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Contenu rédigé par Pokespagne
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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I Never Learn
I Never Learn
Prix : EUR 14,40

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 A la fois prétentieux et insignifiant !, 9 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Never Learn (CD)
Lykke Li - et son petit succès - est, je l'avoue, une énigme pour moi. Après m'être passablement ennuyé sur "Wounded Rhymes" - hormis la réussite pop de "I Follow Rivers" -, j'ai voulu tenter l'expérience à nouveau sur ce "I Never Learn"... qui n'a, à mon avis que deux qualités, sa pochette de très bon goût et sa concision (30 minutes, ce qui devrait être le format obligatoire pour 99% des albums...). Pour le reste, qu'entend-on ici ? Des chansons peu inspirées, recyclant idées et mélodies ressassées depuis au moins trois décennies par bien des artistes plus novateurs que Lykke Li, une orchestration prétentieuse, oscillant entre minimalisme et pompe grandiloquente (oh, ces batteries surpuissantes qui m'évoquent un Steve Lillywhite 80's de sombre mémoire !), mais qui n'apporte pas grand chose aux dites chansons, et surtout une chanteuse sans qualité, à la voix certes singulière, mais rapidement lassante, voire même horripilante quand elle "se lâche" (prenez par exemple l'horrible "Love Me Like I'n Mot Made of Stone", inécoutable !). Bref ce disque réussit à être à la fois prétentieux et insignifiant, un record en la matière !


Walking Dead, Tome 8 : Une vie de souffrance
Walking Dead, Tome 8 : Une vie de souffrance
par Robert Kirkman
Edition : Broché
Prix : EUR 13,95

5.0 étoiles sur 5 Apothéose, 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walking Dead, Tome 8 : Une vie de souffrance (Broché)
N'ayant jamais été avare en critiques envers ce comic book à mon avis grandement surévalué, je ne pensais jamais arriver à en louer les mérites de manière aussi catégorique, mais l'honnêteté me pousse à reconnaître que ce huitième tome ("Made to Suffer" en version originale) est un vrai chef d'oeuvre. Que cela soit du fait de l'extrémisme d'un scénario qui sacrifie de nombreux personnages "principaux" dans la saga sans en faire tout un plat, ou bien de l'excellence de la narration qui joue entre plusieurs fils et ménage un suspens infernal, sans parler cette fois d'un découpage d'une redoutable efficacité, tout concourt à asphyxier le lecteur par une succession de scènes fortes, voire traumatisantes. Kirkman et Adlard semblent donc être arrivés exactement là où ils le souhaitaient, et parviennent finalement à justifier bien des circonvolutions pesantes qu'on leur a reprochées dans les précédents tomes : la morale, implacable, de "Walking Dead" (l'homme est un loup pour l'homme, ou quelque chose du genre) nous explose à la figure, et on n'en sort pas indemne. Le seul reproche que je puisse imaginer faire à ce livre exceptionnel, c'est de se conclure par "A Suivre", alors que le mot "Fin" aurait permis à "The Walking Dead" de se clore dans une remarquable apothéose.


Closing Time
Closing Time
Prix : EUR 14,99

5.0 étoiles sur 5 Disque de chevet de 2014 !, 3 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Closing Time (CD)
La beauté se niche partout, et sans doute plus que nulle part ailleurs, dans notre quotidien le plus ordinaire : c'est cette beauté-là, saisie sur la magnifique photo (anonyme) de la pochette de "Closing Time" que Gawain Erland Cooper et Simon Tong ont décidé de célébrer, en abandonnant du coup toute la préciosité gothique et l'emphase de leur précédent - et déjà excellent - "Nightingale". Plus humain, plus touchant, plus près du coeur que "Closing Time", on aura du mal à trouver dans le rock anglais en 2014, et la combinaison imparable entre mélodies célestes - facilement mémorisables, en plus, ce qui ne gâche rien - et interprétation mesurée, juste lyrique comme on aime, fait que quiconque jettera une oreille sur cet album sera immédiatement séduit, et rapidement enivré par les hauteurs vertigineuses que Erland & The Carnival atteignent, sans pour autant jamais perdre de vue la modestie de leur propos. Disque de chevet de l'année.


