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Contenu rédigé par Jaamuna
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Jaamuna
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Indes Galantes [Blu-ray]
Indes Galantes [Blu-ray]
DVD ~ Rameau
Prix : EUR 29,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une production légère et profonde à la fois, 1 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Indes Galantes [Blu-ray] (Blu-ray)
J'avoue être venue à cette nouvelle version des Indes Galantes à la fois pour Christophe ROUSSET et aussi pour cette création aux antipodes de celles que je connaissais.
De plus je ne fais pas partie de ceux qui rejettent en bloc et a priori toute mise en scène qui s'éloigne des mises en scène dites « classiques » et vouent aux gémonies les « créations » sans s'imaginer un seul instant que le compositeur revenu à notre époque pourrait très bien y adhérer (ou non) sans réserve.
Ceci pour dire que j'ai abordé cette nouvelle production l'esprit ouvert et sans a priori.

Je commence par la mise en scène du prologue qui saute aux yeux littéralement avec une ribambelle de femmes et hommes entièrement nus qui courent, sautent, s'affalent par terre et repartent de plus belle en y prenant apparemment un grand plaisir. Avis tout personnel j'ai eu la confirmation que le corps féminin est plus harmonieux que le masculin et j'ai constaté que les hommes sont « normaux », pas de quoi figurer avantageusement dans d'autres types de scènes dénudées ' Et ce n'est pas pendant 5 minutes mais bien 25 qu'on voit des zizis sautiller en l'air ' La « chorégraphie » de l'ensemble est débridée et donne lieu à quelques jolis tableaux et enchaînements. Car cet opéra ballet est un pur divertissement et avec ce prologue on peut dire que le ton est donné.

Le voyage peut alors commencer avec 4 « entrées », successivement chez le Turc généreux, les Incas du Pérou, les Fleurs en Perse et enfin les Sauvages aux Etats Unis. Et c'est autant de tableaux cocasses qui se succèdent comme une satyre de notre monde. Sous des apparences traitées légèrement c'est bien de la traite des humains, des narco trafiquants, des pays islamiques, des désastres écologiques qu'il est question. La forme est donc légère mais le fond bien plus profond qu'il y parait. J'ai notamment apprécié le défilé des filles blondes brandissant des pancartes qui dénoncent la tyrannie de l'islamisme vis-à-vis des femmes.
Sous le manteau de la parodie et de l'humour se cache donc une critique sociétale des plus acerbes.

A noter que Laura SCOZZI n'est pas une inconnue chez Rameau puisqu'elle fut la chorégraphe du génial PLATéE de MINKOWSKI en 2002.
A mettre également à son actif la direction technique parfaitement maitrisée avec de superbes décors et une profusion d'accessoires.
Elle a toutefois droit, il fallait s'y attendre, à une bordée de sifflets lors des saluts mais aussi à une large salve d'applaudissements.

J'avais besoin d'une lecture de référence aussi j'ai revisionné la version kitchissime dirigée par William CHRISTIE où je me suis aperçue qu'elle ne manquait déjà pas d'écarts assez loufoques (cf Joaos FERNANDES dans Bellone) par rapport à la sacro-sainte, et vénérée comme telle, soi-disant « version d'époque fidèle à l'œuvre ».
Christophe ROUSSET me semble ici bien dans la lignée de William CHRISTIE à la tête d'un orchestre avec semble-t-il un effectif plus réduit.
J'ai apprécié Amel BRAHIM-DJELLOUL (Hébé) tout aussi charmante que pouvait l'être Danielle De NIESE dans le prologue, dans un style moins exubérant et donc plus naturel.
J'ai trouvé Nathan BERG (Huascar) très crédible avec son physique à la Jack Nicholson.
Rien de particulier sur les autres, à part pour Olivera TOPALOVIC (Zima) et Thomas DOLE (Adario) un peu effacés, d'autant plus que l'épisode « des calumets » ne les met pas en avant.
J'ai simplement été un peu agacée par les 3 "touristes" aux allures débiles qui assurent le lien entre les différentes entrées.

