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Contenu rédigé par Jean-Pierre MO...
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Commentaires écrits par
Jean-Pierre MONDEIL "JPM" (france)
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Recital
Recital
Prix : EUR 9,94

5.0 étoiles sur 5 Julius PATZAK racheté par Anton DERMOTA, 2 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Recital (CD)
Loin de moi l'intention de faire des réserves sur cet éminent ténor dont on sait tous la probité. Un récital Julius PATZAK, dans l'espace culture de mon hypermarché, je n'y regarde pas : j'achète les yeux fermés !... Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela commence mal. L'air de Florestan, 1950, est d'une rare laideur. Un comble pour un air qui doit conduire vers la lumière. L'on sait que, question timbre, il convient d'être charitable avec Julius PATZAK. Il convient de noter que les choses s'arrangent nettement dès qu'il change de répertoire. À partir de la plage 3, l'on entre dans l'opérette viennoise et dans le Schlager autro-hongrois : il est alors dans son arbre généalogique avec un compagnonnage idiomatique... Arrive la plage 16 : Mozart, Don Giovanni... Surprise, il devient génial ce Julius PATZAK !... L'ex-Florestan est maintenant inondé de lumière enfin transfiguré. Que se passe-t-il ?... Lecture de la notice : c'est Anton DERMOTA qui chante les six compléments (trois Mozart et trois Strauss dont deux Lieder avec piano). Belle surprise !... Il s'agit, comme le reste, de premières en CD.

Vous achetez Julius PATZAK les yeux fermés et vous l'écoutez d'une oreille distraite. Vous finissez par entendre Anton DERMOTA et vous ouvrez enfin les yeux.


Dont Touch Me There
Dont Touch Me There
Proposé par CD Amérique
Prix : EUR 11,49

5.0 étoiles sur 5 Quelque chose de Deana CARTER et de Lorrie MORGAN, 27 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dont Touch Me There (CD)
Je me surprends à réécouter ce second et, pour l'heure, dernier album ce la délicieuse Crystal BERNARD. Force est d'admettre que 'Pete the music fan' a le goût sûr en matière de country girls... 'Don't Touch Me There' (1999) est nettement moins "true country oriented" que son prédécesseur, 'The Girl Next Door' (1996), mais il est sacrément 'country glamour' dans un modèle qui, de Lorrie MORGAN à Deana CARTER, n'a rien à voir avec la country-pop shaniatwainisée qui faisait florès à l'époque. Pour ce faire, Crystal BERNARD a modifié son approche vocale. Le timbre n'est plus aussi typé terroir mais la belle technique demeure. Parce qu'elle sait chanter, cette belle Texane de presque quarante ans, qui a commencé par être actrice de série. Le titre éponyme, par exemple, et nombre d'autres qui empruntent un chemin qui peut se révéler vocalement bouleversant sans jamais donner dans l'esbroufe de diva de concours de chant.


Girl Next Door
Girl Next Door
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 8,72

4.0 étoiles sur 5 Country orientée glamour made by K.C. Cunningham, 27 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Girl Next Door (CD)
Jolie actrice de séries (un petit rôle dans Happy Days, un premier rôle dans Wings) et, passagèrement, singer-songwriter country de belle tenue, Crystal BERNARD a commis deux albums dans la seconde moitié des années quatre-vingt-dix. 'The Girl Next Door' (1996) est le premier et le plus country des deux. On se laisse prendre au charme d'une voix typée et d'une belle technique de chant. Crystal sait moduler les effets et utiliser tous les registres sans jouer les divas. En bonne Texane, elle aime les guitares et les sonorités bluesy. Tout est donc réuni pour offrir de la jolie country made in Nashville avec, déjà, une petite orientation glamour sans pour autant tutoyer les cimes émotionnelle d'une Lorrie MORGAN dont elle est contemporaine. Rien d'original en soi mais, quand on est amateur de country et un tantinet compulsif, l'on se doit de garder une petite place pour Crystal BERNARD dont le second album, un peu moins country mais nettement plus glamour, comporte une magnifique chanson éponyme (Dont Touch Me There).


