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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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All Is Lost [Blu-ray]
All Is Lost [Blu-ray]
DVD ~ Robert Redford
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Faute d'une mise en scène..., 18 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : All Is Lost [Blu-ray] (Blu-ray)
Auteur du remarquable (et original), "Margin Call", J. C. Chandor aime visiblement les défis, ce qui est plutôt rare dans le cinéma des studios. Voici donc "All Is Lost", présenté souvent comme un "Gravity" au milieu de l'océan, qui nous propose une heure trois quart de dérive solitaire avec un marin perdu, sans une seule ligne de dialogue - ou de monologue, plutôt. Et avec Robert Redford, 77 ans, offrant toute la maîtrise de son art, pour nous aider à croire en ce récit d'une lente agonie... et, il faut bien l'avouer, pour nous faire patienter durant tout le film jusqu'à un final - certes esthétiquement magnifique, mais - pour le moins improbable. Avec ses très belles images (l'océan, le ciel, évidemment splendides), et le jeu à la fois (plutôt) démonstratif et juste de Redford, "All is Lost" passe assez près de la réussite, mais l'ennui poli que l'on ressent la plupart du temps est le signe que quelque chose fait défaut : appelons cela une vraie mise en scène, soit un niveau artistique encore hors de portée de ce jeune réalisateur qu'est Chandor... Sans doute eût-il fallu un Hitchcock pour transformer ce huis clos masochiste en un grand moment de tension, ou un Kubrick pour en tirer des visions métaphysiques qui transcendent le sujet, finalement basique, trivial... Ou même un Cuarón, justement, pour passer au spectateur un peu du vertige qui saisit l'homme face à l'immensité impitoyable qui veut sa fin. Chandor, avec sa réalisation léchée mais d'une qualité "technique" passe partout, ne réussit rien de ça, nous abandonnant donc nous aussi à la dérive.


Wish You Were Here (Discovery Edition)
Wish You Were Here (Discovery Edition)
Prix : EUR 9,99

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qu'écoutiez-vous en 1975 ?, 16 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wish You Were Here (Discovery Edition) (CD)
Soyons réalistes : en 1975, l'année de "Born to Run" et de l'explosion Springsteen, de "Blood On the Tracks" marquant le retour à l'excellence de Dylan, de "Tonight's The Night", l'un des Neil Young les plus terrassants, de "Toys In the Attic" qui voyait Aerosmith tout déchirer sur son passage, de "On Your Feet and On Your Knees" qui permettait au BÖC de réinventer un futur apocalyptique à la musique, il n'y avait que les ringards et les gens qui ne s'intéressaient pas vraiment à la musique pour écouter "Wish You Were Here", nouvelle galette fadasse du Floyd qui semblait conçue pour les gondoles d'hypermarchés. Il n'y eut guère à l'époque que la pochette maligne d'Hypgnosis pour attirer mon attention pendant plus de 30 secondes, ma grande histoire d'amour avec le Floyd étant désormais terminée depuis la terrible déception du virage grand public de "Dark Side of the Moon". Réécouter - voir écouter "pour de vrai" - "Wish You Were Here" aujourd'hui s'avère donc une excellente surprise : au delà des bidouillages aux synthés de Wright qui sonnent terriblement datés, et des vocaux "floydiens" comme toujours pitoyables (je me demande d'ailleurs pourquoi il y a une telle omerta sur le sujet : TOUS les morceaux de TOUS les albums du Floyd après leur brillantissime et barrettien "Piper..." sont terriblement MAL chantés), il y a une véritable magie qui naît de l'écoute de cet album, qu'on peut en effet considérer, aujourd'hui que l'hystérie autour du groupe s'est calmée, comme l'un de ses meilleurs. Fascinante, caressante, envoûtante même parfois, la musique du Floyd est ici (malheureusement ?) beaucoup moins psychédélique qu'aux débuts remuants du groupe, mais a gardé une qualité "épique" qui le distingue du tout venant du Prog Rock, tout en sonnant nettement moins "techno-freak" que le froid et lisse "Dark Side..." (un album qui, pour moi, ne passe toujours pas aujourd'hui). On dit souvent que c'est l'hommage sincère à Syd qui a motivé "Wish You Were", et c'est sans doute cette émotion réelle - assez rare chez le Floyd - qui permet à la musique de transcender ses défauts habituels (une indéniable complaisance qui allonge les morceaux au delà du raisonnable, des paroles lourdingues de Waters, une inspiration quand même irrégulière, en particulier sur la fin de l'album, plus ordinaire). C'est également à la guitare enchantée de Gilmour qu'il faut rendre ici hommage, car elle est exceptionnelle, conférant véritablement un supplément d'âme à cette musique conçue pour les masses.


