOUT - aux ECOEURANTES revendications de telle INVERSION sexuelle (qu'il est inutile de nommer) titrant en forme de vibrants "Hosanna" (eux aussi INVERSES) : "TINTIN HOMOSEXUEL" ... à travers son créateur, Hergé, censé avoir entretenu une relation de l'espèce avec son ami Tchang Tchong-Yen, ce jeune chinois, étudiant en sculpture, qui a eu sur lui une influence directe, si déterminante, si décisive qu'Hergé en sera transformé et accédera à la dimension de l'ARTISTE et du CREATEUR génial que l'Histoire des Arts célèbre depuis !!!

"Tintin au Tibet" demeurera à jamais l'Hymne à l'AMOUR d'Hergé ... Hymne composé au moment où il traversait une grave crise psychologique qui couvait depuis longtemps et dont l'élément déclencheur fut la relation extra conjugale avec ... une FEMME !!! Relation qui, si elle le comblait sensuellement et sexuellement, le déchirait spirituellement !!! Hymne qui représente la sublimation et la sortie par le haut de cette relation "humaine trop humaine" qu'il légalisera par le mariage après avoir divorcé de sa première épouse ... Elle lui permettra la composition de cette "symphonie domestique" qu'est l'album suivant, "Les Bijoux de la Castafiore".

L'album fourmille de symbolismes interdisant jusqu'à la possibilité de l'hypothèse homosexuelle !!! Les preuves :

- la quête obstinée, inlassable de Tintin, quête sans cesse ascendante ... vers l'En Haut spirituel (le cri de Foi "Tchang n'est pas mort" retentissant dans tout l'album - combien est significatif le fait que "l'homme de science" Tournesol ne le comprenne pas et soit laissé ... même pas en case départ) comme physique (l'Odyssée vers les hauteurs himalayennes), expérience mystique s'il en est, dont est exclue toute forme de matérialisme (donc de sexualité) ;
- le symbolisme de "l'abominable Homme des Neiges" qui, d'être anthropomorphe androgyne (il est à la fois homme et femme, père et mère, humain et animal), accède à une dimension supérieure, "humaine", en soignant, nourrissant, protégeant, défendant Tchang (comme le ferait une mère à l'égard de son petit) plutôt que de le dévorer ... On "l'entend" pleurant sa perte en fin d'album ... On le voit, dans l'ultime vignette, fixer la caravane qui emporte le seul être qui l'ait fait accéder, lui aussi, à cette dimension supérieure ... celle de l'Amour ;
- le symbolisme "féminin" supérieur de la "Déesse blanche" révérée par les moines tibétains, expression associant la Divinité et la Pureté ...
- le symbolisme de la grotte, ce "regressus ad uterum" ... Pénétrant dans une première grotte, Tintin, conforté dans sa Foi, découvre des raisons supplémentaires d'espérer (le nom de Tchang gravé en chinois et en caractères latins) ... La "Foi" ... "l'Espérance" ... VERTUS théologales chrétiennes, gages de la présence et de l'action du Saint Esprit dans les facultés de l'être humain, facultés supérieures dont est exclue toute forme de sexualité !!! La seconde pénétration aura pour cadre non pas le "sexe" mais "l'oeil" de la montagne dite "museau du Yack" ...
- le symbolisme de l'oeil, précisément, représentant non seulement la perception intellectuelle mais aussi celle de la lumière spirituelle (on considère à la fois l'oeil physique qui reçoit la lumière, l'oeil frontal et l'oeil du coeur, siège de la dimension spirituelle) ...
- le symbolisme des surnoms donnés par les moines à Tintin et Milou, le "couple" originel ASEXUE de l'oeuvre d'Hergé : "Coeur pur" et "Neige du matin" ;
- le symbolisme de l'écharpe de soie donnée par le "Grand Précieux" : le "Khata", écharpe de soie tibétaine blanche ou jaune symbolisant la pureté du coeur du donateur comme du receveur ... Certaines des "khatas" tibétaines présentent des signes auspicieux du bouddhisme tel le Mantra "OM Mani PADME Hum" ou mantra de la grande compassion ... Notons qu'à partir de cette époque, Hergé s'intéressera de plus en plus au bouddhisme ...

Le fait aussi que la création de "Tintin au Tibet" n'a nullement été interrompue par les conseils (si mal avisés) du psychanalyste suisse Ricklyn ... Soit le triomphe de la création (acte sexuel supérieur) sur la sexualité matérielle, à la fois "fond de commerce" (il n'est que de lire son vocabulaire) et obsession de la psychanalyse, cette "maladie qui se prend pour sa propre thérapie" a pu dire d'elle Karl Kraus !!!

