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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.178
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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Fargo - Saison 2
Fargo - Saison 2
DVD ~ Kirsten Dunst
Prix : EUR 25,99

4.0 étoiles sur 5 Une belle réussite..., 26 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fargo - Saison 2 (DVD)
Cette seconde saison du "concept Fargo" représentait clairement un défi beaucoup plus important que la première, puisqu'il s'agissait cette fois de prouver qu'on pouvait aller au delà de la bonne idée initiale de spin off du film des Coen Brothers, et construire une nouvelle fiction à la fois cohérente et enrichissant l'univers singulier de "Fargo". C'est clairement ici un pari gagné : en soignant leur remarquable reconstitution de la fin des années 70 (je pense en particulier à Reagan et aux élections présidentielles, mais également à l'atmosphère de désillusion générale face au premier grand choc pétrolier), et en faisant le pari d'une noirceur accrue, moins tempérée par l'humour "coenien" typique, les créateurs de "Fargo" confèrent à leur série une profondeur remarquable : finalement, on pense plus ici au roman noir façon Hammett (quand même une autre référence pour les frères Coen, à la source de leur excellent "Miller's Crossing"...) qu'aux plaisanteries ironiques dans la lignée de "Big Lebowski", et à mon avis, c'est tant mieux. Remarquablement mise en scène, filmée et montée à nouveau (même si les épisodes signés Keith Gordon sont les plus gratuitement provocateurs), cette seconde saison de "Fargo" bénéficie d'un scénario mieux écrit - sans les trous d'air de la première saison - et de personnages plus équilibrés (sans doute parce qu'il n'y a pas cette fois, un "trou noir" absorbant tout le reste comme Billy Bob Thornton !) et tous complexes et assez passionnants. Une belle réussite...


Brilliant Sanity
Brilliant Sanity
Prix : EUR 16,99

4.0 étoiles sur 5 Un album qui vous veut du bien..., 25 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brilliant Sanity (CD)
A la recherche monomaniaque de la chanson pop parfaite, Teleman nous avait offert en 2014 un album presque parfait, "Breakfast", coup d'essai probablement indépassable. Pour sortir de cette impasse, et ce d'autant que le succès populaire ne fut pas vraiment au rendez-vous (... mais la chanson pop parfaite - au sens beatlesien du terme - a-t-elle le moindre attrait aujourd'hui pour les foules abreuvées d'une soi-disant "pop" industrielle et calibrée laminant toute subtilité ?), nos 4 Anglais un tantinet psycho-rigides ont décidé d'assouplir leur musique, de lui conférer une douceur rêveuse nouvelle : "Brilliant Sanity" est ainsi un album plus relâché, où la perfection - mélodique, sonore - est moins un défi qu'une simple opportunité d'atteindre le nirvana. La recherche d'un certain plaisir positif, la déclinaison musicale du "feel good movie" si l'on veut... Une fois passée une introduction bluffante en trois titres impériaux (Pourrez-vous résister à une chanson comme "Düsseldorf" ?), le second album de Teleman est donc une balade paresseuse à travers des ambiances chaleureuses, où les accélérations rock sont rares ("Tangerine", "Drop out") mais où le bonheur de l'auditeur reste garanti. Chaudement recommandé en cette année 2016 de deuil, de tristesse et d'angoisse...


Gemma Bovery
Gemma Bovery
par Posy Simmonds
Edition : Album

4.0 étoiles sur 5 Mort en Normandie, 21 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gemma Bovery (Album)
Quelques années avant la réussite absolue que constitue "Tamara Drewe", Posy Simmonds avait expérimenté son concept génial de mash-up littérature classique et BD avec ce fascinant "Gemma Bovery", qui ajoute en plus un degré de mise en abyme en offrant un scénario actualisant / reflétant de nos jours le classique absolu qu'est la "Madame Bovary" de Flaubert. Tout cela est tellement brillant d'ailleurs que c'en est presque trop - et cet excès de sens et d'intelligence devenait clairement un problème dans l'adaptation cinématographique maladroite récente d'Anne Fontaine... Offrant donc une chronique assez réjouissante des déviances bobos aussi bien britanniques que françaises, Posy Simmonds nous propose un long jeu de piste à la recherche de la vérité sur la mort tragique (accident ? crime ? destin ? hasard ?) d'une jeune Anglaise dans la campagne normande : à travers la lecture du journal intime de la jeune femme, aussi bien que les souvenirs d'un boulanger voyeur et manipulateur, nous voilà happés par les mystères de vies pourtant bien ordinaires - entre ragots, pression sociale, tentations adultères, lâcheté et conformisme. Les révélations finales, bien amenées, achèvent habilement de ridiculiser les discours prétentieux de l'intellectuel français , et de confirmer toute la trivialité de l'histoire que Posy Simmonds nous a conté. "Gemma Bovery" est donc un ouvrage passionnant autant qu'original de par ses différents degrés de lecture (oui, oui, on peut aussi le lire comme une nouvelle version de "Madame Bovary"...) ; par contre, il n'attend pas la perfection absolue de "Tamara Drewe" parce que Simmonds ne maîtrise pas encore complètement l'équilibre magique entre mots et images, et que la partie "littéraire" est par instants trop envahissante vis à vis de la partie "dessinée", créant ça et là une impression de tunnel narratif. Un petit bémol seulement pour un livre absolument recommandable.


