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Contenu rédigé par Laurent Brunner
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Commentaires écrits par
Laurent Brunner
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Gluck:le Cinesi Opernserenade
Gluck:le Cinesi Opernserenade
Prix : EUR 13,05

5.0 étoiles sur 5 chinoiserie enlevée!, 19 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gluck:le Cinesi Opernserenade (CD)
cela ne nous rajeunit pas, un enregistrement de 1986 : j'étais étudiant à Strasbourg et l'Opéra du Rhin présentait sur scène deux oeuvres brèves de Gluck : "Echo et Narcisse" (sa dernière oeuvre parisienne, un échec) et ces "Chinois", magnifique petite sérénade orientale du Gluck viennois, qui fait tant penser au pavillon chinois du parc de Potsdam (contemporain). René Jacobs à la baguette, rythme enlevé, sonorité de percussions turco chinoises, quatre chanteurs brillants ayant chacun leur bel aria. La légereté est partout, mais n'empêche pas la bravoure et l'ornement, et des mélodies de belle teneur. On est au croisement viennois de la sérénade italienne et de l'opéra comique français orientalisant (on retrouvera Gluck dans "les Pélerins de la Mecque" servis par Gardiner, et surtout Gretry dans "la Caravane du Caire" : un must absolu de Minkowski). Brillante fantaisie réveillée par Jacobs, que dans la discothèque on peut aussi mettre chronologiquement et viennoisement juste avant "l'Enlèvement au Sérail"...


Missa Solemnis
Missa Solemnis
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 volcanique, 1 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Missa Solemnis (CD)
on en perd haleine, magnifique de bout en bout dans la vision Beethovennienne "révolutionnaire" que Gardiner a magnifiquement explorée pour les symphonies, avec ici un choeur paroxystique.


Wie freudig ist mein Herz
Wie freudig ist mein Herz
Prix : EUR 18,00

5.0 étoiles sur 5 magnifique Ruby Hugues, 1 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wie freudig ist mein Herz (CD)
voici l'une des grandes chanteuses de sa jeune génération. Interprétation lumineuse et profonde à la fois, accompagnement de haut niveau, très beau disque vraiment, pour ces oeuvres de Bach qui sont elles mêmes des pépites.


La Grande parade [Blu-ray]
La Grande parade [Blu-ray]
DVD ~ John Gilbert
Prix : EUR 10,84

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le plus grand film de cinéaste sur la Première Guerre Mondiale?, 1 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grande parade [Blu-ray] (Blu-ray)
Le cinéma s'est saisi dès la guerre de ce sujet majeur, qui fonde au cinéma le genre "militaire". Avec un bonheur divers, mais toujours avec un sentiment poignant, les films des années 20 et 30, tournés dans une quasi contemporanéité avec les évènements, sont évidemment passionnants. Mais en 1925 King Vidor réalise lui un très grand film d'auteur.
D'abord parce qu'il centre son histoire sur un personnage dont à la foi l'amitié pour ses camarades de combat, mais aussi son amour naissant puis débordant pour une jeune paysanne française, vont construire parallèlement la progression dramatique du film. Ensuite parce qu'il se donne des moyens considérables pour reconstituer les troupes et matériels en mouvement : et cela prend tout son sens, car le film gagne en ampleur, en "grand spectacle", ce que la plupart des autres n'ont pas réussi.
Enfin parce qu'il nous gratifie de scènes d'anthologies, pour lesquelles il étire magiquement le temps du cinéma. La scène du tonneau, habile premier duo presque à l'aveugle entre les deux futures amants; leur séparation déchirante quand il part rejoindre le front, chacun cherchant l'autre si longtemps dans la cohue du départ, absolument bouleversante, digne du découpage des escaliers de Potemkine; et deux plans séquences magnifiques : la découverte du chewing gum, qu'on aimerait faire chaque jour... comme cette si belle scène d'amour balbutiant; et le corps à corps avec l'allemand dans le trou d'obus, où tout est dit de l'homme et de la guerre. La scène de combat qui suit est aussi particulièrement spectaculaire.
Les comédiens sont extraordinaires, à la fois dans le pittoresque et dans le lyrisme, les images sont stupéfiantes de qualité, bref le film est du niveau des chefs d'oeuvre du cinéma mondial (je n'ai cessé de penser à Chaplin et à Einsenstein).
A découvrir absolument!


