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Contenu rédigé par Jaamuna
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Commentaires écrits par
Jaamuna
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Samsonite Valise S'Cure, 75 cm, 100 litres, Noir, 49308
Samsonite Valise S'Cure, 75 cm, 100 litres, Noir, 49308
Proposé par GRSHOP
Prix : EUR 141,94

5.0 étoiles sur 5 Une Samsonite à la hauteur de sa réputation, 5 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samsonite Valise S'Cure, 75 cm, 100.5 litres (Luggage)
Il est bien loin le temps où les valises ne s'utilisaient que portées avec des poignées qui faisaient mal aux mains ou qui un jour finissaient par céder.

Finie la valise toujours « en mode paysage », la valise est maintenant le plus souvent en « mode portrait » ... sur roulettes avec poignée télescopique. Après une courte époque où la valise n'avait que 2 roulettes, elle en a maintenant 4 multidirectionnelles ce qui permet indifféremment de la tirer sur 2 ou de la pousser sur 4. Il y a bien entendu 2 poignées de portage pour les passages où les roulettes sont inadéquates.
Des progrès ont aussi été faits sur le plan de la matière (en cherchant un bon rapport solidité / poids) et de la fiabilité des fermetures, les codes ayant remplacé les clés.

Aussi qu'attend-on d'une valise maintenant ?
Qu'elle soit robuste (coque et roulettes) mais légère, de bonne contenance, avec un aménagement intérieur pratique, facile à « bouger » et à un prix abordable. C'est sur ces bases que j'ai fait le choix de cette Samsonite, une marque plus qu'éprouvée, qui m'est apparue sur ce modèle à la hauteur de sa réputation.
Petit détail la grande poche latérale avec fermeture à glissière est bien pratique, elle permet d'y loger de petits objets auxquels on peut accéder facilement en cas de besoin sans avoir besoin de fouiller partout. Et elle dispose d'un système de verrouillage conforme aux standards des USA utile pour ceux qui se rendent dans ce pays.

Elle existe dans d'autres couleurs (rouge brique, rose, bleu marine, bleu pacifique, bleu clair, jaune citron et bicolore « brazil ») mais c'est la noire que je préfère car c'est plus discret.
Elle existe dans d'autres tailles (55 et 69 cm) mais cette taille de 75 cm me convient bien car c'est la contenance utile pour ce que j'ai envie d'emmener en voyage et aussi pour ménager une petite place pour les cadeaux à faire aux amis y compris à moi.
En conclusion une très bonne acquisition.


Molière - Coffret 2 DVD
Molière - Coffret 2 DVD
DVD ~ Jean Daste
Prix : EUR 39,00

5.0 étoiles sur 5 Un film touché par la grâce ..., 2 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Molière - Coffret 2 DVD (DVD)
C'est avec grand plaisir que je redécouvre cette pépite qu'est pour moi le Molière d'Ariane Mnouchkine.

Molière méritait bien d'avoir une illustration de cette qualité, comme touchée par la grâce, par la faveur de nombreux facteurs. Tout d'abord il faut être reconnaissant à ceux sans qui ce film n'aurait pas existé à savoir les producteurs : Claude Lelouch, Antenne 2 (Marcel Jullian), la RAI. Et puis bien sur Ariane pour le génie de sa mise en scène, Philippe Caubère et les acteurs du Théâtre du Soleil, tous ceux qui ont réalisé les décors, les petites mains qui ont conçu et réalisé les 1200 costumes. Une mention particulière pour la musique de René Clemencic ... qui a contribué à donner à ce film son cachet si particulier.
C'est donc grâce à eux, et bien d'autres, que nous avons toutes ces scènes étonnantes depuis l'enfance de Molière (la berceuse avec sa mère) jusqu'à cette séquence onirique dans l'escalier alors qu'il se meurt.

Ce film n'illustre pas seulement la vie de Molière c'est aussi une fresque aussi fidèle qu'il est possible d'imaginer de ce temps, dans les villes et les campagnes.
Ce fût aussi pour Ariane Mnouchkine, qui nous le révèle dans une bien intéressante interview, une occasion pour sortir le « Théâtre du Soleil », qui avait alors 13 ans d'existence, d'une routine qui commençait à s'installer, de le secouer.
Et comme le film montre aussi ce qu'est une vie de théâtre qui n'est pas que fondée sur l'art mais aussi l'amitié, l'amour, l'argent, la lassitude, la générosité, la jalousie ... les acteurs du Théâtre du Soleil se sont trouvés confrontés à des situations qu'ils pouvaient vivre au quotidien dans la vie de la troupe.