Billy Bat T10
Billy Bat T10
par Takashi Nagasaki
Edition : Broché
Prix : EUR 8,05

5.0 étoiles sur 5 Près de 150 pages parfaites !, 2 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Bat T10 (Broché)
La caractéristique de ce dixième tome de "Billy Bat", c'est que, au sein de l'histoire complexe qui a fini par se dessiner plus clairement au fil des derniers tomes, "l'épisode" du serial killer de 1924 constitue certainement l'un des sommets du manga à ce jour : combinant un délicieux paradoxe temporel (le jeu classique visant à changer le passé pour éviter un évènement désastreux dans le présent / futur) avec une ambiance parfaite de thriller classique, personnages ambigus et coup de théâtre compris, Urasawa nous offre près de 150 pages parfaites, où, comme toujours, il combine une science extraordinaire du découpage et du rythme du récit avec un graphisme exceptionnel. Décidément, "Billy Bat" tutoie désormais les sommets...


Lazaretto
Lazaretto
Prix : EUR 11,99

4.0 étoiles sur 5 De tout notre coeur..., 2 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lazaretto (CD)
On avait aimé "Blunderbuss" presque par dépit après la fin des merveilleux White Stripes, cette fois on va aimer de nouveau Jack White de tout notre coeur : car "Lazaretto", curieusement critiqué ci et là par les fans de naguère, est un fantastique pas en avant vers un inconnu excitant... même si quelques morceaux par trop "traditionnels" ci et là prouvent maladroitement que notre homme White a - logiquement - du mal à arracher ses racines country-blues. Pour le reste, une bonne moitié des titres de "Lazaretto", on est dans un drôle de "hard progressif" joué au piano (si, si) qui nous pilonne la tête tout en nous remplissant le coeur d'allégresse, à moins que ça soit juste le contraire. Ces pics d'excitation intense qui nous saisissent, sur le décolage en tapis volant de "Three Women", sur le solo virulent et les décrochages baroques de "Lazaretto", ou sur les rythmes enivrants de "High Ball Stepper" ou "Black Bat Liquorice", ça n'a pas de prix non ? Mais surtout, ce que Jack White réussit à nouveau sur ce "Lazaretto", c'est à créer cette sensation d'enchantement qui planait sur quasi tous les albums des White Stripes, et qui nous reconnecte directement avec le coeur de "notre" musique, lorsqu'il battait encore puissamment, comme dans les années 60 et 70. Rien de passéiste ici, pourtant, juste la preuve que Jack White peut encore créer de nouvelles merveilles à partir de son formidable héritage.


Magnum
Magnum
Prix : EUR 17,99

2.0 étoiles sur 5 "Surtout, surtout, ne soyez pas vous-même !", 2 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Magnum (CD)
"Surtout, surtout, ne soyez pas vous-même !", l'avertissement en intro de ce "Magnum" ne saurait pas être plus clair : cet album est un disque où Katerine s'avance masqué, ou plutôt où il abandonne (enfin ! dirons certains...) toute profondeur, où il sacrifie cet aspect profondément bouleversant de ses meilleures oeuvres antérieures, lorsqu'il s'agissait encore de gratter ses propres névroses - jusqu'à la gêne, jusqu'au sang - sous couvert d'un humour potache provocateur. "Magnum" est ailleurs, dans la célébration assez innocente d'une époque au kitsch amusant, celle de la fin des années 70, donc dans une sorte de néant artistique total, au sein duquel Katerine flotte avec un indéniable plaisir. Oh, les textes restent intelligents, parfois même passionnants, et s'ils semblent moins immédiatement personnels, ils sont toujours parfaitement en phase avec notre temps, comme par exemple dans ces défis au "genre" que lance ici Katerine. Là où le bas blesse pour moi dans "Magnum", c'est dans la pauvreté de l'inspiration musicale, qui fait qu'on a vite l'impression que Katerine recycle une paire d'idées ad libidum, une pauvreté exacerbée par la production brillante mais monolithique, répétitive, de SebastiAn, qui n'arrive pas non plus à transcender le concept original (les citations d'une époque révolue, transformée en coquille vide) pour faire naître une vraie musique.


Flight
Flight
DVD ~ Denzel Washington
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,35

2.0 étoiles sur 5 Une purge et un âne, 25 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flight (DVD)
Ecrire sur "Flight" est presque aussi pénible que le regarder, car tout y est si évident, qualités comme défauts, si plat - sans profondeur, sans sous-texte, sans "inconscient" pourrait-on dire - que l'exercice critique paraît terriblement vain. Tout le monde a facilement pointé la réussite des 30 premières minutes, présentant à la fois des comportements non politiquement corrects, et l'un des "crash" aériens les plus crédibles jamais filmés. Tout le monde s'est sombrement ennuyé pendant l'heure et demi suivante qui décrit minutieusement - et sans doute assez exactement - le comportement d'un alcoolique, plutôt bien incarné par Denzel Washington. Et tout le monde s'est énervé devant la conclusion assez immonde que Zemeckis nous offre, dans une soumission insupportable à toute la morale américaine la plus rétrograde. "Flight" est donc une purge, et Zemeckis nous prouve pour le coup que, outre un cinéaste très irrégulier, il est aussi un âne.