Grainger-Songs&Dancing Ballads
Grainger-Songs&Dancing Ballads
Prix : EUR 23,00

5.0 étoiles sur 5 à en perdre la tête... dans les chaumières de la campagne anglaise, 10 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Grainger-Songs&Dancing Ballads (CD)
Voici Gardiner à son meilleur : la musique chorale de Percy Grainger sort de l'âme britannique, et de cette tradition chorale de "chanter ensemble", pour la joie comme la peine, et toujours avec le coeur. Autant dire du pain bénit pour Gardiner.

Il nous emmenène dans une magnifique découverte de ces musiques d'origine populaire poussées par Grainger à un niveau musical souvent somptueux, avec des accompagnements orchestraux magnifiquement colorés. C'est emporté en diable la plupart du temps, avec des moments d'ineffable profondeur (un ancrage terrien poignant), et tout est, faut-il-le dire, sublimement chanté.

On y entendra ce qui fait le caractère exceptionnel des films d'entre deux-guerres, mais aussi les réminiscences de toute une culture folk britannique autant qu'américaine, où la religion affleure sous chaque page. On y entend souvent ce qui nous interpelle dans les choeurs des opéras de Britten. On sent combien John Williams doit à Grainger, et le monde merveilleux et humain de Spielberg n'est finalement pas si éloigné de cette musique à écouter d'urgence. Un CD qui ouvre les oreilles, à vraiment ne pas manquer. Et Londonderry Air sera-t-il jamais mieux chanté, avec une si poignante emotion qu'on se croirait dans Autant en emporte le Vent?


Cochereau;The organist of Notre-Dame
Cochereau;The organist of Notre-Dame
Prix : EUR 40,95

5.0 étoiles sur 5 3 CD pour résumer l'éternité, 31 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cochereau;The organist of Notre-Dame (CD)
On peut aimer l'orgue, on peut aimer celui -incomparable- de Notre Dame de Paris, on peut aimer Pierre Cochereau organiste d'exception. En ce cas, on trouvera dans ce coffret de 3 CD le résumé le plus juste d'une carrière à la tribune de ND de Paris, de celui qui restera l'organiste du XXème siècle (malgré ou aux côtés de Vierne et Dupré,mais ils n'ont pas laissé autant de témoignages enregistrés).

François Carbou, qui a enregistré durant trois décennies les interventions de Cochereau sur "son" orgue, a réuni des pages exceptionnelles enregistrées sur le vif, lors des cérémonies religieuses ou des concerts de Notre Dame, de 1968 à 1984 (décès de l'interprète). Divisant le coffret en 3 séries, il donne à entendre l'Organiste Officiel (oeuvres d'auteurs), l'Improvisateur en concert, enfin l'organiste liturgique.

Pour ceux qui aiment les impressions fortes, ce coffret est une mine d'or. Il s'ouvre par un monumental Prélude et Fugue de Bach, qui balaie tout sur son passage. il se clot sur la dernière pièce jouée à ND par Cochereau quelques heures avant son décès. Le parcours réserve des moments inoubliables : La Marseillaise immense et sobre du Service Funèbre de Charles De Gaulle (1970), qu'on écoute debout. Plusieurs grandes improvisations pour des sorties d'office, somptueux exercices virtuoses et inspirés, avec le battage de Cochereau déchainant le "tonnerre" de Notre Dame comme personne. Enfin une éblouissante Apparition de l'Eglise Eternelle de Messiaen, où la plénitude et l'absolu de cette musique laisse entendre en résonance l'émotion intense des fidèles de cette veillée de Noel 1969.

Car c'est cela le miracle : au delà de la musique, le sentiment d'être à nouveau dans le cercle de ceux qui écoutaient Cochereau de la Nef, avec piété et passion, de partager avec eux (ils sont palpables, ils sont l'enjeu musical de Cochereau) la fantastique expérience de cette musique vivante et vibrante. Sentiment irremplaçable avec le Cochereau de Notre Dame : entendra-t-on encore tant de sens commun entre un interprète, un instrument, un lieu mythique et une communauté humaine soudés par un sentiment religieux? On en a tant rêvé pour la St Matthieu de Bach ou les Vêpres de Monteverdi : vous l'avez pour Cochereau à Notre Dame, ne le manquez sous aucun prétexte.