J'ai aimé ressentir dans Molière ce que je ne ressens que très rarement : l'illusion que ce n'est pas réellement un film mais que les personnages et les sentiments qu'ils expriment sont réels. Tout ceci est dû notamment aux atmosphères qu'Ariane a laissé se mettre en place, des scènes où il se passe peu de chose en apparence, mais qui servent à crédibiliser cette histoire. Ceux qui n'ont pas été sensibles à ça ont parlé de « longueurs » alors que pour moi ces scènes sont aussi utiles et importantes que le reste.
Le film fut éreinté à Cannes par la grande majorité des critiques (déjà « bobos » mais ils ne le savaient pas encore) parisiens et plutôt bien accueilli par le public.

Le livret fournit le détail des chapitres des deux époques, le générique complet du film, ainsi que la biographie du Théâtre du Soleil. Je n'en connais rien d'autre que ce film. Dommage sans doute.
Sous-titres français, anglais, allemand, italien et espagnol.


La Guerre du Péloponnèse
La Guerre du Péloponnèse
par Thucydide
Edition : Poche
Prix : EUR 12,80

5.0 étoiles sur 5 Aussi étonnant que passionnant, 2 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre du Péloponnèse (Poche)
Que connait-on de Thucydide ? Né vers 460 av. J.-C. il vécut la guerre appelée « guerre du Péloponnèse » entre les deux coalitions dirigées par Athènes et Sparte comme citoyen, comme général, comme exilé et finalement comme historien auteur de cette « guerre du Péloponnèse » qu'il laissa inachevé à sa mort (assassiné ?) vers 397 av. J.-C.

S'il ne s'était agi que de la relation de faits de guerre j'y aurais porté bien moins d'intérêt. Certes les faits de guerre existent mais et il s'avère que l'intérêt est pour moi aussi ailleurs.
Je suis en effet admirative devant cette oeuvre gigantesque (à ne pas classer dans la « littérature scolaire ») qui m'a fortement étonnée à plus d'un titre :

1° L'intelligence des principaux protagonistes n'a rien à envier à celle de nos contemporains (et même bien au contraire souvent).
J'aurais en effet volontiers imaginé, à tort, qu'à cette époque aussi ancienne les esprits étaient un peu plus frustres que maintenant, qu'ils n'étaient pas autant capables de finesse et d'intelligence dans leurs raisonnements. Il n'en est vraiment rien.
Si « La guerre du Péloponnèse » est bien un récit de conflits armés, de faits guerriers, Thucydide laisse une large part dans son récit à la relation des tenants et aboutissants de ce que les uns et les autres ont entrepris, de ce qu'ils expriment dans des discours pleins d'éloquence et souvent avec un sens aigu de la stratégie.
Ces discours sont vraiment pour moi remarquables et contiennent des raisonnements et enseignements dont il serait bon de continuer de s'inspirer de nos jours. Il y a largement matière à réflexion.
On voit aussi à quel point la victoire ou la défaite peut dépendre de la plus ou moins grande conviction des protagonistes dans leurs discours, de leurs tergiversations, de leur manque de lucidité ou au contraire de leur grande qualité de stratège, mais aussi de conditions extérieures (un tremblement de terre ou une éclipse de lune par exemple qui eût pour conséquence la déroute d'Athènes à Syracuse et précipita sa défaite finale).

Quelques phrases parmi bien d'autres qui sont autant de citations à méditer :
« Le secret du bonheur est la liberté. Le secret de la liberté est le courage»
« Du fait que l'État chez nous est administré dans l'intérêt de la masse et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie»
« Il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent »
« Un homme qui ne se mêle pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile »
« L'épaisseur d'une muraille compte moins que la volonté de la franchir »
« Le meilleur moyen de vivre en sécurité c'est d'éviter autant que possible d'avoir à se repentir de ses complaisances envers ses ennemis ».

