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Contenu rédigé par Pokespagne
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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Californication - Saison 7
Californication - Saison 7
DVD ~ David Duchovny
Prix : EUR 27,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Une catastrophe, 27 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Californication - Saison 7 (DVD)
Comme trop de séries qu'on a aimées un temps et qui se sont perdues dans la dernière ligne droite, "Californication" fait donc le faux pas qui tue dans cette dernière saison qui semble contredire tout ce qui faisait l'intérêt et l'essence de la série. Car outre le happy end qu'on craignait depuis longtemps, on voit ici Hank renoncer à ses obsessions - y compris artistiques - pour devenir un bon papa et donc ce bon mari si longtemps attendu. On voit Marcy et Runkle refuser (par romantisme, pudibonderie, etc.) de succomber à "une proposition indécente", soit une décision "morale" complètement incohérente par rapport à la vérité de ce couple pourtant passionnément construit au cours des saisons précédentes. Le plus symptomatique est de voir les scénaristes s'évertuer à désamorcer la fameuse scène blasphématoire de la fellation dans l'église,ce qui est d'une lâcheté inadmissible pour une série qui se voulait un temps provocatrice. Ajoutons qu'on ne rit guère tout au long de la saison, que la critique de la série TV - qui aurait pu permettre de mettre en perspective le travail de "Californication" - est superficielle et donc futile, et que le personnage pourtant capital du fils est tiré vers le bas par une très mauvaise interprétation. Bref, on est face à une catastrophe complète, qui dévalorise gravement une série qu'on aimait pourtant bien.


La douceur de la vie
La douceur de la vie
par Paulus Hochgatterer
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

4.0 étoiles sur 5 Le paradis autrichien, 27 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La douceur de la vie (Broché)
A force de fréquenter Haneke et de lire des faits divers horrifiques se passant en Autriche, on s'est fait une représentation assez effrayante de la psyché de ce pays... et ce n'est pas "la douceur de la vie" de Paulus Hochgatterer qui va nous faire changer d'avis, tant le pédopsychiatre accumule en quelques centaines de pages une multitude de cas de névroses, psychoses et deviances diverses qui finissent par déprimer le lecteur le plus optimiste, surtout lorsque les victimes - ou même les coupables des exactions largement horribles contées ici - sont des enfants. La lecture de ce livre, plus ou moins faussement vendu comme un polar, s'avère donc éprouvante, et ce d'autant que Hochgatterer met à l'épreuve notre intelligence en passant d'un narrateur à un autre sans nous faciliter d'aucune manière la compréhension du récit qu'il construit, récit qui ressemble finalement plus à un puzzle de psychés malades qu'à un thriller ou même à la chronique d'une petite ville autrichienne qui a depuis longtemps (la seconde guerre mondiale, on le comprend à la fin) sombré dans la déraison. On doit admettre que Hochgatterer a un style magnifique, qui lui a d'ailleurs valu maintes récompenses, mais on regrettera le choix assez radical qu'il fait à la fin du livre d'abandonner sans un mot, sans un regard en arrière, les beaux personnages - comme le pédopsychiatre (justement) tourmenté et le flic désabusé qui tentent tous deux de saisir un peu de la vérité de leurs concitoyens. On avait appris à les aimer malgré les obstacles mis sur notre chemin par l'auteur, et on ne peut que se sentir frustrés de ce qu'ils n'aient droit à aucune "closure" qui aurait pu justifier - sans parler de guérir, bien évidemment - leur souffrance. Un léger bémol seulement à un livre rugueux, malaisant, mais d'une intelligence et d'une originalité confondantes.


