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Contenu rédigé par Nicolas Mesnie...
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Commentaires écrits par
Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISCOPHAGE" (Besançon, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Liszt : intégrale de l'oeuvre pour piano, vol. 38
Liszt : intégrale de l'oeuvre pour piano, vol. 38
Prix : EUR 7,00

3.0 étoiles sur 5 Liszt et la transcription : 19, 9 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : intégrale de l'oeuvre pour piano, vol. 38 (CD)
Le très ambitieux projet d'intégrale de l'oeuvre pianistique de Franz Liszt chez Naxos ravira les amateurs de piano : on notera d'abord l'homogénéité de la collection avec un portrait changeant à chaque disque, des volumes numérotés au contenu thématique, différents lieux d'enregistrement (Angleterre, Etats-Unis, Hongrie, Allemagne, Canada) et des interprètes plus ou moins connus mais souvent de haut vol et de toute nationalité. C'est ce qui fera tout son intérêt si on la compare à l'intégrale achevée du marathonien Leslie Howard chez Hypérion, certes de qualité mais bien trop monotone dans le fond comme dans la forme et beaucoup plus chère ! A noter par contre que les dates d'enregistrements ne correspondent pas systématiquement aux dates de sortie et que la régularité de celles-ci en déconcertera plus d'un, mais l'aventure durera plusieurs années, donc patience !

La nouvelle venue virtuose américano-coréenne possède de nombreuses qualités qui siéent à l'interprétation de l'écriture lisztienne : sensibilité, maîtrise sans esbroufe du texte, absence de violence gratuite. Seulement, en dehors du très beau Haendel d'après Almira, le reste déçoit quelque peu : certains aspects "tape à l'œil" ou "faciles" de la musique de Gounod, de Spohr, plus intéressants dans d'autres compositions (écoutez notamment les concertos pour violon de ce dernier) choisis par Liszt ne réussissent pas vraiment à nous toucher par leur profondeur . Un répertoire qui a prévalu à une époque mais dont l'intérêt s'atténue de nos jours.


Symphonie n°4, Symphonie brève op. 58, Fantaisie symphonique
Symphonie n°4, Symphonie brève op. 58, Fantaisie symphonique
Prix : EUR 20,74

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une fleur au milieu du désert, 19 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie n°4, Symphonie brève op. 58, Fantaisie symphonique (CD)
Par un excellent spécialiste de la musique française, on pourra sans doute s'étonner de l'intervention de l'orchestre de la Deutsche Radio pour l'enregistrement intégral des symphonies de Thédore Gouvy. Pourtant, l'acte se justifie presque par la position entre deux pays – l'Allemagne et la France – de leur auteur, victime comme bien d'autres des aléas frontaliers de l'Histoire.
Musicalement parlant, nous n'entendrons cependant pas ici dans la musique de Gouvy un monstre hybride, croisement inutile et raté entre deux traditions. Tout au plus trouvera-t-on un penchant beethovenien dans la vigueur rythmique et le développement de petites cellules motiviques. A l'écoute de cette symphonie n°4, on a du mal à comprendre qu'une telle merveille ait pu grandir à une époque où la symphonie française constituait une exception dans le paysage culturel d'alors, les grands orchestres symphoniques étant dévolus et dévoués à la production de ballets et d'opéras d'une qualité globale telle que, mis à part quelques exceptions, on n'en connaît même plus les noms.
Il faut un orchestre virtuose pour aborder cette œuvre, toute en énergie, d'une vigueur surprenante, d'un allant irrépressible. Tous les instruments participent au discours musical, la rythmique pulse à tout va, emportant avec elle une magistrale imagination mélodique et un sens du développement qui semblent inépuisables. L'effet général n'est pas celui d'une modernité qui change la donne puisque le cadre et le discours conservent leurs qualités classiques, pas plus que nous ne dirons que cette œuvre n'a de valeur que par défaut, eu égard à la pauvreté ambiante.
La symphonie brève se compose d'un thème à variations merveilleusement inventives et la Fantaisie symphonique reprend, orchestrée, la Fantaisie pour deux pianos opus 69. Oeuvre tardive, on n'y décèlera une grande évolution dans l'écriture, mais la puissance du geste, la sincérité de l'intention et la magnificence de l'orchestration ne laissent aucun doute sur la valeur de cette musique. A l'instar d'un J.M. Kraus ou d'un F. Ries, c'est tout un répertoire laissé de côté qui bouscule notre paysage sonore habituel.
Jacques Mercier ne saura jamais être assez remercié de mettre à notre disposition ce qui n'aurait jamais dû disparaître du répertoire et des salles de concert. Il sait donner du grain et bannir la lourdeur de son interprétation dans ce parfait mariage mixte franco-allemand.