2° J'ai été étonnée de constater que toutes ces péripéties de guerre se passent sur un terrain aussi peu étendu que celui de la Grèce (il y a toutefois aussi un champ de bataille déporté en Sicile) où toutes les villes concernées sont à des distances plutôt faibles les unes des autres. Athènes et Corinthe sont distantes de moins de 100 km et il y a environ 200 km entre Athènes et Sparte. Les allées et venues des armées sont quasi incessantes pendant 30 ans dans un périmètre relativement réduit.

3° J'ai constaté également que ce qui m'apparaissait comme devant être de toute petites bourgades sont décrites de fait comme étant de petites villes avec leurs fortifications.

4° J'ai constaté avec étonnement le nombre important des forces en présence, tant le nombre des soldats que celui des bateaux.
Un exemple en 413 les Athéniens, qui ont déjà trente navires autour du Péloponnèse, prennent la route pour la Sicile avec soixante-cinq navires et 1200 hoplites. Ils seront face à quatre-vingt trières de la flotte syracusienne.
Et malgré la répétition importante des pertes tant humaines que matérielles, les cités en présence arrivent continuellement à mobiliser des moyens qui paraissent importants comme s'ils se renouvelaient avec facilité.

Je précise bien à ce niveau que je ne mets en aucun cas en doute les récits de Thucydide, j'ai simplement du mal à en réaliser la réalité tangible. Toutefois les armées des belligérants étaient constamment renforcées par des soldats issus de peuples plus ou moins lointains au nombre considérable, dans ce temps où les habitants de presque chaque cité étaient individualisés comme un peuple.

5° Ce qui m'est apparu aussi frappant, mais ne m'a cette fois pas étonné c'est le rôle des femmes réduit quasiment à néant, les femmes des vaincus subissant bien souvent le sort des hommes, exterminées ou réduites en esclavage.
J'ai noté cette seule péripétie où on les voit avoir un rôle actif :
« Il y eut un nouvel engagement, dont les démocrates ... sortirent victorieux. Les femmes les secondèrent avec intrépidité en jetant des tuiles sur l'ennemi du haut des toits. Elles soutinrent le fracas des armes avec un courage au-dessus de leur sexe ». No comment ...

A leur sujet Denis Roussel nous précise dans une note que le code Napoléon ne leur reconnaîtra pas beaucoup plus de droits que la loi athénienne.

Voici maintenant à titre d'exemple deux épisodes du Livre III particulièrement remarquables :

- la question de la mise à mort des Mytilèniens réclamée par Cléon dans un discours percutant dont bien des sentences sont à méditer. Face à lui son contradicteur, Diodotos, réfuta point par point les thèses de Cléon. A l'issue d'un vote l'une des 2 motions l'emporta de très peu ... (III chapitre 2 - 36 à 49).

- l'épisode des Platéens qui s'étaient rendus aux Péloponnésiens et qui, accusés par un tribunal, risquaient d'être exécutés.
C'est deux hommes de Platée qui se présentent pour défendre leur cause devant le tribunal et ils font, selon moi, un discours absolument remarquable avec des arguments forts et potentiellement très convaincants aux fins d'être sauvés.
Les Thébains interviennent ensuite pour contrecarrer point par point les arguments précédents d'une façon non moins convaincante et tout aussi remarquable.
A l'issue de ces 2 discours les Lacédémoniens tranchèrent ... (III chapitre 2 - 53 à 58).

Les uns furent sauvés, les autres non ...

En ce qui concerne les faits de guerre proprement dits Thucydide est aussi plus qu'étonnant.
On pourrait croire qu'il a inventé le cinéma et les mouvements de caméra tellement ses descriptions sont précises, alternant les plans d'ensemble, les panoramiques et les zooms sur des zones précises. Et lors de l'assaut d'une ville c'est comme si rien ne lui échappait, il nous décrit ce que verraient des caméras disséminées un peu partout et de plus il dissèque les stratégies des deux camps, leurs hésitations, leurs motivations. On peut imaginer soit qu'il avait une armée d'informateurs qui venaient le renseigner, soit plus vraisemblablement qu'il a enquêté a posteriori en ne laissant quasiment rien dans l'ombre, d'autant plus que quand il ne sait pas quelque chose il le précise, et c'est rare.
Autant dire que cette profusion de précisions m'a permis quasiment de « voir » les combats ou au moins de m'en faire une image assez précise, et de ce fait leur répétition n'a pas été pour moi une lecture fastidieuse ou répétitive.

