Profil de Pokespagne > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.027
Votes utiles : 2763

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Blake & Mortimer, tome 21 : Le serment des cinq lords
Blake & Mortimer, tome 21 : Le serment des cinq lords
par Yves Sente
Edition : Album
Prix : EUR 15,95

3.0 étoiles sur 5 Pour Lawrence, 9 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blake & Mortimer, tome 21 : Le serment des cinq lords (Album)
Ayant zappė, en attendant d'y revenir un jour, pas mal d'albums de la nouvelle série des Blake et Mortimer "postumes", ce retour assez fidèle à l'atmosphère à la fois compassée et fantastique de l'univers "jacobsien", recréé de manière plutôt convaincante par Juillard - malgré un très léger déficit de "vie" -, s'est avéré assez agréable. C'est néanmoins, au delà de l'aspect un peu mortifère de la récréation appliquée d'un imaginaire aussi marqué dans l'espace comme dans le temps, grâce au remarquable scénario de Yves Sente que "le Serment des Cinq Lords" passe bien mieux que nombre des volumes l'ayant précédé : cette fiction construite sur des fragments du mythe de T.E. Lawrence et de ses démêlés avec les services de Sa Majesté s'avère absolument passionnante pour quiconque a un peu de goût pour l'histoire, transcendant les rebondissements un peu convenus d'une histoire policière standard. Si le lecteur n'aura guère de mal à élucider rapidement l'énigme proposée par Sente, et donc à anticiper certaines "révélations", comment pourrait-il bouder (par exemple) devant la re-création du célèbre accident de moto qui coûtera la vie à Lawrence d'Arabie ?


At Least for Now
At Least for Now
Prix : EUR 14,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Grace !, 26 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : At Least for Now (CD)
Lorsque "At Least For Now" est entré dans ma vie, j'ai eu cette petite sensation, si intrigante et frustrante à la fois, de "déjà vu". Pourtant, la musique, les mots, le chant de Benjamin Clementine ne ressemblaient pas à grand' chose de connu, ni dans le Rock (Anthony & The Johnsons, Nick Cave par brefs instants), ni même dans la chanson française qui sert pourtant d'alibi à son exil à Paris (Ferré ?)... Et puis j'ai trouvé... "At Least For Now", c'est le même tsunami émotionnel que celui qu'avait déclenché à l'époque le "Grace" de Jeff Buckley : l'expression de sentiments très purs, très vrais, très simples aussi, de manière radicalement extérieure aux codes de la musique, à travers une voix hors du commun, mais surtout d'un chant qui atteint une sorte de spiritualité tout en nous restant extrêmement proche. Un grand écart unique, pas forcément répétable avec le temps, pas forcément reproduisible non plus sur scène (il faudra voir) à cause du risque de la performance, de l'excès. Le "plus" ici, par rapport à "Grace", c'est la justesse de l'orchestration - piano et cordes classiques, plus quelques touches baroques, finalement souriantes, de fantaisie pour colorer le tout -, mais surtout la force des textes, autobiographiques, assez littéraires (on a évoqué Zaddie Smith, et c'est une piste intéressante). Déjà le disque de l'année 2015 ?


Le grand mort, Tome 1 : Larmes d'abeille
Le grand mort, Tome 1 : Larmes d'abeille
par Régis Loisel
Edition : Relié
Prix : EUR 13,90

2.0 étoiles sur 5 Un début..., 25 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le grand mort, Tome 1 : Larmes d'abeille (Relié)
Que penser de ces "Larmes d'Abeille", premier volume d'une nouvelle saga signée Loisel ? Pas grand chose, malheureusement, si ce n'est qu'il s'agit d'un début, ni plus ni moins, et qu'on est bien incapable en refermant ce livre de deviner si l'on a affaire à un futur "Peter Pan", un nouvel "Oiseau du Temps", ou à un autre flop comme la BD franco-belge, surtout de tendance "fantasy", nous en fourgue plus que de raison. Déjà, on peut s'irriter du fait qu'un scénario de Loisel implique systématiquement que le dessinateur copie le "style Loisel", alors qu'on aimerait un peu plus d'audace, justement. Ensuite, on est surpris - agréablement cette fois - par le sujet de "Larmes d'Abeille", la rencontre conflictuelle et (probablement) amoureuse entre une chieuse obsédée par ses études et un gros lourd (a priori bien monté, l'animal !) : une comédie Hawksienne ? Pas tout-à-fait malheureusement, mais il y a de l'idée... Par contre, la partie "fantasy", elle, passe à la trappe : un univers parallèle à la fois conventionnel et pas assez (pas encore ?) développé, une suite de scènes peu vraisemblables (il me semble que le scénario se prend les pieds dans les deux temporalités non synchrones, mais il faudra voir la suite...), des comportements des personnages superficiels, pas de quoi s'émerveiller, donc !. Du coup, alors que ce premier tome se termine sans qu'il se soit passé grand chose, l'indécision règne : donnera-t-on sa chance au "Grand Mort" ? Lira-t-on même le second tome ?


