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Contenu rédigé par Suzanne
Classement des meilleurs critiques: 24.218
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Commentaires écrits par
Suzanne (Lompret, France)

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Jukebox Fury
Jukebox Fury
Prix : EUR 15,03

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Plutôt un bon disque, 22 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jukebox Fury (CD)
C'est plutôt un bon disque, pas exactement un coup, ainsi qu'on dit « faire un coup », mais un plaisir certain, oui ! Depuis le temps que les Godfathers n'avaient rien produit d'original - 1995 si je ne m'abuse -, ce plaisir a aussi valeur de retrouvaille. Pourtant, c'est aussi un disque déconcertant. Par exemple, le premier morceau est de mon point de vue mal placé : pour moi j'aurais plutôt mis quelque chose qui donnât le ton : « Back into the future », « Primitive man » ou « The outsider », sauf que les Godfathers ne tenaient peut-être pas précisément à donner ce ton-là plutôt qu'un autre, un ton qui eût fait dire qu'ils avaient mangé du cheval (c'est vrai que les Anglais n'en mangent pas !). De fait, l'album est plutôt éclectique (indécidable ?), qui marie la pop de « A can of worms » au punk de « I can't sleep tonight », mariage peu lié, peu enchaîné, il me semble qu'une autre prise de son, une de ces prises de son que savaient faire les Beatles, aurait pu le justifier, celle-ci non où les voix sont plus en arrière que du temps où l'on percevait clairement que c'était Peter Coyne qui était au chant. Sur certains morceaux rien n'est moins sûr. Comme dans le « live » précédent (« Shot Live at the 100 Club »), c'est Del Bartle qui est à la guitare, Del Bartle qui, si vous vous souvenez bien, était le guitariste du temps de la première mouture : Sid Presley Experience... en 1984. Plutôt un bon disque, oui, ainsi qu'un disque en référence avec sa reprise de « I'm branded » de Link Wray. Et pour combler les fans, quelques dates de concerts en France et en Belgique en avril-mai 2013. Nous serons du public.


Birdland
Birdland
Prix : EUR 16,20

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Décevant, 7 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Birdland (CD)
Contrairement aux internautes supra et d'un point de vue tout à fait extérieur, je ne pense pas grand bien de ce disque. Je le dis d'autant plus à contrecoeur que dans les 60's les Yardbirds furent mon groupe d'élection. Peut-être que si j'en connaissais la genèse mon point de vue serait différent, mais je ne la connais pas.
Paru en 2003, soit trente-six ans après « Little games », « Birdland » n'est pas plus un disque des Yardbirds que des Box of Frogs, en 1984 et 1986, dans lesquels outre les deux piliers historiques McCarty-Dreja que l'on trouve ici, figuraient Paul Samwell-Smith et en guest star, parmi d'autres appelés, Jeff Beck. Je dirais plutôt une troisième session Box of Frogs ; Box of Frogs ayant plus été un nom de sessions qu'un groupe.
Ce n'est pas que Jim McCarty, fidèle au poste comme personne, n'ait pas durablement oeuvré à la résurgence du nom « Yardbirds », seulement voilà.
En 1992 parut « The Yardbirds reunion concert » (avec Jim McCarty, Chris Dreja à la guitare d'accompagnement, le tout jeune John Idan au chant et à la guitare et Rod Demick à la basse). Durant toute cette période où Dreja n'apparut plus que par intermittence, la formation se produisit sous le nom de Jim McCarty Band ou Jim McCarty's Meltdown. L'imposant Rod Demick partit, John Idan prit la place de bassiste, Ray Majors la guitare, puis vinrent un harmoniciste et une jeune et jolie bassiste, John Idan reprit la guitare, la jeune et jolie bassiste partit et John Idan reprit la basse jusqu'à ce qu'arrive Gypie Mayo qui tout à coup apparaissait comme le successeur tout désigné d'Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page (sans oublier Top Topham, le premier guitariste) et semblait pouvoir redonner son sens à ce groupe qui jusque là n'en était plus un qu'allusivement. Gypie Mayo avait été le successeur de Wilko Johnson au sein de Dr Feelgood avec qui il tint la guitare six albums et quelques titres illustres durant, ce n'était donc ni un inconnu ni un moindre musicien.