Bayou Country
Bayou Country
Prix : EUR 14,00

5.0 étoiles sur 5 Retour à Bayou Country, 21 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bayou Country (CD)
Nous étions en 1971. Avant Iggy, Ziggy et le basculement du monde. J'avais un ami, un seul, qui pensait que - après les Doors - Creedence était le meilleur groupe américain. C'est à dire le meilleur groupe du monde, selon lui. Comme preuve, il me faisait écouter "Bayou Country", et à lui tout seul, il imitait la voix de Fogerty, la guitare de Fogerty, mais aussi les crocodiles et les moustiques presque aussi méchants du bayou. Je le regardais avec admiration, et aussi pas mal de crainte. Je crois que cette musique, avec cette voix de noir possédé, irrité, avec cette rythmique que rien ne semblait pouvoir arrêter, ni même dévier de son chemin, avec cette guitare qui tour à tour criait puis carillonnait, surtout au long de morceaux anormalement longs (justement), me semblait trop grande pour ma petite chambre de lycéen, où la moiteur du bayou n'avait jamais pénétré... Me faisait peur, comme le témoignage plein de superstitions d'un monde trop loin du mien. Mais, dans "Bayou Country", il y avait aussi "Proud Mary", que Tina Turner chantait aussi, mais moins bien, me semblait-il : l'une des plus belles choses que j'aie jamais entendu alors - je n'avais que 14 ans, imaginez-vous. Et "Proud Mary" me faisait songer que, au delà des délires vaguement effrayants de mon ami, je reviendrais un jour à "Bayou Country", et que ce paysage flou, ces hommes aux chemises à carreaux et aux fiers instruments, eh bien, ce serait un peu comme mon pays, comme ma famille. Enfin mon pays, enfin ma famille. Là où mon coeur aurait grandi, là où mes craintes se seraient enfin envolées, tant d'années plus tard. Aujourd'hui, j'ai 57 ans, et la musique de Creedence, ce blues mécanique, brûlant et instoppable, me met le feu au coeur, et aussi les larmes aux yeux. Là est mon pays, ma famille. Où es-tu, mon ami ?


Pom Pom
Pom Pom
Prix : EUR 15,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Merci, Ariel, pour nous avoir cochonné notre année Rock !, 14 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pom Pom (CD)
Moi qui ai connu et vécu le "rock décadent" - comme les journalistes de Best et Rock & Folk disaient au début des années 70 -, le prog déjanté de la même époque, Kim Fowley et Todd Rundgren ("A Wizzard, A True Star", quelqu'un ?), ce "pom pom" m'a soufflé (et même rendu un peu nostalgique - et pourtant, je hais la nostalgie !) : tout était là, à nouveau, avec la même exagération (prétention ou sens de l'humour ? le débat est toujours ouvert), mais aussi la même générosité un peu crado. D'ailleurs, Kim Fowley lui-même est là, c'est bien la preuve qu'Ariel Pink sait ce qu'il fait. Pourtant, je n'aimais pas Ariel Pink, pour l'avoir vu, ridicule, pas drôle et pénible, jouer de la disco grasse un soir à Paris avant que Black Lips et Liars n'emportent, eux, notre adhésion : je l'avais classé comme un "p'tit con, sans talent", et l'avais enterré. Mais "pom pom", s'il n'invalide pas totalement ce jugement (le côté "p'tit con"), prouve que du talent, le bougre en a : il y a ici des mélodies psyché que Syd Barret n'aurait pas reniées, des envolées qui rappellent le Genesis fou de "Foxtrott", des délires fragmentés en petits morceaux qui évoquent les débuts de Sparks. Il ya même une paire de belles, oui vraiment belles chansons plus conventionnelles ("Put Your Number...", "One Summer Night", "Consider Me Gone")... Le tout sali par un son garage rafraîchissant, concassé par des intrusions permanentes de gimmicks sonores et de dialogues débiles. Parfois, ça reste (ou devient) très fort, souvent c'est très drôle, mais ça arrive aussi à être grossier et lourd, indiscutablement. En fait, le pire défaut de "pom pom", c'est que ce n'est pas un album (avec un... sens, une logique, une sorte de construction thématique ou émotionnelle), mais un énorme gâteau obèse, écoeurant de "trop" (de mélodies, d'idées, de gags), un disque à peu près inécoutable dans son intégralité. On pourra d'ailleurs aussi trouver que ce pire défaut a tout d'une qualité, en une année (2014) où on a du mal à trouver plus d'une véritable idée originale dans un disque "normal". Alors, on va roter pour faciliter la digestion, et crier tous en choeur : "Merci, Ariel, pour nous avoir cochonné ainsi notre année rock 2014 !".