C'est en septembre 411 que le récit de cette guerre s'achève très brutalement et la dernière phrase en est même inachevée. La guerre se poursuivra jusqu'en avril 404 par la défaite complète d'Athénes. Thucydide aurait en principe pu en terminer l'histoire, sa mort étant estimée vers 396 av J.C., aussi la raison pour laquelle son oeuvre est restée inachevée reste un mystère.
Mais même sans cette fin cette oeuvre exemplaire est pour moi un chef d'oeuvre.

Cette édition comprend à la fois une introduction très pertinente de Denis Roussel, lequel est le traducteur et le rédacteur de notes en fin de volume nombreuse et détaillées (135 pages). Ces notes sont suivies d'un index des termes politiques, militaires, techniques, d'un index des noms propres et de plusieurs cartes. Et la narration de Thucydide est elle-même précédée d'une préface de qualité de Pierre Vidal-Naquet. Celui-ci évoque notamment cet avis d'un érudit, Pierre Charles Lévesque, qui en avait publié une traduction en 1795 : « Thucydide est de tous les historiens, celui qui doit être le plus étudié dans les pays où tous les citoyens peuvent avoir un jour quelque part au gouvernement ».
Je pense de même vu le bien bas niveau de nombre d'entre eux.


Monteverdi: Balli E Balletti (UK Import)
Monteverdi: Balli E Balletti (UK Import)

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Balliamo ! Dansons ! ..., 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monteverdi: Balli E Balletti (UK Import) (CD)
Cet enregistrement d'un programme « à thème » a maintenant 30 ans et il n'a selon moi pas vieilli.

John Eliot Gardiner y avait réuni plusieurs oeuvres de Monteverdi de forme « ballo », très prisée en Italie au début du XVIIème siècle :
- le ballet Tirsi e Clori (1615) où Tirsi invite Clori à danser avec lui, celle-ci finissant par le suivre à la 3ème tentative, ce qui déclenche le ballet et l'intervention des chaeurs,
- 4 extraits de l'Orfeo, enregistrement antérieur à celui d'Archiv Produktion,
C'est le ténor Anthony Rolfe Johnson qui est ici Orfeo
- un bien gracieux balletto « de la Bellezza » lequel fut ajouté aux Scherzi Musicali de 1607,
- un ballo extrait de « il ballo delle ingrate » opéra en un acte qui est un ballet d'un bout à l'autre, que Monteverdi composa sur le schéma du ballet de cour français pour le mariage de François de Gonzague à Mantoue en 1608
- « Volgendo il ciel », ultime ballo du compositeur et faisant partie tout comme le précédent du 8ème livre de madrigaux, les « madrigali guerrieri e amorosi ».

Tout ceci constitue un programme enchanteur et assez enjoué.
John Eliot Gardiner, qui avait commencé à diriger 20 ans plus tôt (et il avait alors 21 ans) avec les « Vespro della Beata Vergine » de Monteverdi, y est bien entendu parfaitement à son aise à la tête des English Baroque Soloists et du Monteverdi Choir.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 31, 2014 11:06 PM MEST


Fermate Il Passo-Tracing the Origins of Opera
Fermate Il Passo-Tracing the Origins of Opera
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Carpe Diem ..., 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fermate Il Passo-Tracing the Origins of Opera (CD)
C'est à la fois le programme ici proposé et le nom de son interprète, Vivabiancaluna Biffi, qui ont attiré mon attention sur ce CD.
Vivabiancaluna (quel joli prénom n'est-ce pas !) a commencé son éducation musicale à Bergame par le violoncelle classique. Elle s'orienta ensuite vers la vièle et la viole et aussi vers le chant à Bale au sein de la Scola Cantorum. Elle a ensuite notamment travaillé avec Hespérion XXI et la Capella Reial de Catalunya de Jordi Savall et l'ensemble Gilles Binchois.
Dans le programme ici présenté elle chante tout en s'accompagnant à la viole.

