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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.238
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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Herbes flottantes (les)
Herbes flottantes (les)
DVD ~ Ganjiro Nakamura

5.0 étoiles sur 5 "Il était une fois un mauvais père", 14 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Herbes flottantes (les) (DVD)
"Herbes Flottantes" (dans sa version de 1959, puisque Ozu faisait là le remake en couleurs de l'un de ses films antérieurs) est une belle preuve de plus de l'imparable réussite de la "méthode Ozu". Soit une heure et quelques de construction patiente, vaguement indolente, d'un mélodrame à mèche longue, qui ne détonnera que dans la dernière demi-heure, magnifique, terrassante... irrésistible. Beauté des actrices - sublimes -, magnificence de tous les plans - parfaitement agencés -, perfection du rythme et de la narration, complexité des sentiments exprimés, oui, toute la majesté pourtant tellement humble du cinéma de Ozu se retrouve ici, avec le paradoxe d'un personnage central haïssable (assez inhabituel chez Ozu...) : mauvais père, coureur de jupons, maître intraitable pour sa petite troupe de théâtre, frappant allègrement les femmes qui s'opposent à lui, voici un personnage "in-sauvable" à qui "Herbes Flottantes" donne quand même une autre chance, à travers l'amour de sa maîtresse un temps délaissée, dans une ultime scène douce-amère et ambiguë. Encore un chef d'oeuvre.


Morituri
Morituri
Prix : EUR 16,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La poésie soulage l'âme, 13 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Morituri (CD)
En 2016, alors que sa période la plus créative est derrière lui, et qu'il affronte un désintérêt général envers son travail, il me semble que suivre - et aimer - Jean-Louis Murat n'a jamais été aussi pertinent. Un paradoxe ? Peut-être, d'autant que "Morituri", comme son prédécesseur, "Babel" rate le niveau d'excellence absolue que le talent - intact après une trentaine d'années inspirées - de Murat nous permettait d'espérer. Cette fois-ci, alors que le groupe qui l'accompagne est brillant et la production de l'album inspirée - envoûtante même souvent -, ce sont les chansons qui ne sont pas toujours au rendez-vous : pour quelques nouveaux joyaux ("Frankie", "Morituri", le superbe "Le Cafard"...) qui viennent s'ajouter à une discographie déjà impressionnante, on doit cheminer à travers plusieurs chansons faiblardes, qui ne tiennent souvent qu'à la sensualité élégante du chant de Murat. On regrettera aussi que l'horreur terroriste de 2015, qui a partiellement inspiré l'album, n'ait pas poussé Murat à sortir de son habituelle licence poétique et à déverser dans au moins un ou deux morceaux un peu du fiel et de la méchanceté qui abreuvent souvent ses déclarations à la presse. Malgré ces réserves, "Morituri" deviendra certainement l'un de nos disques de chevet de 2016, et nous permettra de tenir quelques années de plus avant de sombrer nous-même dans le cynisme et la désillusion, tant il est vrai que, oui, la poésie soulage l'âme.


The Hope Six Demolition Project
The Hope Six Demolition Project
Prix : EUR 16,99

4.0 étoiles sur 5 Toute la misère du monde..., 13 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Hope Six Demolition Project (CD)
PJ Harvey est l'une des plus grandes dames du Rock, qui en manque désormais beaucoup. Sa décision de suivre un journaliste sur les lieux de conflits sociaux ou militaires pour témoigner de toute la misère du monde était forcément des plus "casse gueule", tant les qualificatifs de "voyeurisme" ou "opportunisme" menacent forcément la mauvaise conscience d'artistes blancs devant l'injustice et la misère. "The Hope Six Demolition Project" balaye sans mal ces critiques facile grâce au talent de PJ, mais aussi à la distance qu'elle prend par rapport à ses sujets, et à l'intelligence artistique avec laquelle elle affronte son intimidant projet... En bref, cet album de PJ est une réussite totale, abritant une poignée de chansons sublimes, à la fois accrocheuses et profondément inspirées, explorant des territoires sonores nouveaux (pour PJ...). Varié dans ses ambiances musicales pour refléter la variation des lieux explorés, l'album a néanmoins une cohérence remarquable dans sa texture, grâce à des vocaux puissants, parfois joliment solennels, et à une utilisation brillante de cuivres jazzy hystériques (remember "Fun House" ?). Encore un bel album de la part de la "dark girl" du Dorset !