Le passé [Blu-ray]
Le passé [Blu-ray]
DVD ~ Tahar Rahim
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Un vrai bonheur..., 15 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le passé [Blu-ray] (Blu-ray)
C'est un vrai bonheur de cinéphile que de découvrir - seulement maintenant, je sais, je sais... - le cinéma d'Asghar Farhadi, avec ce "Passé" tout bonnement renversant : si l'on n'est pas au niveau du "choc Kiarostami", on sent qu'on a quand même affaire ici à un vrai cinéaste, qui conjugue de manière sensationnelle un naturalisme brutal dans la description des "rapports" entre ses personnages (pas loin de l'école "française", puisqu'on peut penser tour à tour à Sautet, Pialat ou Desplechin à certains moments du "Passé"...) et un indéniable pouvoir manipulateur d'une fiction avançant - de manière surprenante - à coup de mini-révélations qui emmènent progressivement le film vers de nouveaux territoires... Jusqu'à cette fin stupéfiante de beauté, de finesse, d'intelligence, qui clôt le film d'une manière aussi parfaite qu'inattendue. Un vrai bonheur, donc ! Ce qui ne signifie pas d'ailleurs que regarder "le Passé" soit une partie de plaisir constante, puisque l'une des particularité du cinéma de Farhadi, c'est de nous "infliger" de manière continue des scènes fortes, tendues, certes exigeantes mais également totalement implicantes : cette focalisation totale sur les sentiments ne fonctionnerait d'ailleurs pas si bien sans une direction d'acteur parfaite de précision, qui aide chacun et chacune à donner le meilleur (qui aurait pu croire Bérénice Bejo capable de remporter un prix à Cannes ?). Bref, dans ce film plus français que la plupart des films français récents - un autre tour de force - on ne peut voir que la confirmation de l'apparition d'un grand auteur.


Love Songs
Love Songs

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le "trop" est l'ennemi du bien..., 14 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love Songs (CD)
Onze chansons, deux CDs, plusieurs compositeurs et pas des brelles (Boogaert, Biolay - lui d'ailleurs bien meilleur que pour son dernier album solo -, Furnon, etc.), et surtout une telle variété de styles, entre "grande chanson française" (vague dégoût de ma part, excusez-moi), pop radio friendly amusante et tentatives rock (le duo avec Carl Barât qui évoque, en bien plus fade, le fameux duo Cave-Minogue)... que l'auditeur a quand même du mal à s'y retrouver. Disons que, amputé d'une bonne moitié de ses titres, "Love Songs" aurait pu être l'un de ces grands albums de pop française si rares. Evidemment, chacun, suivant ses goûts et sa culture, ferait sans doute un choix différent, ce qui justifie sans doute aux yeux de Vanessa le fait de ne pas avoir su trancher elle-même. Reste que l'Art - si c'est ce à quoi prétend cet album - ne saurait se satisfaire de vagues convictions et de la tiédeur qui nappe un peu trop "Love Songs". En l'état, et pour peu qu'on ne soit pas allergique au brin de voix de la dame, il y a quand même ici de quoi passer de beaux moments sensibles, mélancoliques ou joyeux, suivant l'humeur... en n'oubliant pas la télécommande pour zapper.