A classer dans "Historique", comme les Maitres de la réouverture de Bayreuth par Karajan, et comme lui dans "chair de poule".


Palestrina;Das Herz;Guntram;Capriccio;Feuersnot
Palestrina;Das Herz;Guntram;Capriccio;Feuersnot
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 27,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Thielemann plus engagé et splendide que jamais : l'âme de la musique allemande au plus haut, 20 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Palestrina;Das Herz;Guntram;Capriccio;Feuersnot (CD)
j'ai précieusement conservé ce CD depuis sa sortie, il y a une bonne quinzaine d'années, alors que je découvrais ce chef envoutant entendu dans le Vaisseau Fantôme au Deutsche Oper, qui m'avait fait très forte impression. Ici des ouvertures et des pages orchestrales parmi les plus éblouissantes de Pfitzner et Strauss, magnifiées par Thielemann alors chef du Deutsche Oper : un jeune prodige, des musiques transfigurées, un CD pour l'ile déserte où j'écouterais à jamais la scène d'amour de Feuersnot.... qui est un absolu chef d'oeuvre en soi. Courez!


Christmette - Messe de Noël
Christmette - Messe de Noël
Prix : EUR 21,61

5.0 étoiles sur 5 Suffocante beauté terrestre et celeste, 31 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Christmette - Messe de Noël (CD)
Le pari était difficile, quasi impossible à relever : recréer une messe de Noël de l'Allemagne protestante des temps les plus militants. Mc Creesh l'a relevé avec une telle évidence que la ferveur, la passion, la vérité fusent de toutes parts de cet enregistrement. On pense aux réussites de Savall ou de Pérès dans d'autres répertoires, mais ici on est encore plus loin dans l'aboutissement : sans doute est ce le contexte musicalo-liturgique si puissamment unifié, et ce croisement vertigineux dans mon esprit entre les Vêpres de Monteverdi (dans le genre "absolu" de Gardiner") et les grandes pièces d'orgue de Bach (Koopman sur le Garells de Maassluis) ... Praetorius est ici resplendissant, monumental, pétrissant l'espace sonore de beautés insoupçonnées, dans le chant mêlé des musiciens, des fidèles et de l'orgue d'Allemagne du Nord. Le verbe et la musique sont unis comme jamais par la chair humaine qui fait vibrer les pierres de la Cathédrale de Roskild, Cela sonne en diable, et le final est proprement grandiose, avec sa grande pièce d'orgue, ses choeurs qui clament In Dulci Jubilo, bientôt concurrencés par les tambours battants et la fanfare, pour un plenum fantastique : l'ampleur de Beethoven dans la démesure de Cochereau!!! Bon allez, vous écoutez cela (et le grand choeur de Haendel/Solomon par le même Mc Creesh, cherchez sur youtube la captation faite par Mezzo à Versailles en 2012) et on en reparle pendant mille ans...


Brahms Johannes/ Concertos À 8 Mains
Brahms Johannes/ Concertos À 8 Mains
Prix : EUR 22,29

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 oui mais, 31 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms Johannes/ Concertos À 8 Mains (CD)
les deux concertos de Brahms dans des versions anciennes pour piano à quatre mains et orgue à quatre mains : 8 mains en tout. Curiosité, style ancien, retour à l'original? il y a de tout cela, évidemment, mais si je me concentre plus sur le CD en question, dont la démarche est passionnante, je ferai trois remarques bémolisantes.

Tout d'abord sur la prise de son : le piano est très en premier plan, l'orgue sonne lointain, derrière, et donc ne joue pas le rôle enveloppant de l'orchestre dans ce que l'on aimerait être un concerto. On se trouve plutôt dans une formule en duo, mais contrariée par un son qui est "église" pour l'orgue et très proche pour le piano.