Mauvaise étoile
Mauvaise étoile
par R. J. Ellory
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

2.0 étoiles sur 5 Simple ou... simpliste ?, 23 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mauvaise étoile (Broché)
"Mauvaise Étoile" est certainement à date le roman le plus simple - voire simpliste - d'Ellory, auteur de polar curieusement surestimé, et dont j'attends à chaque fois un sursaut qui justifierait la bonne réputation dont il bénéficie. Roman noir plus que thriller, reprenant les codes désormais fatigués du "road movie" standard, avec le périple parallèle de deux frères que le roman oppose de manière un peu caricaturale (le serial killer et l'innocent, celui qui viole et celui qui rencontre l'amour pur, etc.), finalement réunis de manière fort improbable pour une conclusion certes à haute tension, mais terriblement prévisible... sans même parler d'un happy end incongru dont Ellory aurait pu faire l'économie. L'une des pires faiblesses de "Mauvaise Étoile", au delà des poncifs qu'il brade généreusement, c'est la transparence de la partie purement policière de l'histoire, entre agents fédéraux désincarnés et shérif sympathique mais inutile, responsable des moments les plus frustrants pour le lecteur. Curieusement, s'il y a quelque chose qui sauve "Mauvaise Étoile", sans doute le moins bon livre d'Ellory, ce sont ces courts portraits bien croqués des victimes du parcours sanglant d'Elliott, seuls moments où un peu de vraie littérature vient trouver sa place au milieu du programme bien bouclé de la fiction.


Des noeuds d'acier
Des noeuds d'acier
par Sandrine Collette
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

3.0 étoiles sur 5 Masochisme des lecteurs..., 9 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des noeuds d'acier (Poche)
Sans doute faut-il plus qu'une petite tendance au masochisme pour lire un livre comme "Des Noeuds d'Acier", qui, comme le "Misery" de Stephen King auquel on le compare généralement, appartient au genre quand même assez limité (et claustrophobe) des "captivity thrillers"... Parce qu'on se saurait parler de plaisir le long de ces - pourtant courtes - deux cents et quelques pages de torture physique et mentale, d'humiliation et de dégradation extrêmes. Très bien écrit - ou tout au moins bien mieux écrit que 90% des polars qu'on ingurgite généralement - "des Noeuds d'acier" se dévore en quelques heures avec ce mélange de fascination et de répulsion qui en fait un ouvrage marquant. S'il a une qualité indiscutable, c'est son refus des concessions, sa détermination à nous éprouver jusqu'au bout, jusqu'à ces quelques pages de conclusion parfaites qui font littéralement saigner le coeur du lecteur. S'il a un défaut, c'est certainement un manque de "sous texte", de profondeur peut être, à la différence de "Misery", justement, qui doublait l'épreuve d'une jolie réflexion sur la création : Collette essaie bien dans la dernière partie du livre de créer un écho entre les frères monstrueux et la relation destructrice entre le "héros" et son frère, mais jamais ne nous convainc vraiment. L'énigme du comportement violent, déséquilibré, du personnage principal dans la toute première partie du livre se verra ainsi expliquée par le manque d'amour familial, mais ce thème lui-même reste assez superficiel, malheureusement. Finalement, c'est en nous faisant réfléchir - involontairement sans doute - sur l'inhumanité de l'esclavage que "des Noeuds d'acier" risque le plus de rester dans nos mémoires, au delà de l'extrême inconfort que sa lecture aura engendré en nous.