J'aimerais pour donner TROIS (chiffre sacré de la TRINITE chrétienne) fois cinq (nombre de l'harmonie et de l'équilibre) étoiles à ce CHEF d'OEUVRE ABSOLU !!!


LES AVENTURES DE TINTIN - TINTIN AU TIBET
LES AVENTURES DE TINTIN - TINTIN AU TIBET
par HERGE
Edition : Relié

5.0 étoiles sur 5 "Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" (Jean 15, 13) !!!, 13 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : LES AVENTURES DE TINTIN - TINTIN AU TIBET (Relié)
Le SOMMET ABSOLU de l'oeuvre d'Hergé !!! Trois ans plus tard, il fera autre chose de presque aussi bon (Les Bijoux de la Castafiore) puis espacera les derniers "Tintin" ("Vol 714 pour Sydney" - "Tintin et le Picaros" - "Tintin et l'Alph Art" hélas A JAMAIS inachevé) mais n'égalera JAMAIS cet hymne à l'Amitié, à la Fidélité et - disons-le - à l'AMOUR ... un Amour purifié et d'une élévation qui le sépare de toute limitation terrestre ... n'en déplaise aux grossières "démonstrations" et "interprétations" de l'espèce "psy" qui, de plus en plus, "foisonnent" (ce qui démontre dans quel cloaque gît NOTRE Temps) !!!

N'en déplaise aussi - et SURTOUT - aux ECOEURANTES revendications de telle INVERSION sexuelle (qu'il est inutile de nommer) titrant en forme de vibrants "Hosanna" (eux aussi INVERSES) : "TINTIN HOMOSEXUEL" ... à travers son créateur, Hergé, censé avoir entretenu une relation de l'espèce avec son ami Tchang Tchong-Yen, ce jeune chinois, étudiant en sculpture, qui a eu sur lui une influence directe, si déterminante, si décisive qu'Hergé en sera transformé et accédera à la dimension de l'ARTISTE et du CREATEUR génial que l'Histoire des Arts célèbre depuis !!!

"Tintin au Tibet" demeurera à jamais l'Hymne à l'AMOUR d'Hergé ... Hymne composé au moment où il traversait une grave crise psychologique qui couvait depuis longtemps et dont l'élément déclencheur fut la relation extra conjugale avec ... une FEMME !!! Relation qui, si elle le comblait sensuellement et sexuellement, le déchirait spirituellement !!! Hymne qui représente la sublimation et la sortie par le haut de cette relation "humaine trop humaine" qu'il légalisera par le mariage après avoir divorcé de sa première épouse ... Elle lui permettra la composition de cette "symphonie domestique" qu'est l'album suivant, "Les Bijoux de la Castafiore".

L'album fourmille de symbolismes interdisant jusqu'à la possibilité de l'hypothèse homosexuelle !!! Les preuves :

- la quête obstinée, inlassable de Tintin, quête sans cesse ascendante ... vers l'En Haut spirituel (le cri de Foi "Tchang n'est pas mort" retentissant dans tout l'album - combien est significatif le fait que "l'homme de science" Tournesol ne le comprenne pas et soit laissé ... même pas en case départ) comme physique (l'Odyssée vers les hauteurs himalayennes), expérience mystique s'il en est, dont est exclue toute forme de matérialisme (donc de sexualité) ;
- le symbolisme de "l'abominable Homme des Neiges" qui, d'être anthropomorphe androgyne (il est à la fois homme et femme, père et mère, humain et animal), accède à une dimension supérieure, "humaine", en soignant, nourrissant, protégeant, défendant Tchang (comme le ferait une mère à l'égard de son petit) plutôt que de le dévorer ... On "l'entend" pleurant sa perte en fin d'album ... On le voit, dans l'ultime vignette, fixer la caravane qui emporte le seul être qui l'ait fait accéder, lui aussi, à cette dimension supérieure ... celle de l'Amour ;
- le symbolisme "féminin" supérieur de la "Déesse blanche" révérée par les moines tibétains, expression associant la Divinité et la Pureté ...
- le symbolisme de la grotte, ce "regressus ad uterum" ... Pénétrant dans une première grotte, Tintin, conforté dans sa Foi, découvre des raisons supplémentaires d'espérer (le nom de Tchang gravé en chinois et en caractères latins) ... La "Foi" ... "l'Espérance" ... VERTUS théologales chrétiennes, gages de la présence et de l'action du Saint Esprit dans les facultés de l'être humain, facultés supérieures dont est exclue toute forme de sexualité !!! La seconde pénétration aura pour cadre non pas le "sexe" mais "l'oeil" de la montagne dite "museau du Yack" ...
- le symbolisme de l'oeil, précisément, représentant non seulement la perception intellectuelle mais aussi celle de la lumière spirituelle (on considère à la fois l'oeil physique qui reçoit la lumière, l'oeil frontal et l'oeil du coeur, siège de la dimension spirituelle) ...
- le symbolisme des surnoms donnés par les moines à Tintin et Milou, le "couple" originel ASEXUE de l'oeuvre d'Hergé : "Coeur pur" et "Neige du matin" ;
- le symbolisme de l'écharpe de soie donnée par le "Grand Précieux" : le "Khata", écharpe de soie tibétaine blanche ou jaune symbolisant la pureté du coeur du donateur comme du receveur ... Certaines des "khatas" tibétaines présentent des signes auspicieux du bouddhisme tel le Mantra "OM Mani PADME Hum" ou mantra de la grande compassion ... Notons qu'à partir de cette époque, Hergé s'intéressera de plus en plus au bouddhisme ...