The Place Beyond the Pines [ Blu-ray]
The Place Beyond the Pines [ Blu-ray]
DVD ~ Ryan Gosling
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Le rôle et la place du père..., 13 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Place Beyond the Pines [ Blu-ray] (Blu-ray)
Porté par un excellent bouche à oreille, "The Place Beyond the Pines" s'avère un objet bizarre, naviguant entre une certaine excellence formelle dans la lignée très à la mode des gestes esthétiques dévoués à la peinture de l'Amérique "profonde", et une indéniable maladresse dans son obsession à vouloir remplir un contrat sans doute trop ambitieux pour ses 2 h 15. L'audace de Ciafrance tient avant tout dans la construction atypique de son film, dont il vaut mieux d'ailleurs ne rien savoir pour apprécier les décrochages narratifs et les passages de témoins entre personnages. Le premier tiers du film, avec Ryan Gosling dans l'une de ses interprétations (qui deviennent instantanément) "mythiques" est certainement le plus bluffant formellement, et créera l'adhésion du plus grand nombre... alors qu'on peut paradoxalement déplorer qu'il tire sur les ficelles un peu usées du romantisme US classique (Brando, James Dean ont déjà habité ce genre de personnage et de situation tout-à-fait iconique). Les deux parties qui suivent, clairement bancales, ont l'intérêt de vouloir nous montrer un peu autre chose, nous parler de ce qu'est la filiation et des échos de nos actions à travers nos vies et celles des nôtres : si le scénario peut paraître alors un peu artificiel dans ses effets de "mémoire" (le fameux endroit menaçant dans la forêt où la mort n'adviendra pourtant pas, la moto du fils qui file vers l'avenir par rapport à celle du pére qui tournait en rond, etc.), on ne peut nier le plaisir qu'il y a à se laisser ainsi conduire par des chemins inhabituels. Finalement, le seul "grand défaut" du film, c'est la faiblesse de ses personnages féminins, symptomatique d'un traitement obsessionnel d'un sujet unique : le rôle et la place du père...


The Americans - L'intégrale de la Saison 1
The Americans - L'intégrale de la Saison 1
DVD ~ Keri Russell
Prix : EUR 22,99

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bienvenue dans les années 80 !, 3 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Americans - L'intégrale de la Saison 1 (DVD)
S'il y a une réussite indiscutable dans "The Americans", nouvelle série politique et paranoïaque dans la lignée de "Homeland", c'est la crédibilité de la re-création des USA des années 80, loin de tout folklore rétro, et nous qui avons eu 20 ans et plus en ces années qui paraissent tellement étranges vu de 2014 - guerre froide (le thème de la série, donc...), pas d'ordinateurs portables, pas de téléphones cellulaires ! - avons presque du mal à croire que nous vivions ainsi, sans Internet ni accès immédiat aux personnes et aux informations. Et cette difficulté d'accès "à la vérité" est évidemment un terrain fertile pour une fiction d'espionnage, où, inévitablement, tout est trouble, indécis, rien ni personne n'est fiable, et où la survie dépend du jugement de chacun et de sa capacité à prendre les bonnes décisions à partir d'intuitions. A cela, les scénaristes de "The Americans" ont ajouté une bonne dose de conflits psychologiques et de tourments intimes, qui finalement alourdissent la série : à trop vouloir en dire - sur la difficulté d'être un couple, par exemple, exemplifiée ici par l'artificialité de la liaison entre les deux "héros" -, on finit par fatiguer le téléspectateur ! Je pense aussi à ces innombrables scènes de sexe qui parsèment les épisodes, et qui loin d'être émoustillantes du fait de la froideur générale de la série, ressemblent à des passages obligés pour montrer que "The Americans" est 1) pour adultes 2) moderne. Bref, le bilan est mitigé, malgré la sympathie que l'on ressent pour els trois principaux acteurs, crédibles mais surprenants, et malgré certains épisodes bien troussés (comme le dernier de la saison, par exemple). Globalement, sans doute du fait de ses excès (de froideur, de fiction), "The Americans" s'affirme comme une série intelligente et originale, mais pas très excitante. Pas vraiment addictive, pour tout dire...


