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Contenu rédigé par Michel Delmar
Classement des meilleurs critiques: 7.439
Votes utiles : 24
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Commentaires écrits par Michel Delmar
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Charmant mais inégal!..., 20 mars 2013
Donc, un film à sketches, genre qui a son charme, et bourré de vedettes de l'époque. L'intro avec Michel Simon est assez savoureuse, dans un couvent situé idéalement sur la Loire. Ensuite, petit sketch coquin avec Françoise Arnoul, Claude Dauphin, Micheline Presle et Mel Ferrer. C'est très snob, assez drôle, mais pas du meilleur Audiard, plus à l'aise chez les tontons flingueurs, comme on sait. Ensuite, sketch assez faible avec un Fernandel qui refait son Don Camillo, version inquiétante. Et pour finir Delon en rejeton rejeté par une Danielle Darrieux en théâtreuse égoïste et superficielle, avec une Madeleine Robinson, dégoulinante de bons sentiments en mère adoptive inquiète de voir son grand dadais découcher. C'est surjoué par Robinson, qui était une peau de vache à la ville. Un rôle un peu niais pour Delon, joli comme un garçon coiffeur. Le tout donne une bonne photo de la France bourgeoise, prospère et libertine, quoique assez catho, de 1960! J'adore les génériques d'époque, avec tous ces noms oubliés, ces "grands producteurs" et cette musique pompeuse comme on les aimait. Mais je doute que ça captive les moins de cinquante ans!
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4.0 étoiles sur 5
noir c'est noir, 22 décembre 2012
Excellent thriller, autour d'une escroquerie à l'assurance assez sophistiquée, mais qui tourne mal, comme on en lit encore parfois dans les faits divers macabres. On peut ne pas être passionné par ce genre d'histoires, mais elle est très bien servie par des acteurs exceptionnels, parfaitement dirigés par Anatole Litvak. Anthony Perkins, toujours hanté par le spectre de Norman Bates, son personnage de Psycho, est subtil et névrosé à souhait, plutôt bien servi par le doublage ironique de Jean-Claude Brialy (un peu trop léger, parfois, alors que Perkins est plus inquiétant). Sophia Loren est fabuleuse, comme elle l'est presque toujours à cette époque, hissant son personnage d'épouse déçue et inquiète, sombrant peu à peu dans la folie, au niveau d'une tragédienne. Le propos du réalisateur était d'ailleurs de peindre l'un de ces couples mal assortis qu'on rencontre dans la vie "moderne" (des années 60), avec épouse maternelle et mari adulescent. A cet égard, le couple dysfonctionne bien! Elle est à l'apogée de sa beauté, bien coiffée en carré lisse, brune, plus séduisante et élégante qu'avec ses perruques échevelées des comédies italiennes. Anatole Litvak venait d'adapter un roman de Sagan, "Aimez-vous Brahms?", et il y a dans ce thriller un charme parisien, assez nostalgique et envoûtant : trottoirs luisants et brouillards légers, soirées chez Régine et petits matins blafards, comme on en voit aussi chez Stanley Donen dans "Charade". (Signalons que Sophie Litvak, l'épouse du réalisateur, et amie de Sagan, supervisa les costumes). Un certain chic parisien, donc, la maison de couture Guy Laroche, le charme piquant d'Elina Labourdette - le tout servi par la somptueuse photo noir et blanc d'Henri Alekan. Le film n'a pas connu une grande carrière, il est volontiers sous-estimé, pourtant il se laisse redécouvrir avec intérêt, et la performance des deux têtes d'affiche tient le spectateur captif. A découvrir sans bouder son plaisir.