Le fait aussi que la création de "Tintin au Tibet" n'a nullement été interrompue par les conseils (si mal avisés) du psychanalyste suisse Ricklyn ... Soit le triomphe de la création (acte sexuel supérieur) sur la sexualité matérielle, à la fois "fond de commerce" (il n'est que de lire son vocabulaire) et obsession de la psychanalyse, cette "maladie qui se prend pour sa propre thérapie" a pu dire d'elle Karl Kraus !!!

J'aimerais pour donner TROIS (chiffre sacré de la TRINITE chrétienne) fois cinq (nombre de l'harmonie et de l'équilibre) étoiles à ce CHEF d'OEUVRE ABSOLU !!!


Les Aventures de Tintin, Tome 19 : Coke en stock
Les Aventures de Tintin, Tome 19 : Coke en stock
par Hergé
Edition : Relié
Prix : EUR 10,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Autre MAÎTRE album de Hergé !!!, 12 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Aventures de Tintin, Tome 19 : Coke en stock (Relié)
Album bilan (comme déjà "Les Sept boules de cristal") au cours duquel réapparaissent maints personnages "éparpillés" en plusieurs albums antérieurs. Pas moins de huit albums sont en effet convoqués, témoignant de la richesse de la "cosmologie" tintinienne !!! D'aucuns, cependant, ont assuré que la synthèse entreprise dont fait état cette articulation complexe entre les divers personnages de l'univers tintinien est un échec, que le quantitatif l'emporte sur le qualitatif, que l'intrigue est confuse (ce dont ferait état le titre même de l'album - "Coke en stock" - qui ne se réfère qu'à un seul maillon de celle-ci - le trafic d'esclaves -), que la présentation de ses éléments essentiels (le récit de l'émir Ben Kalish Ezab - émaillé par le savoureux épisode de la "compétition" entre le guépard et Milou -) est trop tardive et que la meilleure preuve de cet échec est représentée en cette antépénultième page accumulant en vrac les diverses manchettes de journaux faisant état de sa résolution ...

Ce foisonnement de protagonistes constitue en fait un kaléidoscope participant pleinement à une intrigue embrassant la globalité de l'univers extérieur au "Monde" d'un Tintin déjà retiré à Moulinsart et les opposant ... Jean-Marie Apostolidès dans "Les Métamorphoses de Tintin", définit au mieux ce dont il est question dans cette cosmologie tintinienne :

"Qui plus est, il (l'auteur) perçoit ici son oeuvre comme une totalité et il intègre, au cours d'une même histoire, les principaux témoins du passé de Tintin, créant des liaisons entre des êtres ou des univers considérés naguère séparément. Seulement, ce n'est plus Tintin qui est le centre du monde, c'est Rastapopoulos. Le héros au contraire se trouve ballotté d'un groupe à l'autre, exclu, et il doit forcer les portes de l'univers social pour qu'on l'y accepte d'une façon marginale. Rastapopoulos étend ses relations à la planète entière, et il est devenu l'incarnation même de l'échange. C'est ainsi qu'il engage Dawson et le Dr Müller, qu'il fréquente la Castafiore, qu'il aide aussi bien Alcazar dans sa lutte contre Tapioca que Bab El Ehr dans sa rébellion contre l'émir Ben Kalish Ezab. Une telle confusion met un terme au manichéisme du début, ou plutôt transforme l'opposition du Bien et du Mal en une nouvelle, celle de l'univers privé et de l'univers public. Incapable de juger un monde aussi complexe, Tintin préfère s'en tenir loin ; il traverse cette aventure comme un voyageur sans bagage, ne faisant que de brèves rencontres avec des êtres que naguère il côtoyait longuement."