Madame Pompadour/die Dubarry/+
Madame Pompadour/die Dubarry/+
Prix : EUR 13,71

5.0 étoiles sur 5 Lecture cursive mais idiomatique de cinq opérettes, 27 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Pompadour/die Dubarry/+ (CD)
Un petit CD qui, l'air de rien, permet d'écouter quelques extraits d'œuvres charmantes servies par de grands artistes. À l'époque de sa sortie, 2000, ce disque ne comportait que des premières en CD : il s'agit d'enregistrements EMI-Electrola qui ne sauraient doublonner avec les enregistrements Eurodisc. Chaque opérette est survolée en dix à quinze minutes. L'on est assurément à un niveau inférieur à celui d'un Franz Lehár ou d'un Imre Kálmán mais de belles mélodies s'inscrivent dans cette savante évidence mitteleuropéenne qui a fait les beaux jours de Broadway. Un truc comme 'Leise erkligen Glocken von Campanile' (Balkanliebe), chanson napolitaine recyclée avec le schmaltz autro-hongrois, est proprement irrésistible : une Sachertorte sur le canal grande.

Cinq opérettes de l'âge d'agent sont au programme. Question chanteurs, c'est idiomatique et dans la grande tradition héritée des Gitta ALPÁR ou Richard TAUBER. Mesdames MUSZELY et BÁRABÁS ont le sang hongrois dans les veines, Anneliese ROTHENBERGER est la classe incarnée et Rudolf SCHOCK n'a jamais été aussi bon que dans ce répertoire-là et à cette époque-là quoiqu'il soit moins ensorcelant dans le tube susmentionné, tiré de Balkanleibe, qu'un Sándor KÓNYA. Quant à l'Autrichien Karl TERKAL, qui intervient dans l'opérette la plus récente et la plus américanisée, il dispose d'une voix droite et mince parfaitement adaptée.

- Leo Fall - Madame Pompadour : Melitta MUSZELY, Rudolf SCHOCK, 1961 ;
- Carl Millöcker - Die Dubarry : Melitta MUSZELY, Rudolf SHOCK, 1961 ;
- Pál Ábrahám - Die Blume von Hawaii : Anneliese ROTHENBERGER, Rudolf SCHOCK, 1960 ;
- Rudolf Kattnigg - Balkanliebe : Melitta MUSZELY, Rudolf SCHOCK, 1962,
- Friedrich Shröder - Hochzeitnacht im Paradies : Sári BARABÁS, Karl TERKAL, 1961.


Hunter
Hunter
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 17,46

5.0 étoiles sur 5 Un choc !..., 26 février 2015
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Un jour, vous entendez une reprise électrisante de 'Call My Name' de Prince... Manque de bol, le nom de la chanteuse vous échappe... Vous allez sur YT et découvrez que près de 200 000 internautes vous ont précédé sur le clip d'une certaine Morgan JAMES, une jolie blonde qui sait ce que chanter veut dire... Un titre formidable ne fait pas un album et encore moins une carrière. La belle Morgan a déjà commis un disque en forme d'hommage à Nina SIMONE et a, récemment, posté nombre vidéos avec un collectif, Postmodern Jukebox, dont vous n'avez jamais entendu parler mais qui a un sacré coup de patte pour accommoder les reprises à la sauce vintage. Parce qu'elle n'est pas banale cette fille qui, avec humour et dans un vêtement bien peu couvrant, balance un medley enflammé (cf. 'Burning Girl', sur YT, avec un duo de musiciens manifestement déjantés, The Skivvies).

Quid de cet album, 'Hunter', sorti aux Etats-Unis à la fin 2014 ?... Pas question d'attendre qu'il ne soit pas distribué en France pour découvrir un bouquet de titres incroyablement arrangés. Pas de surproduction m'as-tu-vu, c'est comme livré au naturel de la musique sans programmings tape à l'œil ni traficotage sur la voix. Un truc totalement inactuel qui pourrait sembler vouer à l'échec commercial, sauf que la fille a un sacré gabarit. Un florilège qui va de la pop-vintage au rhythm'n'blues millésimé en passant par la grande variété jazzy... Tout cela interprété avec l'étoffe d'une torch-singer formée au musical de Broadway qui sait envoyer uptempo et, quand il le faut, jouer les soulful divas. L'album est un bijou dont une demi-douzaine de titres sont des perles absolues jusqu'à une petite reprise de 'She's Gone' pour vous remettre en mémoire les riches heures de Daryl HALL & John OATES.