Raté, ce disque l'est à mes yeux pour avoir laissé passer cette possibilité que les Yardbirds fassent figure à nouveau de groupe - d'un tout compact -, ne donnant pas l'impression d'une formule à géométrie variable seulement orchestrée par Jim McCarty, depuis bien longtemps le leader. Là, Gypie Mayo a été dispensé de la place de premier guitariste titulaire au bénéfice d'un patchwork qui encore une fois aurait eu l'air moins racoleur sous le nom de Box of Frogs.
En réalité, il aurait fallu prendre le temps de ne proposer que des originaux et par la même occasion ne pas nous infliger ces figures obligées de l'épate que sont les Vai, Satriani, May et consorts. Je n'ai d'ailleurs pas eu le sentiment que ce disque ait si bien marché que cela. Après quoi, Gypie Mayo est parti et John Idan lui aussi a fini par suivre sa route.
Ne nous racontons pas d'histoire, un disque ne peut se suffire qu'à répéter pour la dix-millième fois « I'm not talking » ou « Shapes of things », un disque c'est un coup et faire un disque c'est faire un coup. Avec « Birdland », nous avons davantage affaire à un coup d'épée dans l'eau. Il est bien regrettable que les Yardbirds aient rejoint ces groupes de divertissement, mais tellement vidés de leur substance, que sont aujourd'hui Ten Years After, Animals, Dr Feelgood et autres Stranglers.

1. - I'm not talking
2. - Crying out for love
3. - The nazz are blue [avec Jeff Baxter]
4. - For your love [avec Johnny Rneznik]
5. - Please don't tell me 'bout the news
6. - Train kept a-rollin' [avec Joe Satriani]
7. - Mr. Saboteur
8. - Shape of things [avec Steve Vai]
9. - My blind life [avec Jeff Beck]
10. - Over, under, sideways, down [avec Slash]
11. - You're a better man than I [avec Brian May]
12. - Mystery of being
13. - Dream within a dream
14. - Happenings ten years time ago [avec Steve Lukather]
15. - An original man [a song for Keith]
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Chants Spirituels Et Flûte Des Indiens D'Amerique
Chants Spirituels Et Flûte Des Indiens D'Amerique
Prix : EUR 10,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 C'est à voir..., 13 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chants Spirituels Et Flûte Des Indiens D'Amerique (CD)
S'il faut accorder aux deux disques de ce coffret de nous épargner l'écueil de l'ignoble space music des grandes surfaces, je trouve néanmoins le produit musicologiquement douteux. Il y a des titres, mais aucune indication concernant les interprètes, aucune date d'enregistrement et pas plus de présentation d'ensemble digne de ce nom, seulement quelques notes assez nunuches. Agréable à écouter, certes, mais persistante impression d'un produit pas sérieux. Pauvres Indiens, niés jusque dans la production discographique dont on attendrait, ce qui serait la moindre des choses, qu'elle témoignât de leur grandeur ! Il est d'autant moins simple d'accéder à des disques qui ne nous laissent pas sur ce genre de sentiment ambivalent que je me souviens d'avoir entendu jadis des documents d'archives sur France Musique qui là, oui, étaient incontestables : ça s'entendait ! Avant de se procurer ce coffret, je crois raisonnable de conseiller de continuer à prospecter pendant un petit bout de temps.
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Visages de la philosophie : Les philosophes d'expression française de notre temps
Visages de la philosophie : Les philosophes d'expression française de notre temps
par Denis Huisman
Edition : Poche
Prix : EUR 13,50

2.0 étoiles sur 5 Vain, 13 février 2013
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La philosophie avait des concepts - plus de deux millénaires de concepts ! -, mais pas de visages. Avec ce bouquin de Louis Monier, « spécialiste incontesté de la philosophie », et Denis Huisman, « grand photographe », le préjudice est réparé : un trombinoscope ! Pas exhaustif d'ailleurs, le principal étant que le critère de notoriété soit à peu près respecté. Chaque philosophe, « philosophe », professeur de philosophie et éditorialiste philosomane (ou phile, ou lâtre) sagement rangé par ordre alphabétique dans les deux petites pages qui lui sont allouées (petites boîtes, aurait dit Graeme Allwright), l'une pour le portrait l'autre pour la présentation succinte. Comme il ne s'agit pas d'un panorama de la philosophie contemporaine seulement des photos de ses visages bien rangés, je ne vois rien à critiquer là-dedans : ça n'a pas plus d'intérêt qu'un de ces florilèges que faisait jadis Salut les Copains.


La Route De La Soie
La Route De La Soie
Prix : EUR 7,91

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Jolie musique pour salles d'attente, 13 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Route De La Soie (CD)
D'un point de vue musicologique ce disque n'a absolument aucun intérêt. Qui chante ? Qui joue ? Quand cela a-t-il été enregistré ? Quels sont les instruments ? Eh, bien vous n'en saurez rien ! Et pas même si cette compilation est un aperçu des disques consacré à certains pays de l'Asie centrale qui pourraient être au catalogue de cet éditeur. Outre les pays concernés, les seules indications supplémentaires sont... les capitales de ces pays. D'ailleurs morceaux me semblent particuliers brefs : ont-ils été raccourcis à des fins de réalisation d'ensemble ? Vous pouvez fermer les yeux en trouvant ça joli, pour le reste vous repasserez !