Mia Madre
Mia Madre
DVD ~ Anna Bellato
Prix : EUR 17,99

3.0 étoiles sur 5 La tiédeur de la perte, 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mia Madre (DVD)
Mais qu'est il donc arrivé à ce Moretti que nous avons tant aimé pour qu'il nous inflige un tel objet - gris, atone, tiède, caricatural, ininspiré - sur un sujet qu'on imagine pourtant aussi personnel que la perte de sa mère ? Et pourquoi donc tant de critiques louangeuses devant ce film évanescent, sans doute l'un des moins bons de notre ex - héros italien ? Entre un personnage féminin principal irritant, la présence curieuse de Moretti lui-même en frère gentillet, quelques tentatives de parler de la difficulté de faire un film et de très légères connotations politiques - loin de la joyeuse agressivité passée -, il n'y a pas grand chose de vraiment consistant à se mettre sous la dent ici. Même le (petit) côté "burlesque" apporté par un Turturro mal à l'aise tourne vite à la parenthèse gratuite au sein du thème principal du film que Moretti ne traite pas vraiment : la perte d'un être cher a-t-elle moralement plus d'importance que la fermeture d'une usine, le licenciement d'ouvriers, ou même l'impossibilité de réaliser une "œuvre" artistique ? La transmission se réduit-elle vraiment pour Moretti à l'apprentissage du latin ? Peut-on résumer la découverte de la liberté à l'adolescence à des boucles infinies sur un scooter ? Faut-il même encore utiliser au cinéma la métaphore de l'inondation d'un appartement pour "symboliser" le désarroi et l'impuissance ? Voilà le genre de questions qui traversent l'esprit du spectateur peu engagé pendant "Mia Madre". C'est peu, et si l'émotion finira quand même par advenir ça et là, à la longue, on ne peut pour une fois s'empêcher de regretter que Moretti ait autant fait dans la finesse et la distance, et n'ait pas laissé vraiment éclater sa peine.


Les Revenants
Les Revenants
DVD ~ Anne Consigny
Prix : EUR 17,63

3.0 étoiles sur 5 N'est pas David Lynch qui veut..., 16 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Revenants (DVD)
On est malheureusement habitués aux séries qui commencent merveilleusement avant de s'abîmer progressivement au fil de saisons dénaturant peu à peu la démarche et les thèmes initiaux. C'est pourtant la première fois que cette "dégénérescence" est tellement accélérée qu'elle s'opère de manière stupéfiante au sein même de la première saison d'une série, presque à l'image de cette pourriture galopante qui gangrène le corps de nos "Revenants". Le pilote est en effet une pure merveille, un grand choc esthétique : ce rythme qui génère une transe malaisante mais pourtant bienheureuse, cette intelligence permanente des situations et des rapports ambigus entre des personnages largement fascinants, cette beauté de paysages montagneux comme vidés de leur essence, et cette musique impressionnante de Mogwai... c'est un sans faute ! Et les deux ou trois épisodes suivants continuent impeccablement sur la même lancée, un peu comme la mémorable introduction de "Lost" nous avait à l'époque plongés dans un univers violemment étrange, et totalement passionnant. Et puis, tout s'effondre : la multiplication des intrigues fantastiques - sans cohérence aucune -, le manque d'évolution significative des personnages, enfermés dans une incommunicabilité éprouvante pour le téléspectateur, et l'incapacité de la mise en scène à retrouver la transcendance initiale... "les Revenants" s'engagent dans une spirale frustrante vers le bas... Jusqu'aux deux derniers épisodes complètement ratés, où les scénaristes loupent leur virage vers la terreur (les zombies ! Les zombies !) tout en dilapidant le petit capital de complexité narrative et de sympathie envers les personnages qui avait été progressivement construit. On sort de cette première saison passablement énervés devant un tel demi-ratage, alors qu'on avait cru tenir un moment un véritable OVNI, un mini chef d’œuvre. Et comme on entrevoit que les scénaristes n'ont visiblement aucune idée sur l'évolution possible de leur fiction monstrueuse, on n'a pas particulièrement envie de poursuivre l'expérience avec une seconde saison qu'on soupçonne d'aller encore plus loin dans le n'importe quoi. La leçon de "Les Revenants" : "Twin Peaks" - auquel on pense forcément à de nombreuses reprises - n'était pas un accident, et n'est pas David Lynch qui veut !