D'un côté, à la seule exception du Senhor Oliveira, des "bons"; pas vraiment "bons" (c'est la grande différence avec l'univers primitif de Tintin, cette différence faisant état de ce réalisme qui deviendra de plus en plus "doux-amer", pessimiste, de Hergé) :

a) l'émir Ben Kalish Ezab et son fils Abdallah pour qui tout doit servir à leur "bon plaisir" (la rupture avec l'Arabair (dont résultera l'alliance de cette dernière avec le Sheik Bab El Ehr) est causée par le refus de satisfaire un énième caprice de ce gamin de m ...) ;
b) Alcazar, mentant effrontément à Tintin (leurs relations ont d'ailleurs toujours été ... d'espèce accidentelles, Tintin, idéaliste en dehors de son siècle, ne pouvant partager le cynisme politique du personnage ... parce que "politique", justement) ;
c) la Castafiore, type même, du fait de sa vocation de chanteuse, du personnage "public" compromise cette fois (bien que sans le savoir) avec le Mal (on la retrouvera dans la même situation ambiguë dans "l'Alph Art") ... Au point même qu'après le colonel Sponsz dans "L'Affaire Tournesol"), on apprendra (dans "Les Bijoux de la Castafiore") que les journaux l'ont fiancée à di Gorgonzola/Rastapopoulos (soit au Diable - il est déguisé en Méphisto -) ;

De l'autre, les méchants VRAIMENT méchants, insérés dans la hiérarchie à rebours présidée par Rastapopoulos (dont c'est le "grand retour"), ayant en outre réintégré une "gentry" d'êtres vains et stériles (aristos, bourgeois en col blanc, "vedettes", tous fascinés par son "charme" méphistophélique et par le luxe dont il fait complaisamment étalage - il faut lire la page 36 de l'album pour s'aviser à quel point Hergé méprise ce monde "bling-bling" de vanités et de fausses apparences et combien il a raison de le mépriser -) ET contrôlant directement ou indirectement un Monde interlope dont il agite les ficelles et dont font partie, chacun pour leur compte :

a) Dawson et son trafic de vieux matériel de guerre dont la clientèle diversifiée se le partage entre le Sheik Bab El Ehr entendant en finir avec SON ennemi, l'Emir Ben Kalish Ezab, et/ou Alcazar, en faisant de même s'agissant du général Tapioca). C'est à partir de lui et de son trafic que va se développer progressivement l'intrigue, en un crescendo dramatique découvrant la POURRITURE du Monde extérieur à Tintin. Sous son commandement direct agissent divers malfrats ;
b) Müller, alias "Mull Pacha", ayant perdu de son charisme en tant que devenu chef d'Etat Major du Sheik Bab El Ehr (ici se continue "Tintin au pays de l'Or noir"). Il se trouve indirectement en relation avec Dawson puisque averti de la présence de Tintin et de Haddock au Khemmed, il les fait activement rechercher puis envoie à leurs trousses sa flotte de Mosquitos ... ;
c) Allan Thompson, type achevé du malfrat-mercenaire, commandant d'un des bâtiments du commerce d'esclaves Noirs mis au point par Rastapopoulos (pout qui tout ce qui rapporte est bon à prendre), en relation avec les négriers du port de Djeddah ;

Entre les "bons" et les authentiques méchants, un nouveau venu, le pilote Szut, mercenaire au service de Mull Pacha/Müller, le SEUL qui basculera dans le camp des vraiment BONS : celui de Tintin avec qui il partage la "qualité" de solitaire ... On le retrouvera dans "Vol 714 pour Sydney" ... toujours BON mais à nouveau au service d'un infect individu accidentellement "bon" mais aussi mauvais dans son genre que Rastapopoulos, le milliardaire Carreidas) ;

Et à la fin, en forme de clin d'oeil, Séraphin Lampion, toujours maître casse-pied, symbolisant l'intrusion, dans sa forme "innocente", des valeurs pourries du Monde dans l'univers de Tintin. "Coke en stock" amplifie à mon sens le PESSIMISME de Hergé de l'après guerre, entrevu pour la première fois dans "l'Affaire Tournesol" ... et qui se continuera dans "Vol 714 pour Sydney", "Tintin et les Picaros" et "L'Alph Art" ... Seuls albums épargnés : "Tintin au Tibet" (le CHEF d'OEUVRE ABSOLU d'Hergé) et "Les Bijoux de la Castafiore" ...

Un constat, néanmoins ... S'agissant des "insultes" du Capitaine Haddock, il en est une, SAVOUREUSE, qui hélas, TROIS FOIS hélas, a disparu de l'album "Coke en Stock", Hergé s'étant fait (une fois de plus) accuser de ... "racisme" ...