La Route De La Soie
La Route De La Soie
Prix : EUR 9,87

1.0 étoiles sur 5 N'importe quoi !, 1 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Route De La Soie (CD)
Ce disque distribué par la très sérieuse « Harmonia Mundi » émane de iris-music.com, un site chinois qui ne présente aucun rapport avec la musique. La dizaine d'escales censée suivre l'antique Route de la soie n'a aucun caractère ethno-musical, ainsi le groupe Chemiranis, que je découvre, s'il est iranien par sa lointaine origine est davantage universaliste par son originalité, ce qui n'est nullement rédhibitoire - au contraire -, mais pas ici ; ici ça ne colle pas. Par ailleurs aucune glose, aucune présentation, aucun commentaire : les titres, les interprètes et le soi-disant pays d'origine (ce qui n'est pas justement pas le cas du groupe, disons français, Chemiranis ; pour les autres je ne suis pas aller vérifier) : du brut de fonderie et rien de plus. Pour ne rien dire de l'incohérence du calibrage des morceaux entre eux (l'Inde du Nord dure 22'37, elle est agrémentée de l'État indien du Rajasthan, 4'00 ; tandis que celui du Kazakhstan, orthographié Kazakstan dure 1'50 !). Disons-le tout net, comme tour d'horizon c'est vraiment n'importe quoi ! Et la distribution ayant valeur de caution d'« Harmonia Mundi » n'est pas sérieuse non plus. Les disques sur l'Asie centrale, le Turkestan et autre Route de la soie ne manquent pas, ne vous privez surtout pas de vous dispenser de celui-ci !


Shakin'our Souls
Shakin'our Souls
Prix : EUR 19,56

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un disque pour le pied !, 30 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Shakin'our Souls (CD)
Les groupes de rock il en est de trois sortes : a) ceux qui inventent, qui révolutionnent ; b) ceux qui sont à la mode et c) ceux qui ajoutent et perpétuent. Puisque rien ne vaut une bonne image pour estimer ce dont on veut parler, je dirais des Doughboys qu'ils sont au rock ce que les Triumph Bonneville d'antan étaient et sont encore, pour celles qui restent, à la moto : un groupe qui ajoute et perpétue.
Ni mode, ni musique intemporelle - ni non plus passéiste comme certains dictionnaires du rock caractérisent parfois ce genre de musique -, un rock sans prétention mais bien campé, avec de la matière, du corps, des morceaux qui font entre 2 et 4 minutes, de solides riffs, une voix timbrée et puissante (ou, pour poursuive dans le sens de mon image, le battement régulier du twin vertical, le centre de gravité bas perché et plein de couple).
Au troisième disque (auxquels il faut ajouter un live, CD + DVD), le moteur des Doughboys qui, rappelons-le, est au guitariste près identique à celui qui officia durant les sixties dans le New Jersey, est maintenant pleinement dans ses tours. Leur musique qu'on appelle rock garage (cousin germain du pub rock anglais) reprend le genre là où Them, Animals, Rolling Stones, Yardbirds, Troggs et autres Pretty Things évoluèrent ou bifurquèrent, et c'est bien simple hormis quelques ultimes vétérans en Angleterre, je ne vois personne aujourd'hui qui puisse leur disputer la place qu'ils occupent. Leur signe distinctif est qu'ici nous sommes toujours à l'aube du genre, leur entrain, leur foi du charbonnier (les nôtres aussi) à l'avenant.
Un disque heureux qui rend heureux.


Prince yaroslav
Prince yaroslav
DVD ~ Alexander Ivashevich
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 4,98

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour ados de 7 à 77 ans, 12 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prince yaroslav (DVD)
Une juste critique se doit de dire que si ce film prête le flanc à l'ironie facile - mettons un traitement narratif qui aujourd'hui peut sembler un tantinet désuet -, il se situe dans la veine des films romanesques qui du temps des sixties faisaient battre les cœurs (les cœurs des adolescents comme ceux de leurs parents), que l'on songe à tous ces « Ivanhoe », « Zorro », « Robin des bois », « d'Artagnan », « Geronimo » & autre « Capitaine Blood ». Dmitri Korobkin n'est pas Eisenstein & son « Prince Yaroslav » n'est pas « Ivan le Terrible », mais il n'y a pas que lui qui n'est pas Eisenstein, il s'en faut de beaucoup. Disons, un film qu'on aurait eu grand plaisir à voir un dimanche après-midi au cinoche du quartier.