La Conjuration primitive
La Conjuration primitive
par Maxime Chattam
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Surenchère, 6 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Conjuration primitive (Poche)
Chattam a dû un jour se poser la question à 10.000 euros : comment aller plus loin, après plusieurs romans saturés d'horreurs en tous genres, de serial killers abominables, comment faire encore frissonner des lecteurs de plus en plus blasés devant les scènes gore que cinéma (hollywoodien principalement) et littérature (de gare, quand même) déversent depuis plusieurs décennies ? On imagine facilement que l'idée de base de "la Conjuration Primitive" est née de ce besoin de surenchère toujours plus fort, tout en empruntant les oripeaux - un peu hypocrites, M. Chattam - d'une alerte, d'une dénonciation des déviances de plus en plus répandues que crée notre société malade de sa consommation outrancière. Ceci posé, afin de ne pas être dupe de la manoeuvre, et à condition de survoler les passages gore régulièrement insoutenables qui abondent, "la Conjuration Primitive" n'est pas un trop mauvais livre, il se lit même avec un certain plaisir grâce à sa générosité en coups de théâtre, suspense et rebondissements en tous genres. Se terminant de manière virile dans une bataille rangée qui nous épargne la routinière confrontation finale avec le "Mal" (brrr), il n'évite malheureusement pas certains tunnels, comme les pénibles considérations sur la contamination des chasseurs par la folie des prédateurs. Et puis, quelle purge quand Chattam essaie d'adopter des accents lyriques pour nous décrire les moments d'extase (sexuelle en particulier) ou de transe de ses personnages ! Allez, Maxime, concentre-toi sur ce que tu sais faire le mieux, le thriller à l'américaine écrit avec les pieds... pardon avec les mots les plus simples possibles, c'est déjà pas mal !


Monster, tome 15
Monster, tome 15
par Naoki Urasawa
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 En deux parties distinctes, 30 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monster, tome 15 (Broché)
Construit en deux parties distinctes, "La Porte de la Mémoire" nous offre d'abord la conclusion de la rencontre entre Eva, un personnage décidément de plus en plus intéressant (alors que les personnages féminins ne sont pas toujours complexes dans les grandes sagas d'Urasawa), et son "garde du corps" Martin, dans une ambiance émotionnelle forte, voire romantique - puisqu'Urasawa use cette fois du cliché très cinématographique des retrouvailles manquées sur le quai d'une gare. La force du personnage de Martin, et la séduction qu'il dégage, ne rend d'ailleurs que plus cruel la pâleur du personnage principal de "Monster", Tenma, qui est de moins en moins crédible lorsqu'il prend un air décidé et annonce pour la nième fois qu'il va tuer le monstre ! La seconde partie nous ramène à Prague, où nous retrouvons nombre de personnages secondaires - qui font, on le sait, la richesse des livres d'Urasawa - et assistons aux efforts, cette fois couronnés de succès, de Nina pour retrouver la mémoire, et nous en dire plus sur ce passé mystérieux qu'elle partage avec son frère jumeau. Un point intéressant de ce tome très riche est le retour à des considération politiques, le monstre manipulant (ou étant manipulé ?) par l'extrême droite allemande pour créer un nouveau führer (ce qui n'est pas vraiment une surprise, cette piste politique ayant déjà été ébauchée plus tôt dans la saga, de même que la question du racisme anti-turcs, à nouveau subtilement évoqué ici).


Revolutionary Son
Revolutionary Son
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Seulement disponible en MP3 ? (Une fois passées les 5 minutes de gloire...), 30 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revolutionary Son (Téléchargement MP3)
Comment se fait-il que l'intérêt qu'avait éveillé le premier album de Fredo Viola en France ait totalement disparu 5 ans plus tard, alors que Viola publie un second essai, "Revolutionary Son" dans la même veine (une voix sublime, des expérimentations vocales audacieuses, une indéniable créativité, tant mélodique que formelle), et même, à mon goût, un tantinet meilleur ? Sommes-nous donc tant esclaves des modes que nous ne savons plus attribuer plus de ces fameuses 5 minutes de gloire warholiennes à des artistes "différents"? Pour les quelques uns qui n'ont donc pas tout à fait oublié le choc de "The Turn" (la chanson), "Revolutionary Son" propose de nouvelles ritournelles pop baroques, ludiques et tantinet absurdes, mais qui finissent par infuser un zeste de fantaisie et de joie impromptues dans notre grisaille quotidienne (voici un album parfait pour être écouté en voiture dans les embouteillages, et retrouver un peu de légèreté !). En allant un peu plus vers la pop traditionnelle sur certaines chansons, Fredo Viola baisse un peu le masque de "musicien érudit", et se fait plus proche de nous... plus attachant, à l'image de la couverture de l'album, célébrant des moments de joie et d'émerveillement, avec des enfants jouant avec la lumière. Il reste malheureusement ici quelques moments ennuyeux parce que par trop abstraits, à l'image de deux morceaux interminables ("The Cult" et "A Flood In the Cellar") qui intriguent à la première écoute, mais qu'on zappera allègrement par la suite. Gageons qu'une fois débarrassé de ses penchants "d'artiste contemporain" un peu précieux, Fredo Viola pourrait devenir un véritable magicien pop. Il en a le talent de compositeur et la voix enchantée.