Un album qui m'a fait songer aux trois disques renversants d'Amanda JENSSEN, une bombe suédoise qui fait dans la pop-soul vintage avec un grit vocal inouï (Killing My Darlings).


Otello
Otello
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 29,95

4.0 étoiles sur 5 Une intégrale atypique, 25 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Otello (CD)
Decca vient de publier un récital de James McCRACKEN, une première en CD (James Mccraken & Sandra Warfield - Duets of Love and Passion). Outre quelques live d'origine privée au son modeste, ce ténor Américain est resté pour un spectaculaire enregistrement studio de Carmen avec Leonard BERNSTEIN (1972) et pour cet enregistrement d'Otello (1968). Une version dirigée par le prestigieux John BARBIROLLI qui, à l'instar de la Carmen susmentionnée, n'a jamais eu les faveurs de la critique hexagonale... Quid du résultat ? J'ai découvert Otello avec ceux-là et, assurément, mon goût en a été conditionné. Je n'ai eu aucun mal à adhérer à l'interprétation expressionniste de McCRACKEN... En l'occurrence, il en fait des tonnes. Aujourd'hui, en bon collectionneur, je connais tous mes classiques et je dois reconnaître qu'il faut aller chercher avant-guerre pour trouver un tel histrionisme vocal. Peu me chaut !... Cet Otello, sombre et rageur, n'est pas doté d'un timbre très séduisant et la projection manque, assurément, de mordant et d'éclat mais je marche encore quoiqu'il faille reconnaître que McCRACKEN ne saurait être un premier choix. Cependant, la jeune Gwyneth JONES est une Desdemona merveilleuse qui n'est aucunement une oie blanche doloriste. Il faut finir sur le cas FISCHER-DIESKAU et convenir que son Iago justifie, sans doute, les réserves qui ont prospéré à l'époque. Cela manque de projection et d'agressivité... de timbre, si j'ose dire parlant d'un immense chanteur.


Lustige Witwe
Lustige Witwe
Prix : EUR 8,99

3.0 étoiles sur 5 Quelques perles noyées dans les dialogues, 24 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lustige Witwe (CD)
Publié vers 1980, cette énième version de la Veuve joyeuse a reçu un excellent accueil critique en Allemagne. Je puis supposer que c'est, en partie, parce que les dialogues sont envahissants et que c'est la théâtralité de l'enregistrement qui fut applaudie. Pour ma part, j'ai le souvenir d'une belle déception à l'écoute de tous ces effets sonores qui gâchent le rendu proprement musical de l'ouvrage. Ceux qui mettent l'ensorcelante version d'Herbert von KARAJAN (René KOLLO et Elizabeth HARWOOD) au-dessus de toutes les autres ou qui ont une tendresse pour les extraits dirigés par Willy MATTES (Nicolai GEDDA et Anneliese ROTHENBERGER) pourront s'intéresser à cette version dirigée par Heinz WALLBERG. Elle se refuse à l'hédonisme absolu de la lecture du grand-maître de la Philharmonie de Berlin et elle est des plus vivantes en étant intégrale. À la réécouter aujourd'hui, je reste convaincu que cette version ne saurait être un achat de première intention.

