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Contenu rédigé par Nicolas Mesnie...
Classement des meilleurs critiques: 113
Votes utiles : 2743
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Commentaires écrits par Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISCOPHAGE" (Besançon, France)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Wagner en piano, 6 juin 2013
Plutôt que de nous proposer une sempiternelle compilation, une réédition ou un coffret intégral des opéras du maître de Bayreuth, voilà une sortie de l'ordinaire riche en intentions. En effet, le trop rare et grandiose Severin von, malgré sa jeunesse, s'engage dans un Wagner au piano transcrit ou arrangé. On peut craindre de bon droit à un appauvrissement de la flamboyance de l'orchestration, mais l'idée n'est pas absurde car Wagner composait d'abord au piano puis passait à l'orchestre. On entre de ce fait, celui-ci n'ayant laissé aucune version clavier de ses opéras destinée à l'interprétation, dans le squelette de la création, dans les articulations du système et dans la mécanique inventive géniale de l'acte créateur presque brut de Wagner, tel qu'il pouvait sonner aux oreilles de ses plus proches admirateurs. Très belle sonorité du Steinway 1901. Explicite livret en français.
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4.0 étoiles sur 5
le piano de Lecuona, 6 juin 2013
Les 6 Cds parus précédemment à l'unité font leur retour sous la forme d'un petit coffret économique. Un tour d'horizon symphonique et surtout soliste du très prolifique compositeur cubain. Pendant un peu plus de 7 heures, baignez-vous dans une mer de mélodies, de rythmes d'une musique populaire seulement à l'écoute aisée. Car malgré son aspect parfois un peu mondain - dans les nombreuses valses notamment - il faut un interprète virtuose pour la jouer. Thomas Tirino domine sans problème la discographie par sa passion sans borne pour cet auteur. Livret très détaillé en français.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
nécessaire ?, 7 mai 2013
Le prolifique germano-néerlandais Julius Röntgen ancre sa musique dans le 19è siècle romantique. Elle est équilibrée, empreinte d'influences venues d'auteurs admirés comme Brahms ou Reger ou encore d'éléments de musique populaire néerlandaise. On ne notera pas d'évolutions sensibles de style entre la sonate pour violon des années 1880, un peu bavarde, le trio avec piano n°4 de 1904 qui peine à entretenir l'intérêt profond, et la sonate n°5 pour violoncelle, la plus intéressante et la plus remuante des trois. A connaître comme le versant chambriste de l'énorme corpus symphonique.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
3 français uniques, 7 mai 2013
Réédition très bienvenue d'un enregistrement paru autrefois sous étiquette Sony de l'unique quatuor composé par trois figures majeures de l'art chambriste français du 20è siècle. Entre les modernismes naissants de Debussy et de Ravel, le Quatuor Juilliard trouve la bonne voix d'un modernisme tempéré, pourtant très net dans les accents et les articulations et très présent dans des structures remarquablement claires. Quant à Dutilleux, est-il utile de préciser que toutes les audaces retenues précédemment éclatent au grand jour ? On regrettera seulement quelques points de raccord audibles dans ce dernier. Présentations en français.