Californication - Saison 7
Californication - Saison 7
DVD ~ David Duchovny
Prix : EUR 25,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une catastrophe, 27 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Californication - Saison 7 (DVD)
Comme trop de séries qu'on a aimées un temps et qui se sont perdues dans la dernière ligne droite, "Californication" fait donc le faux pas qui tue dans cette dernière saison qui semble contredire tout ce qui faisait l'intérêt et l'essence de la série. Car outre le happy end qu'on craignait depuis longtemps, on voit ici Hank renoncer à ses obsessions - y compris artistiques - pour devenir un bon papa et donc ce bon mari si longtemps attendu. On voit Marcy et Runkle refuser (par romantisme, pudibonderie, etc.) de succomber à "une proposition indécente", soit une décision "morale" complètement incohérente par rapport à la vérité de ce couple pourtant passionnément construit au cours des saisons précédentes. Le plus symptomatique est de voir les scénaristes s'évertuer à désamorcer la fameuse scène blasphématoire de la fellation dans l'église,ce qui est d'une lâcheté inadmissible pour une série qui se voulait un temps provocatrice. Ajoutons qu'on ne rit guère tout au long de la saison, que la critique de la série TV - qui aurait pu permettre de mettre en perspective le travail de "Californication" - est superficielle et donc futile, et que le personnage pourtant capital du fils est tiré vers le bas par une très mauvaise interprétation. Bref, on est face à une catastrophe complète, qui dévalorise gravement une série qu'on aimait pourtant bien.


La douceur de la vie
La douceur de la vie
par Paulus Hochgatterer
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

4.0 étoiles sur 5 Le paradis autrichien, 27 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La douceur de la vie (Broché)
A force de fréquenter Haneke et de lire des faits divers horrifiques se passant en Autriche, on s'est fait une représentation assez effrayante de la psyché de ce pays... et ce n'est pas "la douceur de la vie" de Paulus Hochgatterer qui va nous faire changer d'avis, tant le pédopsychiatre accumule en quelques centaines de pages une multitude de cas de névroses, psychoses et deviances diverses qui finissent par déprimer le lecteur le plus optimiste, surtout lorsque les victimes - ou même les coupables des exactions largement horribles contées ici - sont des enfants. La lecture de ce livre, plus ou moins faussement vendu comme un polar, s'avère donc éprouvante, et ce d'autant que Hochgatterer met à l'épreuve notre intelligence en passant d'un narrateur à un autre sans nous faciliter d'aucune manière la compréhension du récit qu'il construit, récit qui ressemble finalement plus à un puzzle de psychés malades qu'à un thriller ou même à la chronique d'une petite ville autrichienne qui a depuis longtemps (la seconde guerre mondiale, on le comprend à la fin) sombré dans la déraison. On doit admettre que Hochgatterer a un style magnifique, qui lui a d'ailleurs valu maintes récompenses, mais on regrettera le choix assez radical qu'il fait à la fin du livre d'abandonner sans un mot, sans un regard en arrière, les beaux personnages - comme le pédopsychiatre (justement) tourmenté et le flic désabusé qui tentent tous deux de saisir un peu de la vérité de leurs concitoyens. On avait appris à les aimer malgré les obstacles mis sur notre chemin par l'auteur, et on ne peut que se sentir frustrés de ce qu'ils n'aient droit à aucune "closure" qui aurait pu justifier - sans parler de guérir, bien évidemment - leur souffrance. Un léger bémol seulement à un livre rugueux, malaisant, mais d'une intelligence et d'une originalité confondantes.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20