En page 50 de l'album, le Capitaine Haddock essaye de convaincre les Noirs voués à être vendus comme esclaves par la nébuleuse mise en place par Rastapopoulos de renoncer à leur voyage de pèlerinage à La Mecque .. Il se heurte à un mur d'incompréhension béate ... Rien à faire : les "pauvres Noirs" n'en démordent pas et "veulent aller à la Mecque" ... Dès lors, exaspéré (on le serait à moins), Haddock lance en guise de péroraison à son discours le fameux :

"BOUGRES DE ZOUAVES A LA NOIX DE COCO" !!!

C'en est trop pour les Inquisiteurs de la bienséance "humaniste" !!! Dans la réédition de 1967, Hergé remplacera le langage "petit nègre" par un idiome analogique aux traductions des romans américains, certains lettres étant éludées ... Seul Haddock continue à parler petit nègre (ce qui, soit dit en passant, offre un savoureux contrepoint) ... Quant à l'apocope finale, Hergé s'auto censure et la remplace par le on ne peut plus MEDIOCRE :

"Bougres d'ectoplasmes à roulettes" ...

Voilà où mène la stupidité ... Car, bien entendu, conformément au prononcé du "jugement" d'espèce manichéen des diverses "associations" (SOS Racisme, MRAX, LICRA et Cie) ... les "racistes" sont forcément les BLANCS !!! Pourtant, s'il est un album où on ne saurait accuser Tintin (DONC, Hergé) de "racisme", c'est bien "Coke en Stock" !!! Ne constitue-t-il pas une protestation contre l'esclavage ?!!! Etonnons-nous qu'en notre époque "multiculturelle" (à sens unique), les musulmans et autres islamistes djihadistes n'ont pas encore EXIGE le retrait de "Coke en Stock" en tant que les Arabes sont présentés comme indifférents au sort des Africains - l'émir Ben Kalish Ezab - où dénoncés en tant que "trafiquants de chair humaines" ... A l'exemple d'un certain qui, naguère, s'est efforcé de faire prononcer la CENSURE de "Tintin au Congo" ...

Ce que ces "Inquisiteurs" se refusent à admettre en l'occurrence c'est l'essence même de la bande dessinée qui étend le spectre de sa technique jusqu'à la CARICATURE !!! Convenons à cet égard que les "Blancs" ne sont pas épargnés !!! Outre l'accentuation du principe caricatural (les savants en prennent souvent pour leur grade et QUE DIRE de la surdité de Tournesol, prétexte à un comique à base de savants quiproquos), faisons le compte des "méchants" des albums de Tintin ... A part le sorcier Muganga, Mitsuhirato, Omar Ben Salaad et le Sheik Bab El Ehr, PRATIQUEMENT TOUS sont des Blancs !!! Si nous étions aussi obtus que ces singuliers "humanistes" sériant le "bien" et le "mal" (j'emplois des minuscules à dessein) selon LEURS préceptes d'espèce politique, nous serions dès lors habilité à considérer Hergé comme ... un raciste à l'égard de sa propre race !!!

Que révèle cette TRES MAUVAISE polémique sinon qu'il serait temps de faire le procès d'un néo RACISME : le racisme ANTI BLANC !!!


Les aventures de tintin, tintin au pays de l'or noir
Les aventures de tintin, tintin au pays de l'or noir
par HERGE
Edition : Relié

5.0 étoiles sur 5 Un des meilleurs albums d'Hergé !!!, 11 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les aventures de tintin, tintin au pays de l'or noir (Relié)
A mon sens, un des meilleurs albums de Hergé ... bien qu'il faille déplorer l'ultime mouture actualisant l'intrigue avec les événements contemporains à l'année 1971 ... C'est à nouveau sur les instances de son éditeur anglais (qui avait de même imposé la modernisation de "L'Ile Noire") qu'Hergé a accepté de procéder à cette ultime version ... D'où la disparition de l'évocation hergéenne de la situation qui prévalait peu après la seconde guerre mondiale en Palestine ... alors sous "mandat britannique" (en vertu des accords - secrets - Sykes-Picot signés le 16 mai 1916 entre la Grande Bretagne et la France) et l'évocation du double terrorisme qui ensanglantait - DEJA - cette terre :

- celui des Arabes, spoliés (et de quelle façon !) et chassés de leurs terres ancestrales (c'est plus que jamais le cas de nos jours dans les "territoires occupés" - illégalement - par Israël, soumis à une annexion de plus en plus précise, de plus en plus hypocrite par la "colonisation" des secteurs les plus stratégiques - notamment en eau -) et déjà en guerre contre le sionisme et les multiples exactions de ses groupements terroristes ;

- celui des Juifs, antérieur à la proclamation de l'Etat d'Israël (donc, ne pouvant se prévaloir d'un "état de guerre" et d'un "droit" de défense "légitime") dont on distingue le "Lehi" ou groupe Stern (dirigé par le futur Premier ministre Yitzhak Shamir) et l'Irgoun, dirigé depuis 1943 par le futur Premier ministre et Prix Nobel de la "Paix", Menahem Begin ... Comme quoi, d'authentiques terroristes, n'ayant pas craint de perpétrer des actes criminels, peuvent être lavés de tout reproche ... pour peu qu'ils figurent parmi les "vainqueurs" ...