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5.0 étoiles sur 5
l'art de l'interprétation des transcriptions, 7 mai 2013
Cyprien Katsaris est un immense pianiste qui n'a pas la renommée qu'il devrait. Sur son propre label, déjà très bien fourni, un troisième volume de transcriptions vient s'ajouter à une discographie intimidante. Les majors chez qui il a enregistré ont eu les grands classiques. Maintenant, un autre travail se développe, moins connu, moins vendeur mais surtout beaucoup plus original. Grand amateur de transcriptions et d'arrangements en tous genres mais de haute qualité artistique, ces raretés se concentrent autour de la musique slave. La danse du sabre, faramineuse de virtuosité, la suite op.17 et l'Adagio de la symphonie n°2 de Rachmaninov en sont les piliers. Très virtuose, mais aussi très musical. Tout le catalogue est à découvrir.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
la glace au pays du soleil, 7 mai 2013
Chef-d'oeuvre de son auteur, le cycle de la Música callada de F. Mompou est symptomatique d'un art qui fait fi des chapelles musicales de l'après-guerre en développant une écriture fascinante de résonances espagnoles dénuées de folklorisme avec une économie de moyen exemplaire que l'on pourrait d'ailleurs rapprocher du dernier Liszt. Il faut donc que l'on sente la modernité raffinée de ces pages, la gestion des silences et des nuances rarement au-delà du forte : cela, Steffen Schleiermacher sait faire - dont l'art est tout dévoué à la musique contemporaine (voir son intégrale de John Cage) - ; par contre, la froideur analytique de son geste, décryptant sans sentiments cet univers empreint de couleurs et de mysticisme (une citation de Saint Jean de la Croix figure en en-tête de la partition), d'intériorité, dans lesquels Mompou résume finalement sa vie créatrice et son état d'esprit, échappe à l'interprète. Une façon de faire qui ne peut être que complémentaire face aux autres versions existantes, Mompou en tête. (reprise de mon article pour codaex)
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5.0 étoiles sur 5
des raretés britanniques enthousiasmantes, 7 mai 2013
Les compositions pour alto de la musique britannique ne courent pas les rues. Rarement enregistrées, on trouvera réunies ici deux sonates et une suites particulièrement attrayantes. Les deux sonates d'Arthur Bliss et d'Arnold Bax, uniques dans le corpus de leurs auteurs, écrites respectivement en 1933 et 1928 sont d'une noirceur et d'une violence tout à fait étonnantes. Toutes les ressources de l'instrument sont exploitées et la richesse de ses sonorités graves font ici merveille et s'avèrent particulièrement bien adaptées au discours musical. La suite de Vaughan Williams, dans sa version avec piano, achève sur une note de détente cet enregistrement très bien venu et d'une qualité artistique et sonore évidente.(reprise de mon article pour 'péché de classique')
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4.0 étoiles sur 5
une démarche toute personnelle, 7 mai 2013
Philippe Chamouard a eu le courage de détruire toute partition antérieure à 1987, refusant toute école influant sur sa musique. A peine pourrait-on déceler sa passion pour Mahler dans le Poème du vent (1997). La symphonie n°8, créée en 2010, garde ses repères classiques dans la structure en 4 mouvements et dans l'écriture harmonique et mélodique. Après le mouvement initial, entre ombre et lumière, puis l'Allegro fantasia entre tension et détente, figure un Grave nostalgique chargé d'espoir dans lequel chante l'Amazing Grace de la cornemuse, motif thématique qui cimente l'aeuvre. Le finale Largo cantabile est empreint de douceur et de contemplation. l'aeuvre symphonique de Philippe Chamouard reste à explorer.
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4.0 étoiles sur 5
les 3 dernières sonates ou le testament musical, 7 mai 2013
Quelques mois seulement avant de décéder, Camille Saint-Saëns écrit les trois sonates pour basson, clarinette et hautbois. Autant dire qu'il s'agit d'un testament musical important, même si l'on constate que cette musique a quelque chose d'atemporel eu égard à ce qui se faisait à cette époque et par rapport à l'ensemble de la production de l'auteur. On reste ancré dans un style romantique immuable, ce qui n'empêche pas à cette pièces courtes d'être de convaincantes réussites dans un domaine qui ne fait pas florès en musique de chambre française. Interprétations nationales issues d'enregistrements de 1976 et de 1957 pour le Septuor dans des prises de son correctes mais à peine datées. Livret intéressant.(reprise de mon article pour 'péché de classique')
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4.0 étoiles sur 5
un quatuor qui porte bien son nom, 7 mai 2013
Le programme interprété par Julian Steckel et Paul Rivinius est placé sous le signe du classicisme postromantique. L'interprétation gère cet héritage en plaçant chacun à sa place : un Rachmaninov lyrique mais retenu, un Prokofiev serein très légèrement moderniste et des « best of » arrangés pour l'instrument, dont le très fameux Vocalise joué du bout des doigts. Un soliste convaincant, un accompagnateur bien à sa place et un répertoire attachant vu qu'il s'agit de la seule incursion dans le genre de leur auteur.(reprise de mon article pour 'péché de classique')
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