It'S A Bit Complicated
It'S A Bit Complicated
Prix : EUR 15,80

4.0 étoiles sur 5 C'est un peu compliqué !, 7 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : It'S A Bit Complicated (CD)
Qui avait adoré le premier Art Brut aimera forcément beaucoup le second, qui poursuit dans la même veine : du punk rock (anglais) rehaussé d'une large dose d'humour pince-sans-rire (anglais aussi, donc), rehaussé par le phrasé original d'un Eddie Argos qui est devenu l'un de nos "chanteurs" (ou "non-chanteurs", plutôt...) préférés du moment. Comme tant de seconds albums, "It's a bit complicated" souffre de l'absence de morceaux aussi fantastiques que les sommets du premier album, mais se rattrape quand même largement grâce à l'énergie irrépressible qui l'anime. Certains ont trouvé cet album plus poli, plus lisse, et il y a peut-être en effet ici une tentative de gagner un public un peu plus large : on ne saurait leur en vouloir pour autant, tant cette musique est synonyme de bonheur et d'excitation. Un dernier mot : ne loupez surtout pas Art Brut s'ils passent en concert près de chez vous ! Car c'est sur scène que cette musique révèle toute sa force et son... originalité !


Le Caravage T01
Le Caravage T01
par Milo Manara
Edition : Album
Prix : EUR 14,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour la beauté des dessins seulement..., 5 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Caravage T01 (Album)
je suis honnête avec moi-même, je me dois de reconnaître que, mis à part quelques BD érotiques, aucun livre de Manara pour lequel il a écrit lui-même le scénario ne m'a jamais complètement convaincu. Et ce n'est pas ce "Caravage" qui va changer cette évaluation : si l'on ne jugeait ici "que le dessin", alors ce livre serait une merveille des merveilles, tant le trait de Manara, aussi bien pour les personnages que les décors atteint un niveau de perfection inouï. De plus, la volonté - pertinente - de faire écho aux œuvres du Caravage dans la composition des plans, des mouvements, des expressions, a poussé Manara à se transcender, et chaque page tournée offre de nouveaux délices au lecteur. Mais un bon livre, c'est aussi soit un thème fort, soit un scénario palpitant, en tout cas un vecteur soit de divertissement, soit de culture, d'éducation. Et là, "le Caravage", c'est zéro pointé : sous couvert de vérité historique (je pense à la pontifiante et pitoyable introduction sensée conférer de la crédibilité au livre), Manara se laisse aller à romancer la vie de son "héros" à la manière du plus bas "biopic" hollywoodien, offrant une relecture moderne excessivement superficielle d'un personnage a priori bien plus complexe que cela ; mais là où ce livre a vraiment tout faux, c'est dans le rythme effréné qu'il impose aux personnages, aux situations, à l'Histoire : tout passe très vite, rien n'a d'importance, tout est superficiel et vain. Pire, la réalisation d'un tableau se réduit au choix des protagonistes et à la mise en scène de la situation à peindre, sans que rien du travail du peintre ne soit jamais même évoqué par Manara : ce serait acceptable si le propos de Manara était de parler de l'homme derrière le peintre (comme c'est par exemple le cas du génial "Van Gogh" dePialat), mais c'est en contradiction totale avec les ambitions que Manara manifeste ça et là de parler de lumière et d'obscurité, de la représentation soit disant révolutionnaire du peuple dans les tableaux du Caravage, etc. Bref, ce premier tome du "Caravage" est un échec complet sur le fond, que l'excellence absolue de la forme ne saurait complètement racheter.

PS : sinon, comme d'habitude (bâillement...) chez Manara, le héros ressemble à Delon (... et à Manara ?), et les postérieurs féminins sont bien joliment croqués.


Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B
Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B
par Jacques Tardi
Edition : Relié
Prix : EUR 25,00

4.0 étoiles sur 5 La nécessité, 4 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B (Relié)
Entre Céline (cette haine vivifiante contre la société, la bêtise et la guerre qui grince à chaque page), Primo Levi (toutes proportions gardées, le témoignage du père de Tardi fait écho au calvaire de Primo...) et Spiegelman (comprendre ce qu'a vécu son père pour pouvoir enfin se réconcilier, ou non, avec lui...), Tardi se confronte aux plus grands dans ce "... Stalag IIB" qui témoignerait donc d'une assez folle ambition, s'il n'était marqué plutôt du sceau de la nécessité. Car raconter - et illustrer - le plus justement possible une histoire terrible (qui fait partie de l'Histoire, la grande, terrible du XXe siècle) est évidemment essentiel, face à l'oubli et à la réécriture permanente du passé. On peut évidemment se plaindre que le projet de Tardi ne débouche pas sur un nouveau chef d'oeuvre indiscutable, que la lecture de "... Stalag IIB" soit parfois fastidieuse, que l'équilibre entre le texte (très détaillé, aux sonorités très "pédagogiques") et l'image (splendide, on connaît le talent de Tardi, mais figée, puisqu'il n'y a aucun flux narratif passant d'une "case" à l'autre...) soit maladroit, bref que le "plaisir" ne soit pas au rendez-vous. Mais au final, il ne s'agissait certainement pas de "plaisir" de toute manière ! En tous cas, nous suivrons Tardi père et fils dans le second tome…


Homeland - L'intégrale de la Saison 5 [Édition Limitée]
Homeland - L'intégrale de la Saison 5 [Édition Limitée]
DVD ~ Claire Danes
Prix : EUR 25,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le meilleur et le pire..., 4 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homeland - L'intégrale de la Saison 5 [Édition Limitée] (DVD)
Dans cette cinquième saison qui fait (forcément) débat, on peut dire que le meilleur côtoie le pire. Le pire, c'est que le côté "24 Heures Chrono" - invraisemblances et droitisation du discours politique (voir la condamnation sans équivoque des lanceurs d'alerte, à travers le personnage odieux de la journaliste américaine) - devient criant, faisant perdre à "Homeland" un peu de sa crédibilité durement gagnée au fil des saisons précédentes. Mais le meilleur, c'est la pertinence et l'actualité des thèmes explorés : la guerre en Syrie et le jeu trouble des Russes soutenant le gouvernement en place, l'afflux de réfugiés ouvrant des brèches dans les systèmes de sécurité européens, et surtout la menace d'attentats au coeur des villes européennes (les attentats de Paris sont nommément cités). Et c'est quand même formidablement respectable de savoir créer des fictions intelligentes en prise directe avec notre réalité, et qui nous paraissent du coup d'autant plus excitantes. Sinon, même si notre niveau d'addiction à "Homeland" continue plus haut que jamais, l'honnêteté nous oblige - comme à chaque saison - à déplorer le jeu "limite" de Claire Danes, et le déficit de mise en scène, très visible à une époque où les meilleures "nouvelles" séries s'ingénient à rivaliser avec le cinéma sur ce point.


Fargo - Saison 2
Fargo - Saison 2
DVD ~ Kirsten Dunst
Prix : EUR 25,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une belle réussite..., 26 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fargo - Saison 2 (DVD)
Cette seconde saison du "concept Fargo" représentait clairement un défi beaucoup plus important que la première, puisqu'il s'agissait cette fois de prouver qu'on pouvait aller au delà de la bonne idée initiale de spin off du film des Coen Brothers, et construire une nouvelle fiction à la fois cohérente et enrichissant l'univers singulier de "Fargo". C'est clairement ici un pari gagné : en soignant leur remarquable reconstitution de la fin des années 70 (je pense en particulier à Reagan et aux élections présidentielles, mais également à l'atmosphère de désillusion générale face au premier grand choc pétrolier), et en faisant le pari d'une noirceur accrue, moins tempérée par l'humour "coenien" typique, les créateurs de "Fargo" confèrent à leur série une profondeur remarquable : finalement, on pense plus ici au roman noir façon Hammett (quand même une autre référence pour les frères Coen, à la source de leur excellent "Miller's Crossing"...) qu'aux plaisanteries ironiques dans la lignée de "Big Lebowski", et à mon avis, c'est tant mieux. Remarquablement mise en scène, filmée et montée à nouveau (même si les épisodes signés Keith Gordon sont les plus gratuitement provocateurs), cette seconde saison de "Fargo" bénéficie d'un scénario mieux écrit - sans les trous d'air de la première saison - et de personnages plus équilibrés (sans doute parce qu'il n'y a pas cette fois, un "trou noir" absorbant tout le reste comme Billy Bob Thornton !) et tous complexes et assez passionnants. Une belle réussite...