Il est dès lors permis de se demander à "QUI", à "QUOI" et à quels "attendus" répondait cette demande britannique (cette exigence, plutôt) de "refonte" ... absolument antinomique avec la volonté d'Hergé d'évoquer métaphoriquement les événements politiques mondiaux de son temps (la guerre sino japonaise dans "Le lotus bleu", la guerre du Gran Chaco dans "L'Oreille cassée", la montée des périls en Europe dans "L'Ile Noire", "Le Sceptre d'Ottokar" et "L'Or noir", la guerre scientifique entre l'Allemagne et les Alliés dans "L'Etoile mystérieuse") et qu'il continuera quasi jusqu'à la fin de son oeuvre (la guerre froide dans "L'Affaire Tournesol", la décolonisation dans "Vol 714 pur Sydney" et l'instabilité politique latino-américaine dans "Tintin et les Picaros" ... même un hommage implicite au Tibet, annexé par la Chine, dans "Tintin au Tibet") ...

Quant à la première version, on ne saura jamais comment Tintin aurait été sauvé de l'ensevelissement sous la tempête de sable auquel l'avait condamné le Dr Müller, l'histoire ayant été interrompue par la guerre (l'ultime page, inséré dans le Petit Vingtième, date du 09 mai 1940.

Des trois versions ressort la figure et le rôle criminel du Dr Müller (certainement de nationalité allemande comme semble l'indiquer son patronyme) dont le charisme est INCOMPARABLEMENT SUPERIEUR à celui de Rastapopoulos !!! Ce rôle est modifié, lui aussi conformément à la logique du scénario des versions en présence :

- première version : manifestement, le Dr Müller est un agent des services secrets nazis agissant (comme déjà dans "L'Ile Noire") contre les Britanniques ... en l'occurrence afin d'assurer à l'Allemagne le contrôle de l'artère jugulaire du marché pétrolier du Moyen Orient (alors sous entière domination britannique), vital en cas de guerre (compromis déjà gravement par "l'invention" du "N 14" (*) et - sans doute - de rallier les mouvements nationalistes arabes (ce dernier point est en parfaite corrélation avec l'Histoire). "L'Or noir" est ainsi le troisième album (après "L'Ile Noire" et "Le Sceptre d'Ottokar") où l'actualité et la situation politique de l'Europe, dans les années précédent directement la seconde guerre mondiale, est évoquée ;

(*) allusion à l'Azote - symbole "N", à la base de la fabrication des explosifs, et de son chiffre atomique "14".

- deuxième version : le Dr Müller, agent d'une "grande puissance étrangère" pour le Proche et le Moyen Orient ... et dont il n'est guère difficile, en ces premières années de la guerre froide générée par les conséquences de la seconde guerre mondiale, de deviner l'identité (l'URSS, maîtresse de l'Allemagne de l'Est communiste), accomplit le même rôle et pour les mêmes objectifs ... dirigés cette fois contre l'Occident otano-anglo-saxon. Le scénario est contemporain de la double création de l'OTAN (04 avril 1949) et de la RDA (07 octobre 1949), les planches étant publiées dans le journal Tintin du 16 septembre 1948 au 23 février 1950 ;

- troisième version : le Dr Müller est l'agent d'un puissant consortium pétrolier (la "Skoil Petroleum") en rivalité déclarée avec "l'Arabex" (dont l'analogie avec les multinationales occidentales contrôlant l'Arabie Saoudite et les monarchies du Golfe est transparente) ... Derrière cette compétition (et ce terrorisme) se devinent encore (en beaucoup moins dramatiques, cette fois) les développements et avatars de la guerre froide (l'époque se situe dans le cadre des années de glaciation Brejnev) ...

Faut-il dire que le rôle politico-économico-révolutionnaire du Dr Müller est incomparablement plus "crédible" dans les deux premières versions que dans la troisième (laquelle tient compte du scénario développé ultérieurement dans "Coke en Stock" : état arabe fictif du "Khemed", rivalité entre l'émir Ben Kalish Ezab et le sheik Bab el Ehr) ... ?