Ce programme est composé de « frottoles ». La frottole est une forme profane légère en vogue pendant près d'un siècle (principalement entre 1470 et 1530) en Italie du Nord. C'est l'ancêtre du madrigal. Leur composition est celle d'une musique simple, linéaire, au style assez déclamatif.
A noter que certaines des airs ici n'étaient pas accompagnés d'un texte, Vivabiancaluna Biffi leur a alors appliqué des textes d'origines diverses, notamment issus de la littérature latine.
Et elle a structuré ces airs (en tout 27) en un prologue, 3 actes et un épilogue.

Les compositeurs en sont Paolo Scotti, Marchetto Cara, Philippus de Luprano, Francesco Varoter (~1460-1502), Bartolomeo Tromboncino (1470-~1535), Niccolo Broco, Gianbattista Zezzo et quelques anonymes.
Zoom sur Bartolomeo Tromboncino dont on peut dire qu'il eut une vie « tumul-tueuse » et des moeurs pas toujours adoucis puisqu'il tua sa femme surprise avec un amant. De lui nous est ici présenté un « non val acqua al moi gran foco » au titre qui semble faire écho à ses méfaits ...

La femme est le personnage central de tous ces textes qui nous parlent d'amour, de douleur et d'émotions.
Et si les trois actes de ce concert décrivent différents moments de la journée (coucher de soleil, nuit et le matin), ils ne sont que les métaphores du fait de tomber amoureux et de ce qui s'ensuit.
Toutefois l`épilogue "Voi che passate qui, firmate il passo" nous délivre bien le même message que le prologue : ... la vie est courte, les amours incertaines.

Au plan musical dire que ceci est la source de l'opéra italien me parait un peu osé et pour tout dire commercial, même si certes certains airs peuvent apparaitre comme des prémices de ceux de l'Orfeo et autres oeuvres contemporaines.
Nous sommes ici en pleine Renaissance italienne et j'ai pour ma part plutôt perçu le caractère bien "dansant" de certains d'entre eux qui sonnent tels les "passo e mezzo" qui seront chorégraphiés plus de 50 ans plus tard par Fabritio Caroso et Cesare Negri.

Vivabiancaluna Biffi fait revivre à merveille ce répertoire avec une voix limpide. Son choix de chanter accompagnée elle-même est un challenge parfaitement réussi. Alors goutez comme moi ce programme et je ne saurais mieux conclure que Vivabiancaluna Biffi elle-même : Tempus fugit ... carpe diem.


Grande Symphonie Funebre Et Tr
Grande Symphonie Funebre Et Tr
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 23,95

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Gloire et triomphe à ces Héros !, 30 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grande Symphonie Funebre Et Tr (CD)
La symphonie funèbre et triomphale de Berlioz composée en 1840 est la seule des oeuvres ici présentées sans lien avec la révolution française du siècle précédent. C'est de fait une oeuvre de commande pour célébrer l'anniversaire d'une autre révolution, celle de 1830. Elle comprend 3 parties : une marche funèbre, puis une oraison funèbre où le trombone solo prédomine et une "apothéose" brillante où les cuivres s'en donnent à coeur joie pour glorifier les héros de 1830. Cette apothéose culmine sur des choeurs entonnant un « Gloire et triomphe ... » très convaincant.

Sa première exécution eut lieu en public lors de la procession anniversaire de 1830 par un régiment de plus de 200 musiciens, dirigés par Berlioz leur faisant face et marchant à reculons ...
Ce fût un échec total non en raison de l'oeuvre elle-même mais parce que le public, là où il se trouvait, n'en entendit rien. Une exception toutefois, un témoin qui écrivit qu'il rangeait cette symphonie en tête de toutes les compositions de Berlioz et lui prédit un succès durable, précisant : « Je suis persuadé que cette symphonie durera et exaltera le coeur des hommes aussi longtemps qu'il existera une nation appelée la France ». Ce témoin était un certain ... Richard Wagner. J'ajoute en aparté qu'il conviendrait par les temps qui courent que le coeur des Français soit suffisamment exalté pour empêcher notre nation de disparaître !...

Gossec est présent par deux oeuvres, l'impressionnante « Marche lugubre » (1790) jouée notamment lors des funérailles de Mirabeau, bien plus intéressante que sa « Symphonie militaire » qui peut être qualifiée de composition mineure.