Bang Bang Rock & Roll
Bang Bang Rock & Roll
Prix : EUR 23,95

4.0 étoiles sur 5 Nos nouveaux meilleurs amis, 15 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bang Bang Rock & Roll (CD)
"Bang Bang Rock'n'Roll" n'est peut-être pas le chef d'œuvre absolu du rock contemporain qu'on aimerait qu'il soit, mais c'est indéniablement l'album qui fait le plus chaud au cœur, qui est le plus stimulant, hilarant, excitant, etc. etc. de 2007. Et pour cela, il vaut sans doute mieux que bien des réussites artistiques totales : c'est qu'il nous présente un individu excentrique, un peu déviant, à la fois irrésistible dans sa gouaille ironique ("this is my singing voice !") et auto-critique (lucide ?) quant aux poncifs de notre vie de rock'n'roll fans / musicians, et formidablement touchant quand il dépeint les troubles, les doutes, les vertiges de notre quotidien amoureux ou familial. Qu'il s'en prenne aux "institutions" du rock anglais (le NME, Top of the Pops, la hype, le succès, Doherty et les drogues), ou qu'il baisse la garde en se remémorant un premier amour perdu '"Emily Kane", en plaine cœur !), Eddie Argos est GRAND : d'ailleurs cet album est devenu automatiquement notre plus belle réserve de citations, de phrases mémorables que nous pourrons utiliser pour briller devant les amis pendant les 10 ans qui viennent ! Et la musique, me demanderez-vous ? Eh bien, du punk rock basique, mais qui envoie les boulons, qui lancera des pogos ravis dans les salles de concert à travers le monde. Art Brut : nos nouveaux meilleurs amis !


Zingalamaduni
Zingalamaduni
Proposé par GMFT
Prix : EUR 16,14

4.0 étoiles sur 5 Développement arrêté, 15 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zingalamaduni (CD)
Ah, la malédiction du fameux "second album" ! Pour Arrested Development, il ne fut ni plus ni moins que fatal au futur du groupe - blâmons bien entendu aussi les habituelles dissensions musicales et autres problèmes d'ego dans le groupe (comme quoi on peut être très "philosophes" et "sages" dans sa musique, et se comporter comme tout u chacun dans sa vie privée...). Le monde ne s'intéressa en effet guère au successeur du renommé "3 Year, 5 Months...", alors que, objectivement, cet album, plus africain, plus riche, plus explorateur, lui est sans doute un petit peu supérieur. Mais le monde était déjà passé à autre chose, de plus "mainstream", de plus chatoyant peut-être : l'agressivité, la violence, la bêtise sont plus vendeuses que le respect de l'autre et la réflexion, on le sait et depuis très longtemps ! Peu de gens écoutèrent "Zingalamaduni" - la pochette, kitsch et laide, n'aida pas beaucoup, sans doute. Moi non plus, à l'époque : cet album très honorable fit de rapides allers et retours dans l'autoradio de la voiture familiale. Mais mon fils, qui avait 7 ans alors, se mit alors à développer une vraie passion pour le hip hop. Tout cela n'avait donc pas été en vain…