Con 1/Sym 9
Con 1/Sym 9
Prix : EUR 28,54

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Schnittke et la symphonie : la n°9 ou l'au-delà, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Con 1/Sym 9 (CD)
Terminée un an avant son décès, la n°9 a été écrite de la main gauche dans des conditions physiques éprouvantes. Incomplète, au manuscrit très difficile à déchiffrer, c'est le compositeur Raskatov qui mit plusieurs années à la compléter. Le travail fut finit en 2006 seulement et créé l'année suivante. Même dans ces conditions terribles, Schnittke était toujours en recherche d'un nouveau langage. Elle demande une écoute soutenue vue sa complexité de langage, mais est paradoxalement presque plus "abordable" que la première ! Une expérience à vivre, malheureusement interrompue par la mort.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 5, 2014 8:51 PM MEST


Alfred Schnittke: Symphony No. 0; Nagasaki
Alfred Schnittke: Symphony No. 0; Nagasaki
Prix : EUR 22,97

3.0 étoiles sur 5 Schnittke et la symphonie : la n°0 ou l'influence, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alfred Schnittke: Symphony No. 0; Nagasaki (CD)
Schnittke écrit une symphonie de jeunesse en 1956/57 à 22 ans. C'est une des plus impersonnel de tout le cycle eu égard à la suivante, l'officielle n°1 conçue 16 ans plus tard. Un saut stylistique énorme a été franchi, et cette première création est à considérer comme l'œuvre d'un auteur sous influence, notamment de Chostakovitch, la maitre adoré. Si l'on ne connait pas les autres du cycle, elle est tout à fait honorable, vis-à-vis de l'époque et du contexte, mais sera considérablement dévaluée face à la prodigieuse inventivité que Schnittke va développer plus tard. A connaitre dans le cadre d'un tout, par curiosité.


Alfred Schnittke: Symphonic Prelude; Symphony No. 8; For Liverpool
Alfred Schnittke: Symphonic Prelude; Symphony No. 8; For Liverpool
Prix : EUR 22,47

5.0 étoiles sur 5 Schnittke et la symphonie : la n°8 ou le testament, 1 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alfred Schnittke: Symphonic Prelude; Symphony No. 8; For Liverpool (CD)
Comme une prescience de la maladie à venir, Schnittke écrit sa n°8, empreinte de gravité, d'interrogations face à la vie et à la création. Les silences y ont autant d'intérêt que les notes, l'orchestre s'y exprime souvent par bribes et par famille, parfois sans fusionner clairement (mouvement lent notamment). On a l'impression d'entendre un Mahler qui aurait écrit encore quelques œuvres après la 10è, dans le sens d'une décomposition mortuaire de la musique. Très sombre et oppressante dans ses non-dits, parfois mordante aussi, elle n'en demeure pas moins une des plus attrayantes au niveau du contenu personnel. Très fine interprétation du chinois Lu Jia et très belle prise de son.


Schnittke;Symphonies 6 & 7
Schnittke;Symphonies 6 & 7
Prix : EUR 22,47

5.0 étoiles sur 5 Schnittke et la symphonie : les n°6 et n°7 ou les nouvelles tendances, 1 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schnittke;Symphonies 6 & 7 (CD)
Les quatre dernières symphonies de Schnittke forment une unité jusqu'à présent impossible à distinguer dans l'œuvre symphonique de l'auteur. Avec les huitième et neuvième, toutes de la dernière décennie de sa vie, entre 1992 et 1998, Schinttke vise à l'économie des moyens (ou plutôt leur mise en place) et de la durée. Le parallèle avec l'autre grand maître et modèle D. Chostakovitch ne manque pas d'interpeler, celui des symphonies 13 à 15. Pour la n°6, de 1993, l'orchestration est un échange entre groupes instrumentaux, les vents répondant aux bois sans que ceux-ci ne fusionnent que très rarement. L'aspect général vise à une abstraction, à des lambeaux mélodiques, des grappes harmoniques, dont le lien est extrêmement difficile à mettre en évidence. Les silences y ont autant de place et de signification que les notes. La même année, Schnittke propose une n°7, commande, tout comme la n°3 de Kurt Masur et de l'orchestre philharmonique de New York. C'est la plus courte de toute (20 minutes), et l'on y ressent une certaine désillusion, un poids de la vie et du non-retour assez effrayant. La conclusion du dernier mouvement est très symptomatique : la mélodie se dissout ppp dans une espèce de valse banale vieillotte dans les extrêmes graves de l'orchestre (tuba, contrebasse et contrebasson). Intensité du non-dit. Versions très ressenti du japonais Otaka, dont on connait en général les capacités de ces chefs asiatiques à rendre clairs et vivants les discours les plus modernes et décousus.