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Vertiges
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| DVD ~ Marcello Mastroianni |
| Proposé par clicandsell |
| Prix : EUR 11,50 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un chef-d'oeuvre méconnu, 25 novembre 2012
Somptueux film d'un incomparable maître italien, chronique de la vie d'un asile psychiatrique sous le fascisme, contée avec la verve romanesque d'un peintre de moeurs insiré. Quelle poésie dans les images, quelle douceur des caractères même lorsqu'ils en arrivent à se dire les pires choses - ou à se donner la mort. Le film déborde d'amour et d'humanité, celle des personnages, ce médecin affolé par la folie, ces femmes fascinées et fascinantes qui lui vouent une passion absolue - et celles des fous, omniprésents, troublants. L'interprétation est sublime, Mastroianni transfiguré et grandiose dans un rôle ambigü et bouleversant, Françoise Fabian, Marthe Keller, Barbara Bouchet et Lucia Bosé rayonnantes de charme, d'autorité, de sensibilité, d'audace. Voilà un bijou de poésie, de beauté, de spiritualité, à découvrir et à partager. Admirable, c'est le mot. Dommage que le film ne soit pas servi par un titre plus subtil, et une affiche mieux dessinée - qui le sortiraient de la clandestinité cinéphilique dans lequel il semble confiné. A noter, la deuxième partie d'un bon reportage sur Bolognini, si modeste, si touchant - et si italien!...
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VINCERE
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| DVD ~ Filippo Timi |
| Proposé par Plus de Dvd |
| Prix : EUR 12,99 |
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
un fait-divers superbement illustré, 25 novembre 2012
Sur la tragédie d'Ida Dalser, première épouse semi-clandestine du Duce, et son fils illégitime, il existe plusieurs documentaires - le DVD en propose un. Mussolini, sur le chemin de la dictature, s'est comporté comme un salaud envers cette proie facile. Elle s'est ruinée pour lui mais il l'a abandonnée, et fait enfermer dans un asile. C'est un fait divers atroce : a-t-il valeur de parabole? Faire de la tragédie d'Ida Dalser le symbole de l'Italie qui se donne au fascisme - et en crève, voilà le propos du réalisateur. Le fascisme comme tentation mortelle : la minceur du sujet constitue la faiblesse du film. Malgré l'interprétation grandiose de Giovanna Mezzogiono (Ida) et de Filippo Timi (Mussolini, puis son fils adulte), malgré l'art consommé du réalisateur, la machine tourne à vide. J'ai admiré les clairs-obscurs, et la beauté à couper le souffle de certaines images. J'ai apprécié la façon dont l'emprise de Mussolini sur le public est évoquée. Mais je me suis ennuyé, l'histoire est peu captivante, les scènes d'asile sont répétitives. Le titre "Vincere" n'est d'ailleurs pas justifié, il n'y a rien sur le plan historique, à part des bandes d'actualités bien utilisées. Tel quel le film permet du moins d'admirer l'art de Bellochio - et d'espérer un renouveau du cinéma italien, qui fut si sublime.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Daté, forcément daté, 21 novembre 2012
Ce film a mal vieilli, de mon point de vue. Tiré de "La voix humaine", ce long monologue d'une femme amoureuse, abandonnée par son amant, exprime comme on sait les affres de Cocteau lui-même, plaqué par un amant (Jean Desbordes?). Cette loghorrée suppliante entrecoupée de "Mademoiselle, ne coupez pas" m'a semblé interminable. Que de pleurnicheries! Peut-être ce texte, interprété par un homme, aurait-il sonné moins faux? Et si ce morceau de bravoure hystérique ne survivait que grâce à la musique de Poulenc dans la version lyrique? Mais ici, point de musique, hélas. Rossellini filme le drame bourgeois avec sobriété, et Magnani fait du Magnani - mais le résultat m'a paru bien daté - impression confirmée par le mauvais état de la copie. Voir la Magnani déambuler en chemise de nuit -avec sa culotte bien visible- puis se tordre de douleur sur son lit comme une droguée en manque, devient vite répétitif. Par moments, on frôle le comique involontaire. Jamais émouvante, elle oscille entre la mère surprotectrice et la maîtresse culpabilisante, un vrai festival de névroses à l'usage des psys. On connaît aujourd'hui la mécanique de la manipulation, et on la voit ici à l'oeuvre. Pire, on approuve l'amant qui éconduit cette redoutable enquiquineuse!... En complément, sur ce DVD, l'éditeur propose "Le miracle", moyen métrage d'un intérêt également moyen, dans lequel Fellini débutant campe un clochard, que la Magnani prend pour une apparition divine. Miracle ou prémonition ? Le tout, regardable une fois, n'est pas palpitant.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une mère meurtrie, 21 novembre 2012