Hyacinthe Jadin est le compositeur d'une ouverture en Fa intéressante. La tuberculose lui évitera d'être enrôlé dans les armées de Napoléon, mais il en mourra à l'âge de 24 ans. Compositeur précoce il a laissé de nombreuses sonates et quatuors ainsi que 3 concertos pour piano et orchestre. J'en signale cet enregistrement 3 Concertos Pour Piano-Forte Et Orchestre. A noter que Louis Emmanuel Jadin, son frère, qui vécut lui plus de 80 ans, est le compositeur de 43 opéras, tous tombés dans les oubliettes.

Luigi Cherubini est le compositeur d'un « Hymne à la Victoire » (1796). Installé à Paris depuis 1787, il y avait épousé une Française.

Aussi, et bien moins connu, un « Hymne à l'agriculture » dont le début peut faire un peu penser au finale de la symphonie pastorale de Beethoven composée 10 ans plus tard. Son auteur est le bien peu connu Jean-Xavier Lefèvre qui laissera surtout un souvenir de clarinettiste.

John Wallace qui se montre très à l'aise dans ce répertoire à la tête de son ensemble « The Wallace Collection » termine avec « L'hymne à la liberté » (« la Marseillaise » !) de Rouget de Lisle, incomparablement mieux interprété que ce qu'on entend le plus souvent. Et on peut ajouter qu'ici comme dans les autres hymnes la diction du « Leeds Festival Chorus » m'est apparue quasi parfaite.

Le livret joint comprend un texte de présentation bilingue (anglais, français) ainsi que le texte intégral des hymnes chantés.

En résumé nous avons des oeuvres témoins de ces périodes révolutionnaires. Elles méritent selon moi d'être découvertes par celles et ceux qui ne les connaissent pas déjà.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 2, 2014 6:50 PM MEST


Last Night of the Proms 2011 [Import anglais]
Last Night of the Proms 2011 [Import anglais]
DVD ~ Rhodri Huw
Proposé par ZOverstocksFR
Prix : EUR 7,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sagement festif, 26 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last Night of the Proms 2011 [Import anglais] (DVD)
C'est une véritable institution qui perdure depuis 1895.

Cette « dernière nuit » des BBC Proms vient clore toute une série de concerts (plus de 70), s'étalant sur 8 semaines, principalement au Royal Albert Hall. Ce concert est très différent des précédents en ce sens qu'il comprend des morceaux classiques populaires et se termine par des morceaux patriotiques britanniques. Et en général le final comprend la marche no 1 Pomp and Circumstance d'Edward Elgar, Rule, Britannia! de Thomas Arne, Jerusalem d'Hubert Parry et bien entendu l'hymne national britannique pour en terminer.
Seuls changent d'une année sur l'autre les morceaux retenus pour la première partie et les invités.

Susan Bullock (Wagner) et Lang Lang (Liszt, Chopin) font étalage de leurs talents respectifs dans ce programme de 2011 qui ne déroge pas à la règle.
L'atmosphère y est joyeuse, festive et les spectateurs ne manquent pas de se manifester bruyamment dans le final, même si j'ai l'impression qu'ils deviennent un peu plus sage d'année en année.
Le BBC Symphony Orchestra est dirigé par le jeune chef Edward Gartner.

C'est personnellement le "final" avec ses "figures imposées" qui m'ont le plus séduite, la ferveur populaire s'y montrant communicative.

La qualité sonore est remarquable et celle de l'image de tout premier ordre. Elle met particulièrement bien en valeur le Royal Albert Hall à South Kensington à Londres.

Les éditions de la BBC ont rendu la copie la plus minimale qui soit c'est-à-dire aucun livret et aucun supplément. Quelques mots sur les invités et les oeuvres (certaines peu connues) n'auraient pas été superflus.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 29, 2014 12:06 PM MEST


Legenden der Operette
Legenden der Operette
Prix : EUR 35,77

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Cinq "légendes" à ne pas oublier, 19 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Legenden der Operette (CD)
Ce coffret nous permet d'entendre 5 « légendes », il consacre 2 CD à chacune d'entre elles soit :
les 3 sopranos Erika KÖTH, Anneliese ROTHENBERGER et Elisabeth SCHWARZKOPF
les 2 ténors Rudolf SCHOCK et Fritz WUNDERLICH ...
dans le même répertoire, celui de l'opérette, principalement viennoise.
Si on y trouve largement Franz Lehar et Johann Strauss, il y a également des airs moins connus d'Adolf Neuenberg, Carl Heins, Rudolf Kattnigg, Josef Niessen, Paul Lincke, Fred Raymond et Franz Grothe.