Concerto grosso n°4 - Symphonie n°5
Concerto grosso n°4 - Symphonie n°5
Prix : EUR 22,47

5.0 étoiles sur 5 Schittke et la symphonie : la n°5 ou la synthèse formelle, 30 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerto grosso n°4 - Symphonie n°5 (CD)
Quatre ans après la quatrième sort la symphonie n°5. Là encore - on y est habitué - Schnittke propose une synthèse de genres en mêlant le concerto grosso et la symphonie, le titre fusionnant les deux genres. L'œuvre débute comme un concerto et finit comme une grande symphonie. La combinaison des deux est tout à fait probante et convaincante, et il y a dans cette musique de très grands moments d'orchestration, aux couleurs originales, surtout dans les sonorités de l'extrême grave (contrebasson, gong, contrebasse...). Aucune différenciation n'est faite entre le Concerto grosso n°4 et la symphonie n°5, volontairement donc. Il s'agit de la même œuvre. Mes commentaires se limitant volontairement aux symphonies, je ne parlerai pas du complément de programme. Järvi comprend à merveille cette musique et nous fait volontairement oublier l'aspect quelque peu déstabilisant de deux genres traditionnellement opposés, mais finalement pas tant que ça.


Symphonie n°4
Symphonie n°4
Prix : EUR 22,47

5.0 étoiles sur 5 Schnittke et la symphonie : la n°4 ou le synchrétisme religieux, 30 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie n°4 (CD)
Mes commentaires ne s'attachant qu'aux symphonies, je m'y tiendrai. Mais sachez que le Requiem n'est pas incongru dans ce programme et qu'il s'agit d'une œuvre magnifique.
En 1984, Schnittke compose un cycle de variations quadrithématiques à base de mélodies représentatives des quatre religions catholique, protestante, judaïque et orthodoxe. Un nouveau parcours humano-musical qui se concentre cette fois sur les manifestations de la foi. Seule l'Ave Maria final est d'ailleurs très clair dans son discours. L'ensemble de l'oeuvre est composé de trois groupes de cinq variations à l'image du rosaire traditionnel. Schnittke dit lui-même : "Je me promène avec des chapelets et si je les suis, j'obtiens le plan de la quatrième symphonie : 5 mystères joyeux, 5 douloureux et 5 glorieux. C'est la formule de la quatrième symphonie. Une rose en tant que symbole de la Vierge Marie." Très bonne version d'Okko Kamu qui en trouve l'unité, et choeur et solistes à la hauteur du défi.


Symphonie n°3
Symphonie n°3
Prix : EUR 22,47

5.0 étoiles sur 5 Schnittke et la symphonie : la n°3 ou la synthèse historique, 29 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie n°3 (CD)
Créée en 1981, la symphonie n°3 se veut en effet une réflexion sur toute l'histoire de la symphonie, depuis ses origines jusqu'à sa décadence, en passant par son âge d'or et son surdimensionnement à la fin du XIXè siècle. Ses quatre parties classique ne sont qu'une illusion formelle. Cette approche très personnelle d'une forme musicale en tant que genre noble et total existe non sous la forme de citations comme on peut l'entendre dans la n°1 mais d'allusions musicales faisant référence à un auteur ou à une ligne stylistique. Ainsi, le premier mouvement judicieusement conditionné par un "senza tempo" initial, est une espèce d'énorme prélude de l'Or du Rhin wagnérien à la Schnittke totalement surdimensionné (12 minutes...) L'obsession monogrammique y domine également (type de B.A.C.H. par exemple mais pour d'autres auteurs, tous allemands, et en nombre très important). Encore une œuvre importante, différente des deux premières, peut-être à peine plus facile d'écoute.


Schnittke: Symphony No.2, "St. Florian"
Schnittke: Symphony No.2, "St. Florian"
Prix : EUR 22,47

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Schnittke et la symphonie : la n°2 ou la tradition modernisée, 25 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schnittke: Symphony No.2, "St. Florian" (CD)
Quatre ans après la n°1, Schnittke achève la "St Florian". Le titre fait directement allusion au monastère dont le nom restera indéfectiblement lié à Bruckner qui y travailla et y est enterré. Le rapport à la religion du compositeur est complexe. Né non baptisé de parents athées, il se convertit au catholicisme à 48 ans tout en continuant de se confesser à un prêtre orthodoxe russe avant de choisir l'orthodoxie peu avant sa mort. La deuxième symphonie est structurée comme une messe en six parties qui suit de très près le rituel catholique. Elle fait intervenir un chœur et des solistes qui chantent souvent en première partie, la seconde du morceau étant un commentaire instrumental. Moins iconoclaste que la précédente, la St Florian manie habilement les deux genres, à savoir un chant très traditionnel et un commentaire plus personnel. Mais aucune volonté de destruction de la religion n'y apparaît. On pourra mettre habilement en parallèle cette œuvre avec son Requiem, fascinante interprétation de la messe des morts composée quelques années auparavant. Segerstam est aux commandes et tout aussi convaincant que pour la n°1. Très bonne prise de son également.


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