Autoportrait de l'auteur en coureur de fond
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond
par Haruki Murakami
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

4.0 étoiles sur 5 Inexplicable, 12 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (Poche)
Je déteste courir à pied, et je ne m'y suis même pas mis à la suite de la lecture de cet "Autoportrait de l'auteur en coureur de fond" de notre cher Murakami. Et si j'ai parfois eu des velléités de devenir écrivain, j'ai l'impression que les "cours" d'auto-discipline que Murakimi dispense avec sagesse, parcimonie et modestie dans ce livre auraient tendance à me dissuader d'essayer un jour. Alors quoi ? Qu'est-ce qui fait que lire ce Murakami atypique est un enchantement complet, que ces pages pourtant anodines décrivant simplement le "travail", puis la manière dont se vit la course de fond, et l'écho de tout cela dans la vie du coureur, se dévorent à la même vitesse qu'un thriller américain ? S'agit-il de l'évidente beauté du style ? De l'humanité bouleversante de bien des passages qui nous renvoient poliment à nous-mêmes, à notre propre confusion et notre propre détermination ? Peut-être, oui. Ou bien c'est encore autre chose de moins discernable, ce petit grain de "génie" qui permet à Murakami de transcender avec légèreté tout ce qu'il écrit. Après avoir refermé cet "Autoportrait...", ivre de vitesse et parfois ému jusqu'aux larmes, je me suis dit que Murakami est vraiment un type qui pourrait vous passionner en réécrivant le bottin.


A bittersweet Life
A bittersweet Life
DVD ~ Byung-hun Lee
Prix : EUR 12,33

4.0 étoiles sur 5 Le dernier plan..., 12 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A bittersweet Life (DVD)
Il est facile de manquer le dernier plan de "A Bittersweet Life", et, du coup, de passer à côté du film. D'ailleurs, c'est exactement ce qui m'était arrivé la première fois que j'avais vu le film. Comme "Shutter Island" (cela me paraît le meilleur exemple récent de remise en question finale de ce que l'on a vu - et parfois critiqué - auparavant), "A Bittersweet Life" offre une conclusion expliquant certaines dérives formelles du film qui s'étaient avérées choquantes, comme cette outrance croissante d'un déluge de violence de moins en moins réaliste, ces éclairs d'humour grotesque, ce gunfight final interminable... qui semblaient - avant ce dernier plan - dénaturer la beauté du film. A travers cette remise en question subtile de ce que l'on a pu voir et comprendre tout au long des deux heures qui ont précédé, KIM Jee-Woon nous offre un portrait extrêmement pessimiste d'un monde rongé par la violence, où les vieilles notions d'honneur ne dissimulent que l'absence totale d'humanité des personnages : le "héros" rêvé du film, machine à tuer quasi indestructible réalisera que pour "réussir" professionnellement, il ne faut aimer personne. Mais il nous propose aussi une "sortie" : s'arrêter pour contempler la beauté (de feuilles qui vibrent dans le vent, du visage d'une femme absorbée sur la musique qu'elle joue au violoncelle), déguster une tasse de café en contemplant la ville à travers une vitre... prendre la bonne décision. Tout cela avec mis en scène puissante, juste, d'une grâce stupéfiante. Un chef d'oeuvre ?


Ghost Dog [Blu-ray]
Ghost Dog [Blu-ray]
DVD ~ Forest Whitaker
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 10,96

4.0 étoiles sur 5 Jubilatoire, 12 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ghost Dog [Blu-ray] (Blu-ray)
Cinéaste suprêmement malicieux, Jim Jarmusch superposait dans "Ghost Dog" un hommage à Melville (le "Samouraï", bien sûr), des plans un peu toc pompés sur les films de samouraïs, et des clichés du polar américain, dans un curieux mélange, toujours drôle et souvent inattendu, et produisant au final une sorte de tragédie aussi paradoxale que désinvolte. Car "Ghost Dog" réussit à concentrer puissance et souplesse, à l'image d'un Forest Whitaker, certes décalé en tueur efficace et lymphatique, mais finalement impressionnant de force mystérieuse. L'absolue légèreté du film, son humour simple mais enchanteur (je pense aux dialogues entre le Ghost Dog et le marchand de glaces !), la manière dont Jarmush entremêle sans complexes les rituels du Japon ancien (et les références à Kurosawa), la culture rap contemporaine (magnifique musique de RZA !) et une caricature de mafiosi tristement dépassés qui semble anticiper "les Soprano", font de "Ghost Dog" une réussite jubilatoire.