L''emboitage est extraplat, le livret intérieur comprend des textes trilingues de C. ROUSSET et L. SCOZZI. Lui y justifie son choix pour la version dite « de Toulouse », elle énumère les intentions qui ont préludé à sa mise en scène, intentions intéressantes qu'il est utile d'avoir précisé car ça aide à voir au-delà des apparences.
Ce qui manque de façon incompréhensible c'est le détail des airs de la même façon que le menu du DVD ne donne accès qu'au début de chacune des entrées mais pas aux airs en particulier. Je trouve ce choix éditorial plus que contestable.
Des sous-titres trilingues (français, anglais, allemand) sont disponibles.
A noter que l'œuvre tient sur un seul DVD alors que la production dirigée par W. CHRISTIE en comportait deux. Faut dire qu'il n'y a ici aucun complément (« bonus »).
Donc Alpha-Classics qui a une nouvelle politique ambitieuse en matière de production d'œuvres classiques (bravo !) pourra sans doute revoir ses choix éditoriaux pour l'avenir.

Trois raisons principales expliquent ma cotation maximale malgré les réserves exprimées :
- j'ai quasiment redécouvert la merveilleuse partition de Jean-Philippe Rameau (j'ai pris conscience que je n'en avais jusqu'ici qu'une connaissance assez superficielle) grâce à l'excellente interprétation des Talens Lyriques de Christophe Rousset
- j'ai apprécié dans la 3ème entrée la dénonciation du sort réservé aux femmes sous certaines contrées
- je ne saurais en aucun cas me trouver dans le camp des tartuffes et autres jésuites alors je préfère vraiment en être le plus loin, d'autant plus que j'ai donc globalement pris du plaisir à cette mise en scène.


Gel d'Aloe Vera - 1kg
Gel d'Aloe Vera - 1kg
Proposé par Naissance - expédié depuis le Royaume-Uni
Prix : EUR 14,99

5.0 étoiles sur 5 Un merveilleux allié de notre peau, 25 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gel d'Aloe Vera - 1kg (Beauté et hygiène)
C''est vraiment le produit multi usages qu''il convient d''avoir chez soi.
On connait les bienfaits et la puissance de l''Aloe Vera.
Outre que ce gel hydrate parfaitement, il est un excellent remède pour les brûlures et coups de soleil, il cicatrice la peau, il peut aussi combattre l''acné et avoir une action efficace contre le vieillissement.
Que demander de plus ?

Il est très agréable à appliquer et je confirme qu''il ne tache pas.
Et un pot d'1 kg je trouve ça très pratique et économique. Donc vraiment rien à redire.


Galérien du Roi: Mémoires d'un galérien sous Louis XIV
Galérien du Roi: Mémoires d'un galérien sous Louis XIV
Prix : EUR 2,99

5.0 étoiles sur 5 Dans l'enfer des galères de Louis XIV, 22 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Galérien du Roi: Mémoires d'un galérien sous Louis XIV (Format Kindle)
Ce récit se dévore comme une excellente aventure.
Sauf que cette excellente aventure n'est pas une fiction mais le récit de la « galère » vécue dans sa chair par son auteur depuis la fuite de son Bergerac natal jusqu'à sa remise en liberté.
Et des quelque 60 000 condamnés aux galères royales entre 1680 et 1748 c'est le seul à avoir pu en témoigner ensuite. Il faut préciser que la moitié moururent avant la fin de leur peine dans ce qui fut le plus grand pourrissoir d'hommes de la France, laminés par le voyage, les privations et violences de toutes sortes. Et ceux qui survécurent en sortirent en très mauvais état physique et moral.
Une exception toutefois : ceux qui furent condamnés pour raison de persécution religieuse s'en sortirent visiblement un peu mieux. Leur foi leur donnait une force que bien des autres n'avaient pas et leur attitude solidaire forçait le respect, ce qui ne les empêcha pas de subir comme les autres.
L'auteur de ces mémoires, Jean Marteilhe, était de ceux là.
Mais qui était-il donc ? Tout simplement un homme d'une foi, la religion protestante, que ce bon Roi Louis XIV s'était juré d'éradiquer dans toutes les provinces du Royaume. Par tous moyens y compris les plus radicaux.
La répression cessait dès lors que le tenant de la « RPR » (appellation d'époque signifiant religion prétendument réformée) abjurait et donc se convertissait au catholicisme.
Beaucoup le firent, notamment sous la pression exercée par les « dragonades » qui consistaient à faire s'installer dans les familles protestantes des bandes armées pouvant user de toutes les violences pour arriver à leurs fins. Les confesseurs n'étaient alors pas loin pour enregistrer les conversions.
Jean avait tout juste 16 ans lorsqu'il vit 22 dragons s'installer dans sa maison familiale. Le père fut aussitôt emprisonné, ses frères et sœurs enfants mis au couvent, la mère subit les pires atrocités dans sa maison détruite de fond en comble. Jean s'enfuit rapidement avec un ami, direction la Hollande, terre protestante. Car il faisait partie de ceux pour qui il était hors de question d'abjurer.
Après bien des péripéties ils se retrouvèrent emprisonnés à deux pas de la frontière salvatrice avec 2 gentilshommes protestants originaires comme eux de Bergerac mais tous prêts à abjurer leur foi ce qu'ils firent et ce dont ils furent récompensés par le Roy qui les fit nommer lieutenant d'infanterie et lieutenant de dragons et envoyer à la guerre où ils moururent l'un et l'autre rapidement. Jean l'apprit et ceci ne fit que le conforter dans sa détermination à ne pas abjurer.