Promised Land [Blu-ray]
Promised Land [Blu-ray]
DVD ~ Matt Damon
Prix : EUR 14,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Arrêtez dix minutes avant la fin, c'est un chef d'oeuvre !, 2 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Promised Land [Blu-ray] (Blu-ray)
Nouvelle réussite d'un Gus Van Sant décidément en état de grâce, "Promised Land" est l'un des films les plus beaux et les plus émouvants de ces derniers temps, tout se coltinant de manière - heureusement - non militante au "grand sujet" de l'extraction du gaz de schiste. Commençons par évacuer la seule grande faiblesse du film, sa conclusion / happy end, mièvre, convenue, ridicule, qui désamorce presque l'impact de l'heure et demi parfaite qui a précédé. Pourquoi ne pas arrêter le film après la scène terrible de la découverte de la duplicité de Global, puisque tout est dit, de manière aussi définitive que désespérante ? Ce "Promised Land"-là, amputé d'une fin stupide, est un chef d'oeuvre, une description minutieuse, attentive, inspirée d'une Amérique rurale qui n'a plus que le choix entre la mort à petit feu - la misère - et le suicide immédiat, entre les mains des grandes corporations rapaces : la triste beauté, la sérénité pleine de tendresse que dégagent la mise en scène et la photographie magnifique, le jeu précis - mais décalé juste ce qu'il faut - des acteurs qui transcendent en permanence le scénario "engagé" un peu trop convenu, contribuent à la pertinence d'une vision élégiaque, profonde mais tranquille, de cette humanité qui disparaît peu à peu. On soulignera particulièrement la subtilité de Matt Damon, dans un rôle paradoxal de "good guy" au service du "Mal", mais dont l'expérience personnelle douloureuse se révèle "réversible", prouvant que nulle leçon définitive ne peut (ne doit ?) être tirée au niveau individuel. Belle, très belle leçon, qui élève le film vers une vraie transcendance.


White Light / White Heat
White Light / White Heat
Prix : EUR 21,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une réédition discutable d'un chef d'oeuvre absolu, 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Light / White Heat (CD)
Disque 1 : "White Light White Heat":

"White Light White Heat" est le sommet indiscutable du Velvet, sans doute parce qu'il s'agit aussi de leur pire descente aux enfers : en vrille… Un concassage impitoyable - mais fascinant - de notre confort musical, des mots littéralement visqueux à la fascination perverse, de brusques échappées mélodiques avant de s'abandonner à nouveau dans de noirs tourbillons, un bruit continu mais "sec" comme une jouissance jamais atteinte, et surtout ces voix mystérieuses et cruelles, qui allaient mettre en scène pour longtemps nos fantasmes artistiques. "White Light White Heat" est depuis 45 ans (!) une expérience à répéter, sans modération, jusqu'à l'usure des nerfs. Cette nouvelle édition - "Deluxe" - commet néanmoins la faute absolue de ne pas laisser l'album original "intact", et de vouloir enchaîner les perles pop de l'époque, déjà exhumées sur le fameux "V.U.", aorès le fracas ultime de "Sister Ray" : le résultat est traumatisant, mais pas dans le bon sens du terme, cette fois... Et notre plaisir, un peu gâché. Preuve s'il en faut que "White Light White Heat" est incompatible avec les codes et les règles habituelles de la musique !