Ensuite le rôle d'orchestre n'est pas vraiment rendu par l'orgue : la puissance sonore chromatique est absente (un comble pour l'orgue, dont c'est un peu la spécialité romantique : là ça ne pète pas assez!), la registration utilisée ne démarque pas assez l'orgue du piano, on perd vraiment dans les diversités de timbres. Mais c'est presque toujours le cas dans les transcriptions d'oeuvres d'orchestre romantique pour l'orgue... Dans les passages d'écriture contrapuntique, comme le début du 3eme mouvement du premier concerto, on obtient par contre un effet très intéressant de l'orgue (lui aussi intrument à clavier) qui ajoute une voix à celle du piano. Sans doute est on là dans l'approche d'origine de Brahms qui composa au piano... et cela fonctionne magnifiquement.

Enfin une réserve (un peu convenue je l'admets) sur les pianistes : certes elles sont de belle tenue, mais peut on vraiment rivaliser sans dommage avec la palette de monstres sacrées qui ont enregistré ces concertos? Pour l'auditeur, pas facile.

Néanmoins on reste à l'écoute de cette entreprise improbable : dans ce premier enregistrement de ces transcriptions, il y a le génie de Brahms, il est délivré avec talent, et ce n'est pas rien.


Haendel/Mozart/Mosel: Timotheus Oder Die Gewalt Der Musik
Haendel/Mozart/Mosel: Timotheus Oder Die Gewalt Der Musik
Prix : EUR 20,71

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le fantastique pouvoir de la musique quand Harnoncourt s'en empare, 18 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel/Mozart/Mosel: Timotheus Oder Die Gewalt Der Musik (CD)
On connait déjà peu le Festin d'Alexandre de Haendel, enregistré talentueusement par Harnoncourt et Gardiner. Mais cette version revue par Mozart, en allemand, est quasi inconnue du public français. Voici de quoi réveiller l'attention! Pour le bicentenaire du Choeur du Wiener Singverein, institution chevillée au coeur de la capitale autrichienne, quasi patrimoniale, Harnoncourt officie en 2012. Logiquement, il reprend l'oeuvre jouée en 1812 pour le premier concert du choeur, dans un contexte historique "anti napoléonien" évident : cet oratorio de Haendel revu par Mozart, avec ce sous titre évocateur : Le Pouvoir de la Musique. Harnoncourt le met somptueusement en exergue. Non content de faire sonner ce "Mozart" bien différemment du "Haendel" qu'il avait dejà servi au disque, le Pape de la musique ancienne lui insuffle des contrastes dont on le sait spécialiste. Armée de solistes vaillants, voici l'oeuvre magistralement servie, en prise de concert.
Et surgit le miracle : c'est bien le concert de 2012, l'évènement de la capitale viennoise de ce soir là que nous entendons. Au début du second CD, le maestro prend la parole. Nulle traduction dans le livret (hélas). Il rappelle que c'est il y a deux siècles que l'on a commencé à applaudir un morceau pour demander qu'on le rejoue. Et il propose, ce soir, de le refaire pour le grand "choeur de réveil" de l'oeuvre (pour réveiller Alexandre assoupi dans l'orgie). Et que le public (pour cette soirée chorale) chante également à la reprise. La salle est étonnée, Harnoncourt enchaine immédiatement le début du choeur, juste avec les cordes et les choristes, pour le mettre dans l'oreille, puis le reprend en demandant au public de chanter, "pour essayer". Cela marche, évidemment. Puis il le redit au public : "quand nous musiciens aurons joué ce choeur, si cela vous a plu et que vous voulez le chanter avec nous, vous applaudirez. Sinon, nous continuerons." Et le concert reprend son cours. Un récitatif qui met en attente, monte, s'enfle de véhémence et débouche sur un monumental et tonitruant "Choeur de Réveil", avec assaut de percussions et de cuivres (surprise!), et une partie chorale qui emporte tout sur son passage. Applaudissements enthousiastes! Et logiquement, puisque demandé par le public, reprise tonitruante avec cette fois la salle qui chante avec l'orchestre et le choeur!!! Enivrant, colossal, historique : Harnoncourt à la manoeuvre, qui a tout compris de cette musique, de cette soirée, de la tradition du Singverein... Pour ces 12 minutes qui entrent dans la légende, pour votre si bel accent autrichien, pour ce Pouvoir de la Musique plus que jamais incarné : MERCI Nikolaus Harnoncourt.


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