Quant au "mystère" de la réapparition du capitaine Haddock, en dehors de la savoureuse (et GENIALE) "explication" ... JAMAIS fournie ("c'est à la fois très simple et très compliqué" ...) il est aussi loisible d'imaginer qu'elle s'effectue dans le cadre d'une "mission" officielle (et secrète) dont le capitaine à été chargé ... En effet, en page 3 de l'album, on voit apparaître le capitaine sur UNE SEULE case, téléphonant à Tintin et lui lisant la convocation du "ministère de la Marine" lui intimant l'ordre de "prendre le commandement du cargo "Untel" (le nom doit rester secret) où de nouvelles instructions (lui) seront données". De ces "instructions" ... MYSTERE ... demeuré à jamais insondable par delà la FIN de l'album !!!

Comment ne pas imaginer que Haddock ait été chargé de quelque prise de contact ou mission économico-politique auprès de l'Emir (lequel, au cours de sa première rencontre avec Tintin, évoque la société anglaise exploitant "les terrains pétrolifères situés sur (son) territoire" et que l'on devine très importants) ... attendu qu'il est devenu un personnage "connu" (et respectable, depuis sa guérison de l'alcoolisme) en tant qu'ami du "célèbre reporter Tintin" ... ? Le fait qu'il surgisse ainsi, armé, à la tête des soldats de l'Emir ("En avant ! ... Allons-y ! ..."), constitue pour le moins une présomption de preuve ...

Notons toutefois que, dans la première rédaction de la seconde version (celle parue dans le journal Tintin du 16 septembre 1948 au 23 février 1950), le capitaine Haddock ne fait son apparition "soudaine" qu'en page 55 ... Aucune évocation de lui en page 3 ...


Les Aventures de Tintin, Tome 15 : Tintin au pays de l'or noir
Les Aventures de Tintin, Tome 15 : Tintin au pays de l'or noir
par Hergé
Edition : Relié
Prix : EUR 10,95

5.0 étoiles sur 5 Un des MEILLEURS albums de Hergé !!!, 10 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Aventures de Tintin, Tome 15 : Tintin au pays de l'or noir (Relié)
A mon sens, un des meilleurs albums de Hergé ... bien qu'il faille déplorer l'ultime mouture actualisant l'intrigue avec les événements contemporains à l'année 1971 ... C'est à nouveau sur les instances de son éditeur anglais (qui avait de même imposé la modernisation de "L'Ile Noire") qu'Hergé a accepté de procéder à cette ultime version ... D'où la disparition de l'évocation hergéenne de la situation qui prévalait peu après la seconde guerre mondiale en Palestine ... alors sous "mandat britannique" (en vertu des accords - secrets - Sykes-Picot signés le 16 mai 1916 entre la Grande Bretagne et la France) et l'évocation du double terrorisme qui ensanglantait - DEJA - cette terre :

- celui des Arabes, spoliés (et de quelle façon !) et chassés de leurs terres ancestrales (c'est plus que jamais le cas de nos jours dans les "territoires occupés" - illégalement - par Israël, soumis à une annexion de plus en plus précise, de plus en plus hypocrite par la "colonisation" des secteurs les plus stratégiques - notamment en eau -) et déjà en guerre contre le sionisme et les multiples exactions de ses groupements terroristes ;

- celui des Juifs, antérieur à la proclamation de l'Etat d'Israël (donc, ne pouvant se prévaloir d'un "état de guerre" et d'un "droit" de défense "légitime") dont on distingue le "Lehi" ou groupe Stern (dirigé par le futur Premier ministre Yitzhak Shamir) et l'Irgoun, dirigé depuis 1943 par le futur Premier ministre et Prix Nobel de la "Paix", Menahem Begin ... Comme quoi, d'authentiques terroristes, n'ayant pas craint de perpétrer des actes criminels, peuvent être lavés de tout reproche ... pour peu qu'ils figurent parmi les "vainqueurs" ...

Il est dès lors permis de se demander à "QUI", à "QUOI" et à quels "attendus" répondait cette demande britannique (cette exigence, plutôt) de "refonte" ... absolument antinomique avec la volonté d'Hergé d'évoquer métaphoriquement les événements politiques mondiaux de son temps (la guerre sino japonaise dans "Le lotus bleu", la guerre du Gran Chaco dans "L'Oreille cassée", la montée des périls en Europe dans "L'Ile Noire", "Le Sceptre d'Ottokar" et "L'Or noir", la guerre scientifique entre l'Allemagne et les Alliés dans "L'Etoile mystérieuse") et qu'il continuera quasi jusqu'à la fin de son oeuvre (la guerre froide dans "L'Affaire Tournesol", la décolonisation dans "Vol 714 pur Sydney" et l'instabilité politique latino-américaine dans "Tintin et les Picaros" ... même un hommage implicite au Tibet, annexé par la Chine, dans "Tintin au Tibet") ...