J'ai bien aimé ce court récit d'une convalescence et d'une double renaissance, porté par l'émotion d'une mère. Marina Vlady possède un brin de plume dont elle use avec délicatesse. Ici, elle partage les affres et les réflexions que lui occasionne l'accident d'un de ses trois fils. C'est un texte sans prétention, sobre et poignant, qui se lit d'une traite. Les autres ouvrages de cette actrice-conteuse sont également dignes d'intérêt. "Vissotsky ou le vol arrêté", récit de ses années soviétiques et biographie de son époux russe qui fut un poète et un chanteur adulé, en butte aux persécutions du régime, est sans doute le plus connu. "Les récits pour Militza", contes animaliers tirés de son existence vagabonde, moins populaires, sont absolument délicieux. J'allais oublier "Vingt-quatre images/seconde", mémoires cinématographiques d'une actrice qui fut vedette dans les années 60, et tourna quelques films mémorables, "La Princesse de Clèves" et "Deux ou trois choses que je sais d'elle". Godard était d'ailleurs amoureux d'elle, à sa manière qui n'a rien d'orthodoxe! Ces mémoires, passés inaperçus, se lisent agréablement. Vlady n'est plus une star, elle joue un peu au théâtre, tourne par-ci par-là, et écrit des livres plutôt inspirés. Pour en revenir au "Fol enfant", nulle esbroufe cinématographique, mais une plongée en apnée au coeur d'une vie blessée.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Intérêt historique seulement, 21 novembre 2012
J'ai acheté ce film pour la présence de la belle Belinda Lee, morte trop tôt et qui illumine quelques séquences. Belinda Lee, aujourd'hui oubliée, fut une star éphémère, qui annonçait des beautés comme Ursula Andress. Le film est une séquelle des films de plages, ou films d'été, dont le genre florissait à la fin des années 50. Celui-ci est particulièrement gratiné, avec un Sordi qui cabotine à tout va, sans retenue. Le scénario n'existe pas, bien qu'on y trouve des noms illustres, comme Moravia ou Bassani. C'est irregardable en fait, sauf pour les inconditionnels de Sordi, ou ceux qui, comme moi, guettent l'apparition d'une diva. A noter aussi la présence fugace de Dorian Grey, actrice anglaise au destin wildien (elle se suicida à 75 ans) qui ne tourna qu'en Italie, entre autres chez Antonioni dans "Le cri", mais dans ce genre de bobines, les comédiens ne sont pas à la fête! Ils n'ont à faire que des pitreries : or cet exercice vieillit particulièrement mal, comme on sait. Pour conclure sur une note indulgente, on dira que le film présente un intérêt historique, qui s'adresse aux cinéphiles, ou aux amateurs de nanars particulièrement crétins. Et l'on s'empressera de l'oublier.
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2.0 étoiles sur 5
Pour cinéphiles uniquement., 21 novembre 2012
Disons-le sans fioritures, ces mémoires ne présentent pas un grand intérêt. Je me demandais pourquoi elles n'avaient fait l'objet d'aucune traduction, mais la réponse est évidente. Le livre m'est tombé des mains, il manque d'une qualité essentielle, l'humour. On a l'impression d'un pensum, avec de de longs discours sur sa foi chrétienne, des autojustifications interminables sur sa sexualité. Peu ou pas d'anecdotes, son accident de voiture raconté comme un fait divers, la chronique de ses films comme une suite de fiches techniques, tout semble rédigé à l'usage des historiens du cinéma, factuellement, platement, sans aucune fantaisie. Pas un mot sur ses amours, ses querelles, ses éclats de grand metteur-en-scène flamboyant, ses excès de diva - tout semble lisse et pasteurisé. Je vous recommande plutôt ses derniers films, "Un thé avec Mussolini", savoureux, ou "Callas forever", excellente surprise, bien plus subtil que ce titre ne le laisse supposer.