Mais ceci n'est que le tout début de l'histoire car lui et son compagnon sont condamnés aux galères, nous sommes en 1701, et après un séjour à Dunkerque où ils côtoyèrent la mort de près plus d'une fois, ils furent finalement envoyés à Marseille.
C'est donc ces années à Dunkerque, puis Marseille jusqu'en 1713 où ils finirent par être « libérés à condition de sortir du royaume » (condition consternante puisqu'ils furent arrêtés et condamnés, accusés de vouloir en sortir), les conditions de vie, tourments de toute sorte vécus, que Jean nous raconte avec un nombre considérable de détails et anecdotes (le livre fait 400 pages) ' et ça se lit rapidement et très facilement (vu toutefois que certains ont eu des difficultés ').
Et ceci vient à l'appui de l'excellent « Les galériens » issu de la thèse d'André Zysberg qui a pour ce faire pris en compte la quantité considérable d'archives accumulées et traitant du sort des 60 000 forçats recensés dans cette période.
Je recommande la lecture de ce témoignage passionnant sur des faits peu ou pas du tout connus.

Et il me semble intéressant de considérer la politique des gouvernants de la France vis à vis des religions au début du 19ème siècle et celle de l'époque actuelle.
Deux extrêmes.


Mémoires d'un galérien du Roi-Soleil
Mémoires d'un galérien du Roi-Soleil
par Jean Marteilhe
Edition : Broché
Prix : EUR 6,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Descente aux enfers dans un "grand pourrissoir d'hommes" de la France de Louis XIV, 22 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mémoires d'un galérien du Roi-Soleil (Broché)
Ce livre se dévore comme une excellente aventure.
Sauf que cette excellente aventure n'est pas une fiction mais le récit de la « galère » vécue dans sa chair par son auteur depuis la fuite de son Bergerac natal jusqu'à sa remise en liberté.

Et des quelque 60 000 condamnés aux galères royales entre 1680 et 1748 c'est le seul à avoir pu en témoigner ensuite. Il faut préciser que la moitié moururent avant la fin de leur peine dans ce qui fut le plus grand pourrissoir d'hommes de la France, laminés par le voyage, les privations et violences de toutes sortes. Et ceux qui survécurent en sortirent en très mauvais état physique et moral.
Une exception toutefois : ceux qui furent condamnés pour raison de persécution religieuse s'en sortirent visiblement un peu mieux. Leur foi leur donnait une force que bien des autres n'avaient pas et leur attitude solidaire forçait le respect, ce qui ne les empêcha pas de subir comme les autres. L'auteur de ces mémoires, Jean Marteilhe, était de ceux là.