Et comme nos cinq interprètes chantent en partie les mêmes airs, j'ai trouvé intéressant de les confronter.
J'ai conscience, ce faisant, de faire surement beaucoup de mécontents, car c'est purement subjectif.
Mais comme déjà dit ailleurs ce que j'exprime n'est que mon ressenti et je ne veux en aucun cas convaincre qui que ce soit. Tout un chacun est plus que libre d'avoir des options différentes.

Je commence par les 2 ténors qui sont pour moi plus faciles à départager.
Fritz Wunderlich et Rudolf Schock ont eu 2 destins bien différents. Rudolf Schock né 15 ans avant Fritz Wunderlich lui survivra 30 ans après son décès tragique.
Les extraits de Lehar (der Zarewitsch, das Land des Lächelns) et Kálmán (Gräfin Mariza, die Zirkusprinzessin) mettent bien en évidence une opposition de style manifeste.
Pour moi Fritz Wunderlich chante véritablement le texte et ses intentions avec beaucoup de d'expressivité et de coeur, il donne véritablement l'impression de vivre ce qu'il chante.
Son "Freunde, das Leben ist lebenswert" (Giuditta) est plus que convainquant !

Rien de tout ça chez Rudolf Schock qui semble constamment faire un récital de chant, ponctuant le texte d'effets vocaux de toute sorte, tantôt ralentissant, tantôt accélérant au gré de sa fantaisie ou en prolongeant l'émission de certaines notes sans doute au-delà de ce que dit la partition. Et quand il ne fait pas ces effets de voix son émission est bien monocorde et inexpressive.
Ce n'est pas le texte qu'il veut mettre en avant, mais plutôt lui-même. Enfin, c'est mon ressenti ...
Comme de plus il a une voix que je perçois relativement sourde et au timbre peu agréable, il va de soi que la confrontation tourne plus que largement à l'avantage de Fritz Wunderlich.

Pour ce qui est de ses duos Rudolf Schock alterne le moins bon dans Paganini où il "écrase" littéralement son excellente partenaire Malitta Muszely, alors que dans le même air Nicolaï Gedda laisse toute sa place à Anneliese Rothenberger (nb : je ne cite que des enregistrements présents sur ce coffret) et le bien meilleur dans son duo avec Erika Köth « bei einem Tee à deux ... » (Das Land des Lächelns) qui fonctionne très bien ce qui est loin d'être le cas pour Elisabeth Schwarzkopf associée sur le même air à Nicolaï Gedda. Comme quoi il y a des associations qui fonctionnent mieux que d'autres.

Venons en maintenant aux 3 sopranos.
Je perçois Erika Köth comme chantant avec naturel et élégance. Son timbre de voix, celui d'une femme semblant très jeune, me plait beaucoup. L'excellence de son duo cité précédemment avec Rudolf Schock lui doit beaucoup tant elle sait exprimer toutes les nuances de son rôle.
Elle est aussi terriblement à l'aise dans le rôle de Valencienne par exemple.
Toutefois de ces 3 sopranos elle est sans doute celle qui a le physique le moins avenant selon mes critères, ceci pourrait expliquer qu'elle ait eu une carrière plus modeste que ses deux consoeurs.

Elisabeth Schwarzkopf dans ce répertoire c'est le charme, le glamour (qui ne sied pas toujours ici), et un timbre de voix miroitant qui me séduit beaucoup moins. Elle manque selon moi totalement de simplicité dans ces opérettes. C'est peut-être un peu pour répondre à certaines critiques qu'elle déclara : « Il va sans dire que nous avons chanté l'opérette avec le même soin et la même technique qu'utilisés pour Mozart et Strauss. Nous avons fait de notre mieux pour chanter nos rôles avec la plus grande élégance ».

Mais quand j'entends Erika Köth dans le merveilleux solo « unbekannt ... » (Der Graf von Luxemburg) j'ai bien l'impression d'être chez Lehar, tandis qu'avec Elisabeth Schwarzkopf on pourrait presque se croire chez Verdi. Pour prendre un dernier exemple son interprétation de « Es lebt' eine Vilja » (Die lustige Witwe) ne me touche absolument pas, vocalement c'est quasi parfait mais c'est terriblement froid dans le style.