Sur le papier, la distribution est très belle mais l'écoute des numéros musicaux est moins enthousiasmante quand elle n'est pas impitoyable. Siegfried JERUSALEM, grand ténor wagnérien d'une époque qui avait perdu ses repères, n'est qu'un convenable Camille de Rosillon (il sera bientôt un modeste Sou-Chong avec Willy BOSKOVSKY). Qu'il ait du goût pour l'opérette viennoise est tout à son honneur d'artiste lyrique mais il manque singulièrement de charme à côté de la Valencienne de l'Américaine Helen DONATH. Pour le couple dominant, Edda MOSER est une Hanna Glawary à laquelle j'ai du mal à adhérer sans réserves. Le timbre est somptueux mas la ligne est, comme toujours avec cette belle artiste, véhémente et exagérément passionnée. cela, sans doute, pour que l'on ne prête pas trop attention à une émission devenue très instable. Finalement, l'on ne retient que les quelques beaux aigus qu'elle délivre quand il lui arrive de contrôler sa ligne de chant. Quant à Danilo, c'est le prestigieux Hermann PREY qui s'y colle. Ceux qui attendent un ténor en seront pour leur frais mais l'incarnation est probante. Conjuguant un art consommé du chant, Edda MOSER et Hermann PREY finissent néanmoins par délivrer un 'Lippen schweigen' des plus gratifiants. Lui, en somptueux crooner ; elle, enfin, toute de retenue enamourée... Ceux qui préfèrent un Danilo baryton pourront trouver dans l'intégrale Gardiner (1994) un Bo SKOVHUS tout aussi séducteur. Ceux qui préfèrent un Danilo ténor resteront fidèles à GEDDA ou à KOLLO (cf. les deux versions susmentionnées : MATTES et KARAJAN). Bien sûr, je n'oublie pas les deux versions avec Elisabeth SCHWARZKOPF avec, à chaque fois, un Danilo baryton : Erich KUNZ en 1953, Eberhard WAECHTER en 1963.

Cette version WALLBERG (1980), bourrée d'effets spectaculaires, ne saurait être un premier choix pour découvrir l'ensorcelante partition de Franz Lehár mais elle a le mérite de la théâtralité.


James Mccraken & Sandra Warfield - Duets of Love and Passion
James Mccraken & Sandra Warfield - Duets of Love and Passion
Prix : EUR 11,00

5.0 étoiles sur 5 Réhabilitation de James McCRAKEN, 23 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : James Mccraken & Sandra Warfield - Duets of Love and Passion (CD)
À l'inverse d'Eugene CONLEY que Decca aurait pu laisser dormir dans ses archives, ce récital James McCRACKEN mérite bien d'être réédité dans cette collection fascinante, 'Most Wanted Recitals', comportant nombre de premières en CD. James McCRACKEN ne vient pas seul. Il est accompagné de Sandra WARFIELD pour de très substantielles scènes, données dans leur intégralité... Sandra WARFIELD, une chanteuse dont je ne sais rien sinon, qu'à l'entendre, elle est manifestement un fastueux mezzo. Une très belle Dalila, une non moins belle Carmen (et dans un très bon français) et une Amneris qui se paie le luxe de se faire Desdemona pour le magnifique duo d'Otello. Parce qu'Otello, c'est l'affaire de James McCRACKEN qui, quelques années plus tard, gravera le rôle avec John BARBIROLLI. Une intégrale EMI souvent vilipendée en raison de l'expressionnisme totalement débridé dudit McCRACKEN et du Iago discutable d'un FISCHER-DIESKAU qui aurait pas l'étoffe d'un vrai méchant. Une intégrale qui me reste très chère parce qu'elle est superbement dirigée et que, si McCRACKEN en fait effectivement des tonnes, la jeune Gwyneth JONES est une Desdemona d'anthologie. Le registre naturel de McCRACKEN, c'est l'héroïsme sombre et rageur. La voix n'est pas la plus belle du monde mais, en 1964, il vaut beaucoup mieux que la réputation qu'il a fini par se faire à la lumière de son Otello de 1968. Pour preuve, le monologue final de Tannhäuser qui lui va comme un gant. C'est l'intérêt de cette collection que de proposer nombre de compléments souvent inédits en CD.


Operatic Recital By Eugène Conley
Operatic Recital By Eugène Conley
Prix : EUR 11,00

3.0 étoiles sur 5 Estimable ténor américain... pour collectionneur, 23 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Operatic Recital By Eugène Conley (CD)
Sa participation à la Missa Solemnis de Toscanini (RCA) mise à part, Eugene CONLEY n'encombre pas les étagères des discophiles et l'on ne saurait véritablement parler d'une injustice qui serait faite à son talent. Un CD chez Preiser, un autre chez Bongiovanni mais aucun CD sur son label d'origine jusqu'à ce volume qui compile trois albums enregistrés en 1949 et 1950. Que Decca aille ignorer un ténor américain qui aurait fait quelques belles soirées au Metropolitan et qui dort dans son catalogue depuis les débuts du 33 Tours, voilà qui permet de mesurer la réelle envergure de cet artiste dont je découvre, aujourd'hui, le legs.