A Third of a Lifetime [Remastered Bonus Tracks]
A Third of a Lifetime [Remastered Bonus Tracks]
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 17,95

5.0 étoiles sur 5 Machine gun !, 18 août 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Third of a Lifetime [Remastered Bonus Tracks] (CD)
La connaissance est ainsi faite qu'en elle il y a toujours un angle mort, et quand cet angle mort révèle ce qu'il contenait, vous pouvez être certain que sa place d'angle mort va ipso facto être reprise par un autre cas de méconnaissance. Je m'explique : je connaissais bien les groupes Gun et Baker Gurvitz Army dont j'ai les disques, mais pas celui-ci. Vous me direz qu'en cherchant un peu j'aurais trouvé, encore fallait-il sucer de son pouce qu'il y avait quelque chose à découvrir à cet endroit, c'est-à-dire à chercher. En vérité, je prospecte pas mal, mais il y a quand même et peut-être avant tout de l'eurêka, surtout en musique. C'est pourquoi la musique est un tel terrain d'aventures.

Ce disque de Three Man Army, je l'ai tout de suite localisé du côté de Cream, Taste (pour la guitare), d'Humble Pie (pour le punch), etc. : du côté d'une époque très vite circonscrite, car la musique est ainsi faite que ses renouvellements successifs, pour le pas dire les modes, la font très vite passer à d'autres sons de cloche : la musique aime à changer de disque (moi aussi, d'ailleurs). De ce point de vue de la génération spontanée, un groupe comme Baker Gurvitz Army était déjà obsolète, pour ne rien dire de BBM en 1994 ! mais ça ne fait rien car d'un autre point de vue (Baudelaire aurait dit « de l'éternité ») nous tenons là un chaînon manquant de plus qui n'a rien perdu de son essence. C'est incontestablement un bon cru ! Les fins palais y trouveront leur compte.


AC/DC : Let There Be Rock [VHS]
AC/DC : Let There Be Rock [VHS]
VHS

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 à propos de mon vieux VHS, 29 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : AC/DC : Let There Be Rock [VHS] (Cassette vidéo)
En 1979 je n'étais pas spécialement prédisposé à ce genre de musique. Venu des 60's, et même des 50's, père de famille, etc., j'avais fait un sacré break à partir de la succession des disco, rock progressif, jazz rock, hard rock et autre punk rock, toutes musiques qui demandaient une autre oreille, une oreille ne répugnant pas aux réductions dont les 70's usèrent (jusqu'à la corde) et abusèrent (jusqu'à plus soif). Tout comme le public punk se détourna des dinosaures je m'en étais détourné au profit de découvertes plus galvanisantes. Ce qui ne me retint quand même pas d'assister à des concerts comme ceux de Rory Gallagher, de Lou Reed, d'Alice Cooper, pour ceux dont je me souviens, et aussi d'AC/DC lors de leur passage à Lille en cette année 79.
J'aime à voir et revoir ce concert à mon sens savamment dosé. Du hard rock, certes, si l'on veut, mais pas seulement. Derrière les frères Young il y a le grand frère George et Harry Vanda qui dans les 60's avaient officié dans le groupe (célèbre) : les Easybeats (cf. The Best Of), - et ça se sent ! Par exemple, ce rapport Angus Young / Bon Scott d'une complémentarité qui n'est pas sans rappeler le rapport Daltrey / Townsend ou Plant / Page. Un groupe c'est une voix et une guitare, même dans les 50's c'était déjà comme ça, G. Vincent / C. Gallup ou Presley / S. Moore pour mémoire.
La posture scénique de Bon Scott (mon aîné de quatre ans) est typiquement sixties ; combien en ai-je vu des pas de danse comme les siens dans les boîtes ! Sa façon de se mouvoir vient des clubs à une époque où l'on y dansait encore. Si AC/DC est un groupe de hard rock, et je n'ai rien contre le fait qu'il le soit, c'est un groupe de hard rock qui vient de plus loin que les groupes de hard rock. Tous ne peuvent pas en dire autant, n'est-ce pas ! AC/DC c'est une broyeuse, une moulinette, une machine de guerre, cette façon de faire tomber les accords, ce son implacable. Il faut se souvenir du pavé dans la mare que ce fut, les fans étaient fous ! Rien que pour la courbe de réponse je pourrais être sociologue, tiens !
Pour le reste je ne vais pas redire ce que disent ici la plupart des internautes avec une conviction qui est la mienne, les jeux de scène et de guitare d'Angus Young, la voix en parfaite symbiose de Bon Scott (à un point tel qu'avec sa mort je n'ai pas suivi ce groupe et qu'aujourd'hui encore, à l'exception de « Back in black » qui si j'en crois ce que je l'ai écouté ne dut pas beaucoup m'interpeller, je ne possède que les vinyles avec lui), etc. Tout cela confine à ce que je considère être la quintessence du rock. Parvenir à la quintessence n'est pas une grâce qu'il faut attribuer à grand-monde, les abscisse et ordonnée d'une telle chose ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval.


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