Disque 2 : "Live In New York City 1967":

D'abord, il faut admettre que le son de ce "Live In New York City 1967", même s'il fera - logiquement - fuir les amoureux de, au hasard, "The Dark Side of the Moon", est certainement l'un des meilleurs à date de tous les enregistrements live du Velvet... malgré quelques chutes occasionnelles de niveau sonore assez curieuses et dérangeantes... Ensuite, il y a assez peu de traces du Velvet AVEC John Cale pour vénérer cet enregistrement assez miraculeusement publié aujourd'hui. Maintenant, il faut bien reconnaître que, hormis les fans absolus (dont je suis...), peu de gens considéreront ce live comme indispensable : entre les trois morceaux anecdotiques (désolé !) qui ouvrent l'album, une interprétation de "Sister Ray" sans l'orgue délirant et grandiose qui fera la gloire inextinguible de la version studio , et une version purement instrumentale (déception !) de The Gift, les GRANDS moments sont malheureusement rares ici : "Waiting for the Man" et "Run Run Run" sont sans doute les seuls morceaux à tutoyer les sommets légendaires du groupe. Reste que la voix de punk agressif de Lou Reed est un délice, et pourra pour certains (dont je suis...) justifier l'écoute entière de ce live.


Supermodel
Supermodel
Prix : EUR 15,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pourquoi ?, 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Supermodel (CD)
Pourquoi faut-il que tous nos espoirs soient systématiquement déçus ? Pourquoi la malédiction du second album doit-elle être désormais systématique ? Pourquoi les baby rockers du XXIè siécle ne semblent-ils avoir dans leur besace qu'une poignée de chansons et d'idées, au point qu'il est à chaque fois évident que "nous ne vieillirons pas ensemble..."? Après un premier album pétant la forme, la joie de vivre, Foster the People nous revient (déjà) mature, jouant du rock électro à la manière de centaines d'autres groupes, au bas mot, et nous laisse doucement mourir d'ennui (poli) au fil d'un disque en pente douce : après un premier morceau fantastique, "Are You What You Want to Be?", aux sonorités afro-beat réjouissantes, nous n'avons plus droit qu'à deux ou trois chansons à peu près correctes (que l'on a des chances de mémoriser... Je ne parle pas de les chanter sous la douche !), avant que "Supermodel" ne s'enfonce lentement vers une médiocrité bien produite et bien lustrée. Si l'on ajoute qu'il vaut mieux ne pas trop prêter attention aux paroles, d'une naïveté et d'une maladresse qui n'en sont même pas touchantes, il faut bien reconnaître qu'il ne nous reste plus qu'à faire une croix sur Foster the People...


The Town [Blu-ray]
The Town [Blu-ray]
DVD ~ Ben Affleck
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 6,71

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Nettement moins bien..., 26 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Town [Blu-ray] (Blu-ray)
J'avais aimé "Gone Baby Gone", grâce à son excellent scénario et l'interprétation habitée de Casey Affleck, et "Argo", comme tout le monde, du fait de cette imparable efficacité "old school" qui le différenciait du tout venant de la production US. "The Town", c'est autre chose, nettement moins bien, et je me souvenu en le voyant pour la première fois, des critiques mitigées qui me l'avait fait évité à sa sortie : voici une série B comme banale, reprenant à l'envi les poncifs du genre (oui, il louche vers "The Heat", et alors ?), s'égarant au fil d'un scénario qui embrasse trop de thèmes pour bien les traiter, pénalisé par une interprétation irrégulière (Jon Hamm est insupportable d'histrionisme, et rend toutes ses scènes irregardables), et au final alourdi par des scènes d'action certes spectaculaires mais gonflées aux amphétamines, tranchant donc maladroitement par rapport au souci d'intimisme et de vérité sociale qui sont le meilleur du travail de Ben Affleck directeur. Reste le filmage attentionné d'une vraie ville, Boston, que Affleck fait exister à l'écran : c'est bien, mais c'est peu !


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