Voix banale que certains pourraient juger laide mais disposant d'une belle technique qui l'invite parfois à de jolie nuances, Eugene CONLEY s'inscrit dans le brouillard des ténors anecdotiques dont une discothèque peut aisément se passer. Le collectionneur qui aurait déjà des CD de grands ténors obscurs tels Tom BURKE ou James JOHNSTON se fera une "ardente obligation" d'acquérir ce huitième volume de la série "Most Wanted Récitals" (50 volumes). Sur l'album éponyme, un premier disque "carte de visite" (1949), Eugène CONLEY s'emploie sur toutes les grandes scies du répertoire lyrique italien et français. Finalement, c'est quand il chante dans son arbre généalogique qu'il devient intéressant. Ainsi, le CD s'achève-t-il sur un bouquet de jolies mélodies anglo-saxonnes mais qu'on ne se méprenne pas... Quoiqu'il délivre un très séduisant 'I Hear You Calling Me', il y a des années-lumières qui séparent l'estimable talent d'un Eugene CONLEY du génie ensorcelant d'un John McCORMACK. L'on est, ici, au niveau d'un Jan PEERCE : c'est déjà pas mal !... Un CD pour collectionneur.


Diana Damrau : Forever
Diana Damrau : Forever
Prix : EUR 7,00

5.0 étoiles sur 5 Diana DAMRAU s'encanaille avec grâce, 22 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diana Damrau : Forever (CD)
Comment ne pas tomber sous le charme ?... Diana DAMRAU, éminent soprano (tendance colorature au timbre charnu), se souviens qu'elle est l'héritière d'une tradition qui se perd. Elle s'en explique dans un joli texte de présentation qui ne peut aller que doit au cœur de ceux qui chérissent Anneliese ROTHENBERGER, Lucia POPP, Hermann PREY et René KOLLO. Autant d'immenses artistes lyriques qui ont abordé et transcendé la musique dite "légère". Je me refuse à parler de musique "légère" quand les compositeurs, qu'ils soient Austro-Hongrois, Allemands ou Américains, puisent leur inspiration dans la plus haute tradition musicale mitteleuropéenne. Diana DAMRAU offre un cocktail très substantiel (presque 80 minutes) d'une musique éternelle, foncièrement mélodique et somptueusement orchestrée, qui ne saurait être abordée avec condescendance ou mépris au motif qu'elle fut "populaire".

Trois volets, opérettes viennoises, musicals et musiques de films, pour 21 show-stoppers servis au meilleur niveau possible de la voix humaine. Diana DAMRAU propose une forme en arche : l'on entre en matière par un passage de 'La neuvième porte' (c'est Sumi JO qui vocalisait dans le film de Roman POLANSKI) et l'on se quitte sur une reduplication en forme de "world prelière recording" des vocalises de Cathy dans 'Wuthering Heights' (Les Hauts de Hurlevent) de Frédéric CHASLIN. Entre les deux, un florilège de thèmes inaltérables comportant un featuring de Rolando VILLAZÓN pour un 'Lippen schweigen' de belle facture. Le béotien en aura le souffle coupé et, de même, le "connaisseur" qui ira pourtant volontiers chipoter, ci et là, sur les mérites comparés de Mme DAMRAU vis-à-vis des artistes légendaires dont elle se réclame. C'est la force de ces disques dits de "crossover" que de fédérer tous les publics autour d'authentiques chanteurs lyriques qui n'hésitent pas à s'encanailler avec grâce voire avec génie.

Diana DAMRAU s'inscrit dans une continuation glorieuse qui, venant d'une Gita ALPÁR, d'une Lotte SCHÖNE, d'un Marcel WITTRICH ou d'un Richard TAUBER, n'a jamais fait de distinguo visant à ostraciser les mélodies "populaires".


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