Boardwalk Empire - Saison 4
Boardwalk Empire - Saison 4
DVD ~ Steve Buscemi
Prix : EUR 35,32

3.0 étoiles sur 5 Relancer l'action..., 9 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boardwalk Empire - Saison 4 (DVD)
Nul ne doute que "Boardwalk Empire" aurait pu, ou aurait même du s'arrêter après le climax électrisant de sa troisième saison, grand moment de télévision (ou de cinéma à la télévision, si on veut...), qui avait également l'avantage de régler le sort de manière scénaristiquement "acceptable" de la majorité des personnages. Cette saison 4, en demi-teinte, avec beaucoup de bonnes choses, mais également pas mal de moments creux, inutiles, vaguement ennuyeux, prouve qu'il n'a pas été évident pour les scénaristes de relancer l'action de "Boardwalk Empire". En cherchant bien, on pourrait dire que le thème central de cette saison 4 est la trahison, puisque chacun des personnages centraux va être victime à son tour d'une trahison particulièrement cruelle de la part d'un proche ou d'un être aimé. Cette thématique fait clairement basculer la série vers une tristesse qui est quelque chose de nouveau, et qui ajoute une sorte de consistance bien venue à des personnages qu'on pouvait quelque fois trouver un peu trop monochromes. Le fait de focaliser l'action sur les gangsters noirs est aussi originale, avec en plus l'introduction du personnage délicieusement haïssable du Dr Narcisse, interprété avec une délectation évidente para Jeffrey Wright, et permet d'explorer d'autres aspects de l'époque, sortant des évidences du "film de mafia" qui ont souvent été le boulet au pied de la série. La belle fin tragique confirme en outre la noirceur nouvelle de "Boardwalk Empire", puisque, pour la première fois, les plans machiavéliques du pragmatique et froid Nucky Thompson ne fonctionnent pas complètement en sa faveur. Le bilan de cette quatrième saison est donc encore positif, mais on a quand même hâte que la série se termine.


Samba
Samba
DVD ~ Omar Sy
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Dans le sens du poil, 8 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samba (DVD)
Si l'immigration clandestine est bien l'un des "problèmes" qui empêche la France de dormir, Nakache et Toledano lui proposent avec "Samba" une solution vieille comme le monde : aimez-vous les uns les autres, en version chrétienne, ou couchez ensemble, en version plus "moderne". Voici donc une romcom au coeur grand comme ça, qui se passe dans le monde des sans papiers, du travail clandestin et des associations d'aide aux immigrés. Et bien sûr, comme dans "Intouchables", personne n'est vraiment méchant ici, personne n'est responsable ou pire, coupable, et tout finit par s'arranger avec de la bonne volonté et un minimum de tricherie. Tous les sentiments négatifs (culpabilité, racisme, hypocrisie, manque d'estime de soi) sont finalement vite balayés en caressant des poneys, ou bien par le regard doux et câlin d'un Omar Sy en pilotage automatique. L'alternance de scènes de (légère) comédie - grâce surtout à un Tahar comme toujours excellent -, d'émotion et de drame (avec un degré de crédibilité minimal) ne dépasse jamais ce qui semble un programme bien bouclé destiné à satisfaire un spectateur constamment caressé dans le sens du poil. "Samba" n'est pas un film honteux, certes, mais il démontre que Nakache et Toledano devraient se cantonner à la comédie efficace, et laisser les "sujets de société" à d'autres (... mais qui ? Me demanderez vous... bonne question !).


Elle l'adore
Elle l'adore
DVD ~ Sandrine Kiberlain
Prix : EUR 12,99

3.0 étoiles sur 5 Plaisir basique, 8 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elle l'adore (DVD)
Depuis combien de temps n'avons nous pas vu un bon polar tout simple, français au demeurant ? Un scénario passionnant, relativement original, mais qui ne sacrifie pas aux astuces à la mode - en particulier le désormais inévitable coup de théâtre final -, et sert surtout à construire une vraie tension, tension qui ne se désamorcera pas au cours des 104 minutes du film, jusqu'à une conclusion réaliste et donc parfaitement logique : au final, ce sont les failles de l'être humain qui déterminent qui sera puni, qui s'en sortira, beaucoup plus que la logique, la justice ou même le hasard (superbe scène du bistro où le coupable échappe définitivement au flic perdu dans le naufrage de son couple !). Acteurs impeccables de justesse (Sandrine Kimberlain bien sûr, mais également Laurent Lafite, parfait en "Patrick Bruel" onctueux et dégueulasse), mise en scène minimale toute entière au service de l'histoire, on peut certes regretter que rien ne transcende jamais le sujet impeccable de ce thriller modeste (alors que la question du rapport entre "fans" et "idole" valait certainement un film qui lui soit réellement dédié)... mais voilà bien longtemps qu'on n'avait pas ressenti ce genre de plaisir "basique" devant un thriller "à la française".


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