Mais qui était-il donc ? Tout simplement un homme d'une foi, la religion protestante, que ce bon Roi Louis XIV s'était juré d'éradiquer dans toutes les provinces du Royaume. Par tous moyens y compris les plus radicaux.
La répression cessait dès lors que le tenant de la « RPR » (appellation d'époque signifiant religion prétendument réformée) abjurait et donc se convertissait au catholicisme.
Beaucoup le firent, notamment sous la pression exercée par les « dragonades » qui consistaient à faire s'installer dans les familles protestantes des bandes armées pouvant user de toutes les violences pour arriver à leurs fins. Les confesseurs n'étaient alors pas loin pour enregistrer les conversions.
Jean avait tout juste 16 ans lorsqu'il vit 22 dragons s'installer dans sa maison familiale. Le père fut aussitôt emprisonné, ses frères et sœurs enfants mis au couvent, la mère subit les pires atrocités dans sa maison détruite de fond en comble. Jean s'enfuit rapidement avec un ami, direction la Hollande, terre protestante. Car il faisait partie de ceux pour qui il était hors de question d'abjurer.
Après bien des péripéties ils se retrouvèrent emprisonnés à deux pas de la frontière salvatrice avec 2 gentilshommes protestants originaires comme eux de Bergerac mais tout prêts à abjurer leur foi ce qu'ils firent et ce dont ils furent récompensés par le Roy qui les fit nommer lieutenant d'infanterie et lieutenant de dragons. Envoyés à la guerre ils y moururent l'un et l'autre rapidement. Jean l'apprit et ceci ne fit que le conforter dans sa détermination à ne pas abjurer.
Mais ceci n'est que le tout début de l'histoire car lui et son compagnon sont condamnés aux galères, nous sommes en 1701, et après un séjour à Dunkerque où ils côtoyent la mort de près plus d'une fois, ils sont finalement envoyés à Marseille.

C'est donc ces années à Dunkerque, puis Marseille jusqu'en 1713 où ils finissent par être « libérés à condition de sortir du royaume », (condition consternante puisqu'ils furent arrêtés et condamnés, accusés de vouloir en sortir), les conditions de vie, tourments de toute sorte vécus, que Jean nous raconte avec un nombre considérable de détails et anecdotes en 400 pages qui se lisent rapidement et très facilement (vu toutefois que certains ont eu des difficultés).
Et ceci vient à l'appui de l'excellent « Les galériens » paru au Seuil, issu de la thèse d'André Zysberg qui a pour ce faire pris en compte la quantité considérable d'archives accumulées et traitant du sort des 60 000 forçats recensés dans cette période.

Je recommande la lecture de ce témoignage passionnant sur des faits peu ou pas du tout connus.
Et il me semble intéressant de considérer les agissements de cette époque vis-à-vis des religions et ceux de notre 21ème siècle.
Deux extrêmes.


Les Sauvages
Les Sauvages
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le clavecin comme je l'aime, 20 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Sauvages (CD)
J'ai toujours aimé le clavecin. Je ne m'avancerais pas dans le pourquoi du comment ... c'est comme ça. Pour moi le must dans le répertoire de cet instrument c'est par exemple les pièces de clavecin de François Couperin par la grande Blandine Verlet. Ou encore par Spieth, Ross ou Beaumont.
Ceci ne m'empêche pas d'écouter les nouveaux talents.
Et je viens de découvrir Béatrice Martin.

A vrai dire, à défaut de la connaître, je l'avais entendue maintes fois sans le savoir. Chez Lully (Armide, et le CD « les divertissements de Versailles »), Rameau (Les Paladins, les Boréades) par les Arts Flo et même en accompagnement de Patricia Petibon dans ses « airs baroques ».

Ce qui me séduit particulièrement dans cet album c'est bien entendu son jeu où elle allie fluidité et équilibre mais aussi le programme lui-même.
Elle donne à ces pages bien connues (que ce soit chez Rameau, Couperin, Forqueray mais aussi à Royer et d''Anglebert) un degré d'accomplissement remarquable et leur variété lui permet de déployer toute la dimension de son talent.
Et elle a choisi pour ce faire l''un des plus prestigieux clavecins issu de la célèbre lignée anversoise Ruckers-Couchet encore jamais enregistré jusqu''alors.

Béatrice Martin ' une claveciniste que je vais maintenant « suivre ».


Les galériens - Vies et destins de 60000 forçats sur les galères de France 1680-1748
Les galériens - Vies et destins de 60000 forçats sur les galères de France 1680-1748
par André Zysberg
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un pan de notre histoire qu'il faut aussi connaître, 20 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
André Zysberg, l'auteur, notamment agrégé d'histoire et docteur ès lettres, s'est spécialisé dans la justice pénale et la répression judiciaire et l'étude des marines européennes du XVIème au XVIIIème siècles.
Ce livre est issu d'une thèse d'Etat intitulée « Les galères de France et la société des galériens (1660-1748) commencé en 1971 sous la direction de l'éminent Emmanuel Le Roy Ladurie et soutenue en décembre 1986.
Ses sources qu'il détaille, principalement le « fonds Marine » des Archives Nationales, de nombreux manuscrits de la Bibliothèque Nationale, du Service historique de la Marine, sans compter les archives des ports, archives départementales et communales, sont considérables et il les a pour la plupart dépouillées de façon exhaustive.