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3.0 étoiles sur 5
Un loukoum à la rose!, 20 novembre 2012
Un film bizarre, tiré d'un petit roman de Christine de Rivoyre, avec un casting mal assorti et un style démodé. Le couple Louis Jourdan-Lollobrigida ne fonctionne pas,lui tout en snobisme compassé, elle en tigresse italo-hollywoodienne refusant de vieillir. L'intrigue n'a guère d'intérêt, c'est du boulevard mal filmé par Jean Delannoy, peu à son aise dans ce registre, mais on le regarde comme hypnotisé, tant c'est kitschissime (les décors sont hideux), amer et désabusé sur les relations homme-femme. Lisa (Gina L.), photographe de mode, habite un capharnaüm et roule en Dauphine toute cabossée : peu crédible, d'une femme comme elle! Quant à Laurent (Louis J.), sorte de diplomate oisif, il se pavane dans un palais à colonnes de marbre et escalier majestueux, digne des soirées chez l'ambassadeur. Voilà pour le décor, et la psychologie n'est guère plus subtile. Gina passe tout le film à attendre son sultan, qui sort sa fille, amoureuse d'un "vieux" (Daniel Gélin). Un climat typique des années 60, faussement libéré, avec ses boîtes de nuit pour jet-set en perdition (Rosy Varte en fausse Régine!), épouse délaissée et compréhensive (Renée Faure), jeune fille délurée (la touchante Muriel Baptiste, qui sombra peu après), etc. Toute la panoplie de la comédie bourgeoise, tournée en studio, avec ses gros mensonges et ses petits arrangements. En perruque courte, Gina se démène comme une diablesse, mais on l'a déjà vue beaucoup mieux photographiée - elle n'est pas très bien dirigée non plus : pourtant, on ne peut la quitter des yeux! En fait de sultan, son partenaire Louis Jourdan a des allures de grande folle mondaine et deux expressions en tout et pour tout : l'air ahuri ou le sourire diplomatique. Tel quel, avec ses défauts, le film se laisse voir comme une curiosité, peut-être parce qu'on y retrouve des comédiens attachants, tels Philippe Noiret et Corinne Marchand, et que Gina reste un monstre sacré hors normes, extravagant et divertissant, malgré ou à cause de ses outrances!
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un feuilleton assez pâle, 20 novembre 2012
Film mal construit, aux allures de fresque romanesque, et au rythme de feuilleton, qui détaille les aventures d'un personnage imaginaire, inspiré nous dit-on par la mère du scénariste. Ce personnage s'habille de rouge dans une Italie fasciste, vouée à la couleur brune, et ne trouve rien de mieux qu' insulter les fascistes, au risque de se faire fusiller avec toute sa famille. Ses excès et maladresses feraient passer les chemises noires pour un régime de tolérance, un comble! Il y a quelques scènes intéressantes, sur les exactions commises par les Allemands, et l'absence de purge à la fin de la guerre, mais sur ce sujet, mieux vaut revoir le chef-d'oeuvre de Florestano Vancini, "La Lungua Notte del 1943", (1960), superbe et bouleversant. Ce "Liberté mon amour" ne mérite pas en revanche qu'on s'y attarde, car il est assez ennuyeux. Les costumes ne correspondent pas à l'époque : quant aux coiffures et au maquillage de la Cardinale, ils m'ont paru très sixties. L'actrice ne semble pas au mieux de sa forme. Peut-être ne s'est-elle pas très bien entendue avec le maître italien, devenu misogyne avec l'âge. Par ailleurs, on ne retrouve aucune des qualités du grand Bolognini, ni sa minutie, ni ses splendides images. Tout est pâle, sans éclat. En revanche, le bonus de l'édition présente un reportage captivant sur un Bolognini déjà âgé, qui ressemble aux personnages de certains de ses films, "Le Bel Antonio", ou "La veine d'or" - des hommes très proches de leurs mères, cultivés et patriciens, Italiens par les traditions et le goût de la grandeur...
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