L'amie prodigieuse: Enfance, adolescence
L'amie prodigieuse: Enfance, adolescence
par Ferrante. Elena
Edition : Broché
Prix : EUR 8,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les amies prodigieuses, 12 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amie prodigieuse: Enfance, adolescence (Broché)
A quoi reconnaît on un grand écrivain ? A l'élégance de son style, qui empoigne le lecteur par le col et le conduit derechef - sans lui laisser le temps de prendre son souffle - à travers la chronique détaillée d'un monde encore inconnu (ici l'Italie du Sud, misérable, arriérée et terriblement violente de l'après guerre) ? A sa capacité à rendre universelle une histoire absolument intime, survenant à des personnages qui ne nous sont rien mais auxquels nous finissons par nous identifier comme à des frères et des sœurs ? En refermant cette "Amie Prodigieuse", premier livre que je lisais d'Elena Ferrante, j'étais devenu un peu ces deux adolescentes napolitaines a priori condamnées par leur milieu social, dont je venais d'accompagner la lutte pendant 400 pages envoûtantes, pleines de vie, de doutes, de tourments, de fureur. Leur amour fondé sur une attirance mutuelle bien dissimulée et sur une saine concurrence, dans un monde par ailleurs résigné à l'immobilisme et la médiocrité, résonne comme un chant d'espoir pour tous ceux qui se désespèrent de nos jours de l'absence d'ascenseur social... même si le dernier chapitre, celui du mariage de l'explosive Lila, agit comme une douche froide sur les espoirs des deux amies ! L'on devine bien sûr, sans avoir encore lu la suite des aventures d'Elena et Lila que tout ira bien pour la narratrice, devenue une écrivain renommée, mais que Lila - privée d'études malgré sa brillante intelligence - connaîtra une existence plus chaotique jusqu'à sa disparition annoncée dès la préface de "l'Amie Prodigieuse". Si ce beau livre peut parfois nous perdre, c'est par contre par son accumulation de personnages, tous pittoresques, superbement incarnés par la plume alerte de Ferrante, et entre lesquels il est facile de se perdre, malgré la liste figurant en tête du roman (un procédé certes inhabituel mais ici bien nécessaire) : c'est un bien petit défaut par rapport au torrent d'émotions que charrie cette mini comédie humaine ! Alors oui, je soupçonne déjà que Elena Ferrante est bel et bien un grand écrivain, comme on peut le lire çà et là.


L'Hermine (César® 2016 de la Meilleure actrice dans un second rôle)
L'Hermine (César® 2016 de la Meilleure actrice dans un second rôle)
DVD ~ Fabrice Luchini
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 13,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le discret, 12 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Hermine (César® 2016 de la Meilleure actrice dans un second rôle) (DVD)
En découvrant cette "Hermine" dont je n'attendais strictement rien, puis en tombant petit à petit sous le charme de cette histoire formidablement subtile (double histoire en fait), intelligemment contée en évitant tous les coups d'éclat et les effets de manche du "film de procès" standard (j'ai même un moment pensé à "Autopsie d'un Meurtre" de Preminger, c'est dire...), mais aussi toutes les avenues fleuries de la rom com, je me suis souvenu d'un coup combien Christian Vincent nous avait enchanté à ses débuts avec "la Discrète", avant de peu à peu perdre notre attention (à tort ?) avec des films qui n'ont guère laissé de traces dans nos mémoires. Ici, tout est juste, et en premier lieu ce procès d'assises d'un infanticide ignoble, dont on vient peu à peu, comme les jurés et comme le Président de la Cour d'Assises, à douter. Et puis, si l'on peut se sentir un temps presque frustré de voir la belle histoire d'amour qui renaît entre le juge et la médecin passer presque au second plan, on se rend compte lors de la superbe dernière scène que Christian Vincent nous a dit absolument tout ce qu'il y avait à dire, nous a montré tout ce qu'il fallait montrer. Il faut finalement ajouter que Luchini, tout en concision, en "discrétion", bien loin de son habituel histrionisme fatigant, a rarement été aussi bon, aussi humain, aussi touchant : encore un petit miracle à verser au crédit de Christian Vincent !


Crazy Amy
Crazy Amy
DVD ~ Amy Schumer
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Laideur, bêtise, vulgarité, conformisme : la totale !, 12 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crazy Amy (DVD)
Ce film est l'un des plus éprouvants qu'il m'ait été donné de voir depuis quelques mois : plus de deux heures de laideur, de bêtise, de vulgarité, le tout mis au service de l'habituel message ultra réactionnaire de l'Amérique WASP : on rigole avec (de...?) la mocheté à la tronche de chihuahua parce qu'elle utilise des mots vulgaires (oh ! shocking), parce qu'elle baise comme un homme (mais en restant habillée, ne choquons pas l'Amérique !), boit comme un homme, fume des joints comme un homme, avant de la renvoyer bien vite là où est sa "vraie" place, pom pom girl pour séduire le beau et richissime médecin qui lui réapprend les vraies valeurs de la société. On avait l'habitude que Judd Apatow plombe ses meilleurs films par une apLaideur, bêtise, vulgarité, conformisme : la totale !ologie du retour à la norme, mais là, toutes les bornes sont explosées (à sa décharge, c'est la répugnante Amy Schumer qui a écrit le scénario, paraît-il...). Ceci dit, Apatow reste le mauvais réalisateur qu'il a toujours été sur le plan purement technique : "Crazy Amy" n'a aucun rythme, s'éternise au delà de toute logique, et est d'une banalité visuelle et narrative inimaginable. Non seulement, on ne rit quasiment jamais devant les vannes rances et pesantes d'Amy Schumer, mais, comme actrice, elle est tout simplement insupportable, rendant chaque minute du film où elle est à l'écran (et elle est presque toujours à l'écran) un véritable calvaire. Pas loin de l'horreur absolue.


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