Brilliant Sanity
Brilliant Sanity
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Un album qui vous veut du bien..., 25 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brilliant Sanity (CD)
A la recherche monomaniaque de la chanson pop parfaite, Teleman nous avait offert en 2014 un album presque parfait, "Breakfast", coup d'essai probablement indépassable. Pour sortir de cette impasse, et ce d'autant que le succès populaire ne fut pas vraiment au rendez-vous (... mais la chanson pop parfaite - au sens beatlesien du terme - a-t-elle le moindre attrait aujourd'hui pour les foules abreuvées d'une soi-disant "pop" industrielle et calibrée laminant toute subtilité ?), nos 4 Anglais un tantinet psycho-rigides ont décidé d'assouplir leur musique, de lui conférer une douceur rêveuse nouvelle : "Brilliant Sanity" est ainsi un album plus relâché, où la perfection - mélodique, sonore - est moins un défi qu'une simple opportunité d'atteindre le nirvana. La recherche d'un certain plaisir positif, la déclinaison musicale du "feel good movie" si l'on veut... Une fois passée une introduction bluffante en trois titres impériaux (Pourrez-vous résister à une chanson comme "Düsseldorf" ?), le second album de Teleman est donc une balade paresseuse à travers des ambiances chaleureuses, où les accélérations rock sont rares ("Tangerine", "Drop out") mais où le bonheur de l'auditeur reste garanti. Chaudement recommandé en cette année 2016 de deuil, de tristesse et d'angoisse...


Gemma Bovery
Gemma Bovery
par Posy Simmonds
Edition : Album

4.0 étoiles sur 5 Mort en Normandie, 21 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gemma Bovery (Album)
Quelques années avant la réussite absolue que constitue "Tamara Drewe", Posy Simmonds avait expérimenté son concept génial de mash-up littérature classique et BD avec ce fascinant "Gemma Bovery", qui ajoute en plus un degré de mise en abyme en offrant un scénario actualisant / reflétant de nos jours le classique absolu qu'est la "Madame Bovary" de Flaubert. Tout cela est tellement brillant d'ailleurs que c'en est presque trop - et cet excès de sens et d'intelligence devenait clairement un problème dans l'adaptation cinématographique maladroite récente d'Anne Fontaine... Offrant donc une chronique assez réjouissante des déviances bobos aussi bien britanniques que françaises, Posy Simmonds nous propose un long jeu de piste à la recherche de la vérité sur la mort tragique (accident ? crime ? destin ? hasard ?) d'une jeune Anglaise dans la campagne normande : à travers la lecture du journal intime de la jeune femme, aussi bien que les souvenirs d'un boulanger voyeur et manipulateur, nous voilà happés par les mystères de vies pourtant bien ordinaires - entre ragots, pression sociale, tentations adultères, lâcheté et conformisme. Les révélations finales, bien amenées, achèvent habilement de ridiculiser les discours prétentieux de l'intellectuel français , et de confirmer toute la trivialité de l'histoire que Posy Simmonds nous a conté. "Gemma Bovery" est donc un ouvrage passionnant autant qu'original de par ses différents degrés de lecture (oui, oui, on peut aussi le lire comme une nouvelle version de "Madame Bovary"...) ; par contre, il n'attend pas la perfection absolue de "Tamara Drewe" parce que Simmonds ne maîtrise pas encore complètement l'équilibre magique entre mots et images, et que la partie "littéraire" est par instants trop envahissante vis à vis de la partie "dessinée", créant ça et là une impression de tunnel narratif. Un petit bémol seulement pour un livre absolument recommandable.


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