Il faut dire que cette véritable administration qui gérait les galères s'est révélée particulièrement tatillonne et a consigné sur le papier une trace de tout ce qu'on peut imaginer et même de l'inimaginable. C'est donc une matière considérable dont l'auteur a pu bénéficier et son abondance explique que cette étude se soit étalée sur environ 15 ans.
Afin de produire des statistiques fiables sur les forçats eux-mêmes l'auteur s'est astreint à réaliser une base de données informatique de tous ceux qui furent « attachés à la chaîne » pour être conduits à Marseille, siège des galères. Et c'est un peu plus de 60 000 individus qui se sont retrouvés dans le fichier avec une quinzaine d'informations portant sur leur origine et leur destin aux galères.
André Zysberg nous précise qu'il s`est abstenu d'y faire figurer les noms des forçats (ce peut être un pieux mensonge qui lui évite d'être submergé par des demandes individuelles sur tel ou tel condamné, information intéressante notamment pour les généalogistes).
C'est donc ces données statistiques abondantes et fiables sur les condamnés qui permettent de rendre compte avec précision de leurs conditions de vie misérables.

Il existe toutefois un témoignage individuel très intéressant du à Jean Marteilhe, Memoires D'Un Protestant Condamne Aux Galeres de France Pour Cause de Religion... et c'est le seul ne serait ce que parce que la grande majorité des condamnés aux galères y périssaient.

Mais qu'en a-t-il été en quelques mots du sort des condamnés ?
C'était l'enfer. Depuis leur condamnation ils devaient commencer par rejoindre Marseille « attachés à la chaîne », entravés entre eux avec des gros fers d'une dizaine de kilos au cou et aux pieds.
Les chaînes partaient de Rennes, Paris ou Bordeaux et le trajet se faisait à pied bien entendu. Ils étaient mal nourris, très mal traités par des gardes tortionnaires qui leur volaient leurs vêtements et les quelques pièces que des âmes compatissantes pouvaient leur donner sur la route. Et cela quel que soit le climat.
Imaginez la descente de Rennes à Marseille. 800 kms à pied (ils étaient toutefois convoyés par bateau entre Chalon et Avignon) qui prenaient environ 2 mois. Et bien entendu beaucoup d'entre eux n'arrivaient jamais au port ... Ainsi en 1694 et 1710, années de grand froid et de famine la proportion de décès atteindra 30% avant l'arrivée à Marseille.

Et la vie aux galères était ensuite véritablement la galère avec le travail à la rame et beaucoup des condamnés à 5 ou 10 ans de galère moururent avant la fin de leur peine. La condition d'un forçat équivalait à celle d'un esclave et leur vie était considérée comme « confisquée au Roy ».
Parmi les condamnés les « droits communs » étaient minoritaires car on y trouvait des déserteurs, contrebandiers du sel et du tabac, des paysans révoltés, des huguenots récalcitrants.
On y trouva des enfants, même des Iroquois transférés depuis les Amériques,
Bien des condamnations étaient d'une sévérité extrême eue égard aux « fautes » incriminées.
Pour ces mêmes fautes on pourrait être gratifié de nos jours d'un simple rappel à la loi ou d'un court séjour en détention avec parfois bien du confort.

Bref c'est une plongée dans cet enfer, la vie incroyablement misérable des condamnés, qui nous est ici décrite avec beaucoup de détails.
Quand on évoque cette époque, on pense souvent à la magnificence du Roi Soleil, à Versailles, aux splendeurs de la musique baroque.
Mais le revers de cette médaille était particulièrement cruel et sordide. C'est un pan de notre histoire qu'il faut aussi connaître.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 4, 2015 9:07 PM MEST


Home
Home
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Anoushka au sommet de son art, 20 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Home (CD)
Ce nouvel album HOME est à la fois le reflet de la musique avec laquelle elle a grandi mais aussi celui de l'homme qui lui a appris à jouer, son père, le maître Ravi Shankar.
C'est 2 ragas classiques de l'Inde du nord qu'elle nous présente ici : un Raga Jogeshwari (fusion de 2 ragas Jog et Rageshwari) en trois parties et un Raga Manj Khamaj qui traditionnellement termine ce programme sur un mode plus léger et romantique.
Et plus encore que dans TRACES OF YOU, son précédent album qui lui était dédié, on perçoit tout ce qu'elle doit à son père par son style si bien maitrisé dont elle perpétue l'héritage.