Quant à la première version, on ne saura jamais comment Tintin aurait été sauvé de l'ensevelissement sous la tempête de sable auquel l'avait condamné le Dr Müller, l'histoire ayant été interrompue par la guerre (l'ultime page, inséré dans le Petit Vingtième, date du 09 mai 1940.

Des trois versions ressort la figure et le rôle criminel du Dr Müller (certainement de nationalité allemande comme semble l'indiquer son patronyme) dont le charisme est INCOMPARABLEMENT SUPERIEUR à celui de Rastapopoulos !!! Ce rôle est modifié, lui aussi conformément à la logique du scénario des versions en présence :

- première version : manifestement, le Dr Müller est un agent des services secrets nazis agissant (comme déjà dans "L'Ile Noire") contre les Britanniques ... en l'occurrence afin d'assurer à l'Allemagne le contrôle de l'artère jugulaire du marché pétrolier du Moyen Orient (alors sous entière domination britannique), vital en cas de guerre (compromis déjà gravement par "l'invention" du "N 14" (*) et - sans doute - de rallier les mouvements nationalistes arabes (ce dernier point est en parfaite corrélation avec l'Histoire). "L'Or noir" est ainsi le troisième album (après "L'Ile Noire" et "Le Sceptre d'Ottokar") où l'actualité et la situation politique de l'Europe, dans les années précédent directement la seconde guerre mondiale, est évoquée ;

(*)allusion à l'Azote - symbole "N", à la base de la fabrication des explosifs, et de son chiffre atomique "14".

- deuxième version : le Dr Müller, agent d'une "grande puissance étrangère" pour le Proche et le Moyen Orient ... et dont il n'est guère difficile, en ces premières années de la guerre froide générée par les conséquences de la seconde guerre mondiale, de deviner l'identité (l'URSS, maîtresse de l'Allemagne de l'Est communiste), accomplit le même rôle et pour les mêmes objectifs ... dirigés cette fois contre l'Occident otano-anglo-saxon. Le scénario est contemporain de la double création de l'OTAN (04 avril 1949) et de la RDA (07 octobre 1949), les planches étant publiées dans le journal Tintin du 16 septembre 1948 au 23 février 1950 ;

- troisième version : le Dr Müller est l'agent d'un puissant consortium pétrolier (la "Skoil Petroleum") en rivalité déclarée avec "l'Arabex" (dont l'analogie avec les multinationales occidentales contrôlant l'Arabie Saoudite et les monarchies du Golfe est transparente) ... Derrière cette compétition (et ce terrorisme) se devinent encore (en beaucoup moins dramatiques, cette fois) les développements et avatars de la guerre froide (l'époque se situe dans le cadre des années de glaciation Brejnev) ...

Faut-il dire que le rôle politico-économico-révolutionnaire du Dr Müller est incomparablement plus "crédible" dans les deux premières versions que dans la troisième (laquelle tient compte du scénario développé ultérieurement dans "Coke en Stock" : état arabe fictif du "Khemed", rivalité entre l'émir Ben Kalish Ezab et le sheik Bab el Ehr) ... ?

Quant au "mystère" de la réapparition du capitaine Haddock, en dehors de la savoureuse (et GENIALE) "explication" ... JAMAIS fournie ("c'est à la fois très simple et très compliqué" ...) il est aussi loisible d'imaginer qu'elle s'effectue dans le cadre d'une "mission" officielle (et secrète) dont le capitaine à été chargé ... En effet, en page 3 de l'album, on voit apparaître le capitaine sur UNE SEULE case, téléphonant à Tintin et lui lisant la convocation du "ministère de la Marine" lui intimant l'ordre de "prendre le commandement du cargo "Untel" (le nom doit rester secret) où de nouvelles instructions (lui) seront données". De ces "instructions" ... MYSTERE ... demeuré à jamais insondable par delà la FIN de l'album !!!

Comment ne pas imaginer que Haddock ait été chargé de quelque prise de contact ou mission économico-politique auprès de l'Emir (lequel, au cours de sa première rencontre avec Tintin, évoque la société anglaise exploitant "les terrains pétrolifères situés sur (son) territoire" et que l'on devine très importants) ... attendu qu'il est devenu un personnage "connu" (et respectable, depuis sa guérison de l'alcoolisme) en tant qu'ami du "célèbre reporter Tintin" ... ? Le fait qu'il surgisse ainsi, armé, à la tête des soldats de l'Emir ("En avant ! ... Allons-y ! ..."), constitue pour le moins une présomption de preuve ...

Notons toutefois que, dans la première rédaction de la seconde version (celle parue dans le journal Tintin du 16 septembre 1948 au 23 février 1950), le capitaine Haddock ne fait son apparition "soudaine" qu'en page 55 ... Aucune évocation de lui en page 3 ...


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