Reste la ravissante Anneliese Rothenberger qui fit une brillante carrière tant dans l'opéra que l'opérette. Elle se situe pour moi un peu entre les 2 précédentes pour le style car avec une voix un peu marquée par ses rôles dans l'opéra, sans que ce soit excessif.
J'aime assez bien son chant que je ressens plus neutre que celui d'Erika Köth et manquant un tant soit peu d'expressivité, ce qu'elle devait compenser largement sur scène par son physique et son charme.

En conclusion les voix que je mettrais en avant sont celles du ténor Fritz Wunderlich et des sopranos Erika Köth et Anneliese Rothenberger pour ce répertoire.
Il n'en demeure pas moins qu'il est bien intéressant de les entendre tous dans cet album car ces cinq légendes de l'opérette méritent de n'être pas oubliées, tout comme d'autres également.

Un livret bilingue (allemand, anglais) que j'ai trouvé intéressant, car il caractérise bien ce qui différencie ces interprètes, est inclus.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2014 7:51 PM MEST


Wiener leichte Klassik : Unforgettable Melodies from the Golden Age of Light Music
Wiener leichte Klassik : Unforgettable Melodies from the Golden Age of Light Music
Proposé par Music-Shop
Prix : EUR 11,88

5.0 étoiles sur 5 Musique dite "légère" à prix léger, 15 août 2014
C'est tout simplement à une compilation de 91 titres tenant sur 10 CD qu'on a affaire ici.
Et rien d'autre ne relie a priori ces titres que ce « From Paris to Vienna », titre du coffret reçu (et non "Wiener leichte Musik" comme sur le visuel ci-dessus), qui renseigne sur leurs origines.

Pour les compositeurs Daniel Auber y cotoie Georges Bizet, Emmanuel Chabrier, Benjamin Godard, Charles Gounod, Joseph Hellmesberger, Richard Heuberger, Josef Ivanovici, Imre Kálmán, Karl Komzak, Joseph Lanner, Franz Lehar, Jules Massenet, Jacques Offenbach, Maurice Ravel, Robert Stolz, Johann Strauss père, Johann Strauss ii, Josef Strauss, Oscar Straus, Franz von Suppé, Siegfried Translateur, Emile Waldteufel et Carl Ziehrer.
Donc du bien connu et du beaucoup moins.

Et parmi les chefs on trouve du beau monde à savoir Ernest Ansermet, Thomas Beecham, Herbert von Karajan, Georg Solti, Clemens Krauss, Ferenc Fricsay, Josef Krips et Willy Boskovsky.
Ce programme de musique dite « légère » est bien servi par ces chefs et le tout est bien agréable à entendre car les interprétations en sont souvent brillantes et enlevées.
Alors je ne vais pas bouder mon plaisir. Aussi qu'on la qualifie de "légère", de "grande" ou de "classique" pour moi c'est beaucoup cette Musique que j'aime.
Aussi grand merci à tous leurs compositeurs.

Le boitier contient les 10 CD dans des pochettes individuelles et aucun « livret » de présentation.
Le programme et le prix justifient pleinement l'achat.


New York: Grands classiques et nouveautés
New York: Grands classiques et nouveautés
par Christine Barrely
Edition : Broché
Prix : EUR 3,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Clair, bien pensé et pratique, 10 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : New York: Grands classiques et nouveautés (Broché)
Si vous cherchez un guide de New York clair, de consultation aisée et pas volumineux ce guide devrait vous convenir.

Il comprend 3 parties :
- des informations pratiques où j'ai trouvé l'essentiel de ce que je cherchais
- une découverte de chaque quartier avec bien entendu dans chacun un carnet d'adresses, et sans photo (généralement inutiles selon moi), on y trouve l'essentiel
- un cahier de 10 cartes claires et où on trouve repérés tous les lieux (bâtiments, restaurants, bars ...) cités dans les descriptifs de quartier qui complètent les 2 grandes cartes dans les rabats de tête et fin du guide.

Je ne lui trouve que des avantages par rapport aux guides volumineux, qui ont des cartes souvent dépliables et bien peu pratiques à manier ... et aussi bien plus chers.
En conclusion un très bon rapport qualité prix.


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