Tales of Us
Tales of Us
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Images et histoires, 24 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales of Us (CD)
La musique peut aussi servir de lanterne magique, et faire naître dans nos esprits des images inédites, qui nous seront propres tout en étant l'écho des songes de l'artiste. Quelques fois, plus rarement sans doute, la musique peut même nous raconter de véritables histoires, pour peu que quelques mots évocateurs - mais pas envahissants - l'accompagne. C'est le défi que s'est lancé le duo de Goldfrapp, dans ce "Tales of Us" qui est leur album le plus ambitieux à date : chaque morceau est un portrait, esquissant un drame personnel, et l'illustrant par des constructions sonores délicates, parfois "cinématographiques", mais laissant à la voix magnifique d'Alison la charge de porter l'émotion au coeur de ces évocations rêveuses d'autres vies que les nôtres. Une indicible magie imprègne fortement tout l'album, et pourvu qu'on accepte de se laisser entraîner les yeux grands fermés dans cette promenade nocturne largement somnambulique, on sera prêt à pardonner à Goldfrapp la baisse d'inspiration mélodique qui ralentit le coeur de "Tales of Us" et l'empêche d'atteindre le statut de chef d'oeuvre, qu'on aurait tant aimé lui concéder !


Hypnotic Eye
Hypnotic Eye
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Réévaluer Petty !, 19 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hypnotic Eye (CD)
Personne n'a jamais inclus, je crois, Tom Petty, dans sa liste personnelle des artistes "rock" préférés, ou plus importants, et on serait bien en peine de trouver l'un de ses albums dans le Top 100 des meilleurs disques de quelque critique que ce soit. Et pourtant, depuis que "American Girl" nous a entraînés sur les highways nocturnes d'une Amérique mythique, aussi éternelle qu'illusoire (on était en 1977, et Petty était alors catalogué "punk", sans doute pour la brièveté de ses morceaux et pour son sourire en biais, un peu inquiétant), il nous a bien moins déçu que la majorité de ses contemporains, non ? Et cet "Hypnotic Eye" d'excellente facture pourrait bien amener sa réévaluation au panthéon des rockers qui comptent : excellentes chansons classiques, dans la ligne de "American Girl", justement, guitares qui font le taff comme au premier jour, et donc efficacité à tous les étages, et sur l'autoradio de la voiture encore plus, bien entendu ! Il n'y a guère que la voix qui ait un peu vieilli, chevrotant plus que nécessaire, et tire quelques chansons un peu vers le bas. Mais Petty n'a jamais été un grand chanteur de toute façon, non ? Allez, on glisse "Hypnotic Eye" dans la fente du lecteur de CD, on met le contact, et on repart se tirer une bourre sur les autoroutes d'un rêve qui n'a jamais sonné aussi bien qu'en 2014 !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 13, 2014 8:47 AM CET


Blood Red Shoes (Édition Deluxe)
Blood Red Shoes (Édition Deluxe)
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 Eponyme, 27 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blood Red Shoes (Édition Deluxe) (CD)
Il faut toujours se méfier des albums éponymes qui apparaissent en "milieu de carrière". Plutôt qu'un manque d'imagination, ils traduisent en général une déclaration d'intention, du genre (ici) : "Blood Red Shoes", en fait, c'est ÇA !". Et c'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui, comme moi, avaient été sévèrement déçus par le pâlichon troisième album de notre duo chéri de Brighton ! Parce que Laura-Mary et Steven, ce coup-ci, sont bien énervés. En colère, même. Exit (ou presque) les vocaux néo-Feargal Sharkey de Steven, et les banales ambiances dream pop qui parasitaient le précédent opus. Dès l'intro, on sent que ça va saigner ! Et de fait, Blood Red Shoes, cultivant ici une sorte d'héritage Pixies-Nirvana, semble désormais le plus américain des groupes bruitistes anglais : si les mélodies restent bien troussées, elles sont désormais propulsées par un son agressif, impressionnant, et par des vocaux moins sucrés. Du coup, Blood Red Shoes perd un peu en singularité, mais gagne en vigueur. Et ce d'autant que le style martial du groupe continue à avoir un effet euphorique sur l'auditeur, qui se surprendra vite à brailler certains des refrains de bel album, en choeur avec Steven et Laura-Mary. Une franche réussite, donc.


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