Ces ragas c'est toute la musique de l'Inde du nord profonde et sensuelle qu'elle nous interprète avec son jeu langoureux et suggestif sur ce merveilleux instrument qu'est le sitar. Tanmoy Bose au tabla et Kenji Ota au tanpura l'accompagnent.
Anoushka, qui dit aimer « jouer vite», affiche ici une grâce et un sens de synchronisation qui sont bien ceux de son père, et c'est une musique dont je ne me lasse pas.

Anoushka Shankar a depuis ses débuts été une excellente musicienne.
Avec HOME on peut dire qu'à son tour elle est devenue un maître.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 22, 2015 7:00 PM MEST


I Shardana
I Shardana
Prix : EUR 32,00

4.0 étoiles sur 5 L'un des tous meilleurs opéras italiens d'après guerre., 16 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Shardana (CD)
« I Shardana » (Les Sardes) production du Theatre Lyrique de Cagliari, enregistré en live en Septembre 2013 est une première mondiale en DVD et Blu-Ray.
C'est son enregistrement audio qu'on retrouve ici.
Cet opéra d'Ennio Porrino, compositeur italien élève de Respighi, fut créé en 1959. Le compositeur mourra quelques mois plus tard.
Né à Cagliari, il a passé la plupart de sa vie à Rome, mais la Sardaigne a eu une influence notable sur ses œuvres.

J'ai dit dans mon commentaire des vidéos tout mon intérêt pour cette sublime partition, très moyennement servie par les interprètes de cette production.
Donc tout l'intérêt de cette sortie est pour moi de faire connaître cet opéra que d'aucuns ont qualifié de « meilleur opéra italien d'après-guerre » en raison de sa puissance musicale dramatique et viscérale.
Et c'est de ce point de vue une grande réussite.
Merci donc à tous ceux qui ne se contentent pas de produire toujours les mêmes opéras archi connus et prennent des risque comme ici.

A noter l'excellente initiative de Dynamic : le livret intégral est téléchargeable sur leur site dynamic.it
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 20, 2015 3:08 PM MEST


Shardana
Shardana
DVD ~ Porrino
Prix : EUR 34,65

4.0 étoiles sur 5 Un opéra éblouissant au plan musical, 16 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shardana (DVD)
"I Shardana" (Les Sardes) production du Theatre Lyrique de Cagliari, enregistré en live en Septembre 2013 et est une première mondiale en DVD et Blu-Ray.
Cet opéra d'Ennio Porrino, compositeur italien élève de Respighi, fut créé en 1959. Le compositeur mourra quelques mois plus tard.
Né à Cagliari, il a passé la plupart de sa vie à Rome, mais la Sardaigne a eu une influence notable sur ses oeuvres.

Un prélude symphonique vient d'abord nous montrer qu'Ennio Porrino est bien un élève de Respighi, sa composition est bien dans la lignée du triptyque des « Pins de Rome ». A tel point qu'on pourrait y entendre aussi une influence de celui dont Respighi apprit beaucoup en matière d'orchestration : Rimsky Korsakov. Il est suivi d'un air à l'inspiration toute différente, car c'est sur des rythmes traditionnels sardes que le peuple du Nuraghe fait son entrée sur scène.
Et dès que les duos amoureux se présentent on est dans le plus pur bel canto.
(Juste un mot sur le synopsis, le thème est axé sur les combats et vicissitudes païennes du peuple du Nuraghe, lointains ancêtres de la Sardaigne, je ne juge pas utile d'entrer dans les détails).

Il y aurait même dans la partition, selon des oreilles expertes, une pincée de dodécaphonisme '
J'ajoute que les chœurs seront très présents du début à la fin.

Ce mélange des genres m'a semblé intéressant et colle bien à la succession des évènements.

En conclusion pour la partition musicale je dirais que nous avons une musique nullement austère ou prétentieuse.
C'est tout simplement une musique qui parle au cœur. Objectif atteint en ce qui me concerne.
Voilà pour l'œuvre elle-même.

Reste l'interprétation '
L'orchestre (le chef anglais Anthony Bramall est à la baguette) et les chœurs m'ont satisfaite (même s'il est surement possible de faire mieux).
Je n'en dirais pas autant des solistes. Il faut dire que j'ai comme référence la version donnée à Rome en 1960. Les interprètes de Cagliari m'ont paru clairement moins bons et c'est très dommageable.
J'ai déjà trouvé le premier à chanter, Gabriele Mangione (Perdu), plutôt mauvais.
Mais la plus grande déception vient du couple Bèerbera Jonia (Paoletta Marrocu) / Torbeno (Angelo Villari) qui ont plusieurs duos amoureux. C'est selon moi tout un ensemble qui ne va pas : des voix pas à la hauteur des airs sublimes, un manque de présence, même si Paoletta s'en tire mieux, et puis des interprètes plus jeunes et avec un minimum de charisme auraient bien mieux convenu. Faute de quoi la musique se perd presque sous ces duos devenus presque insipides.

Reste encore la mise en scène et c'est souvent là que les désaccords sont les plus grands.
Elle est manifestement très épurée et mise sur une esthétique que je qualifierais de primitive et païenne. C'est un parti pris qui m'a convenu car c'est picturalement très réussi. Selon moi '
Et de ce point de vue les scènes d'ensemble sont mieux réussies que le reste.
Mais là aussi la mise en scène ne peut pas tout et elle n'est pas toujours à la hauteur de la partition.

L'image et le son sont pour moi de bonne qualité.
Les sous-titres français aident à la compréhension (ils existent aussi en italien, anglais, allemand, japonais et coréen).
Le livret inclus dans le boitier est soigné.
Il comprend le détail de chaque acte, le générique, des photos, un texte de présentation et un résumé assez détaillé de chaque acte, en italien et anglais seulement.
Le texte de présentation s'attache à l'œuvre uniquement et ne dit aucun mot de la production. C'est regrettable d'autant plus qu'il n'y a aucun bonus vidéo.
Un autre regret concerne le choix de l'image de couverture.
A noter l''excellente initiative de Dynamic : à défaut d'être présent dans le boitier le livret intégral de l''opéra est téléchargeable sur leur site dynamic.it

Ma note globale tient surtout compte de la qualité de cet opéra qui mériterait un bien meilleur plateau vocal.
Mais il faut remercier le théâtre lyrique de Cagliari de l'avoir sorti de l'ombre et Dynamic de nous en avoir donné ces enregistrements.


Collector's Edition
Collector's Edition
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 127,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Contenu excellent mais le packaging est loin d'être à la hauteur, 31 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Collector's Edition (CD)
Il est clair que je n'ai pas fait l'acquisition de ce coffret de 30 CD pour l'intégralité des oeuvres qu'il recèle.
Je l'ai fait de fait pour 3 raisons principales :
- entendre des oeuvres que je connais déjà et apprécie, jouées avec des chefs spécialistes reconnus d'Elgar (Sir J. Barbirolli, S. A. Boult principalement)
- découvrir des compositions que je ne connaissais pas
- pour son prix modique bien entendu (moins d'1 le CD livraison comprise)

Et je n'ai globalement pas été déçue.
J'ai même par exemple bien plus apprécié "The Dream of Gerontius" dans une version (Sir J. Barbirolli) qui surpasse très largement la seule que je connaissais jusqu'ici.

Mais tout n'est pas parfait dans ce coffret en carton fort qui s'ouvre en 2 parties. En effet :
Chaque CD est dans une pochette blanche sans aucune mention. Ce n'est pas le meilleur choix possible vu qu'elles ne sont pas carrées et qu'on ne referme le coffret que si elles sont mises dans le bon sens. C'est un détail mais agaçant. La bonne formule très souvent utilisée c'est la pochette cartonnée avec la reproduction du visuel de l'album (le CD s'insérant par la droite) et le détail du contenu du CD est imprimé au dos.
Le livret comporte uniquement la liste détaillée du contenu de chaque CD. La typographie utilisée est loin d'être optimale, ainsi le découpage entre les CD successifs se repère vraiment très mal car tout est écrit avec la même taille de caractère et le même alignement. Il aurait été simple de faire bien mieux.
Pas la moindre présentation des oeuvres, des interprètes ou même du compositeur.

Note pour les CD : * * * * (c'est quand même ce qui importe)
Note pour le coffret et l'absence de tout livret digne de ce nom : *
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